Kérouané : sale temps pour une mission du RPG-AEC

30 août 2019 à 17 05 55 08558

Dans le cadre de la mise en place des démembrements de la CENI à Kérouané, la situation est confuse dans les rangs du RPG Arc-en-ciel. Selon des sources généralement bien informées, une mission du BPN (Bureau Politique National) du RPG Arc-en-ciel en séjour dans la préfecture a du mal à travailler sur le terrain. Des hauts cadres et élus du parti sont accusés de manipuler des individus pour intimider la mission, a appris sur place le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mission est venue à Kérouané avec des Termes de référence (TDR) et une liste des dix sections installées il y a plus trois mois. Mais, mission a du mal à travailler avec les nouveaux bureaux. Un processus qui serait bloqué par certains hauts cadres et députés de la préfecture. Des accusations portées par Mohamed Lamine Condé, secrétaire général de la section de Banankoro 2. « La mission est venue pour nous, elle a notre liste depuis Conakry. Mais sur le terrain, une fois qu’elle est arrivée, certains hauts cadres et députés financent des individus pour intimider la mission. Ils avaient même tenté de dégonfler les pneus du véhicule des missionnaires à Kérouané. C’est des gens qui sont au près du président, qui sont entrain de s’organiser auprès de lui. Une fois qu’il quitte le pouvoir, eux ils se présentent… »

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, le préfet de Kérouané, Sékou Touramansi Dioubaté, a apporté des précisions. « La mission est bien là. J’avais dit à Mr Camara, le chef de mission qui était venu installer les 10 sections, de me fournir l’acte de validation des bureaux installés. Mais jusqu’à présent, je n’arrive pas à être en possession de ce document qui va résoudre définitivement le problème de la préfecture de Kérouané au sein du RPG Arc-en-ciel. Si ce document est là, personne ne peut se dresser contre l’avis du parti. A Macenta, quand la mission a fini son travail, elle est partie prendre l’acte de validation des bureaux à Conakry et m’en donner une copie. C’est de ça seulement que j’ai besoin ».

A noter que la mission reste bloquée depuis une semaine sans travailler. Le chef de mission ne veut répondre à aucune question malgré nos sollicitations.

Affaire à suivre !

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

CEPI de Coyah : Hélène Sylla dénonce un grave dysfonctionnement

30 août 2019 à 17 05 42 08428
Marie-Hélène Sylla, commissaire à la CENI

C’est un grave dysfonctionnement de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) qu’une commissaire a bien voulu dénoncer au micro de Guineematin.com ce vendredi. Superviseure attitrée de la CENI, madame Marie-Hélène Sylla désapprouve et dénonce la prestation de serment des démembrements de l’institution électorale censée être indépendante.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les membres de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI), de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) et des Commissions Electorales Sous-préfectorales Indépendantes (CESPI) de Coyah a ont prêté serment hier, jeudi 29 août 2019, au tribunal de première instance de la préfecture.

Mais, ce que le reporter de Guineematin.com et l’opinion publique en général ne pouvaient pas savoir, c’est que la liste présentée n’était pas consensuelle et ne respectait pas les normes légales. Il manquait notamment une des trois signatures sur la liste des représentants de la société civile.

Dans la matinée de ce vendredi, madame Marie-Hélène Sylla, la commissaire de la CENI qui est chargée de superviser cette préfecture, a indiqué à Guineematin.com que la PCUD (Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement) n’a pas signé la liste des représentants de la société civile. Pourtant, cette liste devait être signée par les trois plateformes reconnues par la plénière de la CENI : le CNOSC, la PCUD et la CONASOC.

Des initiatives du président de la CENI contre les décisions de la plénière ?

Pour mener à bien sa supervision, qui ne se limitait pas qu’à la seule préfecture de Coyah, la commissaire de la CENI avait demandé à son assistante d’afficher la liste définitive des démembrements à la CEPI avant la cérémonie de prestation de serment. Mais, puisqu’il manquait finalement une des trois signatures au niveau de la société civile, madame Hélène Sylla a alors demandé un report de la cérémonie jusqu’au lundi, le temps que les plateformes de la société civile s’entendent. Mais, avec l’implication des autorités locales (Gouverneur de Kindia et préfet de Coyah) et du président de la CENI en personne, le président du tribunal de première instance de Coyah a passé outre…

« Le président du tribunal a appelé monsieur Kébé et ce dernier lui a dit de procéder à la prestation de serment ; alors qu’en tant que superviseure, j’avais demandé un report », regrette la commissaire, qui soupçonne une complicité entre le président de la CENI, le président du tribunal et son assistante.

Une directive du président de la CENI qui sème le doute

Alors qu’une plénière de la CENI avait décidé de ce qu’il fallait faire et comment le faire, le président de la CENI a attendu le 22 août pour envoyer aux missionnaires de la CENI d’autres instructions. Et, la plus surprenante ressemble un peu à un contrôle de la tutelle administrative. Concrètement, il avait été arrêté en plénière que les démembrements devaient être composés des représentants de l’Administration, de la société civile, de la mouvance présidentielle et de l’opposition.

Ainsi, dans chacune des circonscriptions électorales, les missionnaires de la CENI recueillent les listes déposées par ces entités. Mais, la nouvelle directive de Me Amadou Salif Kébé enjoint à ses collègues commissaires et autres agents de la CENI de « contrôler » la légalité administrative des différentes structures… Il se raconte que le pouvoir cherche, via le président de la CENI, à écarter la PCUD d’Abdourahmane Sanoh des démembrements de la CENI parce qu’elle est trop indépendante, surtout que le patron de cette plateforme est le Coordinateur du FNDC ! Pour ce faire, on impose des documents qui ne figuraient pas sur les critères de désignation des membres des démembrements de la CENI et qui ne peuvent être donnés que par l’Administration Condé…

Bref, il se passe des pratiques peu légales, probablement déloyales et qui ont l’air d’être ordonnées du sommet de la commission électorale nationale indépendante. Malheureusement, depuis la matinée de ce vendredi, Guineematin.com cherche sans succès à joindre le président de la CENI au téléphone.

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Lire

Guinée : le FNDC réaffirme son unité et dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

30 août 2019 à 17 05 33 08338
Les leaders du FNDC

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a organisé une conférence de presse ce vendredi, 30 août 2019, à Conakry. Tenue dans l’enceinte de l’Université Koffi Annan de Guinée, la rencontre a connu la présence des membres du comité de pilotage du front, mais aussi les responsables des différents partis politiques, de la société civile, des syndicats ainsi que des artistes membres.

L’objectif était de réaffirmer leur unité et leur détermination à se battre pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir et qui vise à octroyer un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En ouvrant cette conférence, qui a connu également la présence de nombreux citoyens, Dr Ousmane Kaba, président du PADES et membre du FNDC s’est réjoui de la forte mobilisation, de l’unité et de la détermination des Guinéens à s’opposer à un troisième mandat pour le président de la République. « Je suis très ému ce matin, parce que vous savez que notre pays, la Guinée, est un pays très uni chaque fois que nous avons à nous confronter au destin national. Ce fut le cas en 1958 lorsque nous étions à la recherche de la dignité de l’Afrique et de l’indépendance de la Guinée. La Guinée était une et indivisible.

