A l’image de leurs compatriotes de plusieurs autres localités du pays, les habitants de Kamsar souffrent actuellement dans leurs déplacements. Cela, en raison du mauvais état des routes. Non seulement le tronçon Boké-Kamsar, mais aussi les voiries de la ville industrielle sont devenues quasiment impraticables, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Boké qui s’est rendu sur place. Et, les citoyens attirent les attentions des autorités sur cette situation.

Un parcours de combattant, c’est ce qu’il faut aujourd’hui pour rallier la sous-préfecture de Kamsar. Une localité minière qui abrite l’usine d’alumine de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée). Mais, le calvaire ne s’arrête pas là. Le plus inquiétant pour les habitants de Kamsar, c’est le mauvais de la voirie de la ville. Toutes les routes sont fortement dégradées et sont difficilement praticables.

« Depuis Kayenguessa jusqu’à port nènè, la route est impraticable aujourd’hui. Chaque fois que je sors avec ma moto, je rentre avec des pannes. Chaque 2 ou 3 jours, je suis obligé de changer la chaîne, les pneus ou autre chose. Presque tout ce que je gagne, c’est pour réparer ma moto », déplore Lamarana Diallo, conducteur de taxi moto dans la ville industrielle.

Même son de cloche chez Mamadou Oury Diallo, un autre conducteur de taxi moto de Kamsar. « Nous souffrons énormément ici. Pendant l’hivernage, c’est la boue qui nous fatigue ; en saison sèche, c’est la poussière qui bouche les narines. Tout ça parce que la route n’est pas bonne. Nous demandons à la CBG (Compagnie de Bauxite de Guinée) de nous aider parce qu’elle en est capable. Et, eux-mêmes (les responsables de la société), c’est la seule route qu’ils pratiquent », soutient-il.

De son côté, Aboubacar Sylla, membre du syndicat des transporteurs de Kamsar, se plaint aussi des pannes causées par le mauvais état des routes. « Nous les chauffeurs, cette route nous coûte énormément cher. Nos échappements se coupent très souvent, les trous gâtent nos amortisseurs et les roues. En plus, la route est très étroite, elle ne fait même pas trois mètres de large, et il y a beaucoup de camions qui y circulent. Ce qui fait que les embouteillages et les accidents sont récurrents ici », a dit regretté le chauffeur.

Ces citoyens exhortent les autorités du pays à les aider à sortir de ce calvaire dans lequel ils sont plongés depuis le début des grandes pluies.

De retour de Kamsar, Abdourahmane N’diaré pour Guineematin.com

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