Criminalité à Mamou : autorités et citoyens divergent sur la question (reportage)

28 août 2019 à 11 11 31 08318

Plus de deux ans après le début des audiences criminelles au tribunal de première instance de Mamou, la criminalité règne toujours dans la ville carrefour. Les braquages à main armée sur les axes routiers, les cas de viol sur mineures, les assassinats, sont encore récurrents. Et, sujet divise selon qu’on soit décideur ou simple citoyen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est en séjour à Mamou.

Située à près de 300 kilomètres de Conakry (la capitale guinéenne) sur le contrefort montagneux du Fouta Djallon (en Moyenne Guinée), la préfecture de Mamou s’est illustrée ces dernières années par une criminalité galopante. A cause de sa position stratégique (ville carrefour), Mamou est le passage obligé de centaines de personnes qui quittent la Guinée profonde pour la capitale, Conakry (ou inversement).

Malheureusement, au lieu d’être un pôle économique d’attraction, cette ville cosmopolite fait peur aux personnes qui la traversent. Ce, à cause des braquages à main armée (dont certains se soldent par des bains de sang) qu’on enregistre souvent sur ces axes routiers. Le dernier cas en date s’est produit le 20 août dernier à Fello-Sorè, une localité située à environ 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Et, selon les témoignages, ce sont cinq assaillants, armés de fusils PMAK, qui ont attaqué un véhicule en provenance de Conakry pour Labé. Ces malfaiteurs ont emporté près de 30 millions de francs guinéens et des objets de valeur qu’ils ont retirés des mains des citoyens qui étaient à bord de ce taxi brousse.

« Les bandits étaient sur deux motos. Ils ont tiré sur le pneu arrière de mon véhicule, puis ils m’ont mis dans le coffre avant de conduire le véhicule dans la brousse où ils ont pris tout ce que mes passagers et moi détenions », avait relaté le chauffeur, Amadou Talibé Diallo.

En plus de ces braquages (qui se produisent parfois après une longue filature), les cas d’assassinats et de viol de petites filles font légion. La présence massive des agents des forces de défense et de sécurité dans cette ville que certains appellent ‘’la Guinée en miniature’’ n’a pas l’air de dissuader les bandits. Ces derniers opèrent et font des victimes, sans grand répit.

Le 31 juillet dernier, un crime effroyable avait plongé les ‘’Mamounais’’ dans un émoi profond. Il s’agit du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans au quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou. « Après avoir violé la fillette, Alpha Oumar Sow (l’auteur présumé de ce crime) a introduit un couteau de cuisine de 22 centimètres de long dans la partie génitale de sa victime… », avait indiqué le parquet du tribunal de première instance de Mamou.

Après la commission des crimes, des auteurs présumés sont parfois arrêtés ; mais, dans la plupart des cas, les malfaiteurs s’évaporent tranquillement dans la nature.

En mars 2017, les audiences criminelles ont démarré au tribunal de première instance de Mamou. Et, depuis cette date, plusieurs personnes accusées de braquage à main armée, de viol, d’assassinat et de meurtre ont défilé devant cette juridiction de première instance. Plusieurs d’entre elles ont été reconnues coupables et condamnées à de lourdes peines de prison (dont la perpétuité pour certaines).

Seulement, deux ans après le début de ces audiences, la criminalité est toujours présente dans la ville carrefour. Et, faute de statistiques disponibles, les autorités (judiciaires et administratives) et les citoyens sont nettement divisés sur les proportions de cette criminalité.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« Aujourd’hui, on a au moins une centaine de décisions criminelles qui ont été rendues par les différents magistrats qui se sont succédé au niveau de ce tribunal. On a eu des condamnations à des peines de 10 ans, 15 ans, 20 ans et même à perpétuité. La déposition de la compétence aux tribunaux de première instance de juger les affaires criminelles a largement contribué à l’amenuisement de la criminalité à Mamou. Parce que vous-même (Guineematin.com) vous le savez, lorsqu’on commençait ces audiences criminelles en 2017, la criminalité était très élevée ici. Il y avait des coupeurs de route qui étaient installés là ; mais, grâce à la synergie d’action avec les forces de sécurité, beaucoup ont été interpellés et jugés. Et, la lutte continue… Actuellement, les coupeurs de route sont un peu vers Conakry et Coyah. Ils prennent les véhicules en filature jusque dans la zone de Mamou pour perpétrer leurs crimes. C’est pour cette raison que le vendredi dernier nous étions en réunion avec les OPJ (officier de police judiciaire). Donc, on a eu l’occasion de rappeler cette situation pour qu’on puisse mettre en place une autre synergie pour pouvoir traquer ces bandits qui quittent ailleurs pour venir faire des crimes chez nous. Mais, comme vous le savez, la criminalité est un fait social. Donc, c’est une lutte continue, une lutte permanente. Vous voyez, par exemple, malgré nos efforts, bien qu’on ait rendu beaucoup de décision dans des cas de viol, les actes de viol sont toujours récurrents. C’est pourquoi nous sommes justement en train de faire des sensibilisations pour que les gens comprennent la gravité de ces infractions », a expliqué Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Mamadou Alpha Barry, premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Abordant dans le même sens, Mamadou Alpha Barry, le premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou soutient que la criminalité est en baisse dans la ville carrefour. « Par rapport aux années précédentes, il y a une régression de la criminalité, mais elle est toujours présente. Vous avez suivi ce qui s’est passé récemment à la Poudrière où une fillette a été violée et tuée. Il y a quelques jours aussi, on a enregistré une attaque à main armée à Fello-Sorè ici. Heureusement, les bandits n’ont tué personne. Ils ont juste pris les biens des gens. Mais, on peut quand même dire que la criminalité est en baisse », a indiqué cette autorité communale.

Cependant, cet avis est fortement contesté par les citoyens de la ville carrefour. Lors d’un micro trottoir réalisé par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, les Mamounais ont dressé un autre tableau de la criminalité dans la ville carrefour.

« C’est toujours la même chose. Chaque fois il y a des braquages, des assassinats, du viol… Même pour une banale question de concubinage, on tue des gens ici. Une enseignante a perdu la vie comme ça au quartier Abattoir. Son copain l’a égorgée en plein jour. Quelques temps après, un autre jeune a aussi tué sa copine vers la Scierie là-bas. On ne peut pas tout citer ici. Regardez ! Beaucoup de coupeurs de route ont été jugés ici ; mais, les attaques continuent encore. On voit tous les jours la BAC N°16 (brigade anti-criminalité) en train de circuler ici ; mais, ça n’empêche pas les bandits d’opérer… C’est la peine de mort seulement qui pourra arrêter les bandits », a expliqué Thierno Sadou Barry, un enseignant de profession.

Sur la même lancée, Elhadj Hamidou Diallo, commerçant, estime que le niveau de la criminalité est intact. « Même s’il y a changement, nous, on ne peut pas le comprendre. Parce qu’on entend chaque fois parler de braquages et d’assassinats. Les gens ont même peur de voyager actuellement avec de l’argent. Je le jure ! Quand vous échangez avec ceux qui voyagent et traversent Mamou la nuit, vous allez comprendre combien de fois ils ont peur de chez nous », a expliqué ce vieux commerçant.

Rappelons qu’en 2016, la criminalité avait atteint un niveau déstabilisant et bouleversant au point que le Gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait accusé la justice de libérer prématurément des bandits qui étaient incarcérés.

De son côté, après l’arrestation d’un groupe de présumés coupeurs de route, l’inspecteur régional de la ligue islamique, Elhadj Amadou Kolon Barry, était allé jusqu’à mettre en garde les magistrats qui étaient au TPI de Mamou. « Si j’apprends qu’on a libéré ces gens-là avant la fin de leurs peines (alors que ces bandits n’étaient même pas encore jugés), j’irai rencontrer le président de la République à Conakry pour lui dire comment se comporte la justice à Mamou », avait-il menacé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : la prostituée, le jeune homme et les 20 millions au tribunal

28 août 2019 à 11 11 10 08108
image d’archive

Les rencontres nocturnes avec des filles qui arpentent les rues du quartier Kipé, dans la commune de Ratoma, peuvent finir mal quelques fois. BD en a fait l’amère expérience au début du mois d’août 2019 quand il a rencontré mademoiselle NS, une charmante demoiselle.

Après avoir conclu le marché, les deux décident d’aller ensemble passer un moment de plaisir. La partie de jambes en l’air a fini en queue de poisson puisque la demoiselle s’est retrouvée à la barre du tribunal correctionnel de Dixinn. Elle a été jugée hier, mardi 27 juillet 2019, pour des faits de vol au préjudice de BD, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

La pimpante NS, âgée de 22 ans, est jugée pour le vol d’un téléphone Samsung S8 et d’une somme de 20 millions de francs guinéens au préjudice de BD. Appelée à la barre, la demoiselle a nié les faits pour lesquels elle est jugée. Dans ses explications, la prévenue a laissé entendre qu’elle n’a pas volé ni de téléphone ni de l’argent. « Je n’ai volé ni son téléphone, ni son argent ».

Par ailleurs, NS est revenue sur la trame des événements. « Il m’a trouvée à Kipé à 6 heures du matin, dans un restaurant. Il m’a dit qu’il veut coucher avec moi. J’ai donné mon accord et on a conclu le marché à 400 mille francs guinéens. Ainsi, il m’a prise dans son véhicule pour m’envoyer dans un Motel à Foula-Madina, un quartier que je ne maîtrise même pas bien. Il a couché avec moi et il a refusé de me payer le montant qu’on a conclu. Moi aussi, j’ai pris son téléphone et je suis sortie de la chambre du Motel. Après, je suis allée au marché de Madina, à Bordeaux, et je l’ai revendu à 400 mille francs guinéens. C’est dans une chambre de Motel que cela s’est passé. Donc, il n’y avait pas d’argent gardé sous une table. Il n’y avait même pas de table. Moi, c’est son téléphone que j’ai pris et j’ai revendu pour récupérer les 400 mille francs guinéens qu’il me devait après avoir couché avec moi », a-t-elle expliqué, sans gêne.

Des arguments balayés d’un revers de main par BD qui soutient mordicus avoir perdu son téléphone et ses 20 million de francs guinéens du fait des agissements de la jeune fille.