C’est encore le cas aujourd’hui lorsque le peuple de Guinée est à la recherche de la démocratie, la démocratie vraie qui ne peut exister sans alternance. C’est pourquoi toute la Guinée est ici. La Guinée est unie et indivisible. Elle est d’autant plus unie qu’aujourd’hui, on veut distraire l’opposition par des calculs politiciens autour des démembrements de la CENI. Ici et là, j’affirme et je confirme que l’opposition guinéenne est une et indivisible », a déclaré l’opposant.

En attendant les communications des autres leaders, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration du FNDC :

Déclaration-N19-du-FNDC

Lire

Conakry : les membres de la CECI de Matoto prêtent serment sans les représentants de l’opposition

30 août 2019 à 15 03 45 08458

Des membres des Commissions Électorales Communales Indépendantes (CECI) de Matam et de Matoto ont prêté serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Si tous les commissaires, membres de la CECI de Matam ont répondu présent, il n’en est pas le cas pour la CECI de Matoto où les places allouées à l’opposition divisent toujours, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une quarantaine de commissaires, membres des CECI de Matam et de Matoto étaient concernés par cette prestation de serment. Tout a commencé par la lecture du rôle d’audience par le greffier en chef du tribunal, axé sur ladite prestation de serment.

Joséphine Loly Tenguiano, procureure de la République près le TPI de Mafanco

Ensuite, la parole est revenue à la procureure de la République près le TPI de Mafanco, Joséphine Loly Tenguiano, qui a rappelé aux commissaires le sens de cette prestation de serment. Dans ses réquisitions, la procureure a dit que la Guinée s’achemine vers des élections législatives qui doivent être libres et transparentes. « Pour y parvenir, les commissaires membres des démembrements de la CENI auront la responsabilité de jouer pleinement leur rôle. Pendant votre prestation de serment, vous devez dire je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement les fonctions de membre de la CENI, de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi, de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CENI, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote, même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse les rigueurs de la loi ».

Amadou Kindy Barry, juge au tribunal de première instance de Mafanco

Après ces réquisitions de la procureure, c’est fut autour du juge Amadou Kindy Barry de prendre la parole pour rappeler aux commissaires qu’à parti de la prestation de serment, ils sont astreint à se soumettre aux principes contenus dans le serment. « La violation des principes du serment par quelque membre, après la prestation de serment, subira les rigueurs de la loi. En cas de parjure, c’est des poursuites judiciaires. L’intéressé sera poursuivi, jugé et condamné ».

Il s’en est suivi la prestation de serment des commissaires présents. A tour de rôle, ils vont se présenter à la barre, lever la main droite et jurer sur l’honneur.

Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI

A la fin de la prestation de serment, Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI, est revenu sur les raisons de l’absence de certains membres de la CECI de Matoto. « Pour Matoto, il était prévu que 39 membres des démembrements de la CECI prêtent serment. Mais à la dernière minute, nos amis de l’opposition ne se sont pas entendus. La conséquence, c’est que nous avons reçu la liste de l’administration du territoire, celles de la société civile et de la mouvance présidentielle. A la date d’hier jeudi, l’opposition n’a pas déposé sa liste, et comme le processus est déclenché et il n’attend pas, la CENI a décidé de procéder d’abord à l’installation des membres des démembrements puis à la prestation de serment ».

A la question de savoir si l’absence des commissaires de l’opposition ne va pas avoir jouer sur le déroulement du processus, monsieur Haidara rassure : « ça ne va absolument pas du tout jouer sur le processus. Ça ne va nullement impacter l’évolution du processus électoral »

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Dr. Diané à Siguiri : « Nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs… »

30 août 2019 à 15 03 22 08228

« Ne l’oubliez pas : nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs et nul n’a donc le droit de vous intimider ou de vous menacer. Nous sommes les artisans et les sentinelles de la démocratie guinéenne. Nous le resterons pour toujours car nous ne sommes pas de ceux qui ont attendu leur renvoi d’un quelconque gouvernement pour découvrir les valeurs et les vertus de la démocratie… », a notamment dit le ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles et de la Défense nationale.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce discours de Dr. Mohamed Diané dans la matinée de ce vendredi, 30 août 2019, à Siguiri :

Messieurs les ministres ;
Mesdames et Messieurs les membres du bureau politique et du comité central ;
Mesdames et Messieurs les responsables politiques de la coordination de la Haute Guinée, des sections, des sous sections et des comités de base ;
Mesdames et Messieurs, chers militantes et militants ;

C’est un avec un immense plaisir que je prends la parole devant vous ce matin, pour vous remercier très sincèrement de votre grandiose mobilisation. Démontrant ainsi votre indéfectible attachement au Rassemblement du peuple de Guinée ainsi qu’à son fondateur, notre bien aimé président Alpha Condé. Votre mobilisation démontre si besoin en est (mais en réalité toute la Guinée et l’Afrique le savent) que Siguiri reste et demeure la capitale incontestée de notre grand parti, le bastion imprenable de notre formation politique.

En venant ici, nous n’avons donc pas besoin de nous creuser les méninges pour vous tenir de grands discours : le seul fait d’être parmi vous en ces instants est une façon symbolique de continuer d’écrire en lettres capitales, la glorieuse histoire démocratique de notre parti et de notre pays.

Depuis le début des années 90, Siguiri et les Siguirinka ont épousé la démocratie prônée par le Rpg et ont décidé unanimement d’offrir leurs cœurs au Pr. Alpha Condé, bien avant son retour triomphal au bercail en mai 1991. Ni les tueries, ni les intimidations, ni les brimades, ni les tentatives de corruption, ni la violence, ni les calomnies et les médisances, encore moins la désinformation de tous genres à l’intérieur et à l’extérieur du pays, n’ont eu raison de votre détermination durant toutes ces années. Vous êtes chers camarades, les exemples concrets et vivants du véritable militant. Celui qui s’engage avec conviction, force et courage et qui s’investit sans relâche comme vous le faites, sans rien attendre en retour.

C’est pourquoi, le président Alpha Condé, très satisfait du soutien que vous lui accordez depuis toujours, me charge de vous transmettre ces chaleureuses félicitations tout en vous garantissant de sa ferme volonté de continuer son noble combat pour l’émergence économique non seulement de toute la Guinée, mais aussi et surtout de Siguiri comme moteur du développement économique et culturel de la région.

Les bases de ce progrès économique et social sont déjà visibles çà et là à travers de nombreuses réalisations effectuées ces dernières années dans les villes et dans les villages à travers tout le pays ainsi qu’à Siguiri. Mais puisque le Rpg est un parti d’avenir, je vous le dis haut et fort, ici plus qu’ailleurs, que nous ne nous arrêterons pas en si beau chemin. Tant que les Guinéens nous accorderont leur confiance et leurs suffrages, nous répondrons présents à l’appel de ce peuple fier en qui nous tirons notre légitimité.

N’acceptez surtout pas de vous laisser distraire par des vendeurs d’illusions en perte de vitesse qui se sont accaparés dans un passé pas si lointain, à travers une complicité passive ou active, de notre victoire en annulant de façon flagrante et honteuse nos votes dans cette même ville de Siguiri ainsi qu’à Kankan et qui n’ont absolument rien fait, sur le terrain, de ce hold-up électoral, sinon que d’appauvrir les Guinéens. J’ai la ferme conviction que vous leur barrerez démocratiquement la route en continuant à soutenir vigoureusement le programme de société du Rpg-Arc-en-ciel et de son fondateur, le Pr. Alpha Condé.

