A travers un long poème en poular, le jeune talibé Amadou Fouta Djallon sensibilise les populations de la région sur les conditions d’un mariage, les droits et devoirs de chacun des conjoints dans le couple et le rôle des parents pour lutter contre la recrudescence des divorces constatée ces derniers temps au sein des communautés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Né à Labé il y a 29 ans, de parents venus de Thialèrè, une localité relevant de la commune rurale de Yembéring, dans la préfecture de Labé, Amadou Fouta Djallon est un lettré arabe vivant de commerce. C’est un disciple de Thierno Abdoulaye Diallo, directeur du centre de formation islamique des Khalidouyankè et des compagnons de Karamoko Alpha Mo Labé, installée à Tata I, un quartier de la commune urbaine de Labé.

Ce soufi malikite et Tidjaniyah convaincu reste préoccupé par les nombreux cas de divorces qui détruisent les liens sacrés du mariage ces derniers temps dans la région. « J’ai fait un poème intitulé Fanda Dudhal qui signifie en français Le cadeau de l’école coranique. Il traite des droits et devoirs des conjoints dans le couple. J’ai été inspiré par le constat selon lequel il y a beaucoup de mariages mais nous enregistrons beaucoup de divorces aussi », a-t-il expliqué.

Poursuivant son témoignage, le jeune Amadou Fouta Djallon dit avoir constaté personnellement qu’il n’y pas beaucoup de matières qui traitent du mariage dans les écoles coraniques de la région. « C’est comme si on n’en parle pas. Si ce n’est pas quelqu’un qui a poussé sa formation islamique pour regrouper ce qu’il a appris çà et là, il n’y a aucune matière qui parle de mari et femme et du devoir conjugal. Dans les livres, on retrouve des passages où Dieu commande de prendre soins de sa famille, où le Prophète (PSL) demande aux femmes de se soumettre. C’est pourquoi, j’ai estimé qu’en apportant une contribution sur cette question, ça peut être utile au commun des mortels. Ce qui m’a motivé », a-t-il ajouté.

Il est à préciser qu’avant son mariage en 2018, il avait déjà écrit ce poème qui ne laisse personne : monsieur, madame, le père de monsieur, la mère de monsieur, le père de madame, la mère de la fille. Chacun trouve son compte dans l’inspiration du jeune Amadou Fouta Djallon. « Que personne ne demande pourquoi un enfant parle du mariage avant qu’il ne se marie », a-t-il tenu à préciser dans son ouvrage.

Guineematin.com vous propose dans la vidéo ci-dessous la partie introductive de ce poème déclamé et expliqué par son auteur.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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