Selon lui, les faits ne se sont pas passés dans un motel ; mais, dans une de ses concessions. « Je revenais d’une soirée et je suis venu jusqu’à Kipé. Je suis allé dans un restaurant ou vend une dame léonaise. J’ai acheté un plat. J’ai vu NS, je l’ai invitée. Elle est venue, on a mangé ensemble. Comme je rentrais chez moi à Foula-Madina, elle m’a dit de la déposer à Kaporo marché. Nous sommes venus jusqu’à Kaporo, elle dit que ce ne serait pas bon pour elle de descendre à pareille heure et aller trouver sa tante avec laquelle elle vit. Alors, on a continué chez moi. Arrivé sur les lieux, j’ai ouvert la chambre et comme j’étais trop fatigué, je me suis profondément endormi. C’est ainsi qu’elle a profité pour voler le montant de 20 millions de francs guinéens qui était sous la table, et mon téléphone S8. Elle a pris les clefs que je cachais, elle a ouvert la porte et elle est partie », a-t-il expliqué.

En outre, BD dira que c’est par le biais des agents de la direction de la police judiciaire qu’il a pu mettre main sur NS« Ce qui m’a coûté encore beaucoup d’argent ».

Dans ses réquisitions, le procureur a dit que les faits de vol du téléphone sont avérés, « car la prévenue elle-même a avoué avoir pris le téléphone pour le revendre au marché de Madina. C’est pourquoi, je vous demande de la retenir dans les liens de la culpabilité de vol en la condamnant à un an de prison ».

Finalement, le tribunal a ordonné le remboursement du téléphone Samsung S8 par NS, tout en la renvoyant des fins de la poursuite pour le vol du montant de 20 millions de francs guinéens. A l’énoncé du verdict, la demoiselle a jeté un regard moqueur sur BD, visiblement déçu.

Détenue depuis le 7 août, juste trois semaines, à la maison centrale de Coronthie, NS va donc sortir de prison ; mais, elle devra rembourser le Smartphone de BD.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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Mamou : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

28 août 2019 à 10 10 48 08488

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mamou a lancé un gigantesque programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine. Cette installation, dont le lancement a eu lieu hier mardi, 27 août 2019, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action du FNDC, adopté il y a quelques mois dans la région.

La démarche vise à contrecarrer les velléités de tripatouillage de la Constitution en cours de préparation dans notre pays en vue de permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du FNDC

Selon le coordinateur régional du FNDC, Mamadou Aliou Madina Diallo, l’installation de ce point focal dans les quartiers vise à contrecarrer ceux qui veulent modifier la Constitution d’une part et d’autre part sensibiliser les citoyens pour s’opposer au projet de troisième mandat. « Installer le Front National pour la Défense de la Constitution dans les quartiers, ça nous permettra de sensibiliser davantage les citoyens pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat, ceux qui veulent ternir l’image de notre pays au niveau international en violant la Constitution. C’est pourquoi, c’est notre devoir de venir sensibiliser les citoyens à la base. Nous demandons aux citoyens d’être prêts, au cas où le président appelle à la modification de la Constitution ».

Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou

De son côté, Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou, tire à boulets rouges sur les projets réalisés dans le cadre de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités). « Nous venons informer les citoyens de Mamou sur le projet ANAFIC, qui a pour objectif de s’octroyer un 3ème mandat. Pourquoi attendre la fin de leur mandat pour chercher à modifier la Constitution sur laquelle ils ont juré ? Pourquoi attendre la fin de leur régime pour venir développer les communes par le biais de ce projet ? Nous demandons aux chefs religieux et chefs coutumiers de sauver cette constitution et de dire la vérité au gouvernement, parce que nous avons appris que parmi les points de la nouvelle Constitution, il y a des points qui parlent de l’homosexualité. Et si la politique n’est pas une religion, elle peut être un facteur de la destruction de la religion. Si les autorités religieuses, à qui Dieu a confié la destinée de ces religions, restent bras croisés, ils répondront devant Allah », a-t-il laissé entendre.

Selon le programme, les quartiers Abattoir 1 et 2, Kimbély 1et 2, et Télico constituent la première étape de cette tournée d’installation des antennes du FNDC dans la ville carrefour parmi les six zones.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Conakry : immersion dans l’univers de Lamine Doumbouya, coiffeur pour dames

28 août 2019 à 8 08 57 08578

Dans notre pays, il y a en général une division du travail selon le genre, avec des activités réservées aux hommes et aux femmes. Mais parfois, certains hommes se font remarquer en exerçant dans des secteurs réservés aux femmes et vice-versa. C’est le cas de Mohamed Lamine Doumbouya qui fait notamment de la coiffure pour dames au marché d’ENCO 5, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohamed Lamine Doumbouya exerce ce métier qu’il a appris avec son grand frère depuis plus d’un quart de siècle. « Vous savez dans ce monde, chacun a son travail. J’ai commencé ce travail depuis 1993. Mais, ce travail n’était pas mon travail, c’est mon frère qui faisait ce métier. Avant, j’étais un footballeur, je faisais la décoration également. J’ai aimé ce travail à cause de mon frère, parce que c’est lui qui faisait ce travail. Quand mon frère était débordé par le travail avec les clients, il m’appelait pour que je lui vienne en aide. C’est comme ça que j’ai appris ce métier avec lui. Et quand il est parti en Occident, j’ai pris la relève pour ne pas que le salon reste abandonné », a-t-il expliqué ce mardi, 27 août 2019.

Mohamed Lamine Doumbouya, coiffeur

N’ayant pas fait une formation professionnelle de coiffeur, Mohamed Lamine Doumbouya n’en demeure pas moins un grand créateur dans son domaine. « Quand je dis à quelqu’un que je n’ai pas fait une formation pour ça, les gens ne vont pas me croire, parce que je fais des coiffures que certaines personnes qui ont suivi des formations ne savent pas faire. Je crée des coiffures moi-même pour faire plaisir à mes clientes. Je fais Caprishon, les Rihanna, coupe, zéro-zéro et je fixe les faux cils, ongles et autres coiffures et je fais également du rasta Je coiffe aussi les garçons. C’est dans ça que j’ai eu beaucoup de relations, certaines filles et garçons sont venus travailler avec moi ici », a-t-il fait savoir.

Plus loin, monsieur Doumbouya a laissé entendre que ce travail n’était pas une passion pour lui, mais il parvient à se tirer d’affaires. « En vrai, ce travail n’est pas ma passion. Mais, je le fais et aujourd’hui ça m’a beaucoup aidé, parce que c’est dans ça que je soutiens ma famille et je subviens à mes besoins. Sinon, ma passion c’est le foot. J’ai douze jeunes filles qui travaillent avec moi, qui sont mes employées ».

Parlant des difficultés, Mohamed Lamine Doumbouya dit qu’il a dû s’adapter à la tendance puisque les jeunes filles préfèrent désormais les tissages et perruques. « Aujourd’hui, les tissages et les perruques sont les coiffures les plus prisées par nos sœurs. La clientèle dépend du temps. Contrairement au passé, nos sœurs faisaient des tirés, des caprishon, des bablish que je faisais à 80 000, à 50 000 FG et autres. Maintenant, on ne le fait plus presque, donc j’apprends à faire le tissage », dit-il.

Estelle Guilavogui, employée chez Lamine Doumbouya
Estelle Guilavogui, employée chez Lamine Doumbouya

Pour sa part, Estelle Guilavogui, employée chez Lamine Doumbouya, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son maitre. « Il est notre chef et il sait faire son travail. Car, il y a même des gens qui quittent la ville (Kaloum) pour ici pour mettre les rasta ou pour d’autres coiffures. Nous sommes avec lui, ce que nous faisons, c’est tissage et perruque », a-t-elle confié.

Daloba Kouroumah, cliente

La satisfaction est de mise chez la clientèle. C’est le cas de Daloba Kouroumah : « moi, ça fait 4 ans maintenant que je viens chez maitre Doumbouya pour me coiffer avec mes enfants, parce que son travail est bon et il sait satisfaire ses clients ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Boké : 8 points à l’ordre du jour de la 2ème session ordinaire du conseil communal

27 août 2019 à 19 07 09 08098
conseil communal de Boké

La deuxième (2ème) session du conseil communal de Boké s’est ouverte ce mardi, 27 août 2009, dans la salle de conférence de la mairie. La rencontre, qui va s’étaler sur trois jours, regroupe les autorités de tutelle, les religieux, les associations de jeunesse, la société civile et 27 des 29 conseillers de la commune, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké

L’ouverture de cette deuxième session du conseil communal de Boké a été présidée par le directeur de cabinet du gouvernorat. Dans son intervention, Elhadj Baba Dramé a rappelé aux conseillers l’importance de la cérémonie. «Avec les huit points inscrits à l’ordre du jour, nous avons l’espoir que tout va bien se passer et que tout ce qui se dira ici sera au profit des populations de la commune urbaine de Boké ».

Selon nos informations, huit (8) points sont inscrits à l’ordre du jour, au nombre des quels les fonciers bâtis, la situation des infrastructures économiques, l’assainissement, la délégation communale de la jeunesse et des femmes mais aussi le parrainage des quartiers.

Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké
Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké

Le maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, est revenu sur les raisons du choix de ces points comme ordre du jour. «La proposition du présent ordre du jour représente sans ambages les préoccupations des citoyens, les défis auxquels sont confrontés le conseil communal pour une véritable mobilisation des ressources locales et favoriser l’instauration de la paix et la quiétude sociale dans la cité. Elle tient aussi en compte les recommandations de la commission budgétaire arbitrale préfectorale », a laissé entendre le maire.

En outre, monsieur Tawel Camara n’a pas occulté les difficultés qui minent la commune urbaine de Boké, immensément riche en ressources minières, mais dont les populations tirent le diable par la queue : « l’état de dégradation poussé de la voirie urbaine, l’occupation anarchique des trottoirs et espace public, l’octroi illégal des domaines du patrimoine bâti et non bâti par les services préfectoraux, la dégradation poussée de l’environnement, le manque d’organisation des structures de jeunes, la sécurité des personnes et de leurs biens, sont des préoccupations majeures auxquelles l’autorité communale est confrontée ».