A cet effet, je vous demande, au nom de notre champion, de redoubler de vigilance et d’engagement militant afin que nous sortions largement victorieux lors des prochaines échéances électorales. Nous avons la capacité, l’expérience et les moyens humains de réaliser nos ambitions car les Guinéens, reconnaissants des progrès accomplis depuis 2011 dans tous les secteurs de la vie de la nation, nous soutiennent et nous soutiendrons.

C’est pourquoi, je vous demande, chers militantes et militants, de ne pas renoncer à vos droits légitimes de décider de vous-mêmes de l’avenir de notre pays que nous avons en partage. Ne l’oubliez pas : nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs et nul n’a donc le droit de vous intimider ou de vous menacer. Nous sommes les artisans et les sentinelles de la démocratie guinéenne. Nous le resterons pour toujours car nous ne sommes pas de ceux qui ont attendu leur renvoi d’un quelconque gouvernement pour découvrir les valeurs et les vertus de la démocratie. Au contraire, ces valeurs cardinales font partie intégrante de notre ADN.

Vive le Rpg Arc-en-ciel

Vive le président Alpha Condé

Vive Siguiri

Je vous remercie

Lire

Télimélé : le don de la ministre Diéné Kéïta et de son frère…

30 août 2019 à 11 11 35 08358

La grande mosquée de Télimélé a bénéficié d’un don de 10 rouleaux de tapis, offerts par la ministre de la coopération et de l’intégration africaine, Dr Djénè Kéita, et son frère Ibrahima Sory Kéita. La cérémonie de remise de cet important lot de tapis a eu lieu le mercredi dernier, 28 août 2019, au bloc administratif en présence du président du conseil des sages, du secrétaire général des affaires religieuses, du collège des imams et des représentants de la jeunesse de Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Mamadou Falilou Bah, président du conseil des sages de Télimélé

Le président du conseil des sages, Elhadj Mamadou Falilou Bah, a hautement apprécié le geste des donateurs avant de rappeler que la ministre connait bien Télimélé pour y avoir grandi. « Ce geste à l’endroit des populations de Télimélé nous va droit au cœur. Le papa de madame le ministre, qui a pensé à la préfecture où elle a grandi, a été gouverneur de Télimélé. Puisse Dieu récompenser tous ceux qui ont contribué à ce geste. Nous disons encore une fois au créateur de protéger ceux là qui ont envoyé ce bijou à Télimélé. Que cette famille ne connaisse jamais ce que c’est que les turpitudes de la vie ou les peines morales. Que cette famille vive encore la paix du cœur. Nous leur disons merci pour ce grand geste parce que franchement, ce geste est remarquable. Que Dieu accueille leur père, Gouverneur Saidou Keita qui a été un intime ami, au paradis ».

Pour sa part, Elhadj Thierno Boubacar Baldé, premier imam de Télimélé, a laissé entende que ce don va être utilisé comme il le faut pour le bonheur de tous les fidèles musulmans. « Nous sommes très contents de ces personnes qui ont pensé à la préfecture de Télimélé. Nous nous rendons compte chaque jour que Dieu est entrain d’accepter nos prières. Je suis sûr que le développement de Télimélé a commencé et il ne va plus s’arrêter. Pour l’utilisation de ces tapis, nous comptons envoyer un professionnel pour les étaler. Nous prions le tout puissant Allah de récompenser ces personnes qui ont habillé la grande mosquée de Télimélé. Au nom du collège des imams et de tous les fidèles musulmans de Télimélé, je prie Dieu pour les bienfaiteurs ».

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Venu représenter les donateurs à cette cérémonie, le préfet Amadou Sadio Diallo a laissé entendre que les deux personnalités sont engagées à accompagner Télimélé pour son épanouissement. « C’est madame le ministre de la coopération, Hadja Djènè Keita, qui a octroyé 10 rouleaux de tapis à la grande mosquée de Télimélé grâce à son jeune frère, Ibrahima Sory Keita, conseiller de monsieur le Premier ministre. C’est parce que Télimélé, c’est chez elle, c’est ça préfecture de naissance et c’est là qu’elle a grandi. Donc, elle doit tout à Télimélé et elle fera tout pour cette préfecture. Pour ces tapis, ce n’est qu’un début. Je voudrais, chers religieux, chers parents, que vous acceptiez de prier pour ces personnes qui ont pensé à nous », a dit le préfet.

Dr. Diéné Keïta, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

Lire

Fièvre aphteuse, manque d’eau, vol de bétail : le secteur de l’élevage menacé à Koumbia

30 août 2019 à 11 11 01 08018

La commune rurale de Koumbia, située dans la préfecture de Gaoual, est une zone agropastorale par excellence. Berceau de la race Ndama, elle dispose du 8ème du cheptel national, se classant ainsi en tête des communes réputées favorables à la pratique de l’élevage en Guinée. Mais depuis quelques années, ce secteur est confronté à plusieurs problèmes qui le menacent sérieusement. L’un des acteurs du secteur a expliqué ces difficultés à un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual
Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual

Idrissa Diallo, un des responsables de l’union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual, connaît bien ce secteur. Rencontré au milieu de son troupeau, campé à quelques 5 km du chef-lieu de la sous-préfecture, le jeune éleveur explique que les problèmes entre agriculteurs et éleveurs persistent dans la localité. Et cela, malgré les dispositions prises pour y mettre fin.

« Cette zone (le campement des éleveurs) est la 2ème du genre à Koumbia. Elle s’étend sur un périmètre estimé à près de 10 mille hectares. Nous nous sommes entendus : agriculteurs et éleveurs, appuyés par les autorités locales, que cette zone est réservée à l’élevage et ne doit pas être occupé par les planteurs. Mais malgré tout cela, certains agriculteurs s’entêtent et mettent en pleine prairie des champs isolés non clôturés. D’autres encore essaient de revendre les domaines. Certains encore tentent de faire des plantations. Ce qui occasionne souvent des accros puisque facilement les troupeaux peuvent passer par là sans la volonté du bouvier », soutient-il.

Mais, ce problème entre agriculteurs et éleveurs est moins complexe par rapport à d’autres que rencontrent les acteurs du secteur de l’élevage à Koumbia. « Cette année, nous avons enregistré une maladie qui a fatigué notre bétail. Tu peux voir un taureau de 5 ans, 6 ans, voire plus tomber banalement et mourir de la fièvre aphteuse. Nous avons perdu assez de têtes cette année à cause de cette maladie. D’autres vaches en état n’ont pas pu arriver à terme. Heureusement, vers la fin de la saison, nous avons obtenu des produits pour lutter contre cette dangereuse fièvre », explique Idrissa Diallo.

Il ajoute que « l’un des problèmes les plus graves que nous avons ici c’est le manque d’eau. Ici sur cette zone, il y a plus de 2000 têtes de bœufs. Nous sommes au moins 15 à 20 éleveurs à camper dans la zone depuis plusieurs dizaines d’années. Il y a beaucoup de cours d’eau et de sources d’eau. Mais ces 5 dernières années, les points d’eau sont devenus rares. Pendant la saison sèche, entre mars et juin, nos bœufs, à la recherche d’eau, meurent parfois de soif. D’autres, toujours à la recherche d’eau, tombent et meurent isolés sur les anciens sites où ils avaient l’habitude de trouver de l’eau ».

