Développement local, ANAFIC, lourdeur administrative : le maire de Koumbia à Guineematin

25 août 2019 à 9 09 31 08318
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

A l’occasion d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, a évoqué la gestion de cette collectivité par son équipe. Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a fait le point des actions réalisées par la mairie dans le cadre du développement des différents secteurs d’activité de la localité. Il a regretté dans le même temps, la « lourdeur administrative » dans le cadre du décaissement des fonds de l’ANAFIC, qui empêche la réalisation de certains projets de sa commune.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait 8 mois depuis que vous êtes à la tête de la mairie de Koumbia. Où en êtes-vous aujourd’hui avec l’exécution du budget de la commune qui s’établit à hauteur d’environ 1 milliard de francs cette année ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : en recettes, nous sommes à peu près entre 30 et 40%. Pour les dépenses, actuellement ça va puisque nous n’avons pas d’arriérés de salaire avec le personnel contractuel. A notre arrivée, nous avons réglé les arriérés de salaire, et mieux, nous avons revalorisé les salaires dont certains étaient au-dessous du SMIC (salaire minimum interprofessionnel garanti, fixé à 440 mille francs guinéens). Et l’année prochaine, nous entendons revoir cette situation de nos contractuels pour qu’ils vivent plus dignement.

Guineematin.com : quels sont vos rapports avec le département de l’administration du territoire, notamment dans le cadre de transfert des compétences ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : celui-ci est en partie respecté. En réalité si vous prenez le code des collectivités révisé, il est mentionné que tout conseiller communal doit savoir lire et écrire à plus forte raison un maire. Mais cela n’a pas été appliqué. C’est ce qui crée d’ailleurs tous ces problèmes de gestion, puisque n’a peur des comptes qu’un comptable. Là, ça pose problème. Entre nous et l’administration, c’est comme si tu donnes l’argent à ton fils et tu le contrôles. Nous sommes dans l’apprentissage. L’Etat nous assiste à travers l’ANAFIC dans les projets de développement. Mais cet argent est viré dans le compte de la Banque centrale après l’autorisation du responsable régional de l’ANAFIC et toute la procédure de passation de marché.

Il y a un problème de paperasse qui embête les entrepreneurs locaux. C’est par exemple l’assurance, le quitus fiscal, le RCCM, ainsi de suite. Nos artisans ruraux ne connaissent pas cela. Pourtant, ils sont bien et c’est eux qui font le travail en sous-traitant avec les entreprises venues d’ailleurs. Ce qui n’est pas mal en soit forcément, mais le handicap c’est la lourdeur administrative. Moi par exemple, à cause de cette lourdeur, deux des trois projets élus n’ont pas encore connu un début d’exécution à 4 mois de la fin de l’année.

Guineematin.com : mais, est-ce que ce n’est pas à cause des problèmes de détournement des deniers publics que toute cette procédure est mise en place ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : si on veut régler ces problèmes, l’Etat doit entièrement responsabiliser les communes. Celui qui se comporte mal, on le débarque. Toute commune, tout maire ou conseiller impliqué dans ce genre de malversation doit être débarqué purement et simplement. C’est vrai qu’il y a eu des maires, des vices maires ailleurs qui se sont attribué des marchés, en violation de la loi. Mais qu’a fait l’Etat ? La loi est là pour être appliquée. Je rappelle que le Président de la République a dit haut et fort que ces marchés doivent revenir à nos artisans locaux pour leur permettre d’avoir un plus dans leur quotidien. C’est pour cette raison que nous demandons à l’Etat d’être un peu souple dans la procédure de passation.

Guineematin.com : souvent, le problème, c’est l’exécution des chantiers au point de vue qualité et respect des délais de réalisation.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je préside toutes ces commissions de suivi et d’évaluation. Le hangar du marché par exemple, j’ai assisté à la pose de la première pierre et j’ai assisté à la couverture de la dernière tôle. Pour le crépi, je viens de me voir avec l’entrepreneur à qui j’ai donné une semaine pour finir le travail.

Guineematin.com : depuis fin juillet 2019, c’est la campagne de reboisement qui domine l’actualité. Comment est-ce qu’elle se passe ici ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : cette campagne se passe très bien à Koumbia et je dirai même dans tout Gaoual. Puisque dans le cadre de l’initiative présidentielle, trois ONG ont été sélectionnées pour faire le reboisement. Il s’agit de l’APEPTG (Association pour la protection de l’environnement et la promotion du terrorisme), l’AJEK (l’Association des jeunes de Koumbia) et l’AGV (Association Guinée verte). Par coïncidence, toutes ces ONG sont de Koumbia.