Cette deuxième session ordinaire du conseil communal de Boké durera trois jours où toutes les questions importantes seront passées aux peignes fins.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Baïlobayah Centre (Dubréka) : 7 attaques à mains armées en 2 mois

27 août 2019 à 18 06 36 08368

Depuis plusieurs semaines, des forums locaux de sécurité et de prévention de la délinquance s’organisent dans les quartiers de Conakry, Coyah et Dubreka. Ce, à travers le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité (PARSS-MSPC), financé par l’Union européenne. Ce mardi, 27 août 2019, c’était au tour du quartier Bailobayah Centre, dans la préfecture de Dubreka, d’abriter les travaux de ce forum, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la doctrine de la police de proximité, des outils de gouvernance locale de sécurité sont adoptés, notamment par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation et le ministère de la sécurité et de la protection civile. La démarche vise à impliquer les citoyens à la base et les élus locaux dans la sécurité. Il s’agit notamment des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) installés au niveau des mairies et dans les quartiers. Ce mardi, les membres du conseil de quartier, les jeunes leaders et les sages du quartier Bailobayah Centre et les responsables du projet ont échangé sur toutes les questions liées à leur sécurité.

Selon Siba Koropogui, chargé d’études à Coginta, le forum local de sécurité et de prévention de la délinquance est un espace d’échanges entre forces de sécurité et populations pour rétablir la confiance entre les deux entités.

Siba Koropogui, chargé d’étude à Coginta

« Pourquoi discuter des questions de sécurité à l’échelle d’un quartier ? C’est parce qu’on a constaté à travers une étude qu’il y a une crise de confiance entre les services de sécurité et la population. Pour améliorer cette crise de confiance, il est mieux de réunir ces deux entités, afin qu’elles puissent ensemble discuter des problèmes sécuritaires, mais aussi initier ensemble des actions qui peuvent permettre de juguler les problèmes de sécurité qui se posent au niveau du quartier. Donc, c’est dans ce contexte que ce forum est organisé, afin d’avoir des informations qui peuvent aider à mieux gérer des problèmes de sécurité. A Bailobayah Centre on a compris que les citoyens sont inquiets par rapport à l’état de sécurité de leur quartier. Parce qu’il y a assez de zones de consommation de la drogue, il y a aussi la présence des bandes de jeunes agressives à certains endroits. Et, la présence de ces deux éléments crée ce que nous appelons les sentiments d’insécurité. Le chef de quartier nous rappelait d’ailleurs que pendant 2018, en l’espace de deux mois, qu’il y a eu 7 attaques à mains armées. Ce qui montre que la situation sécuritaire est très inquiétante », a-t-il relevé.

Pour faire face à ce problème d’insécurité à Bailobayah Centre, Siba Koropogui a indiqué que « le forum a décidé que les services de sécurité puissent patrouiller dans la zone. Au-moins, la présence policière va dissuader les individus malintentionnés qui voudraient passer à l’acte délinquant. Et, ils ont décidé d’initier une autre action qui consiste à fermer une société d’arnaque des citoyens qui se trouve au niveau du quartier. Et, ils veulent pour cela avoir l’appui de la commune qui puisse les aider à pouvoir mieux s’en sortir. Donc, voilà un peu quelques initiatives à l’échelle locale qui peuvent se mettre en place », a-t-il expliqué.

De son côté, Elhadj Alpha Oumar Diallo, président du conseil de quartier de Bailobayah Centre, s’est réjoui de l’introduction de la police de proximité dans la localité. Il espère que les problèmes d’ordre sécuritaire auxquels son quartier est confronté seront résolus suite à ce forum.

Elhadj Alpha Oumar Diallo, président du conseil de quartier de Bailobayah Centre

« Je me réjouis de ce forum. Ça a été une rencontre de donner et de recevoir. Désormais, ma population a compris qu’elle a à faire à une police au compte de la population et non une police répressive. Donc, ça s’est bien passé, ma population a bien compris le message. Et, pour tout problème, on va faire face désormais à la police. Déjà, je suis satisfait parce qu’après avoir posé nos problèmes, le représentant de la sécurité qui est venu ici avec le représentant de Coginta, ils nous ont rassuré que les problèmes que nous avons posés vont trouver des solutions. Ça, ça nous réjouit », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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N’zérékoré : la CEPI en conclave avec les parties prenantes au processus électoral

27 août 2019 à 18 06 17 08178

La Commission Electorale Préfectorale et Indépendante (CEPI) de N’zérékoré a conféré avec l’ensemble des parties prenantes au processus électoral en Guinée. C’est la salle de réunion de la mairie qui a servi de cadre à la rencontre présidée par le directeur de cabinet du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La rencontre vise à outiller les participants sur le processus d’installation des membres des démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au nombre de 45 participants, venus des partis politique de l’opposition, de la mouvance présidentielle, de l’administration du territoire et de la société civile à prendre pas cette rencontre.

François Makilé Kéléba, Directeur de cabinet du président de la CENI, chargé de la mission d’installation des membres des démembrements de la CENI

Selon François Makilé Kéléba, directeur de cabinet du président de la CENI et chargé de la mission d’installation des membres des démembrements de la CENI, « la rencontre qui vient de clôturer, c’est ce qu’on appelle le CIP (Comité Interpartis). C’est un cadre de concertation, de dialogue, de discussion et d’échanges que la CENI a créé pour pouvoir permettre d’échanger avec les partis politiques et l’ensemble des parties prenantes au processus électoral pour s’accorder sur certaines activités, sur certaines démarches que la CENI est en train d’entreprendre. Cette fois ci, il était question de discuter des détails liés aux calculs des effectifs des démembrements, aussi de donner des détails sur les différentes étapes de la mise en place des démembrements, et également du mode de calcul des membres des démembrements »

En ce qui concerne le problème qui divise l’opposition dans le partage des places, le directeur du cabinet du président de la CENI a apporté des précisions : « chez nous au niveau de la CENI, c’est nous qui parlons de consensus. Mais, la loi est claire. Au niveau de l’article 23, la loi est claire. On dit que les partis politiques doivent designer en fonction des résultats obtenus dans les localités où ils doivent signer les membres des démembrements. Au niveau de l’opposition, ça pose effectivement problèmes, parce qu’il y a beaucoup de partis politique au sein de l’opposition. Donc, il s’agit de se référer aux deux élections nationales (législative de 2013 et la présidentielle de 2015), et aussi aux élections locales 2018. Donc, en fonction des résultats de chaque parti, ils vont avoir à désigner un ou des représentants au niveau des démembrements. Et c’est ce choix qui est compliqué au niveau de l’opposition parce que chacun à son mode de calcul, mais le mode de calcul est défini par la loi »

En outre, François Makilé Kéléba ajoute que « si nous prenons exemple sur la CEPI de Nzérékoré, vous avez 22 quartiers plus un, c’est 23 à designer. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, ils n’ont pas trouvé une liste consensuelle. L’opposition doit déposer une seule liste au lieu que les partis d’opposition déposent des listes. Donc, c’est en cela que nous sommes en train d’inviter les partis de l’opposition à se retrouver aujourd’hui pour qu’ils puissent nous déposer une liste consensuelle et la même chose au niveau de la société civile ».

Au sortir de la rencontre, certains acteurs se sont dits satisfaits du résultat des discussions. C’est le cas de Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré, issu des rangs de l’UFDG.

Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré,
Mamadou Maladho Diaouné, point focal de l’opposition de Nzérékoré

« J’avoue qu’on sort convaincu parce qu’à l’intérieur chacun a compris que l’UFDG avait suffisamment fait de concessions. On a donné assez pour que d’autres partis puissent avoir de représentants au niveau des démembrements. Et c’est ce qui avait été fait et que d’autres partis qui avaient refusé et aujourd’hui ils ont compris que l’UFDG en a fait des efforts, et c’est une fierté pour nous. Je pense que l’opposition va œuvrer pour que les gens soient soudés. Et nous allons nous retrouver pour finaliser la liste des membres des démembrements ».

Pour sa part, Mathieu Manamou, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile de Nzérékoré, a dit que les choses se sont bien passées même si la société civile n’est pas épargnée.

Mathieu Manamou, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile de Nzérékoré

« Nous avons reçu depuis ce matin une mission de la CENI, qui a une casquette d’activités à mener. Pour le moment ils ont commencé par le maillon, c’est à dire le Comité Inter partis. J’avoue que ça s’est bien passé, parce que le missionnaire a expliqué de fond en comble les objectifs de sa mission. Mais le problème, ce n’est pas seulement l’opposition. On a les mêmes problèmes, au moins niveau de l’opposition, il y a une base de calcul, c’est à dire la loi. Mais chez nous, on n’a pas ça. En plus, on nous parle de représentativité sur le terrain. A N’zérékoré, on sait qui est société civile, qui ne l’est pas. Mais, on va se retrouver pour discuter et trouver une liste consensuelle avec les membres du CNOSC que je représente ici à N’zérékoré et la CONASOC ».

Il faut noter que dans la circonscription de N’zérékoré, 23 postes sont à pourvoir : 2 pour la société civile, un pour l’administration du territoire, 10 pour l’opposition et les 10 autres pour la mouvance présidentielle.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel +22462016+6816/666890877

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Conakry : un enseignant jugé pour avoir frappé et édenté sa marâtre à l’aide d’un bâton

27 août 2019 à 16 04 25 08258

Un conflit entre les membres d’une même famille a failli tourner au drame il y a un mois au quartier Bonfi marché, dans la commune de Matam. Alkhaly Touré, enseignant de profession, est accusé d’avoir frappé à l’aide d’un bâton sa marâtre, madame Mariam Touré, et son frère Nabilaye Touré. Son procès s’est ouvert hier lundi, 26 août 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco où il a nié les faits de coups et blessures volontaires mis à sa charge, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’altercation entre les deux parties a eu lieu le 22 juillet dernier. Appelé à la barre, Alkhaly Touré qui est détenu depuis quatre jours, a dit qu’il y a bien eu altercation, mais nie avoir donné des coups à qui ce soit. Selon lui, leur opposition est née de la gestion des biens laissés par leur défunt père, Elhadj Soriba Touré. « Il y a un puits dans notre concession. Un puits laissé par notre défunt père, Elhadj Soriba Touré où tous les membres de la famille s’approvisionnent en eau. J’étais en train d’aménager ce puits avec un maçon que j’ai envoyé. On a mélangé le ciment, je suis allé chercher de l’eau. A mon retour, j’ai trouvé que mon frère Nabilaye Moussa Touré a incité les enfants contre ma maman. Quand on a commencé les travaux, ils sont venus barricader le passage. Dès que maman est sortie pour intervenir, le petit Albert s’est jeté sur elle. Il lui a même donné un coup et elle est tombée. C’est ainsi que je suis venu vers mon frère pour lui dire de cesser d’inciter les enfants contre ma maman. Il a répondu qu’il s’en foutait. Il dit que le partage des biens de notre père est déjà fait et on ne doit plus aller là-bas. C’est ce qui s’est passé. Je n’ai donné un coup à qui que se soit », s’est-il défendu.

Des propos balayés d’un revers de main par sa marâtre qui dit avoir perdu ses dents lors de son agression par l’enseignant. Selon madame Mariam Touré, « ils sont venus d’abord me menacer de mort. Ce jour, ils ont fait sortir mes effets, des carreaux cassés et sept (7) sacs de charbon que je gardais dans un magasin. Ils détenaient tous des haches et des bois. Alkhaly Touré en personne détenait une barre de fer et un bois. Il a soulevé le bois pour taper un certain Mory Oulen. Je me suis interposée. C’est ainsi qu’il m’a tapé avec le bois au niveau de la bouche. J’ai perdu mes dents, j’ai saigné et je suis tombée. J’ai eu un choc, et ils m’ont envoyé a l’hôpital Ignace Deen », a expliqué la vieille dame, assise sur une chaise devant le tribunal.

En outre, madame Mariam Touré dit qu’en dehors de ces coups et blessures, elle est aussi victime de menace de mort dans cette concession. C’est pour cette raison qu’elle demande de l’aide à la justice. « Aujourd’hui, je demande à la justice de m’aider. Je vous demande de trancher et de mettre fin à cette situation parce qu’ils me menacent de mort tous les jours », a-t-elle sollicité.

L’affaire a été renvoyée au 2 septembre 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Kindia : découverte du corps sans vie d’un jeune marchand à Manquepas

27 août 2019 à 16 04 17 08178
Abbas Diallo, la victime

Le corps sans vie d’un jeune homme âgé de 27 ans, du nom d’Abass Diallo, a été découvert hier lundi, 26 août 2019, aux environs de 20 h, au quartier Manquepas, dans la commune urbaine de Kindia. Des traces de sang sur le cou et un couteau de cuisine ont été retrouvés sur les lieux, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le corps sans vie du jeune Abass Diallo, originaire de la préfecture de Koubia, a été découvert dans sa chambre à Manquepas. Selon nos informations, le corps de ce marchand de profession, marié et père de deux enfants, a été retrouvé par la femme d’un de ses voisins. La même source ajoute que le corps était à moitié nu, portant un pantalon Jean, couché sur le dos avec des traces de sang sur le cou et un couteau de cuisine en bas du lit.

Mouctar Diallo

Mouctar Diallo, couturier de profession et grand frère de la victime, a expliqué que le jeune se plaignait de maladie. « Je vis à Cotonou, au Bénin. Je suis venu pour faire la fête en Guinée avec les parents. Je me suis déplacé pour aller saluer ma belle famille à Conakry. C’est de là bas que mon jeune frère m’a appelé pour me dire qu’il ne se sentait pas bien. Donc, il est arrivé à l’hôpital. On lui a demandé de passer la radio. On m’a informé de cela. Directement je me suis dit de venir. Mais, il n’y avait pas de véhicule à la gare routière. C’est ainsi que j’ai déplacé un taxi-moto à cent cinquante mille francs guinéens. Je suis arrivé ici vers 19 h. J’étais à la maison chez ma mère à Wondima. Je lui ai demandé ce qu’il faut pour mon petit frère. Elle m’a dit qu’elle a été appelée par ce dernier qui disait qu’il a la tuberculose, selon les analyses du médecin. Mais moi, je me suis dit que ce n’est pas une maladie grave. On peut la traiter. Après la prière de 20h, j’ai été appelé par sa femme qui disait de venir au secours, que son mari est décédé. Effectivement, on a trouvé à la maison les gendarmes qui étaient entrain de faire le constat. Ils ont dit de ne pas toucher le corps jusqu’à l’arrivée de leur chef. Après le constat, ils ont appelé plusieurs médecins. Ce n’est que vers la fin que deux médecins sont venus qui ont regardé le corps et son carnet de l’hôpital puis ils ont transporté le corps à l’hôpital régional de Kindia. On attend maintenant le résultat de leur constat : si c’est une mort naturelle, un suicide ou assassinat. Ce qui est fait est déjà fait. Seule la gendarmerie qui peut nous confirmer si c’est lui qui s’est donné la mort ou bien si c’est quelqu’un d’autre ».

A préciser que le défunt Abass Diallo a séjourné en Angola avant de s’installer à Kindia où son kiosque a été plusieurs fois cambriolés par des malfaiteurs.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796/664354238

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Tony Elumelu prononcera un discours luminaire à la TICAD au Japon

27 août 2019 à 16 04 05 08058
Tony O. Elumelu, Promoteur de la Fondation Tony Elumelu et Président de United Bank for Africa

Communiqué : Tony O. Elumelu, Promoteur de la Fondation Tony Elumelu et Président de United Bank for Africa (UBA), prendra la parole lors de la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), qui se tiendra à Yokohama, au Japon, du 28 au 30 août 2019. En tant que le premier champion de l’entrepreneuriat en Afrique, M. Elumelu veillera à ce que la voix d’une nouvelle génération d’entrepreneurs africains, capable de transformer le continent, soit entendue au plus haut niveau.

M. Elumelu s’exprimera aux côtés de dirigeants politiques et économiques mondiaux et africains, dont le Premier ministre Shinzō Abe du Japon; S.E. M. Muhammadu Buhari, Président du Nigéria; S.E. M. Abdel-Fattah El-Sisi, Président de l’Égypte et Président de l’Union Africaine (UA), S.E. M. Cyril Ramaphosa, Président de l’Afrique du Sud; et S.E. M. Paul Kigamé, Président du Rwanda.

M. Elumelu prononcera un discours en séance plénière lors du dialogue entre les entreprises publiques et privées, qui réunira les dirigeants des secteurs public et privé japonais et africains à la TICAD. Lors de cet événement, M. Elumelu fera la promotion de sa philosophie de l’Africapitalisme, qui considère que l’entreprenariat est la clé pour stimuler la transformation économique de l’Afrique, en soulignant le besoin urgent d’autonomiser les jeunes entrepreneurs et la nécessité pour les gouvernements et les autres décideurs de créer un environnement propice à une croissance dont l’entreprenariat est le moteur.

Après un discours de bienvenue du Premier ministre japonais, M. Shinzo Abe, M. Elumelu prononcera le discours liminaire au forum officiel des entreprises, organisé par l’Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO). La conférence constitue une plateforme unique pour les décideurs clés du Japon et d’Afrique, tant dans le monde des affaires que dans le monde politique, d’identifier les opportunités d’investissement et d’échange de connaissances.

À une époque où les gouvernements et les organismes internationaux reconnaissent de plus en plus que la voie vers la transformation de l’Afrique passe par des solutions mises en œuvre par les Africains et la croissance du secteur privé, M. Elumelu a remporté de nombreux succès en fondant UBA, l’un des principaux groupes de services financiers en Afrique, présent dans vingt pays africains, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, ainsi que la société d’investissement multisectorielle, Heirs Holdings, employant plus de 30 000 Africains, ce qui caractérise une nouvelle génération de dynamisme des entreprises africaines.

M. Elumelu se joindra, lors de sa visite au Japon, à S.E. Paul Kagamé, Président du Rwanda et Coprésident du groupe des dirigeants de Génération Sans Limites (Gen-U), et à la Directrice Générale de l’UNICEF, Henrietta Fore, pour coprésider un petit-déjeuner de travail entre l’UNICEF [et l’Union Africaine] axé sur la façon d’intensifier les investissements dans la jeunesse africaine et de développer une vision spécifique pour la création d’emplois en Afrique. L’événement sollicitera des engagements spécifiques de la part des dirigeants africains pour la mise en œuvre d’un plan commercial pour la connectivité numérique en Afrique, comme TEFConnect de la Fondation Tony Elumelu, le plus grand réseau numérique d’entrepreneurs africains.

Par le biais de la Fondation Tony Elumelu, M. Elumelu est en train de réécrire le récit de l’Afrique. Au cours des cinq premières années du programme phare de la Fondation sur l’entreprenariat, 7 521 entrepreneurs africains originaires des 54 pays africains ont bénéficié de l’engagement personnel de 10 ans de M. Elumelu consistant en un capital d’amorçage de 100 millions de dollars, d’un un mentorat et d’une formation. Six des bénéficiaires du programme ont été sponsorisés par le PNUD pour assister à la TICAD.

M. Elumelu sera accompagné d’une délégation de United Bank for Africa et de la Fondation Tony Elumelu, dont Ifeyinwa Ugochukwu, DG de la Fondation Tony Elumelu; Dupe Olusola, Directrice du marketing du Groupe UBA, et Muyiwa Akinyemi, Directeur de la banque des entreprises du Groupe UBA.

Organisée par le gouvernement japonais, la TICAD est un forum triennal visant à stimuler le développement de l’Afrique par le biais des personnes, de la technologie et de l’innovation, en réunissant des représentants des gouvernements, des chefs d’entreprise et d’autres parties prenantes.

Communiqué transmis par UBA Guinée

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Littoral : les médias sollicités pour préserver l’environnement marin

27 août 2019 à 15 03 57 08578

Impliquer les médias dans l’information, l’éducation, la sensibilisation et la communication sur les enjeux et défis environnementaux qui se posent au littoral en Guinée ? Tels étaient les objectifs de cette rencontre avec les médias ce mardi dans les locaux de l’ONG Guinée écologie ce mardi à Conakry.

Une initiative soutenue par Wetlands international et le PRCM, entendez partenariat, régional pour la conservation marine et côtière.

Une initiative de la plateforme des acteurs de la société civile pour la défense du littoral en Guinée, à la quelle plusieurs journalistes étaient présents.

Dans son allocution en guise d’introduction, le président fondateur de Guinée Ecologie, Professeur Mamadou Saliou DIALLO dira que « Les acteurs de la société civile doivent travailler en synergie avec l’Etat avec la conscience, l’unité et la citoyenneté pour protéger le littoral, qui est certes un atout majeur, puisque de nombreux autres pays n’ont pas cette chance, mais doit être protégé par chacune et chacun de nous, en vue d’une exploitation rationnelle, intelligente, responsable et durable… ».

Il s’agit, toujours selon lui, de développer de manière propice donc cet espace, en tenant compte des études d’impact social et environnemental dans le développement du littoral, dira Pr Saliou DIALLO également Conseiller à Guinée Ecologie. « En ce qui concerne les médias, il s’agit de créer une synergie entre ces médias justement et les acteurs de la société civile pour une dynamique commune. Pour cela, les médias que vous êtes sont incontournables pour nous aider à informer, sensibiliser et communiquer sur tout ce que nous faisons. Je vous invite à maintenir cette dynamique, à travers votre engagement, que je souhaite militant… ».

Poursuivant dans la même lancée, le Directeur Exécutif Adjoint de Guinée Ecologie, rappellera que cette dynamique a été enclenchée à travers le projet PRISE, entendez projet régional intégré des infrastructures sur le littoral qui concerne la gestion du littoral dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest dont le Cap Vert, le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée Bissau et la Guinée. Il a ensuite appelé les médias à « s’engager dans la dynamique afin de véhiculer les messages auprès des acteurs en général et des populations en particulier… ».

Hadja Aissatou BAH, spécialiste des questions de communication environnementale

La parole est ensuite revenue à Hadja Aissatou BAH, spécialiste des questions de communication environnementale et membre de l’association femme, mines et environnement, d’insister sur la place de l’information, de l’éducation, de la sensibilisation et de la prise de conscience dans la protection de l’environnement en général et du littoral en particulier.

Elle a ensuite mis un accent sur le rôle et la place des femmes dans la protection de l’environnement en ces termes, « les femmes qui vivent sur le littoral, donc qui ont besoin de la nature pour vivre, et surtout qui constituent plus de la moitié de la population guinéenne, ont un rôle essentiel et incontournable à jouer dans la protection de l’environnement en général et du littoral en particulier…. ». Elle ajoute que « si ces dernières s’engagent véritablement dans le combat, la protection de la nature sera une réalité, pour nous et surtout pour les générations futures… ».

La situation des femmes dans les zones minières n’a pas été occultée dans son intervention. A ce niveau, elle dira que les médias doivent comprendre les langues du terroir afin de mieux relater le vécu de ces populations pour mieux le relayer par la suite au public, qui a tant besoin d’informations pour être au bain des choses, en vue d’adopter des comportements positifs.

Les interventions ont pris fin par celle de Mamoudou CONDE, spécialiste des questions minières, sur « le contenu local » et sa place dans le développement du pays, particulièrement dans les zones minières. Bien avant, il a tout d’abord cité, les piliers du contenu local, qui sont, la formation, la sous-traitance et l’emploi. Il a plaidé enfin, pour sa prise en compte en vue d’éviter des conséquences fâcheuses, comme c’est le cas souvent dans les zones minières du pays.

En ce qui concerne les impacts des infrastructures sur le littoral, il a prôné la prise en compte des droits des communautés, le développement du tourisme, des emplois verts, sensibiliser les communautés sur le littoral en ce qui concerne la conception et l’élaboration des outils sur le plan de gestion environnemental. Puisque conclura-t-il, nous nous le devons, pour nous et surtout pour les générations qui viendront après nous.

Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Protection de la nature : CIPAD Guinée lance sa campagne, ‘’un Guinéen, un arbre’’

27 août 2019 à 15 03 49 08498

En Guinée le couvert végétal est fortement dégradé ces derniers temps, c’est un secret de polichinelle. Pour faire face à cette situation, des initiatives sont prises par l’État et ses partenaires. D’où le lancement de cette campagne qui concerne les ambassades et institutions internationales en poste à Conakry. Une manière d’impliquer l’ensemble des acteurs à la restauration du patrimoine forestier.

Cette initiative vise à accompagner l’Etat Guinéen qui, à travers le Chef de l’Etat a lancé en juillet dernier, la campagne nationale de reboisement pour 1600 hectares, et l’ensemble des acteurs y sont sollicités. D’où le lancement de cette campagne qui concerne les ambassades, l’ensemble des départements ministériels ainsi que les institutions en poste en Guinée.

Le lancement a eu lieu ce week-end à la place des martyrs dans la commune de Kaloum, ici à Conakry. Une initiative de CIPAD GUINÉE, entendez, « community, initiative, peace and development », sous le slogan ‘’un Guinéen, un arbre’’.

Président de CIPAD, Mamady TOURE,
Mamady TOURE, Président de CIPAD Guinée

Dans son allocution, le Président de CIPAD, Mamady TOURE, dira que « cette initiative vise à accompagner l’initiative du Chef de l’Etat, qui a lancé la campagne de reboisement national en juillet dernier, dans l’objectif de restaurer le couvert végétal fortement dégradé ces derniers temps en Guinée… ». Il ajoute en disant que « 1 500 000 plants seront mis en terre lors de cette campagne, une manière pour nous aider à atténuer les effets du réchauffement climatique dont les effets ne sont plus à démontrer. Parmi eux, je citerai, la sécheresse, la dégradation des sols, la baisse ou la perturbation de la pluviométrie…. ».

Appolinaire HABA, Directeur National Adjoint Environnement

S’adressant à l’auditoire, au nom du Ministre en charge de l’Environnement, le Directeur National Adjoint de l’Environnement, M. Appolinaire HABA dira que « cette initiative s’inscrit en droite ligne des ambitions du Gouvernement Guinéen à travers le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Nous sommes en train de tout faire pour aider à la restauration du couvert végétal fortement dégradé ces derniers temps en Guinée. Nous ne pouvons que vous soutenir et vous encourager pour ce que vous faites dans ce sens… ».

La cérémonie s’est achevée par la mise en terres de quelques flamboyants dans l’enceinte de la cour de la place des martyrs. A préciser que la campagne vise principalement à restaurer les forêts péri-urbaines qui tendent à disparaître dans les villes du pays, alors qu’elles permettent de séquestrer le co2 responsable en grande partie du réchauffement climatique selon les spécialistes.

Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Manif à Sonfonia Gare : l’administratrice du marché dit ignorer les raisons de son limogeage

27 août 2019 à 15 03 33 08338

Les femmes du marché Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma, ont manifesté contre le limogeage de madame Bangoura Hadja Mabinty Traoré, administratrice dudit marché ce mardi, 27 août 2019. Elles ont barricadé la route Le Prince, perturbant sérieusement la circulation à un moment où de nombreux usagers de la route se rendaient au travail. Madame Bangoura dit ne rien savoir des raisons de son limogeage, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du marché de Sonfonia Gare étaient très en colère ce mardi. Elles ont occupé pendant plusieurs heures la route Le Prince, empêchant toute circulation sur les deux voies Wanindara-Cimenterie, avant de se faire chasser des lieux par les forces de l’ordre.

Fatoumata Sylla

« Nous ne quitterons pas ici tant que Mabinty Traoré ne regagne pas son poste. Elle est la maman des pauvres dames que nous sommes. Nous n’accepterons aucun administrateur de marché ici, si ce n’est Mabinty Traoré. Nous réclamons notre cheffe Mabinty Traoré ! Nous réclamons Mabinty Traoré », a lancé Fatoumata Sylla.

Mariama Nabé

Même son de cloche chez Mariam Nabé, qui dit garder de bons souvenirs de la dame. « Mabinty Traoré est pour tout le monde. Depuis que je suis venue dans ce marché, j’entretiens que de bonnes relations avec cette dame. Maintenant, nous voulons savoir pourquoi elle a été limogée par le nouveau maire de Ratoma. Tant que nous ne sommes pas mis au courant de son limogeage, nous n’allons pas quitter sur la route. Pour Mabinty Traoré, nous sommes prêtes à mourir », prévient-elle.

Abondant dans le même sens, Yanka Sylla qui se dit veuve, soutient que c’est grâce à l’administratrice de ce marché qu’elle a pu se trouver une place et parvient ainsi à nourrir sa famille. Elle dit que pour rien au monde cette dame ne va être révoquée de ses fonctions. « Mon mari est décédé, c’est Mabinty Traoré qui m’a aidée à avoir où me débrouiller ici. C’est elle qui nous aide à avoir de quoi nourrir nos enfants car ils n’ont pas de travail. Si elle quitte, comment nous allons faire ? Donc, cette dame qui nous aide et nous assiste ne quittera pas ses fonctions. Nous serons ici s’il faut jusque la nuit ; mais, Mabinty Traoré ne quittera pas ici. Cette dame est pour tout le monde, elle ne connait ni Soussou, ni Peulh, ni Malinké, tout le monde est égal chez elle. Donc, nous sommes prêtes à mourir sur cette route, mais nous ne quitterons pas ».

Hadja Mabinty Traoré, ancienne administratice du marché Sonfonia Gare

Interrogée par le reporter de Guineematin.com sur les raisons de son limogeage, Hadja Mabinty Traoré dit ne rien en savoir. « Je ne sais vraiment pas qu’est-ce que j’ai fait. C’est hier qu’on m’a appelé pour me dire qu’on m’a démis de mes fonctions d’administratrice de ce marché. Ensuite, j’ai dit à mon comptable d’aller vérifier si c’est vrai que j’ai été démise. Le comptable est allé voir et m’a dit que c’est vrai que je ne suis plus administratrice dudit marché. C’est ainsi que j’ai informé mes collaborateurs. Alors, la rumeur s’est répandue et les femmes sont sorties aujourd’hui manifester leur soutien à mon égard. Alors, le commissaire de police est venu me dire de demander aux dames de quitter la route. Je lui ai dit ça, je ne pouvais pas le faire puisque c’est leur droit. C’est ainsi qu’il a ordonné à ses agents de jeter du gaz sur moi. Je suis malade, je souffre de la tension et du diabète. Ils ont jeté du gaz lacrymogène sur moi et ma famille, ils ont frappé même certains de mes enfants », a-t-elle dénoncé.

A noter qu’au moment où nous quittions les lieux, la circulation avait repris, grâce à l’intervention des forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène et de pierres dans toutes les directions.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Retard des travaux du marché Bordeaux (Kankan) : les citoyens du quartier dénoncent !

27 août 2019 à 14 02 51 08518

Plusieurs infrastructures ont été offertes à la ville de Kankan dans le cadre de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance guinéenne. Au nombre de ces infrastructures, le grand marché du quartier Bordeaux. Plus de deux ans après le démarrage des travaux, le constat est peu reluisant sur les lieux. Le marché n’est toujours pas remis à la disposition des ayant droit au grand dam des citoyens obligés de parcourir des kilomètres pour se rendre au centre-ville en vue d’effectuer leurs achats, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le quartier Bordeaux est l’un des quartiers périphériques de la commune urbaine de Kankan qui a bénéficié de la construction d’un marché dans le cadre de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance. Cet édifice est jusqu’ici inachevé. Cette situation suscite le mécontentement et la colère des habitants dudit quartier.

C’est le cas d’Ibrahima Tounkara qui impute cette responsabilité au gouvernement guinéen. « C’est très alarment, mais que faire ? C’est une situation qui nous concerne tous. Nous voulons que le gouvernement fasse tout son possible pour que ce marché soit achevé. Si le marché n’est pas encore opérationnel, c’est la faute au gouvernement. Je ne sais pas comment le cahier des charges a été ficelé, je veux qu’il y ait une solution adéquate à ce problème, pour que les citoyens résidant au quartier Bordeaux aient un marché digne de nom comme les autres. On ne peut pas privilégier un quartier au profit d’un autre. C’est vraiment décevant ».

Même son de cloche chez Fanta chérif, couturière de profession, qui estime que la finalisation de ce chantier pourrait être une aubaine pour les nombreuses femmes du quartier. « La situation est délicate, il y a beaucoup de voleurs ici. Nous avons même peur de laisser nos objets ici, on emporte nos machines de couture ailleurs. Si le marché fonctionnait, on pouvait oser les laisser ici en confiant aux agents de sécurité. Mais il n’y a personne ici, et la distance est longue. Ce problème est vraiment difficile. Je dirais aux autorités de nous aider, nous souffrons énormément », a-t-elle lancé.

Pour Mariam Condé, une autre citoyenne du quartier Bordeaux, les frais du transport coûtent chers pour se rendre au centre-ville. « Nous souffrons réellement. Quitter ici pour aller au marché Dibida ou Sogbè est très distant. Si ce marché était à notre disposition, ces souffrances allaient s’atténuer. Nous payons assez pour les frais de taxi, ça nous coute de 3 000 à 5 000 FG pour aller à Dibida et Sogbè, surtout que nous faisons des va-et-vient dans la journée ».

Selon les informations, l’ingénieur qui était en charge de la construction du marché Bordeaux se serait volatilisé dans la nature avec le reste de l’argent. Interrogé à ce sujet, le chef du quartier Bordeaux a préféré donner sa langue aux chats, tout en interdisant à ses adjoints de répondre aux questions des médias.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Contrôle judiciaire de Diallo Souleymane et Aboubacr : la mesure levée

27 août 2019 à 10 10 21 08218

C’est une victoire des médias privés guinéens face à une tentative de musellement de la presse en République de Guinée. Après la protestation organisée hier, lundi 26 août 2019, à la HAC (Haute Autorité de la Communication), le régime Alpha Condé vient de se rétracter en levant la mesure du contrôle judiciaire des dirigeants du groupe Lynx-lance, a appris Guineematin.com de bonne source.

Ainsi, les deux dirigeants du groupe de presse n’ont plus à défiler chez le juge d’instruction pour pointer leur présence période. Mais, les poursuites judiciaires à leur encontre ont-elles également été abandonnées ? C’est la grosse question du moment…

Le régime Condé poursuivait le doyen Diallo Souleymane, patron du groupe de presse Lynx-Lance, et Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx Fm, à cause du passage de madame Sano Doussou Condé, ancienne militante du RPG et qui s’oppose ouvertement à la gouvernance Alpha Condé. Ces derniers temps, cette militante de première heure du RPG, qui vit aux Etats-Unis, ne cesse de dénoncer les innombrables détournements des deniers publics par les nouveaux maîtres de la Guinée.

Dans un premier temps, il se disait que c’est à cause d’une des dernières sorties de cette ancienne proche du professeur Alpha Condé que la justice a été saisie par le ministre de la Défense qui se serait senti attaqué. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, on apprend que le Docteur Mohamed Diané n’est pas du tout le plaignant dans cette affaire.

Ainsi, au moment où le contrôle judiciaire est en train d’être levé, les dirigeants du Groupe Lynx-Lance et Lynx Fm ignorent encore qui est réellement derrière la plainte à la base de leur privation de liberté de mouvement et de travail…

A rappeler que le doyen et pionnier de la liberté de la presse en Guinée, Elhadj Diallo Souleymane, a été auditionné, inculpé et mis sous contrôle judiciaire le 19 août, tandis que que le Directeur Général de sa radio (Lynx Fm), Abou Bakr, a été placé sous contrôle judiciaire le mercredi qui a suivi, 21 août 2019. C’est à partir de cette date que le co-animateur de l’émission Œil de Lynx (l’émission phare de la radio co-animée avec Azoca Bah) a également été interdit d’exercer son travail et de sortir de la ville de Conakry !

Comme on le sait, dans sa volonté de s’accrocher au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat légal, le président Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne. Ayant déjà réussi à réduire au silence les partis politiques et la société civile avec le refus systématique de toute manifestation de protestation et surtout la mise en place des PA militaires dans certains quartiers de la capitale, le régime Condé cherche aujourd’hui à faire taire les médias privés qui restent pour le moment le dernier rempart de cette démocratie chancelante, qu’on croyait définitivement acquise après de rudes épreuves sous le règne des militaires. Pour ce faire, le régime utilise des magistrats qui refusent de juger les délits de presse sous le régime de la Loi spécialement adoptée à cet effet (la Loi L002 portant Liberté de la presse et qui dépénalise les délits de presse) au profit d’une autre qui est censée gérer le cyber espace (Loi ordinaire 037), votée mécaniquement le 02 juin 2016 par des députés (de toutes les obédiences politiques) qui n’ont pas tenu compte des observations des journalistes et des ONG nationales et internationales sur les pièges qu’elle comportait. L’une des incongruités de cette loi est le fait de mentionner qu’elle est applicable à TOUS ! Ce qui permet à certains magistrats de faire l’amalgame, en écartant la Loi Organique spéciale L002 quand ils sont saisis d’un délit de presse…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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CEPI de N’Zérékoré : l’UFDG dément les accusations faites à son encontre et s’explique

27 août 2019 à 8 08 27 08278

Le quota alloué à l’opposition dans les démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a créé un malaise dans les rangs de cette mouvance politique. Les « petits partis » accusent l’UFDG et l’UFR de s’être taillé la part du lion. Les « accusés » arguent que c’est la loi qui a été appliquée. Ce bras de fer se remarque à N’zérékoré où les mêmes accusations sont portées contre les deux plus grands partis de l’opposition. Au sein de l’UFGD de N’zérékoré, on rejette ces accusations d’un revers de main, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la sortie médiatique de Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du RRD (Rassemblement pour la Renaissance et le Développement) sur la répartition des postes à pourvoir au sein de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) et de la CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante), l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu à recadrer les déçus.

Mamadou Maladho Diaouné, chargé des affaires électorales à l’UFDG N’zérékoré

Pour Mamadou Maladho Diaouné, chargé des affaires électorales à l’UFDG N’zérékoré, ces accusations ne sont pas fondées. « Je suis surpris de la réaction du responsable du RRD, parce qu’à partir du moment où ils avaient un représentant, ils ont désigné le représentant qui figure sur notre liste. Et le BL en a déposé, l’UFR en a déposé, l’UFDG en a fait autant. Et, je pense que seul le PEDN ne l’a pas fait. Et je me dis aujourd’hui, le PEDN, ils sont dans une logique de contestation. Mais, ce n’est pas grave, on a compris que depuis, ils ont appris que celui qui vient au niveau de N’Zérékoré pour la supervision est du PEDN. Ils ont estimé que le jeu est en leur faveur. Ils ont continué à faire la contestation. Nous à l’opposition, nous sommes très sereins. Nous estimons que le commissaire qui est venu, c’est la CENI qui sera devant nous. Et c’est la loi qui sera dite. Et nous ne reculerons pas maintenant parce que nous avons compris. C’est une contestation qu’on veut créer et nous respecterons la loi telle qu’elle a été dite : que la désignation se fera au sein des partis politiques au prorata des résultats des élections nationales et locales. Ceci dit, chacun prendra ses résultats et calculera en fonction de ce qu’il va obtenir. Et nous allons appliquer strictement ce que dit la loi », a expliqué monsieur Diaouné.

Dans la préfecture de N’zérékoré, il y a dix places réservées à l’opposition pour la CEPI. Selon Mamadou Maladho Diaouné, « il fallait trois (3) critères pour pouvoir départager les 10 partis politiques qui étaient en compétition pour les 10 postes à pourvoir. Comme on l’a dit, nous avons les suffrages des deux élections additionnés au suffrage de l’élection locale. Et c’est ce qui nous a permis de départager les 10 partis politiques. Quand on prend les résultats, tels que ça a donné, l’UFDG se retrouve avec 4 places. Maintenant à l’extérieur, il y a eu du consensus, et aujourd’hui, l’UFDG a accepté de céder une place à l’UGDD. L’UFR a eu 3 places et les autres partis politiques (BL, PEDN et RRD) ont eu chacun une place en fonction de son résultat obtenu pour la circonscription de la commune urbaine de N’zérékoré », a fait savoir ce responsable de l’UFDG.

Pour terminer, le chargé aux affaires électorales de l’UFDG N’zérékoré invite le BL, le PEDN et le RRD à revenir à de meilleurs sentiments. « Demain (ce mardi 27 août 2019, ndlr) nous allons nous rencontrer avec la délégation qui est venue de Conakry. Cette contestation, pour nous, elle n’est pas fondée, parce qu’elle n’existe pas et à partir du moment où dans la salle de réunion, ils ont tous accepté de déposer leurs listes, excepté le PEDN. Et je pense qu’ils vont revenir à de meilleurs sentiments. Pour le PEDN, il va déposer le seul élément qu’ils ont au niveau de la CEPI et de la CESPI pour nous permettre de continuer pour les élections », espère notre interlocuteur.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kankalabé (Dalaba) : chronique historique de la province d’asile du Royaume Théocratique du Fouta Djallon

27 août 2019 à 7 07 31 08318

La collectivité rurale de Kankalabé, relevant actuellement de la préfecture de Dalaba, dans la Région Administrative de Mamou était la capitale du diiwal de Kolladhè, une des neuf (9) provinces du Royaume Théocratique du Fouta Djallon qui a joué un rôle de premier plan dans l’islamisation de la région, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le témoignage vidéo d’un notable de la contrée.

A l’occasion de la célébration de la 5ème édition des sacrifices tournants pour le développement de la préfecture de Dalaba, organisé à Kankalabé, il y a quelques jours, il est revenu au doyen Ibrahima Gobiré Sow, fonctionnaire faisant valoir ses droits à la retraite de faire brièvement un rappel de l’historique de cette province d’asile dans le Royaume Théocratique du Fouta Djallon.

Doyen Ibrahima Gobiré Sow

« Kankalabé connu aussi sous le nom de Kolladhè est situé au cœur du Fouta Djallon. Il est limité au Nord par Mombéya, au Sud par Mafara et Bodié, à l’Est par la préfecture de Tougué et à l’Ouest par Kébaly, Bodié et la préfecture de Pita. Kankalabé fait partie des neuf (9) provinces ou diiwé du Fouta Théocratique qui étaient Koïn ayant pour chef Thierno Saliou Balla, Labé ayant pour chef Alfa Mamadou Cellou, Timbi ayant pour chef Thierno Ciré Bouroukaanyè, Bhouria ayant pour chef Thierno Mamadou Samba, Timbo ayant pour chef Alfa Ibrahima Sambégou, Fodé Hadji ayant pour chef Fodé Issagha, Fougoumba ayant pour chef Thierno Mamadou Sadio, Kébaly ayant pour chef Thierno Moussa Sow et Kankalabé ayant pour chef Alfa Amadou» a expliqué le doyen.

Le Fouta était à l’époque habité par des Djallonké, des Puli, des Foulakounda tous païens animistes mais très puissants. « Les 9 karamokos décidés à islamiser le Fouta se retrouvèrent pour combattre les féticheurs. Ils choisirent Karamoko Alfa Mo Kolladhè (Kankalabé) comme chef compte tenu de la situation géographique de son territoire et du fait qu’il était très cultivé et pondéré et l’un des plus âgés. Karmoko Alfa déclina l’offre, prétextant que son territoire était très petit, pauvre et peu peuplé. Ils se retrouvèrent alors à Timbi Tounni et choisirent Karamoko Alfa Mo Timbo. Ce qui permettait d’arrêter les velléités d’annexion des malinkés à l’Est. Ils confièrent à chaque diiwal un rôle » a-t-il ajouté.

C’est ainsi que, selon l’orateur, Kankalabé a été choisi comme lieu d’asile du Fouta : « un citoyen, quel que soit la faute commise, s’il foule le diiwal de Kolladhè, est gracié par l’Almamy. Un citoyen de Kolladhè ne peut être jugé à Timbo. Lors des djihads, le butin de guerre est reuni à Timbo et reparti entre les 9 diiwé. Mais, ce que Kankalabé gagne au champ de bataille lui revient. Quand un chef mourrait, c’est l’Almamy décidait de la succession. Quant au chef de Kolladhè, il décidait de la succession et rendait compte à Timbo. Quand le Fouta est engagé dans une guerre sainte, c’est Kolladhè qui décidait de la date de déclaration et de celle de cessation des hostilités. L’arrivée du chef de Kolladhè à Timbo était annoncée par les coups de Tabala. Le Tribunal du Fouta était présidé par Kolladhè. Le dernier à présider ce Tribunal a été Alfa Mamadou Morou de Bodié désigné par Alfa Mamadou alors chef de Kolladhè. Quand l’Almamy s’est rendu compte que le poids de l’âge pesait sur le président du Tribunal, il remmena son siège à Bodié pour permettre à Alfa Mamadou Morou de faire la prière de vendredi chez lui. Car, les audiences du Tribunal avait lieu le jeudi », a-t-il précisé.

Sous la période coloniale, à l’arrivée des blancs après la conquête de Timbo, ils voulurent réinstaller le poste à Kankalabé. « Alfa Mamadou, petit fils de Karamoko Alfa Mo Kolladhè n’était pas consentant. Informés, les blancs destituèrent Alfa Mamadou de la tête de Kolladhè et divisèrent la localité en 4 diiwé : Kankalabé, Bodié, Mombéya et Galy. Bodié qui regroupait Séfouré, Donghol, Manta, Parawi, Djawléko et Burundi avait pour chef Alfa Mamadou Morou. Mombéya qui comprenait Lalya, Dounki, Diawoya, Mobhi, Kourako, Kassagui, Kankadi, Dankolo, Missikoun et Koundjéya avait pour chef Alfa Abdoulaye Foula. Galy qui comprenait Témen et Kénéné avait pour chef Ismaëla. Kankalabé qui comprenait Lonsi, Thioro, Niékéma, Gobiré Doubbhel et Dantaba avait pour chef Alfa Bakar Mawdho, puis Alfa Ibrahima Sila » a-t-il indiqué.

Poursuivant son témoignage, le doyen Ibrahima Gobirè Sow a rappelé aussi que Karamoko Alfa Mamadou avait dirigé le Kolladhè durant de 30 ans, de 1879 à 1909. « Quand Elhadj Ibrahima Sila a eu à diriger le Kolladhè, il a eu à ouvrir les routes Dalaba-Kankalabé, en 1927, Kankalabé-Labé, 1928, Kankalabé-Koïn, 1929. Puis, il a construit l’école primaire qui a ouvert ses portes le 7 octobre 1929, avec un effectif de 104 élèves. Le premier maître de l’école fut Elhadj Alfa Ousmane Sombili Diallo, père de feu Alfa Ibrahima Mongo Diallo et Général Alpha Oumar Barou Diallo. C’est la seule école qui existait dans la localité jusqu’à l’avènement de l’indépendance », a-t-il déclaré.

Après l’indépendance, le gouvernement guinéen fit construire, par le truchement de l’investissement humain, les écoles primaires de Diawoya, Galy, Mombéya, Séfourè, Thioro, suivies les écoles primaires de Donghol, Kouffa, Diawléko, Dantaba, Sangouya, Dankolo, Lonsin, Wara, Dar-El-Salam et Dinkoli. « Quant à l’enseignement secondaire, c’est en 1966 que le collège a été créé sous le sobriquet de CER (Collège d’Enseignement Rural). Actuellement, la sous-préfecture compte 20 écoles primaires, avec un effectif de 2178 élèves dont 902 filles. Le Collège-Lycée a un effectif de 512 élèves dont 126 filles. »

Dans le Kolladhè, il y avait partout des écoles coraniques : « Bodié, Séfourè, Kenené, Galy, Mombéaya, Thioro, Kankalabé Centre et Gobiré. Le Kolladhè a connu aussi des grands érudits : Karamoko Alfa Mo Kolladhè, Cerno Mamadou Samba Mombéya, Cerno Aliou Waliou de Gomba, élève de Cerno Mamadou Samba de Mombéya, Cerno Mamadou Baldé de Gobiré et qui fit le maître coranique de Almamy Amadou, 13ème Almamy du Fouta, Elhadj Bademba Séfourè qui fit le premier à faire son pèlerinage à la Mecque en 1890, Alfa Mamadou de Kolladhè, Cerno Ibrahima de Gobirè qui alla s’installer dans le Komola Kouroussa, Elhadj Ibrahila Bodié, Karamoko Ilimane Barry de Galy, Elhadj Abdoulaye Wara et actuellement, Elhadj Thierno Hamidou Diallo de Coléyah. »

Comme bibliographie, il cite Paul Marty, Elhadj Maladho de Timbi-Madina, dans la préfecture de Pita et certaines sources orales parmi les doyens du village. Avant de conclure cette partie, il a tenu à préciser que la mosquée de Kankalabé a été la première à abriter les prières de vendredi dans le Fouta.

Sur le plan politique, ceux qui ont géré la Section du PDG-RDA et la Mairie de Kankalabé sont au nombre de 10. De Bakary Kourouma à Elhadj Abdoulaye Baldé, actuelle maire de la commune rurale.

Elhadj Abdoulaye Baldé, maire de la commune rurale de Kankalabé
Elhadj Abdoulaye Baldé, maire de la commune rurale de Kankalabé

Les administrateurs qui ont eu à gérer Kankalabé de 1959 à nos jours, sont au nombre de 28. De Kanté Kounta, chef de poste à l’époque au sous-préfet actuel, Fama Sanoh. « Retenons que de tous les temps, l’artisanat a joué un rôle prépondérant : les tisserands, les forgerons, les cordonniers, les teinturiers, les ébénistes ou lawbhè, les brodeurs, les potiers, etc. »

Sur le plan économiste et social, l’orateur s’est félicité « des avancées significatives en termes d’infrastructures sociales et économiques de base. Nous pouvons citer entre autres l’existence d’un centre de santé, de 8 postes de santé, d’un grand marché et d’une unité d’emballage d’eau minérale, d’une station d’essence. Il faut aussi signaler l’existence de près de 65 groupements d’intérêt économique et d’une union de groupements de planteurs qui a à son actif plus de 78 hectares de plantations forestières, ainsi que des pépiniéristes d’arbres fruitiers. Tout ce développement se fait grâce aux efforts conjugués des partenaires au développement notamment les ONG locales, à savoir l’Association pour le Développement de Kankalabé (ADK), l’Association des Jeunes Ressortissants de Kankalabé (AJRK), les ressortissants et le gouvernement » a-t-il conclu sa communication.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fria : le ministre Mouctar Diallo lance le 19ème anniversaire de la journée internationale de la jeunesse

27 août 2019 à 7 07 15 08158

Le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a lancé le samedi dernier, 24 août 2019, les festivités commémoratives du 19ème anniversaire de la journée internationale de la jeunesse à Fria sous le thème : « Transformer l’éducation ». C’est d’abord par un grand carnaval à travers la cité de l’alumine que la cérémonie a débuté tôt dans la matinée.

Des centaines de personnes ont rallié la maison des jeunes qui a abrité les festivités. Le système des Nations Unies était fortement représenté par l’UNFPA, l’UNESCO l’ONUSIDA et le programme de volontariat des Nations Unies. Les autorités locales étaient aussi présentes à cette cérémonie de lancement de la journée internationale de la jeunesse.

En prenant la parole à cette occasion, Madame Barbara SOW, représente de l’UNFPA, partenaire technique et financier du Ministère de la jeunesse, a déclaré que « la journée internationale de la jeunesse a été instituée par l’assemblée générale des Nations Unies dans l’année 2000 et elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 54-120 conformément aux conclusions de la conférence des ministres en charge de la jeunesse tenue du 08 au 12 août 1998 à Lisbonne au Portugal. De nos jours le monde considère de plus en plus que les jeunes sont des leaders capables de mener des actions du climat, de la consolidation de la paix en passant bien sûre par l’éducation. Il est très important de célébrer vos réalisations, votre engagement en investissant davantage dans une éducation qui répond à vos besoins et aux exigences du monde actuel. C’est pourquoi le secrétaire général des Nations Unies Antonio Gutterres, a regretté dans un message que trop souvent l’école ne dote pas les jeunes des compétences dont ils ont besoins pour faire face à la révolution technologique. Les élèves ne doivent pas seulement apprendre, ils doivent aussi apprendre à se former pendant toute la vie ».

Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, a déclaré que « l’objectif de la journée internationale de la jeunesse est de promouvoir, tout particulièrement auprès des jeunes, le Programme d’action mondial pour la jeunesse. Ce programme encourage l’action en faveur des jeunes dans 15 domaines d’activités prioritaires : Education, Emploi, Faim, Pauvreté, Santé, Environnement, Abus de drogue, Délinquance juvénile, Activités de loisirs, Filles et jeunes femmes, Participation, Mondialisation, Technologie de l’information et de la communication, VIH/Sida, Jeunesse et Conflits, Rapport entre Générations ».
Le ministre de la jeunesse a rappelé que la célébration de la journée internationale de la jeunesse cette année s’inscrit dans le cadre de la vision du Professeur Alpha Condé Président de la République dont le mandat est dédié aux jeunes et aux femmes.

Après un don de sang organisé dans l’enceinte de la maison des jeunes par le centre national de transfusion sanguine CNTS, auquel le ministre a pris part en personne en donnant son sang, les différentes délégations se sont rendues au centre NAFA et au centre d’autonomisation et de promotion des femmes (CAPF), pour procéder à la remise de matériels de travail notamment des machines à coudre.

Les festivités de ce samedi ont été clôturées par un match de gala organisé au stade Konko Sylla de Fria entre des jeunes filles suivi d’une soirée artistique et culturelle à la maison des jeunes. D’autres activités sont prévues le dimanche, 25 août à Fria et la semaine prochaine à Conakry.

Par le service de communication du ministère de la Jeunesse

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Tronçon Boké-Sangarédi: un véritable casse tête chinois pour les usagers

26 août 2019 à 19 07 56 08568

De très nombreuses routes urbaines et interurbaines de la Guinée connaissent de nos jours un état de dégradation très poussé. Aucune partie des quatre régions naturelles du pays n’est épargnée par cette dure réalité. Le tronçon Boké-Sangarédi, en Guinée Maritime, est dans un piteux état en cette fin du mois d’août 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La route nationale Boké-Sangarédi faisait partie des meilleures routes du pays, mais aujourd’hui, tout ceci n’est qu’un lointain souvenir. Ce tronçon représente un grand souci pour les usagers et un véritable défi pour le gouvernement guinéen. De nombreux nids de poules, remplis d’eaux boueuses, rendent la circulation quasi impossible au grand dam des usagers.

Si pendant la saison sèche c’est la poussière qui rend la vie impossible aux usagers, en cette période d’hivernage, c’est une boue rougeâtre qui jaillie des trous et autres sillons. Les motards sont les plus affectés par cette situation, le plus souvent aspergés par les véhicules.

Ibrahima Sané

Selon Ibrahima Sané, un conducteur qui emprunte ce tronçon, le mauvais état de la route n’est pas sans conséquences sur les engins roulants mais aussi sur la sécurité des chauffeurs et de leurs passagers. « Ces trous endommagent les amortisseurs mais aussi contribuent fortement à la crevaison des roues. En empruntant ce tronçon, vous rentrez sale et complètement épuisé. Il faut que l’Etat pense aux usagers de cette route. C’est vraiment désolant que la situation de ce tronçon se présente comme ça pendant que les sociétés minières le pratiquent à tout temps. Et le malheur dans tout ça est que personne n’en parle », a déploré notre interlocuteur.

C’est une vérité de Lapalisse de dire que les routes sont dégradées dans notre pays : N’zérékoré-Yomou, Kissidougou-Kondembadou-Gueckédou, Labé-Mali, Kindia-Télimélé, Coyah-Forécariah, Bambéto-Dar Salam-Concasseur, Sonfonia T7-Sonfonia Casse-Samatran, Cimenterie-Fofoméré, Cosa-Cité CBK-Matoto… La liste est loin d’être exhaustive.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diâré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Barrage de Souapiti : le ministre Taliby Sylla fait fermer les vannes

26 août 2019 à 19 07 46 08468

Le ministre de l’Energie, Dr Cheikh Taliby Sylla, a procédé à la fermeture officielle des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti, en chantier, ce lundi, 26 août 2019. On notait la présence du ministre de la Communication, de l’Administrateur Général d’EDG, des responsables du projet d’aménagement de Souapiti et de nombreuses autres personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lancés le 22 décembre 2015 par le président de la République, le professeur Alpha Condé, les travaux du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti sont arrivés à une phase très importante. Selon le ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, la mise en eau du barrage, qui constitue la fermeture des deux vannes, est un acte majeur.

Dr Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

« Cette fermeture des vannes veut dire que dans la construction du barrage, on a atteint le point de non-retour. Le compte à rebours a commencé pour la fin des travaux du barrage. Les côtes qui sont atteintes déjà ont dépassé les côtes programmées. C’est ça qui permettra de voir le temps de la première mise à l’eau, comment l’ouvrage se comporte. Avec les appareils d’auscultation incorporés dans le corps du barrage, ça permet de connaître exactement le niveau de l’infiltration, si toutefois il y a infiltration, et l’équilibre physique de l’ouvrage. Ça permet aussi d’accumuler suffisamment d’eau, nous sommes en période humide, cette première phase a 1 milliard 650 millions de mètres cubes d’eau, sachant que la mise en eau continuera. Parce que bien que nos fleuves ne soient pas réguliers, surtout en saison sèche, mais l’arrivée du débit va continuer, le débit va faiblir après la saison sèche ; mais, l’accumulation continuera. Il faut retenir que six milliards trois cent millions de mètres cubes d’eau seront accumulées dans cette retenue. C’est une activité non seulement conventionnelle, mais obligatoire. Parce que si on ne met pas de l’eau dedans, on ne pourra pas faire fonctionner les turbines », a expliqué le ministre de l’Energie.

Selon Cheick Taliby Sylla, la fermeture des vannes ne sera pas sans conséquences, puisqu’elle va entraîner un délestage du courant électrique au niveau de la ligne interconnectée Conakry-Labé. Cependant, le ministre de l’Energie dit avoir pris des dispositions pour minimiser l’impact au niveau des populations.

« Vous avez vu avec la fermeture qu’on a effectuée, quelques minutes après, on est venu à Kaléta, le niveau d’eau avait chuté. On a trouvé les trois turbines qui étaient en train de tourner mais avec un débit diminué. En moyenne, on était autour de 170 mégawatts alors qu’en plein temps, c’est 220, 230 voire 238. Aujourd’hui, ça va diminuer parce que tout simplement la quantité d’eau qui a l’habitude d’arriver sur Kaléta va être réduite. Ce qui va provoquer des faiblesses dans la production de l’énergie. Mais, qu’à cela ne tienne, toutes les centrales disponibles à Conakry vont être lancées à partir d’aujourd’hui pour pouvoir combler ce déficit. Mais, il y aura à peu près 50 à 60 mégawatts ; et, EDG sera dans l’obligation de délester. Mais, nous avons grand espoir qu’avec la pluie qui tombe énormément dans la zone, le niveau d’eau va remonter au plus vite. Donc, peut-être dans une semaine, ce problème de délestage sera réglé », estime-t-il.

Amara Somparé, ministre de l’Information et de la Communication

De son côté, Amara Somparé, le ministre de l’Information et de la Communication, a dit sa joie de constater le niveau d’évolution des travaux. « A peine réélu dans la plus haute fonction de la République de Guinée, le président de la République a lancé les travaux du barrage Souapiti. Aujourd’hui, 4 ans après, nous venons pour réaliser la mise en eau du barrage. Ce qui veut dire que le barrage est en très bonne voie d’avancement. Et, nous espérons que très bientôt son électricité sera mise sur le réseau et venir satisfaire la grande attente des populations de Conakry et du réseau interconnecté ».

Pour sa part, Amara Camara, le directeur général de la Société de Gestion et d’Exploitation de Souapiti (SOGES) a indiqué que les travaux de construction de ce barrage vont finir conformément au délai contractuel.

Amara Camara, Directeur général de la Société de Gestion et d’Exploitation de Souapiti (SOGES)
Amara Camara, Directeur Général de la Société de Gestion et d’Exploitation de Souapiti

« Nous avons un dépassement de planning de plusieurs mois. Vous avez visité le barrage, rien qu’à vue d’œil, vous voyez à quel niveau il s’est élevé. Les hauteurs sont entre 80 et 100 mètres aujourd’hui. Ça, c’est par rapport au sol. Et, c’est ce qui nous a permis aujourd’hui d’obtenir la fermeture des vannes. Les travaux de Génie Civil sont à 90% ; la composante Hydromécanique est à 55% ; pour un avancement global de 85%. Je pense que c’est une fierté. Cela nous rassure que nous serons dans le délai contractuel », a-t-il rassuré.

A noter que la délégation ministérielle s’est aussi rendue sur le site du barrage hydroélectrique de Kaléta. Là, Cheick Taliby Sylla s’est réjoui de la gestion et de l’entretien faits sur les lieux.

De Souapiti, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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