Autre souci évoqué par le jeune éleveur, c’est le sempiternel problème vol de bétail. « Les gens nous fatiguent ici. Je veux dire les voleurs. Les voleurs ont souvent des complices masqués. S’ils volent, il est difficile de les dénicher, si tu réussis à le faire, ils passent par les mailles de la justice. Nous voulons que cela cesse. Que les éleveurs et leur bétail soient bien sécurisés. Cela va dans l’intérêt de chacun de nous. D’ailleurs à cause des nombreux problèmes que je viens de citer ici, surtout le manque d’eau et le vol de bétail, beaucoup de nos parents ont traversé la frontière du côté de la Guinée Bissau.

Nous aimons bien notre pays, c’est pourquoi nous lançons ce cri d’alarme afin que l’Etat nous vienne en aide en solutionnant ces différentes difficultés auxquelles nous sommes confrontés au quotidien ici. Je précise que notre secteur contribue énormément au développement du pays », a dit monsieur Diallo.

La preuve, dit-il, grâce à cette activité, au moins 5 à 6 camions remorques, remplis de bœufs, quittent cette localité chaque lundi en direction de Conakry. Sans compter le lait et ses produits dérivés qui sont également vendus dans la capitale guinéenne.

« C’est grâce à cette activité que nous parvenons à faire vivre nos familles, nous envoyons nos enfants à l’école, et en cas de maladie, nous les soignons. Nous contribuons efficacement au progrès économique du pays, à travers l’élevage. Nous voulons que ce secteur soit protégé et développé par l’Etat pour le bien de tout le monde », a conclu notre interlocuteur.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Nanfo Diaby depuis la Côte d’Ivoire : « le fait de diriger la prière en Maninka a été salué par tout le monde »

30 août 2019 à 10 10 20 08208
Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur et enseignant de l’écriture N’ko

Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur et enseignant de l’écriture N’ko, qui a dirigé plusieurs fois la prière en langue Maninka à Kankan, est actuellement en séjour en Côte d’Ivoire. Cette visite du controversé imam se situe dans le cadre du congrès international de l’écriture N’ko qui se tient à Bingerville du 30 août au 1er septembre 2019. Joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan, Nanfo Ismaël Diaby s’est dit très heureux d’être de ce congrès.

« C’est un honneur pour moi d’être invité à ce congrès, je suis venu trouver mes amis ici avec lesquels je partage les mêmes idéologies. Vous savez, la Côte d’Ivoire représente beaucoup de choses dans l’histoire du N’ko, parce que c’est ici que Karamo Solomana Kanté a créé le N’ko. Les responsables de N’ko qui sont là ont bien veillé sur la maison dans laquelle le N’ko a été créé », a dit monsieur Diaby.

Selon lui, il a été bien accueilli et félicité pour ce qu’il a fait pendant le mois saint de ramadan. « Je suis vraiment ému de cette invitation, cela démontre que nos amis nous ont à l’œil. Le fait de diriger la prière en Maninka a été salué par tout le monde, parce que c’est des gens qui le faisaient même avant moi. On en avait parlé avant même d’être ici, ils m’ont dit que c’est est une bonne chose », soutient-il.

Par ailleurs, notre interlocuteur a fait savoir que si on lui donne la parole par rapport à son acte, il saurait bien se défendre. « Quand on me demandera au cours du congrès, je me défendrais avec beaucoup de sérénité. Mais vous savez, il n’est mentionné nulle part dans le coran qu’il faut forcement prier en Arabe. Dieu nous a obligés de prier, mais pas en Arabe, Il comprend toutes les langues. Tout ce que je peux dire aux gens, c’est que la religion, c’est pour Dieu. On doit s’aimer et arrêter de se battre à cause de la religion », conseille-t-il.

Après avoir officié des prières en Maninka, Nanfo Ismaël Diaby a été sanctionné par la ligue islamique régionale de Kankan. Il lui a été interdit de faire le prêche dans les mosquées et radios. Il s’est dit ne pas être affecté par cette sanction. « Cette sanction ne me fait rien et elle ne me fera rien, parce que tout ce que nous on fait, c’est pour N’ko. Cette sanction a été une erreur de la part des autorités religieuses guinéennes, mais puisque c’est la notabilité, moi je n’ai rien dit, j’ai du respect pour eux. Jusqu’à présent, la sanction est en vigueur. Ils n’ont rien dit d’abord ».

Il faut rappeler que ce congrès auquel prend part Nanfo Ismaël Diaby est initié par l’Organisation Mondiale pour le Développement du N’ko qui doit regrouper des délégués venus des pays d’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Cadeau de l’école coranique : voici les conditions d’un mariage légitime

30 août 2019 à 7 07 10 08108

Dans les vers ci-dessous, tirés de son poème « cadeau de l’école coranique », le jeune Amadou Fouta Djallon, rappelle les conditions indispensables à remplir pour qu’un mariage soit légitime, conformément aux prescriptions de l’Islam, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

La première condition porte forcément sur celui qui doit donner la main de la fille en mariage : « s’il n’y a personne qui donne la fille en mariage, on ne peut pas sceller cette union sacrée » a-t-il indiqué avec ferme conviction.

Après viennent la dote et les témoins réputés honnêtes : « c’est sur les aspects de ce genre qu’on doit se renseigner. Que personne ne cherche à se fatiguer inutilement, comme le cas des mécréants qui ont introduits des coutumes et mœurs pouvant empêcher les gens de se marier chez nous. Si les devoirs sont remplis, le reste dépend de chaque communauté. Je le dis pour réveiller ceux qui pensent que si on ne fait pas comme ils ont vu faire, ailleurs, c’est dévier les prescriptions de la religion ».

Poursuivant son explication, Amadou Fouta Djallon a indiqué, par exemple, qu’en Moyenne Guinée, on découvre des merveilleuses choses. « Il ne faut pas écouter celui qui dit qu’on ne doit pas associer les prescriptions de l’islam et ces coutumes et mœurs. S’il y a des choses qu’on ne doit pas faire, nous devons savoir il y en a d’autres qui sont licites. Ils disent que c’est illicite de faire des colas, des cordes et du sel dans le mariage. C’est étonnant. Au départ, tu as l’impression qu’ils sont entrain de jouer. Mais, tu finis par découvrir qu’ils sont au sérieux. Ils vont jusqu’à menacer de se retirer si on n’écarte pas ces éléments de la cérémonie. Or, nous utilisons les cordes pour élever nos animaux domestiques. Personne ne dit que parce qu’on a utilisé une corde pour attacher les animaux, ils sont devenus impropre à la consommation. Ils acceptent de manger les repas préparés avec du sel. Si tu offres un repas sans sel à quelqu’un c’est lui-même qui va réclamer le sel. Beaucoup d’entre eux revendent ou consomment le cola. Ils utilisent les cordes, consomment le sel et le cola après ils disent que ce n’est pas normal de s’en servir dans un mariage » a-t-il ajouté.

