CEPI de N’zérékoré : des partis d’opposition exigent la parité avec l’UFDG et l’UFR

Tout comme à Conakry, les partis politiques se disputent actuellement les places dans les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays, précisément au niveau des CEPI et CESPI. A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition évoluant sur le terrain, 10 ont formé un bloc pour s’opposer à l’UFDG et l’UFR. Les deux grandes formations politiques sont accusées de vouloir s’accaparer de tous les postes attribués à l’opposition dans les démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’occasion de l’assemblée générale de son parti du samedi, 24 août dernier, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, s’est montré plutôt rassurant quant à la crise qui mine l’opposition autour du partage des places attribués aux opposants dans les démembrements de la CENI. Le président de l’UFDG a promis qu’une solution consensuelle sera trouvée à ce problème. Mais pour l’heure en tout cas, la situation sur le terrain est loin d’être rassurante pour l’opposition.

A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition qui exercent sur le terrain, 10 ont formé un bloc contre l’UFDG et l’UFDG, les deux plus grandes formations politiques de l’opposition, accusées de vouloir se partager tout au détriment des autres. C’est Bangaly Djénéba Kourouma, 5ème vice maire de N’zérékoré et responsable local du parti RRD qui l’a confié au micro de Guineematin.

Bangaly Djeneba Kourouma

« Le nombre de postes à pourvoir c’est 10, mais l’UFR et l’UFDG pensent toujours que nous sommes inféodés à eux. La fois dernière, on s’est retrouvés mais on ne s’est pas compris. C’est pourquoi, nous avons formé notre bloc pour contrecarrer l’UFR et l’UFDG. Parce que nous avons compris que les deux partis veulent prendre une bonne partie des 10 postes à pourvoir et marginaliser les autres. Sur 10 postes à pourvoir, ils veulent prendre 8 et nous donner deux. C’est pourquoi nous ne sommes pas partants et nous ne sommes pas prêts à évoluer selon leur idéologie. Nous sommes tous égaux. Si au moins chacun prenait une place, je crois que tout le monde serait satisfait. Mais ils ne veulent pas de ça et nous aussi on n’est pas prêts à céder », a-t-il annoncé.

Le Bloc Libéral de Faya Millimono, le PEDN de Lansana Kouyaté et le RRD d’Abdoulaye Kourouma sont entre autres les partis membres de ce bloc opposé à l’UFDG et l’UFR. Une autre situation délicate à gérer pour ces deux formations politiques, en ordre de bataille pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A rappeler que c’est la loi qui attribue les quotas à chacun des partis politiques de l’opposition en fonction de leurs résultats lors des dernières élections nationales (présidentielles, législatives et communales). Mais, n’ayant pas suffisamment d’électeurs à la base, les petits partis essaient du mieux qu’ils peuvent à gagner plus de places dans les démembrements au détriment des grands partis, plus soucieux de l’unité de l’opposition puisque plus proches de gagner la présidence de la République si l’opposition s’unissait à la prochaine élection…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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