Le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a rendu public le rapport d’autopsie du corps de la jeune artiste Gobou Agnès Délamou tout en mettant en garde les spéculateurs. Selon le parquet, l’artiste danseuse serait morte par suite de crise cardiaque, écartant ainsi toutes les spéculations à l’origine de son décès. C’était à l’occasion d’un point de presse animé hier, jeudi 22 août 2019, dans les locaux du commissariat central de police de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Six jours après la disparition de l’artiste adulée de N’zérékoré, Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a enfin rendu public le résultat du rapport d’autopsie. Selon Marcel Malick Oularé, substitut du procureur, « l’hôpital a fait son travail pour nous déposer le rapport médical. Nous avons reçu ce certificat médical de l’hôpital avec beaucoup de détails là-dedans. Mais la conclusion est que la demoiselle Gobou Agnès Délamou serait morte par crise cardiaque ».

En ce qui concerne les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux portant sur les causes de la mort de l’artiste, le procureur met en garde et rappelle que seule la justice a le droit de donner les informations sur ce dossier. « Ce qui convient de rappeler surtout, la mise garde de ceux qui sont aujourd’hui en train de donner des fausses informations qui sont parfois de nature à troubler l’ordre au sein de la cité.

Nous mettons toutes ces personnes-là en garde. La seule autorité qui est compétente pour donner l’information, c’est la justice, particulièrement le parquet. Alors, nous demandons aux autres qui sont en train de donner des informations qui n’ont rien à voir avec la réalité de s’abstenir de le faire au risque de s’exposer à des poursuites judiciaires », a mis en garde le magistrat.

Pour le cas du supposé empoisonnement de la demoiselle Agnès, le procureur écarte la thèse de la bière qui lui avait été offerte par une des filles contre laquelle elle s’était bagarrée. « La bière dont on a fait cas, effectivement il y a eu des témoignages. D’abord, de la part du chef de quartier, qui a été témoin de cette offre de bière.

Mais, quand on lui a offert la bière, elle-même ne l’a pas prise, elle l’a même donnée à la gérante du maquis. Cette gérante aussi a donné la bière à quelqu’un d’autre. Don, la thèse de l’empoisonnement dans ces circonstances a été balayée dans l’enquête », a fait savoir Marcel Malick Oularé.

En outre, le procureur a laissé entendre que justice sera faite dans cette affaire. « Cette enquête n’est pas à sa fin, parce que nous sommes à l’étape de l’enquête policière. Le dossier ira en justice dans les heures qui suivront. Et l’enquête sera davantage approfondie sur les circonstances réelles de la mort de la demoiselle Agnès Délamou », a-t-i promis.

A noter qu’un sit-in était prévu hier jeudi, 22 aout 2019, par le collectif des artistes forestiers devant la préfecture de N’zérékoré pour exiger des autorités la publication du rapport d’autopsie.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16/666890877

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