Pour le jeune poète, personne ne doit jouer avec la religion. Quand on déclare quelque chose illicite, on doit apporter les preuves tirées du Saint Coran ou les hadiths. « C’est une façon de saboter la religion, quand on cherche à interdire ce que l’Islam autorise ou autoriser ce que l’Islam interdit. Ce n’est pas suffisant de dire que de son vivant le Prophète (PSL) n’avait pas fait ceci ou cela, à partir du moment où il existe aujourd’hui qui n’existait pas à l’époque. S’il est vrai que ces choses sont illicites dans le mariage, pourquoi nous les utilisons dans la vie courante ? (…) » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Kolaboui (Boké) : accusé de vol de carburant, la société MARINEX réplique

29 août 2019 à 22 10 37 08378
La centrale de Kolaboui

Comme annoncé précédemment, la commune rurale de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, est confrontée à des difficultés dans la desserte du courant électrique. Les jeunes accusent les autorités locales et la société MARINEX de détourner le carburant destiné à alimenter la commune rurale en électricité. L’un des mis en cause, Ousmane Sampil, Directeur Général du groupe MARINEX, rejette tout en bloc cette accusation, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Tibou Diaby, le responsable du bureau de veille de Kolaboui accuse Ousmane Sampil de MARINEX de vol du carburant destiné à faire tourner les moteurs qui produisent l’électricité pour la localité. Le mis en cause se dit choqué par ces accusations portées contre sa personne.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Ousmane Sampil dit être victime de sa gentillesse. « Nous sommes dans le souci d’aider la jeunesse de Kolaboui, c’est pour ça que nous avons donné l’écart de carburant à la jeunesse pour leur permettre de créer des petites entreprises. Nous donnons entre 25 et 30 millions de FG à ces jeunes chaque mois et cela, depuis 5 mois. Sur le terrain, on a constaté qu’ils ne font rien et ils se partagent l’argent. Maintenant, la mairie nous a demandé d’arrêter. On nous dit que désormais, on doit passer par la commune pour les dons. Mais depuis que cela est bloqué, Tibou Diaby n’est pas content ».

Par ailleurs, Ousmane Sampil dit être victime de menaces de la part Tibou Diaby. « Je reçois régulièrement des menaces de la part de certains jeunes, y compris Tibou Diaby qui me demandent de les impliquer dans la gestion des groupes. Mais, nous sommes une entreprise privée. On n’est pas obligé. Tibou est parti jusqu’à me dire que si je ne lui donne pas 5 millions de FG, il va brûler la centrale », accuse à son tour monsieur Sampil.

Tibou Diaby a tout simplement nié avoir reçu de l’argent de la part d’Ousmane Sampil. « Moi, je n’ai jamais reçu de l’argent de la part de Monsieur Sampil, mais c’est pas sa première fois de me faire des accusation de ce genre. Même devant le préfet de Boké, il l’a fait, mais il avait fini par demander pardon. C’est d’ailleurs pour cela que nous voulons une confrontation… »

À noter que le problème de courant électrique a commencé à Kolaboui en 2017 après les séries de manifestations des jeunes qui réclamaient que la localité soit desservi.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Liberté de la presse en danger : ce que Yacine Diallo propose aux journalistes

29 août 2019 à 21 09 02 08028
Boubacar Yacine Diallo, ancien président du Conseil National de la Communication et ancien ministre
Boubacar Yacine Diallo, Journaliste, ancien ministre et ancien président du CNC

Journaliste, écrivain, ancien président du Conseil National de la Communication et ancien ministre, Boubacar Yacine Diallo est très préoccupé par la situation que vivent aujourd’hui les médias guinéens. Après ses récentes sorties à travers des écrits publiés dans la presse, le PDG de la radio Horizon FM a participé à la synergie des médias organisée ce jeudi, 29 août 2019, par les organisations professionnelles de médias du pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Il a dénoncé le placement sous contrôle judiciaire des journalistes poursuivis pour délits de presse, mais aussi le fait que les magistrats ignorent la loi sur la liberté de la presse pour utiliser celle sur la cyber-sécurité à l’encontre des hommes de médias

« Je suis singulièrement surpris que ce débat soit rouvert parce que depuis 2010, cette loi existe, les juges l’appliquent, les procureurs aussi. Et je suis étonné que depuis quelque temps, les journalistes subissent plutôt une autre loi. Je suis un peu déçu quand j’ai entendu quelques autorités dire que la loi sur la presse est une loi générale, je pense qu’elles doivent revoir leurs cours de droit. C’est une loi spécifique qui a été appliquée depuis 2010. Et je voudrais rappeler que le CNT a fait dans les formes ce projet de loi, et cette loi a été adoptée par le CNT.

A l’époque, moi j’étais conseiller en communication du général Sékouba Konaté (président de transition d’alors, ndlr). Quand cette loi est venue là-bas, le ministre Tibou a dit que ceux qui ont fait cette loi ont ma confiance. Et j’ai répété la même chose. Donc c’est ainsi que le général Sékouba Konaté a promulgué cette loi, elle a été appliquée jusqu’à maintenant. Que des gens inventent une autre loi et prétendent l’appliquer à la presse, nous disons non. Nous avons dit et répété que les journalistes sont des citoyens sujets de droit, nous sommes prêts à être jugés, mais uniquement que par la loi qui nous concerne », a dit Boubacar Yacine Diallo.

Face à cette situation, ce doyen de la presse guinéenne invite les journalistes à porter plainte désormais contre tout magistrat qui va les poursuivre sur la base d’une loi qui ne soit pas celle portant liberté de la presse en Guinée. « Moi je pense qu’il suffit simplement que les magistrats du siège qui sont réputés indépendants de l’exécutif, ne puissent pas suivre les réquisitions des procureurs, eux, qui dépendent de l’exécutif, du ministre de la justice. Il faut faire la part des choses.

D’ailleurs, ce que je vais suggérer aux journalistes désormais, comme il y a un conseil supérieur de la magistrature, quand un juge fait mal son travail, il faut saisir le conseil supérieur de la magistrature pour que réparation soit faite, pour que ce juge soit condamné. Qu’il subisse la rigueur de la loi parce qu’autant il peut juger, autant il peut être jugé par le conseil supérieur de la magistrature », préconise l’ancien président de l’URTELGUI, qui dit avoir confiance au conseil supérieur de la magistrature.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

Lire

Tribunal de Coyah : 65 des 71 membres des démembrements de la CENI prêtent serment

29 août 2019 à 20 08 11 08118

Les membres des démembrements de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Coyah ont prêté serment ce jeudi, 29 août 2019 dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de cette préfecture. Sur les 71 membres, 4 ont été exclus par le tribunal pour non-respect des conditions et 2 ont manqué à l’appel, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Cette cérémonie de prestation de serment des membres des CEPI (Commissions Électorales Préfectorales Indépendantes), CECI (Commission Électorale Communale Indépendante) et CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante) du ressort de Coyah a eu lieu dans la plus grande solennité. Elle s’est déroulée en présence de toutes les parties prenantes : les magistrats, la greffière, la coordinatrice de la mission d’installation et de formation des membres de la CENI, etc.

Les travaux ont commencé par la vérification des documents administratifs (cartes d’identité, passeports ou cartes électeurs) et la présence physique des membres. C’est pendant ce contrôle de présence et de documents que Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah, a exclu quatre membres de ces démembrements soit pour falsification ou expiration de documents administratifs.

Monsieur Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah

Dans son discours, le procureur Fallou Doumbouya a commencé par rappeler le sens du serment et ses contraintes. Ainsi, il a invités les commissaires à le respecter strictement. « Ce serment, promesse solennelle, résonnera toujours comme tel dans vos têtes et cœurs pour vous pousser irrésistiblement vers les devoirs que sont la fidélité, la dignité et loyauté. (…) De ce qui précède, il appert que les termes du serment impliquent indubitablement le respect religieux du secret des délibérations. Ce secret protège l’indépendance des commissaires. Cette indépendance constitue la première garantie des compétiteurs politiques. Le respect attaché au secret doit nécessairement être religieux. C’est-à-dire qu’il doit être sacralisé, donc structuré dans la conscience de celui ou de celle qui est tenu au secret. Devrais-je rappeler pour votre gouverne que ce serment est prêté par tous les commissaires, sans exception aucune, une fois pour toute, quelles que soient les fonctions ultérieures occupées. Je voudrais également souligner que le serment est le cordon ombilical indéfectible entre tous les commissaires, qu’ils soient de l’administration, de la mouvance présidentielle, de l’opposition ou de la société civile et fait d’eux des confrères », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, le Procureur a indiqué que le parquet d’instance de Coyah invite les commissaires « à être à l’œuvre essentielle de construction de la démocratie au service de la lisibilité de la loi et de la paix, gage indispensable pour tout développement. Je vous déclare, et gravez-le indélébilement dans votre esprit, que ce serment que vous allez prêter dans quelques instants n’est pas une simple formalité. Retenez qu’il constitue un acte sacré qui, au-delà de son caractère solennel, vous interpellera chaque fois que vous poserez un acte dans l’exercice de vos fonctions. C’est une imprécation qui appelle la malédiction sur le parjure et est susceptible de poursuite judiciaire. Devenez commissaires, soyez meilleurs commissaires et efforcez-vous chaque jour à résister aux pressions de toutes sortes, y compris à celle qui est sans doute la puissante de nos jours à savoir l’opinion publique relayée le plus souvent par les organes de presse », a-t-il ajouté.

Monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, président du tribunal de première instance de Coya

De son côté, le président du tribunal de première instance de Coya, monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, a dit que tribunal, par sa voie, a pris acte de la prestation de serment des nouveaux commissaires de la CENI à Coyah. « Le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la prestation de serment des démembrements de la CENI ; donne acte au ministère public pour ses réquisitions ; donne acte à la lecture du procès-verbal par la greffière et les renvois à l’exercice de leurs fonctions. Et dire que pour tout, il sera dressé un procès-verbal de prestation de serment conformément à la loi ».

A noter que les membres des démembrements de la CENI qui ont prêté serment seront installés dans leurs nouvelles fonctions ce vendredi 30 août 2019. Et, ceux qui n’ont pas pu prêter serment ce jeudi, le feront quand leurs documents seront dans la conformité.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Sanou Kerfalla Cissé aux médias : « refusons le musellement, l’intimidation, la censure… »

29 août 2019 à 18 06 45 08458

A l’image de ses homologues des associations de presse du pays, le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée est passé à l’occasion de la synergie des médias organisée ce jeudi, 29 août 2019. Kerfalla Sanou Cissé est revenu sur le contexte et la justification de cette initiative des organisations professionnelles des médias du pays. Il en a profité pour inviter la presse guinéenne à résister face aux pressions et intimidations exercées contre elle, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Le moment, il est plus que grave. Il est grave en ce sens qu’une corporation qui démocratise la démocratie, on me dit de ne pas utiliser l’expression mais pour moi, la presse démocratise simplement la démocratie. Parce que grâce à la presse, un citoyen qui se trouve à n’importe quelle partie du pays a la possibilité aujourd’hui de s’adresser aux dirigeants, interpeller, poser ses préoccupations. Mais, puisque des apprentis sorciers pullulent encore dans notre administration, ils feront tout pour bâillonner la presse. C’est ce que nous devons refuser. Refusons le musellement, refusons l’intimidation, nous refusons la censure ! », a lancé le président de l’URTELGUI.

Selon Kerfalla Sanou Cissé, aujourd’hui « nos dirigeants ont peur. C’est la peur qui amène les auteurs de ces actes liberticides à faire recours à ces méthodes. Mais, je vais profiter de cette antenne pour m’adresser à l’ensemble des guinéens pour leur dire que lorsqu’un quelconque citoyen guinéen se sent offensé sur une radio, dans un journal et sur un site d’informations, ce citoyen à trois possibilités : soit user de son droit réponse, soit saisir la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui régule l’exercice du métier de journaliste, ou alors porter plainte auprès d’un tribunal. Mais, ce n’est ni à la gendarmerie ni à la DPJ qu’il faut convoquer les journalistes, c’est devant un juge. Et, c’est la loi L002 portant liberté de la presse en Guinée qui doit s’appliquer », a dit le PDG du groupe de presse Afrique vision.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Accrochages entre pro et anti 3ème mandat à Siguiri ? Le FNDC accuse, le RPG dément !

29 août 2019 à 18 06 27 08278

En marge de la célébration en différé à Siguiri du retour d’exil du président Alpha Condé en Guinée, le 17 mai 1991, une manifestation pour le soutien à la nouvelle Constitution y a organisée ce jeudi, 29 août 2019. Des sources bien informées ont fait état d’un accrochage entre pro et anti nouvelle Constitution dans la ville. Si le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) confirme cette information, le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, dément, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, cet accrochage s’est produit ce jeudi au quartier Pontbada, dans la commune urbaine de Siguiri, entrainant un blessé. Les échanges auraient duré pendant une bonne heure entre les deux camps.

Interrogé à ce sujet, Karamo Sylla du FNDC, est revenu sur ce qui s’est passé. « Ce jeudi matin, on sortait pour dire non à une nouvelle Constitution. Quand nous sommes arrivés au carrefour Pontbada, un groupe de jeunes qui soutenait la nouvelle Constitution est venu nous demander de rebrousser chemin. Chose que nous avons refusée. Une dame est venue frapper un petit garçon au niveau de son œil. Après, les autres sont venus jeter des cailloux pour nous faire retourner au siège », a-t-il expliqué.

Une information démentie par Souleymane Koïta, le chargé de communication de la mouvance présidentielle. « C’est faux. Nous, notre équipe de carnaval n’a rencontré aucun groupe. Nous avons mené notre carnaval sans aucun incident. Je crois que nous avons à faire à des personnes qui veulent saboter notre événement. S’il y’a eu des blessés ou quoi, c’est entre eux, mais pas avec le RPG Arc-en-ciel », a-t-il martelé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Atteinte à la liberté de la presse : Tham explique les raisons d’une synergie des médias

29 août 2019 à 18 06 18 08188

Comme indiqué par un précédent communiqué, les associations professionnelles de médias de Guinée ont organisé une synergie des radios et sites d’informations ce jeudi, 29 août 2019. Durant 2 heures de temps (11 heures-13 heures), une même émission a été diffusée en simultané sur toutes les stations de radios libres et relayée en direct par plusieurs sites d’informations du pays dont Guineematin.