L’argument utilisé est simple, la plupart des calamités naturelles dont est victime Gaoual, ont été enregistrées à Koumbia. C’est le cas des inondations, des incendies, des tornades dévastatrices, … Qu’à cela ne tienne, nous encourageons toutes les ONG de notre préfecture, tous les jeunes, toutes les femmes à s’intéresser au reboisement. C’est la seule chose qui peut nous sauver des conséquences graves des changements climatiques.

Guineematin.com : puisqu’on parle de développement local, dites-nous, comment se porte aujourd’hui le secteur éducatif à Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est l’une de nos principales priorités. Celle de relever le niveau de notre système éducatif. C’est pourquoi, en début d’année, j’ai visité le collège et le lycée de Koumbia pour voir ce qui se passe. J’ai constaté que quasiment toutes les classes étaient vides. J’ai posé la question au proviseur qui m’a parlé d’un manque d’enseignants, et qu’il fallait recruter une dizaine de contractuels. Ceux qui étaient là avaient arrêté les cours à cause du non-paiement de leur argent. J’ai demandé à qu’ils soient rappelés et j’ai décidé de régler tous les arriérés à hauteur de 14 millions. Certains ont été recrutés pour combler le vide et nous avons pris entièrement en charge leur situation.

Et c’est pourquoi, nous avons obtenu le succès aux examens de fin d’année. Au brevet, nous avons présenté 109 candidats pour 108 admis. Au baccalauréat sur les 25 candidats, 8 sont admis sur un total de 16 admis pour l’ensemble de la préfecture de Gaoual. J’ai demandé à l’association de jeunes de Koumbia, composée pour la plupart de jeunes diplômés sans emploi, de venir aider leurs frères en attendant la réaction de l’Etat pour nous pourvoir en enseignant. Et je profite de ce micro pour demander aux parents d’élèves de donner une priorité à l’éducation de nos enfants.

Je demande aux présidents de districts, de me déposer la liste partout où il n’y a pas d’enseignants. Je vais proposer qu’un budget soit alloué à l’éducation pour ce genre de choses. Parce que l’éducation en Guinée, nous sommes les derniers sur le continent avec un budget de moins de 20%. Moi je vais faire le contraire. Nous allons allouer un budget de 20 à 25% de la commune pour l’éducation.

Guineematin.com : que dire de la couverture sanitaire dans la commune rurale ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : vous avez un centre de santé et près de 15 postes de santé à Koumbia. Mais, ce n’est pas suffisant. Nous ne voulons plus qu’une femme qui donne la vie souffre ou meurt de douleur pour manque d’assistance. Nous voulons que chaque secteur dispose de son poste de santé équipé et opérationnel. Mieux, parlant de l’autonomisation des femmes et des jeunes, nous demandons à chacun d’aller vers les groupements.

Aujourd’hui, nous avons réussi à mettre en place une banque, la LC2, le siège est obtenu et équipé et le personnel recruté et formé. Cette banque est là pour les assister. Ils peuvent obtenir des crédits agricoles et devenir indépendants. C’est ce que nous voulons pour les femmes et pour les jeunes. Nous voulons qu’ils développent des activités capables de leur apporter de revenus conséquents.

Guineematin.com : un autre problème auquel est confrontée la sous-préfecture de Koumbia, c’est l’état des routes. Il y a eu un projet de réhabilitation de la route Koumbia-Kembéra qui avait été annoncé et qui devait être financé par l’ANAFIC. Mais jusque-là, ce projet n’a pas démarré sur le terrain. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : nous l’avons largement développé ci-haut. Mais ce que je peux vous dire, dans notre Plan Annuel d’Investissement (PAI), nous voulons rendre accessibles tous les secteurs des 20 districts de notre commune. Nous allons nous battre dans ce sens. Nous ne voulons pas entendre qu’on n’a pas accès à un secteur à cause du mauvais état de la route. Nous souhaitons la réalisation de tous les ponts.

Guineematin.com : sur le plan religieux, il y a eu des problèmes de cohabitation entre les sectes islamiques ici à Koumbia. Avez-vous fait quelque chose pour régler ce problème ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je précise d’abord qu’avant il n’y avait pas ce problème, les gens cohabitaient sans problème. Tous ont le même Dieu et le même prophète. A Koumbia, ce qui a créé le problème, c’est lorsque les Wahhabites ont voulu transférer la prière des deux grandes fêtes musulmanes : la Korité et la Tabaski, dans l’enceinte de leur école et mosquée. Pendant la Korité, ils ont prié à part. Cela a failli créer des problèmes. Moi, j’étais absent. Les Wahhabites ont reconnu leur erreur et ont demandé pardon. Cette fois encore, ils ont voulu récidiver, j’ai été interpellé par la ligue. Et, vu l’ampleur du problème, je l’ai remonté à l’autorité préfectorale.

