Liberté de la presse en danger : Baba Fofana rappelle à Alpha Condé qu’il doit beaucoup aux journalistes

La presse guinéenne traverse des périodes difficiles en ce moment avec des inculpations tous azimuts et l’usage de la loi sur la cyber-sécurité pour les présumés délits de presse, en lieu et place de la loi sur la liberté de la presse. Cette restriction de la liberté de la presse indigne de nombreuses structures. C’est le cas de la fédération UFR (Union des Forces Républicaines) de Siguiri qui a dénoncé cette tentative de musellement de la presse à l’occasion de son assemblée générale d’hier dimanche, 25 août 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le siège du parti situé au quartier Pontbada, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à cette rencontre. Le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a mis l’occasion à profit pour déplorer la situation que les médias traversent en ce moment dans notre pays. « Notre pays va mal, très mal. Le pouvoir est entrain de tuer la démocratie et le développement de ce pays. On ne peut pas parler de démocratie ni développement sans faire appel aux médias. Les journalistes constituent le quatrième pouvoir, on leur doit du respect et de la considération », a dit monsieur Fofana.

En outre, le coordinateur de la fédération UFR de Siguiri a rappelé que le président Alpha Condé doit beaucoup aux journalistes. « Pour gagner son pari destructif, le pouvoir d’Alpha Condé est entrain de séquestrer les journalistes… Si Alpha Condé est président, il le doit aux journalistes qu’il séquestre aujourd’hui. Sans ces journalistes, Alpha Condé à lui seul ne pouvait rien. Nous demandons aux journalistes de tenir bon, car Dieu est vérité », a laissé entendre Baba Fofana.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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