A l’ouverture de cette émission, le président de l’association guinéenne de la presse en ligne est passé à l’antenne pour expliquer les raisons de cette initiative, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon Amadou Tham Camara, « cette synergie s’inscrit dans un contexte d’inquiétude, parce qu’aujourd’hui, la presse guinéenne vit un moment très difficile. Des journalistes font l’objet de beaucoup de tracasseries et d’ennuis judiciaires tout simplement parce que des juges ou des procureurs ont décidé de choisir une loi liberticide chaque fois qu’une infraction est commise par voie de presse. Ce n’est pas normal parce qu’une presse libre et indépendante, c’est le socle de la démocratie. Nous sommes dans un régime démocratique, donc il est bon qu’on continue à préserver toutes les institutions. Et, la presse est une institution indépendante, elle doit continuer à jouer ce rôle-là. Et pour qu’elle le fasse de façon libre, il est bon que chaque fois qu’une infraction est commise dans la presse, qu’on applique la bonne loi.

Fort malheureusement, aujourd’hui, c’est une loi qui concerne les utilisateurs d’internet qui est appliquée. Lorsqu’une infraction militaire est commise, quand bien même l’infraction est prévue par le code pénal, c’est le code de justice militaire qui s’applique. Donc, lorsqu’il y a diffamation, qui est une infraction prévue par le code pénal, si elle est commise par voie de presse, on doit appliquer la loi sur la liberté de la presse. Parce que c’est la qualité de l’auteur qui détermine la loi, ce n’est pas le bon vouloir du magistrat », a dit le président de l’AGUIPEL.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Soutien à la nouvelle Constitution : le maire de Siguiri ferme le marché, les services publics et privés

29 août 2019 à 18 06 06 08068

La ville de Siguiri commémore en différé ce jeudi, 29 août 2019, le retour du président Alpha Condé en Guinée, le 17 mai 1991. Une journée qui sera mise à profit pour soutenir le projet de nouvelle constitution. Dans un communiqué radiodiffusé, le maire de commune urbaine, Elhadj Koumba Sékou Magassouba avait annoncé la fermeture des marchés, de l’administration publique au grand dam de certains citoyens, nettement indignés par la mesure, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Siguiri vibre au rythme de cette célébration en différé du retour de celui qui était à l’époque le plus virulent opposant au régime de feu Lansana Conté. On constate une paralysie des activités avec la fermeture du marché et de l’administration publique. Ce qui est loin d’être une surprise d’autant plus qu’à chaque fois que le RPG organise une manifestation, le maire ordonne la fermeture du marché. Mais cette fois-ci, en plus du marché, tous les services publics et privés sont restés fermés. L’occasion doit être mise à profit pour soutenir le controversé projet de nouvelle Constitution.

Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri
Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri

Joint au téléphone pour commenter le contenu de son communiqué, le maire va plus loin. Selon Elhadj Koumba Sékou Magassouba « nous sommes en fête commémorative de l’arrivée du président. J’ai ordonné la fermeture du marché. Mais, ce n’est pas seulement le marché, même les banques et assurances doivent s’abstenir pour la journée de ce jeudi. Il n’y a pas de travail. J’insiste en disant que tout contrevenant s’exposera à des sanctions ».

En ville, la décision passe mal chez de nombreux citoyens. Pour Fanta Camara, marchande de profession, « cette décision du maire n’est pas bonne. Nous vivons au jour le jour et lui, il ferme le marché pour toute la journée pour soutenir le président. Or, ils disent tous les jours que nous sommes en démocratie, alors où est la démocratie dans ce pays quand les autorités obligent les citoyens à soutenir une chose contre leur gré ? »

Même son de cloche chez Abdoulaye Konaté, un employé de la SAG (Société Aurifère de Guinée) qui était venu à la banque pour un retrait. « Je n’avais pas l’information. J’étais venu pour un retrait à la banque pour mes dépenses, mais on vient de m’informer que la banque ne travaille pas aujourd’hui. Et la raison qu’on me donne, c’est le soutien à la nouvelle Constitution. Que Dieu sauve la Guinée ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Me Traoré révèle : « personne ne peut être poursuivi sur la base de la loi sur la cyber-sécurité »

29 août 2019 à 17 05 51 08518

A l’occasion de la synergie des radios privées et des sites d’informations organisées ce jeudi, 29 août 2019, en Guinée, maître Mohamed Traoré a fait une révélation importante. Selon l’avocat, membre du collectif qui défend les journalistes Diallo Souleymane et Abou Bakr du groupe de presse « Lynx-Lance », la loi sur la cyber-sécurité qui est invoquée dans ce dossier n’est pas opposable à l’heure actuelle aux citoyens. Tout simplement parce que celle-ci n’a pas été publiée au journal officiel de la République.

Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée
Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

« Ce qui est plus important pour moi aujourd’hui, en tout cas dans le cadre des dossiers que nous nous avons, c’est que la loi sur la cyber-sécurité est inopposable aux citoyens parce qu’elle n’a pas été publiée au journal officiel. Et, les juristes le savent, même si une loi a été votée par l’Assemblée nationale, même si elle a été promulguée par le président de la République, si elle n’a pas été publiée au journal officiel, elle est inopposable aux citoyens. On a l’habitude de dire nous les juristes que nul n’est censé ignorer la loi.

Mais à condition que la loi ait été régulièrement publiée, parce que c’est cette publication qui porte la loi à la connaissance du public. Dès lors que la loi n’a pas été publiée au journal officiel, elle est censée être ignorée de tout le monde. Et en la matière, nous avons fait un constat d’huissier, nous avons envoyé un huissier au secrétariat général du gouvernement qui est allé faire un constat, ce texte-là n’a jamais été publié au journal officiel. Donc aujourd’hui, personne ne peut être poursuivi sur la base de cette loi », a-t-il déclaré.

Réagissant à la décision des magistrats d’ignorer la loi sur la liberté de la presse pour poursuivre les journalistes accusés d’avoir commis des délits de presse sur la base de la loi sur la cyber-sécurité, l’avocat estime que cela découle simplement d’une volonté d’envoyer les hommes de médias en prison. « Je suis convaincu que si la loi L002 portant liberté de la presse prévoyait des peines d’emprisonnement, on n’aurait pas eu besoin de recourir à la loi sur la cyber-sécurité.

Je pense qu’aujourd’hui il y a des gens, et ils sont nombreux, qui pensent qu’il y a une différence de traitement entre les journalistes et les autres citoyens (…) Tout ce que nous nous demandons, c’est que quand le journaliste commet une infraction dans le cadre de l’exercice de la profession journalistique, qu’il lui soit appliqué la loi prévue à cet effet. Et la loi prévue en la matière, c’est la loi sur la liberté de la presse. Maintenant s’il commet une infraction en dehors des moyens prévus pour la presse, il est traité de la même manière qu’un citoyen ordinaire », a dit Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Kindia : des jeunes de Khaliakhory désertent leur village après avoir vandalisé un domicile privé

29 août 2019 à 17 05 34 08348
Exif_JPEG_420

Après l’incendie de la mosquée de Khaliakhory, dans la sous-préfecture de Damakania, les policiers en charge du dossier ont mis main sur le présumé suspect, Elhadj Abdoulaye Diallo, petit fils du Waliou de Gomba. Pendant que le vieux est détenu à Kindia, des jeunes de la localité, très furieux, ont à leur tour agressé sa famille en y commettant des actes de vandalisme. Il s’en est suivi des arrestations musclées dans les rangs des jeunes vandales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le district de Khaliakhory est actuellement vidé de sa jeunesse, après le passage des agents de la police sur les lieux. Nombre d’entre eux sont soupçonnés d’avoir vandalisé le domicile d’Elhadj Abdoulaye Diallo, présumé auteur de l’incendie de la mosquée de la localité dans la nuit de mercredi à jeudi, 15 août 2019. Il y a eu au total de huit arrestations. Mais, quatre jeunes ont été relâchés dont une fille. Les quatre autres sont détenus à la maison centrale de Kindia en attendant d’être situés sur leur sort.