Le préfet a pris toutes les dispositions pour traiter le problème avec la ligue préfectorale et une décision a été prise. Cette décision dit quoi ? Seuls les lieux identifiés par la ligue doivent abriter les prières publiques. Finalement tout est rentré dans l’ordre. Et la prière s’est bien passée. Il faut le souligner, en tant qu’autorité, nous apprenons beaucoup de choses d’eux. Certains parlent de terroristes, d’autres de Djihadistes. Mais pour nous, c’est la cohésion sociale, la paix et la stabilité de notre localité qui focalisent notre attention. Et Dieu merci, tout se passe bien sur le terrain.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de vos collaborateurs et des populations de Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : mon message, est celui de la cohésion sociale, la paix et l’unité des fils et filles de Koumbia. Je veux qu’on se donne la main. Je l’ai dit lors de la dernière session. J’ai dit que les élections sont finies. Mais certains conseillers se croient toujours en campagne. Nous sommes élus pour servir la population et non pour nous servir. L’agent que je reçois est destiné à développer la commune. Même le maire n’est pas rémunéré à plus forte raison un conseiller. L’argent de la commune n’est pas à partager. Certains croient que les 5% destinés au fonctionnement doivent être répartis entre les conseillers. Non, ce n’est pas ça. Cet argent c’est pour effectivement le fonctionnement de nos services. Des services qui ont besoin d’être équipés et bien entretenus. Voilà à quoi cet argent doit servir.

Interview réalisée à Koumbia par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Lire

Vacances scolaires : pas de répit pour plusieurs élèves et enseignants de Conakry

25 août 2019 à 9 09 28 08288
Mamadou Saliou 2 Diallo, professeur de Philosophie au lycée Kipé

Si bon nombre d’élèves, enseignants et encadreurs profitent des vacances pour se reposer, d’autres mettent l’occasion à profit pour préparer la prochaine année scolaire. C’est dans ce cadre que des cours de vacances sont organisés actuellement dans plusieurs établissements scolaires publics et privés de Conakry. Pour en parler, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre des acteurs concernés.

Kadiatou Barry

Même si on est en période de vacances, Kadiatou Barry, élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé, vient 5 jours par semaine à l’école. « Je suis là pour suivre des cours de vacances. Comme cette année il y a eu beaucoup d’échecs, je me suis dit que je n’ai qu’à venir participer à ces cours de vacances pour bien me préparer et avoir mon bac. Celui qui veut participer, il paye 60 mille francs guinéens comme avance. Les autres conditions, c’est de se débarrasser des téléphones et suivre les explications du professeur. Les cours de déroulent du lundi au vendredi de 9 heures à 14 heures », a expliqué la jeune élève.

Tout comme elle, beaucoup d’autres élèves, candidats aux examens nationaux de l’année prochaine, participent à ces cours de vacances organisés dans la plupart des écoles publiques et privées de la capitale guinéenne. Tous, ont été motivés par les échecs massifs enregistrés aux examens nationaux de cette année. Ils veulent se préparer dès maintenant pour éviter ce genre de situation.

Jean Christophe Koyba

« Les résultats de cette année sont catastrophiques. Pour éviter qu’on se retrouve dans la même situation, il faut se lever tôt. On m’a dit que les examens sont des gros problèmes de la vie parce c’est un chemin beaucoup ambigu. Pour le faire, il faut affronter beaucoup de circonstances. Donc pour éviter tout cela, il faut se lever tôt et venir assister aux cours de vacances, ensuite réviser durant toute l’année scolaire pour espérer avoir un bon résultat. Moi, ma priorité cette année, c’est d’avoir mon examen. Pour cela donc, je vais me sacrifier et ne négliger aucune matière », a dit Richard Joseph, également élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé et qui participent aux cours de vacances organisés dans cette école.

De son côté, Aliou Kaba est élève en classe de 10ème année au groupe scolaire Kofi Annan de Kipé. Lui aussi assiste aux cours de vacances qui se tiennent dans son école, pour préparer déjà le BEPC de l’an prochain. « J’ai appris que le BEPC est dur, donc si je prends les bases à partir de maintenant, j’espère que je pourrai bien affronter cet examen. On a 4 professeurs qui nous donnent ces cours de vacances : un pour les Mathématiques, un pour la Chimie, un pour le Français et un autre pour la Physique. Nous payons 160 mille par mois et pour toutes les matières. Nos professeurs donnent très les cours, je suis vraiment très content de de la manière dont se déroulent les cours », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Saliou 2 Diallo, communément appelé 2 Diallo, professeur de philosophie au lycée de Kipé et dans d’autres établissements de la capitale, est l’un des enseignants qui donnent ces cours de vacances. Selon lui, l’objectif n’est pas que pécunier. Mais, c’est surtout pour améliorer le niveau des élèves.

« Nous sommes là, pas pour avoir de l’argent mais pour la perfection, parce que le niveau des élèves chaque année ne fait baisser. Donc élever ce niveau-là, il nous demande d’être là pour faire des cours de vacances aux élèves. Ces cours de vacances, ne sont pas des cours de révision puisque ce ne sont pas les cours qu’ils ont déjà vus qu’on est en train de revoir, mais ce sont les cours de la classe pour laquelle ils sont admis (la terminale).

Donc les cours que nous faisons ici sont des cours préparatoires. Et comme disaient certains, il faut travailler pendant que tous les autres travaillent, il faut travailler aussi pendant que les autres sont en train de se reposer, de dormir. Et ici, on a enregistré 80 élèves en deux semaines. C’est pour dire que ça intéresse non seulement les élèves du lycée Kipé mais encore les élèves d’autres établissements publics et privés qui viennent participer à ces cours ici. On constate cependant que les redoublants manquent de courage pour venir suivre les cours de vacances », a fait remarquer Mamadou Saliou 2 Diallo.

Souleymane Camara

Souleymane Camara, professeur de Français dans plusieurs établissements scolaires privés, travaille aussi chaque jour avec plusieurs élèves de la 10ème année au lycée Kofi Annan de Kipé. L’enseignant estime que ces élèves pourront bien affronter le BEPC l’année prochaine. « Au terme de ces séances, il faut dire que les élèves auront un bon niveau et pourront bien affronter leur examen. Ils seront aptes à bien comprendre les cours à l’ouverture prochaine des classes. Pour ce qui est des cours, j’ai commencé ici par leur rappeler les rubriques de la langue française. Après cela, ils sont en train de voir les transformations parce que le plus souvent, c’est les transformations qui viennent, à savoir la transformation active et la transformation passive. C’est ce que nous sommes en train de voir maintenant. Et ensuite, nous allons toucher tous les chapitres », a promis l’enseignant.

A noter que les frais de participation à ces cours de vacances varient en fonction des écoles et du nombre de matières enseignées.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

Lire

Stratégie de lutte contre la criminalité : les textes clés de la police et de la protection civile au centre d’un échange à Labé

25 août 2019 à 9 09 24 08248

Des experts du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), spécialiste des questions de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), accompagné de cadres du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile ainsi d’autres personnes ressources animent depuis vendredi, 23 août 2019, un atelier de vulgarisation des textes clés de la police et de la protection civile, de l’appropriation des documents de politique et de stratégies de lutte contre la criminalité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance des services de police » planifié sur 18 mois, financé par le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF) et exécuté par le PNUD, en collaboration avec le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile.

«La démarche est motivée par le souci que nous avons d’ancrer la formation à la base. L’appropriation de ces textes clés vise à professionnaliser les forces de défense et de sécurité pour les rendre attentives aux problèmes des communautés, afin d’endiguer le phénomène d’insécurité. Nous avons organisé cette session pour apporter des spécificités qui se trouvent au niveau de chaque région. Nous venons de N’zérékoré. Après N’zérékoré, on a fait Kankan. Actuellement, c’est le tour de Labé et Mamou, parce que Mamou se retrouve ici. On échange sur le contenu de la politique et de la stratégie de lutte contre la criminalité, pour l’enrichir afin que ça reflète tout ce qui est particularité à la base » a indiqué Konsa Camara, expert en réforme du secteur de la sécurité du PNUD.

Officiellement, cette première phase mobilise 40 participants, mais près de 60 personnes étaient dans la salle de formation.

« Vous observez à peu près l’engouement. C’est la première phase. La deuxième phase qui va commencer le lundi, va mobiliser 50 participants composés entièrement de policiers.

« Les acteurs que vous voyez sont tous des acteurs qui contribuent d’une façon ou d’une autre à la lutte contre la criminalité. Ils ont tous un rôle à jouer. Les religieux, les organisations de la société civile, les syndicats, les gendarmes, l’administration du territoire, la mairie, … tous ces acteurs-là interviennent dans la chaine de lutte contre la criminalité. C’est pour cela, on a regroupé tout ce beau monde pour que d’une manière ou d’une autre, on essaye de cerner les particularités des uns et des autres, la vision des uns et des autres pour qu’on aligne ces éléments à notre ligne directrice. Vous verrez aussi des agriculteurs, des éleveurs qui ont souvent des problèmes. La criminalité se manifeste des fois dans la sauvegarde de ces intérêts. Un agriculteur dont le champ est attaqué par les animaux d’un éleveur réagit souvent d’une certaine façon. C’est pour cela on a regroupé tous les acteurs pour qu’ils puissent s’approprier mais aussi contribuer réellement à l’enrichissement du document », a-t-il ajouté.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire