La 1ère édition du salon de l’orientation de l’étudiant guinéen a été lancée ce mercredi, 28 août 2019 au siège de la mairie de Matoto. Cette activité, organisée par le cabinet RH (Ressources Humaines) Prestation va s’étendre sur trois jours et réunit six (6) universités de la place et des bacheliers. La démarche vise à permettre aux bacheliers de faire le bon choix dans les filières d’orientation à l’université, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Koïvogui Péo, responsable des opérations au cabinet RH Prestation

Dans son discours, Koïvogui Péo, responsable des opérations au cabinet RH Prestation, a dit que ce salon a été organisé par sa structure pour réunir les nouveaux étudiants. « C’est-à-dire les bacheliers qui ont passé le bac, qui sont admis à l’université, afin de leur permettre de comprendre comment pouvoir s’orienter dans les différentes filières. Pratiquement, on a une dizaine d’universités publiques et privées. C’est pour qu’elles puissent venir aussi dévoiler les filières qu’elles enseignent dans leurs institutions. (…) Je pense qu’il y a un sentiment de satisfaction parce que déjà, je vois qu’il y a eu de la motivation, surtout de la part des universités partenaires qu’on a invité et qui ont bien voulu mettre à disposition cette présentation de leurs filières ».

Kadiatou Keïta, chargée de communication et relations publiques du Cabinet RH Prestation

Abondant dans le même sens, Kadiatou Keïta, chargée de communication et relations publiques du Cabinet RH Prestation, a dit son espoir de voir ce salon apporter beaucoup de choses positives aux futurs étudiants. Selon elle, « ce salon permettra à ceux qui n’ont pas été orientés de comprendre en détails les différentes filières de l’université et de pouvoir mieux s’orienter. Et, pour ceux qui ont déjà fini ou les étudiants, ça va non seulement leur permettre de comprendre les différentes filières qu’ils ont choisies, mais aussi qu’est-ce qu’il faut faire après les études. Donc, les orienter après les études afin de comprendre la réalité du marché de l’emploi. On a prévu trois jours pour ce forum. La journée d’aujourd’hui est consacrée à l’intervention de nos invités, les panelistes ; le deuxième jour est une journée libre, elle sera consacrée aux interventions des bacheliers qui voudraient avoir des détails, des informations sur les types de filières qu’offrent les universités ; le 3ème jour sera consacré au contact entre les six universités présentes et les bacheliers », a-t-elle expliqué.

Sékou Djafodé Nabé, inspecteur général de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

De son côté, Sékou Djafodé Nabé, inspecteur général de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, représentant le gouvernement à cet atelier, a salué l’initiative. Selon lui, « le choix de ce thème d’orientation des bacheliers est la bienvenue. Nous le savons tous, lorsque les jeunes ont étudié pendant 13 ans, ils ont obtenu leur diplôme du baccalauréat, ils sont souvent confrontés au choix de la filière qu’ils vont porter durant toute leur vie. Il y a beaucoup d’universités et il y a beaucoup de filières. Où aller ? Pourquoi aller ? Quel est le meilleur choix ? Je dirai que cette difficulté que rencontrent nos enfants ne doit avoir des solutions qu’à travers des salons comme celui-ci. Nous devons donc remercier les organisateurs de ce salon ».

En outre, Sékou Djafodé Nabé a mis l’occasion à profit pour inviter les jeunes élèves à s’orienter dans les filières techniques et professionnelles. « Le meilleur métier, c’est celui qu’on a aimé. Il faut aimer un métier et vivre avec ce métier. L’enseignement supérieur est très intéressant et chaque parent très souvent ambitionne l’enseignement supérieur et choisi même la filière à la place de l’enfant. Mais, je vais attirer votre attention, tout ce que l’homme fait, il doit bien le faire et savoir qu’à l’enseignement supérieur ça doit être la crème de la crème. Parce qu’il faut penser à l’emploi. La pyramide de l’emploi, il y a les administrateurs, il y a les ingénieurs, il y a les techniciens et les ouvriers. Il faut avoir présent à l’esprit que lorsqu’on recrute un administrateur, on a la chance de recruter 10 techniciens supérieur et en même temps 100 agents d’exécution. Sous peu, le courant électrique va être stable et il va être moins cher. Les industries vont être délocalisées. Il y aura du travail. Et si cette main d’œuvre n’est pas qualifiante, et bien, ce sont les diplômés de la CEDAO qui viendront manger votre main », a-t-il mis en garde.

Il faut noter que sur la dizaine d’universités invitées à ce salon, cinq universités privées et une université publique (celle de Labé), y ont pris part.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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