Face à l’irruption des policiers à 3h de matin pour arrêter ces jeunes à Khaliakhory, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a tenu à apporter des explications là-dessus ce jeudi, 29 août 2019.

Mamadou Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia
Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia

« Il n’y a pas un temps défini pour arrêter les gens en flagrant délit. Malgré qu’Elhadj Abdoulaye Diallo soit interpelé par la loi, ils se permettent encore de se rendre justice en vandalisant les biens d’autrui. La loi ne le permet pas. Je n’ai jamais vu une mosquée incendiée par des inconnus, sauf dans les pays en guerre. Si cela se passe à Khaliakhory et que la police fasse en sorte qu’il y ait la clarté, ils doivent accepter que l’enquête évolue. Donc, si quelqu’un est en flagrant délit, on peut l’arrêter selon les règles, sans une convocation », a précisé le procureur.

Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory

Pour Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory, les jeunes auraient réagi pour défendre la religion. « Ce sont les jeunes de ma localité, mais ils ne savent pas la gravité de l’acte. La seule chose qui les révolte, c’est le fait que des gens mal intentionnés ont mis feu à la mosquée. Pour eux, c’est d’insulter la religion. Donc, je demande pardon au procureur pour qu’il relâche mes citoyens. Il a parfaitement raison, mais les jeunes ont agi sous l’effet de la colère ».

Alassane Khaliakhori Camara, président de la jeunesse

Craignant une autre descente imprévue des policiers ou gendarmes, les jeunes de Khaliakhory ont pris la clé des champs. Selon Alassane Khaliakhory Camara, président de la jeunesse, « les jeunes ont agi sans mon consentement. Si non, j’allais les empêcher de le faire pour éviter ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. A l’heure où je vous parle, le district est vide des jeunes, les parents vivent aussi la peur au ventre, par ce qu’ils redoutent une autre irruption policière ».

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

Lire

Yomou : les moustiquaires imprégnées utilisées comme filets de pêche et de poteaux à Kpaolé

29 août 2019 à 17 05 07 08078

Dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre le paludisme, un lot très important de moustiquaires, connu sous le nom de MILDA (Moustiquaire Imprégnée à Longue durée d’Action) a été distribué à travers la Guinée. Mais, dans le village de Kpaolé, situé à 12 kilomètres de la commune urbaine de Yomou, ces moustiquaires sont utilisées à d’autres fins par les femmes et les jeunes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De multiples efforts sont engagés par la Guinée avec l’appui de ses partenaires pour lutter contre le paludisme. La presque totalité du pays est aujourd’hui touchée par la distribution des moustiquaires imprégnées.

Malheureusement, au lieu d’en faire un usage à bon escient, certains habitants du village de Kpaolé s’en servent pour d’autres fins. Pourtant, c’est au moins 200 moustiquaires qui ont été distribuées dans ce village.

Selon nos informations, les jeunes de ce village utilisent ces moustiquaires comme filets de poteaux dans leur terrain de football qui est situé à près d’un kilomètre de la localité. Quant aux femmes, elles s’en servent comme filets de pêche ou pour clôturer leurs jardins.

Une situation qui révolte Bruno Kpamou, fonctionnaire à la retraite. « Vous savez, le terrain des enfants est situé à plus de 700 mètres du village. Quand ces enfants vont pour jouer au ballon, ils prennent les moustiquaires à l’insu de leurs parents pour les utiliser comme filets de poteaux. Et nous, difficilement nous partons vers ce terrain. On leur a dit de ne plus faire ça, mais ils continuent », a expliqué le doyen.

Pour ce qui est des femmes, Bruno Kpamou a fait savoir que malgré son insistance, le mauvais usage des moustiquaires persiste. « Les femmes ne comprennent pas. Elles disent que ces moustiquaires sont bien pour la pêche. Les vieilles personnes de leur côté ne veulent plus aller couper du bois pour en faire leur clôture. Elles se servent de ces moustiquaires comme clôture. Nous qui avons étudié, quand nous parlons, ces gens nous demandent pour qui nous nous prenons. Pourtant, c’est pour nous aider qu’on a gratuitement donné ces moustiquaires. Nous leur demandons de cesser de faire ça pour ne pas décourager nos partenaires », a lancé le vieil homme.

Depuis Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

CECI de Ratoma : les listes de la société civile et de l’administration rejetées

29 août 2019 à 16 04 16 08168

Dans la perspective de l’organisation des élections législatives, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit l’exécution de son chronogramme. C’est dans cette dynamique qu’une délégation de la CENI a procédé ce jeudi, 29 août 2019, à la validation partielle des différentes listes de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Ratoma. Si les listes de l’opposition et de la mouvance présidentielle ont été validées, il n’en est pas le cas pour la société civile et l’administration du territoire, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Fadja Baldé, assistant technique à la CENI, chef de mission pour la commune de Ratoma

Selon Mamadou Fadja Baldé, assistant technique à la CENI, chef de mission pour la commune de Ratoma, « nous étions là pour la validation des listes des membres désignées par les différentes structures à Ratoma. Ce jeudi, on a déjà validé deux listes pour Ratoma, à savoir la liste de la mouvance de la présidentielle et celle de l’opposition ».

Par contre, les listes de la Société Civile et de l’Administration du Territoire n’ont pas été validées par la mission de la CENI, faute de consensus au sein des deux entités. « Là où il n’y a pas eu de validation, c’est les listes de la société civile et de l’administration. Au niveau de la société civile, nous avons reçu trois listes alors que nous avions demandé de déposer une liste commune comportant deux noms. Mais, il se trouve que le CNOSC, la PCUD et la CONASOC, chacun a déposé une liste. Nous, nous n’avons besoin que d’une seule liste avec deux places. Pour l’administration du territoire, il y a une liste déposée par le gouvernorat et une autre par la commune, alors que c’est une seule personne qui doit représenter l’administration. Nous n’avons pas le pouvoir de rejeter une liste au profit d’une autre. Donc, on leur ramène les listes pour qu’ils s’entendent et qu’on ait une liste commune. Cela n’empêche pas pour autant de valider ceux qui répondent aux critères de validation définis par la CENI », a fait savoir Mamadou Fadja Baldé.

A la question de savoir si cet état de fait ne va pas avoir un impact négatif sur la suite du processus, Fadja Baldé répond par la négative. « Il n’y aura pas un impact. La loi permet l’installation partielle d’un démembrement. Il y a déjà les deux listes qui ont été validées, comportant 32 membres. Le jour que l’administration et la société civile seront d’accord, on viendra valider et les installer », a-t-il laissé entendre.

Il faut rappeler que la CECI de Ratoma devra être composée de 35 membres : 16 issus de la mouvance présidentielle, 16 de l’opposition, 2 de la société civile et un de l’administration du territoire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire