Division du RPG-AEC à Télimélé : la section RPG 2 saisit les autorités administratives

26 août 2019 à 19 07 45 08458

Comme annoncé précédemment, la division qui mine de RPG Arc-en-ciel à Télimélé a refait surface ces derniers jours. Cela, suite à l’arrivée dans la préfecture, d’une mission qui serait venue de Conakry afin de réunir les deux sections locales du parti au pouvoir en une seule fédération. Révoltée par cette situation, les responsables de la section 2 du parti dans la ville ont transporté l’affaire au niveau de la préfecture. Ils réclament le départ de la mission jugée partisane, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est sous une pluie battante que les responsables de la section Télimélé 2 du RPG Arc-en-ciel et leurs représentants dans certaines sous-préfectures sont arrivés dans les locaux de la préfecture dans la matinée de ce lundi, 26 août 2019. Devant les responsables trouvés sur place, le préfet étant en mission, Chérif Bachir Haïdara, secrétaire général de la section 2 du RPG Arc-en-ciel à Télimélé, a dénoncé les agissements de la mission venue de Conakry et qu’ils accusent de vouloir leur imposer un nouveau chef.

Chérif Bachir Haïdara, secrétaire général de la section 2 du RPG Arc-en-ciel à Télimélé

« A Conakry, on nous avait dit que toute mission qui viendra à Télimélé devra travailler avec les deux sections, sans cela elle n’a qu’à rebrousser chemin. Aujourd’hui, s’il y a des gens qui pensent pouvoir nous jeter, nous sommes d’accord d’être jetés, mais s’ils pensent nous faire tomber dans un trou ou sur des épines, nous tomberons sur des matelas moelleux. Nous sommes prêts à combattre pour le parti. Nous, on ne va pas nous parachuter un chef, jamais ! Le seul moyen de remplacer un responsable c’est le congrès ou si ce responsable se rend coupable de faute lourde. Et nous, nous savons que nous avons zéro faute », a-t-il déclaré.

Abondant dans le même sens, Thierno Barry, secrétaire général de la jeunesse de cette section du parti au pouvoir, a invité leurs membres dans les communes rurales à refuser le travail de cette mission. « Nous ne lâcherons pour rien au monde ce combat, parce que c’est notre œuvre. Nous vous prions, vous les sous-préfectures à ne pas prêter le flanc, à ne pas collaborer avec cette mission partisane tant que vous n’aurez pas un coup de fil ou un message de notre part. Parce que la mise en place d’un fédéral n’est pas à l’ordre du jour », a lancé monsieur Barry.

Ces responsables du RPG Arc-en-ciel à Télimélé, par la voix de Mamadou Aliou Djelo Bah, secrétaire général adjoint de la jeunesse de la section 2, ont lu un mémorandum adressé aux autorités préfectorales. Ils attirent leur attention « sur le fait que cette mission technique conduite par monsieur Keita n’est pas du tout équitable. Elle est arrivée à Télimélé braquée contre la section Télimélé 2 que nul ne peut effacer sauf par congrès ou pour faute lourde prouvée. C’est donc une mission partisane qui n’a jamais présenté son TDR et son ordre de mission au secrétaire général de la section Télimélé 2 ».

En réponse, Sakamissa Bangoura, directeur des micros réalisations à la préfecture de Télimélé, a promis de rendre compte fidèlement au préfet à son retour. En attendant, il appelle les responsables du parti au pouvoir à la retenue.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Kankan plongé dans le noir : la citerne qui alimente la centrale thermique bloquée à KK (Coyah)

26 août 2019 à 19 07 05 08058

La ville de Kankan n’en finit plus avec ses problèmes dans la fourniture du courant électrique. Depuis trois jours, la capitale de la Haute Guinée est complètement plongée dans le noir suite à un manque de carburant pour alimenter la centrale thermique de la Guinéenne d’Electricité (EDG). La paralysie de la circulation à quelques pas du pont KK, dans la préfecture de Coyah est à l’origine de ce problème, appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière en Basse Côté ont provoqué un éboulement à la sortie de Coyah. La circulation a été paralysée sur la route nationale Conakry-Kindia. Selon nos informations, la citerne qui alimente la centrale thermique d’EDG de Kankan fait partie des centaines de véhicules affectés par cette paralysie.

Cette situation a eu pour conséquences un manque de carburant pour faire tourner les moteurs de la centrale thermique. Ce qui fait que depuis 72 heures la ville de Kankan est privée d’électricité au grand dam des citoyens qui se plaignaient déjà du rationnement du courant de 18 h à 0 heure.

Joint au téléphone, le directeur d’EDG Kankan, Souleymane Camara, a confirmé l’information sans donner plus de détails.

Cette situation intervient à un moment déjà très critique pour les citoyens de Kankan, parce qu’en plus de la mauvaise desserte du courant et l’incendie qui a consumé un des moteurs envoyés de Conakry, les jeunes de la ville rendent la vie impossible aux responsables d’EDG en menaçant de fermer la boite.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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CEPI de N’zérékoré : des partis d’opposition exigent la parité avec l’UFDG et l’UFR

26 août 2019 à 18 06 48 08488

Tout comme à Conakry, les partis politiques se disputent actuellement les places dans les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays, précisément au niveau des CEPI et CESPI. A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition évoluant sur le terrain, 10 ont formé un bloc pour s’opposer à l’UFDG et l’UFR. Les deux grandes formations politiques sont accusées de vouloir s’accaparer de tous les postes attribués à l’opposition dans les démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’occasion de l’assemblée générale de son parti du samedi, 24 août dernier, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, s’est montré plutôt rassurant quant à la crise qui mine l’opposition autour du partage des places attribués aux opposants dans les démembrements de la CENI. Le président de l’UFDG a promis qu’une solution consensuelle sera trouvée à ce problème. Mais pour l’heure en tout cas, la situation sur le terrain est loin d’être rassurante pour l’opposition.

A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition qui exercent sur le terrain, 10 ont formé un bloc contre l’UFDG et l’UFDG, les deux plus grandes formations politiques de l’opposition, accusées de vouloir se partager tout au détriment des autres. C’est Bangaly Djénéba Kourouma, 5ème vice maire de N’zérékoré et responsable local du parti RRD qui l’a confié au micro de Guineematin.

Bangaly Djeneba Kourouma

« Le nombre de postes à pourvoir c’est 10, mais l’UFR et l’UFDG pensent toujours que nous sommes inféodés à eux. La fois dernière, on s’est retrouvés mais on ne s’est pas compris. C’est pourquoi, nous avons formé notre bloc pour contrecarrer l’UFR et l’UFDG. Parce que nous avons compris que les deux partis veulent prendre une bonne partie des 10 postes à pourvoir et marginaliser les autres. Sur 10 postes à pourvoir, ils veulent prendre 8 et nous donner deux. C’est pourquoi nous ne sommes pas partants et nous ne sommes pas prêts à évoluer selon leur idéologie. Nous sommes tous égaux. Si au moins chacun prenait une place, je crois que tout le monde serait satisfait. Mais ils ne veulent pas de ça et nous aussi on n’est pas prêts à céder », a-t-il annoncé.

Le Bloc Libéral de Faya Millimono, le PEDN de Lansana Kouyaté et le RRD d’Abdoulaye Kourouma sont entre autres les partis membres de ce bloc opposé à l’UFDG et l’UFR. Une autre situation délicate à gérer pour ces deux formations politiques, en ordre de bataille pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A rappeler que c’est la loi qui attribue les quotas à chacun des partis politiques de l’opposition en fonction de leurs résultats lors des dernières élections nationales (présidentielles, législatives et communales). Mais, n’ayant pas suffisamment d’électeurs à la base, les petits partis essaient du mieux qu’ils peuvent à gagner plus de places dans les démembrements au détriment des grands partis, plus soucieux de l’unité de l’opposition puisque plus proches de gagner la présidence de la République si l’opposition s’unissait à la prochaine élection…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Guinée : voici le mémorandum des organisations professionnelles de médias

26 août 2019 à 18 06 21 08218
Le régime Alpha Condé menace la liberté de la presse, chèrement acquise en Guinée sous un régime militaire

C’est avec regret que les organisations professionnelles de médias que nous sommes, ont constaté la montée en flèche et de façon inouïe de mesures liberticides allant dans le sens de restreindre considérablement la liberté de la presse chèrement acquise en Guinée.

L’heure est donc grave et les jours des hommes de médias semblent compter dans leur profession car, leur liberté est mise rudes épreuves depuis quelques mois. Ceux qui ne veulent pas sentir l’odeur de la démocratie ne manquent pas de démarches liberticides pour contrer et anéantir la presse par ricochet, notre jeune démocratie.

Nous avons encore en mémoire les cas d’agressions physiques et verbales dont nous sommes souvent victimes, des pratiques immondes propres aux régimes autocratiques sans oublier le constat amer de l’impunité garantie à ceux qui se livrent à ces pratiques rétrogrades.

L’acmé de ces exactions commises contre les femmes et hommes de médias est aujourd’hui, le scenario auquel nous assistons malheureusement, une nouvelle forme de musellement des médias indépendants de notre pays. En effet, cherchant à contourner la loi 002 qui encadre l’exercice du métier de journaliste en République Guinée, certains magistrats, se croyant plus malins que d’autres commencent à prendre goût de substituer maladroitement la loi 002 à celle portant cyber-sécurité pour traiter des dossiers des journalistes mis en cause dans l’exercice de leur profession.

Le placement sous contrôle judiciaire de deux journalistes de lynx fm vient compléter le tableau de trophées de ceux qui veulent voir mourir la presse guinéenne puisque la procédure de citation directe dans le cas espèce est connue de tous les magistrats,…mais, la presse ne mourra pas.

En tant qu’organisations professionnelles de médias, nous refusons de tels dérapages aussi flagrants qui, non seulement portent atteinte à la liberté de la presse mais, projettent aussi à la face du monde une image dégradante de notre justice qu’on croirait composée de magistrats à niveau douteux, sans probité morale et sans courage professionnel. Pourtant, parmi ces hommes de robe, y’en a qui font bien, sinon qui peuvent bien faire leur travail si chacun de nous œuvrait dans le sens de bâtir un Etat qui rentre dans le concert des pays méritant le statut des nations à démocratie établie.

Nous sommes convaincu qu’il ne fait dorénavant l’ombre d’aucun doute que la Haute Autorité de la Communication (HAC) peut et doit, à travers ses commissaires et conformément à la Loi 003 qui la constitue, contribuer efficacement à changer la façon de faire de chacun et de tous dans ce registre. A cet titre, nous lui demandons ici et maintenant de rappeler à qui de droit qu’en Guinée, la L002 portant liberté de la presse reste et demeure jusqu’à preuve du contraire, la loi devant servir de référence lorsqu’un journaliste est poursuivi dans le cadre de l’exercice de son métier.

Enfin, nous précisions que nous ne faisons pas la promotion de l’impunité en faveur des journalistes, nous demandons simplement le respect des textes appropriés pour le traitement des dossiers nous impliquant en tant que professionnels de l’information.

Respectons la République !

Conakry, 26 Août 2019

Ont signé

URTELGUI, AGUIPEL, AGEPI, REMIGUI, APAC, SPPG, UPLG, UFSIG, AJPRG, l’UPF

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Presse en danger en Guinée : des patrons de médias invitent les journalistes à l’union sacrée

26 août 2019 à 18 06 05 08058
Lamine Guirassy (Groupe Hadafo Médias) et Elhadj Diallo Souleymane (Groupe Lynx-Lance)

Comme annoncé précédemment, les organisations professionnelles de médias ont organisé un sit-in devant le siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ce lundi, 26 août 2019. La démarche visait à protester contre la tentative de musellement de la presse privée en Guinée par le régime du président Alpha Condé et d’exiger le respect de la loi L002 portant sur la liberté de la presse. Des patrons de presse ont mis l’occasion à profit pour inviter à plus de mobilisation, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les journalistes guinéens ont exprimé leur ras-le-bol ce lundi à travers ce sit-in organisé devant le siège de l’instance régulatrice des médias. La goutte d’eau qui aura fait déborder le vase est la récente inculpation et mise sous contrôle judiciaire du doyen et Elhadj Souleymane Diallo, pionnier de la liberté de la presse en Guinée, fondateur du groupe de presse Lynx-Lance et de Boubacar Alghassimou Diallo (Abou Bakr), directeur général de la radio Lynx FM.

Présents à la rencontre, des patrons de médias ont dénoncé l’acharnement contre la presse et appellent à l’union sacrée de la corporation pour barrer la route à ceux qui veulent restreindre la liberté de la presse en Guinée.

Le journaliste-animateur Lamine Guirassy, PDG du groupe Hadafo médias, soutient que les méthodes du régime actuel sont des méthodes d’un autre âge.

Lamine Guirassy, PDG du groupe Hadafo médias

« L’heure est grave parce que ce qui se passe actuellement est extraordinaire. Je ne pouvais pas penser qu’en 2019 qu’on pouvait tomber si bas. Je pense que c’est le moment plus que jamais de s’unir, ensemble pour conserver les acquis, parce qu’une presse divisée, c’est dire bonjour à tout ce qui pourrait arriver derrière. Nous sommes le 4ème pouvoir, si nous ne sommes pas uni, bonjour les dégâts. Ce sit-in, c’est pour dire qu’on n’est pas d’accord, on ne comprend pas non plus ce silence de la HAC, on ne sait pas ce qui se trame derrière. C’est un signal fort que nous lançons. C’est quand on est unis qu’on peut faire déplacer des montagnes. On a vu venir tout ça de loin. Nous, on a été suspendu pour une semaine, après on a vu cette mobilisation de la presse. Aujourd’hui, c’est Lynx, demain ça sera un autre média. C’est maintenant qu’il faut dire STOP, parce que ce qui se passe n’est pas normal. Mais, ça ne marchera pas, nous sommes en 2019 pas en 1979. Ça ne sert à rien de bâillonner la presse », a martelé Lamine Guirassy.

Pour sa part, Nouhou Baldé, fondateur et administrateur général du site d’informations générales Guineematin.com, a rappelé le combat mené par le doyen Diallo Souleymane avant d’inviter les journalistes à resserrer les rangs.

Nouhou Baldé, Fondateur et Administrateur général du site Guineematin.com

« Il est important que les journalistes se mobilisent aujourd’hui plus qu’hier pour préserver nos libertés. Parce comme vous le savez, Elhadj Diallo Souleymane a participé à tous les combats pour la liberté sous le régime du Général Lansana Conté. Et, voir un régime démocratique (puisque le président Alpha Condé est arrivé au pouvoir suite à des élections) brimer nos libertés, ce n’est pas acceptable. Nous devons nous mobiliser plus qu’hier parce que ce sont des libertés déjà acquises qu’on est en train de perdre. Nous n’avons pas droit à l’erreur, nous ne devons pas laisser ces libertés, chèrement acquises, supprimées par un régime soi-disant démocratique. Les journalistes de ce pays doivent savoir que ce combat n’est pas celui de Lynx Fm ou même du groupe Lynx-Lance, c’est un combat pour chacun d’entre nous. Aujourd’hui, chacun de ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler dans une entreprise de presse doit se dire que son boulot est actuellement menacé. Nous devons exiger et faire en sorte que nos libertés soient respectées. Et, cela passe par l’application systématique de la Loi L002 dans tout ce qui est considéré comme étant des délits de presse. Ce n’est pas acceptable que cette loi soit écartée au profit d’une autre qui gère le Cyber espace », a-t-il laissé entendre.

Le rédacteur en chef de la radio Lynx FM, Boubacar Bah, plus connu sous le nom d’Azoca Bah, a interpellé la HAC qui doit jouer son rôle pour empêcher les dérives à l’encontre de la presse.

Azoca Bah, Rédacteur en chef de la radio Lynx FM

« Nous constatons aujourd’hui, au lieu qu’on saisisse la HAC concernant tout ce qui est supposé être délits et fautes commis par les médias, les procureurs sont prompts à saisir la police et la gendarmerie qui interpellent directement les journalistes, les conduisent devant les tribunaux. Nous pensons que cela doit cesser. C’est la HAC qui doit faire en sorte que les médias ne soient pas sous le monopole de telle ou telle autre personne, voila l’objectif de ce sit-in. Nous voulons que désormais, si un journaliste est déféré devant les tribunaux, qu’on utilise la loi L002 portant sur la liberté de la presse en Guinée au lieu de prendre la loi sur la Cyber-sécurité. Nous pensons que c’est un subterfuge que les juges font à l’encontre des journalistes pour les envoyer en prison ou de leur faire payer des amendes exorbitantes. Nous ne sommes pas là pour dire qu’on ne doit pas aller devant les tribunaux s’il y a des délits commis par des journalistes. Mais, si on va devant un tribunal, qu’on utilise la loi L002 et qu’on passe désormais par la HAC ».

Propos recueillis et décryptés par Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tel : 224 623 53 25 04

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Restriction de la liberté de la presse : les journalistes guinéens manifestent devant la HAC

26 août 2019 à 16 04 45 08458

Plusieurs journalistes guinéens ont manifesté ce lundi, 26 août 2019, devant le siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) à Conakry. Ils protestent contre les tentatives de musellement de la presse par les autorités guinéennes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La forte pluie qui s’abat sur Conakry n’a rien enlevé de la détermination des hommes de médias guinéens à défendre la liberté de la presse dans le pays. Une liberté chèrement acquise, et qui est en train d’être remise en cause aujourd’hui par le gouvernement. En témoignent les multiples convocations de journalistes, dont les dernières en date sont celles du doyen Diallo Souleymane, patron du groupe de presse Lynx, et Abou Bakr, directeur général de la radio de la radio Lynx, tous les deux inculpés et placés sous contrôle judiciaire. Les journalistes sont allés exprimer leur mécontentement et interpeller la Haute Autorité de la Communication, l’organe de régulation des médias en Guinée.

« C’est avec regret que les organisations professionnelles des médias ont constaté la montée en flèche, et de façon inouïe, de mesures liberticides allant dans le sens de restreindre considérablement la liberté de la presse chèrement acquise en Guinée. L’heure est donc grave et les jours des journalistes et des hommes de médias semblent donc comptés dans leur profession, car la liberté est mise à rude épreuve depuis quelques mois », a déclaré Mohamed Barry, chargé de communication du Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée (SPPG), au nom des manifestants.

Selon les hommes de médias, « ceux qui ne veulent pas sentir l’odeur de la démocratie ne manquent pas de démarches liberticides pour contrer et anéantir la presse et par ricochet, notre jeune démocratie. Nous avons encore en mémoire, les cas d’agressions physiques et verbales dont nous sommes souvent victimes. Des pratiques immondes propres aux régimes autocratiques, sans oublier le constat amère de l’impunité garantie à ceux qui se livrent à ces pratiques rétrogrades ».

Aujourd’hui, plusieurs journalistes guinéens sont poursuivis par la justice. Et malgré la dépénalisation des délits de presse en vigueur depuis 9 ans dans le pays, ces hommes de médias risquent d’aller en prison. La faute à la décision des juges d’ignorer la loi sur la liberté de la presse au profit de celle sur la cyber-sécurité. « Certains qui se croient plus malins que d’autres commencent à prendre goût de substituer maladroitement la loi L002 à celle portant cyber-sécurité pour traiter des dossiers des journalistes mis en cause dans l’exercice de leur profession », a fait remarquer Mohamed Barry.

Face à cette situation, les journalistes guinéens se disent prêts à résister pour défendre leurs libertés. Et ils demandent à la HAC de jouer aussi pleinement son rôle. « Nous sommes convaincus qu’il ne fait l’ombre d’aucun doute que la Haute Autorité de la Communication peut et doit, à travers ses commissaires, et conformément à la loi L003 qui la constitue, contribuer efficacement à changer la façon de faire de chacun et de tous dans ce registre. A ce titre, nous demandons ici et maintenant de rappeler à qui de droit qu’en Guinée, la loi L002 portant liberté de la presse, reste et demeure jusqu’à preuve du contraire, la loi devant servir de référence lorsqu’un journaliste est poursuivi dans le cadre de l’exercice de son métier », a lancé le chargé de communication du Syndicat de la Presse Privée de Guinée.

Aucun responsable de la HAC n’était visible sur les lieux pendant le déroulement de cette manifestation. Mais, les organisateurs ont pris le soin d’y laisser un mémorandum adressé aux commissaires de l’institution.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Éboulement à Coyah, actions de SANITA Villes Durables : les explications de Néné Mariama Baldé

26 août 2019 à 15 03 49 08498
Néné Mariama Baldé, coordinatrice du projet SANITA villes durables Guinée
Néné Mariama Baldé, coordinatrice du projet SANITA villes durables Guinée

Les pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière sur la Basse Guinée ont provoqué des inondations et un glissement de terrain à Coyah. La route nationale Coyah-Kindia a connu une paralysie sans précédent ces derniers jours, suite à l’éboulement survenu à quelques pas du pont KK. Pour parler de ce qui peut être les causes de cet éboulement et de bien d’autres sujets, un reporter de Guineematin.com a donné la parole ce lundi, 26 août 2019, à Néné Mariama Baldé, géographe-urbaniste, coordinatrice du projet SANITA Villes Durables en Guinée. Avec la coordinatrice, il a été également question de ce que compte faire le projet SANITA Villes Durables pour la Guinée dans les prochaines semaines en vue de minimiser les risques d’accident de ce genre.

Guineematin.com : un éboulement s’est produit récemment à quelques kilomètres de la ville de Conakry, sur la route nationale numéro 1, à quelques pas du pont KK. La paralysie de la circulation a affecté de nombreux usagers de la route. En tant qu’experte dans ce domaine, comment pouvez-vous expliquer ce glissement de terrain ?

Néné Mariama Baldé : de manière générale, l’éboulement est un phénomène naturel, mais aussi accéléré par certaines activités anthropiques, comme les constructions, la destruction du couvert végétal, les exploitations de terres pour des fins de construction d’habitats. Donc, Coyah est particulièrement exposé pour ces raisons que je viens de citer. Sur le plan naturel, la ville de Coyah est entourée de montagnes à fortes pentes. Sur le faîte des montagnes, il y a plusieurs blocs de roches plus ou moins dégradables qui à un moment donné peuvent débouler librement, rouler sur les pentes avant d’arriver sur les surfaces planes. Donc, toutes ces actions de l’Homme contribuent à déstabiliser les montagnes et les flancs de montagnes. Il y a aussi d’autres causes liées à la géologie, notamment les types de roches qui sont là qui peuvent être dégradés rapidement par les effets climatiques.

Guineematin.com : devant ces risques, qu’est-ce que le projet SANITA Villes Durables en Guinée peut apporter comme piste de solutions ?

Néné Mariama Baldé : le projet SANITA Villes Durables en Guinée est financé dans le cadre du 11ème FED (Fonds Européen de Développement) qui est exécuté par l’ONU Habitat. Le projet vise quatre résultats parmi lesquels le renforcement des capacités de gestion et de planification urbaine, au niveau national et local ; il y a aussi l’élaboration d’une politique urbaine nationale ; l’élaboration d’un schéma directeur pour la zone de Conakry. Et aussi, on a ce qu’on appelle le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) qui date de 1991 et qui doit être actualisé. Enfin, on a des projets pilotes qui seront faits sur le territoire du grand Conakry.

Guineematin.com : qu’est-ce que le projet SANITA Villes Durables peut apporter comme solution face à des situations comme celle qui s’est produite à Coyah ?

Néné Mariama Baldé, coordinatrice du projet SANITA villes durables Guinée

Néné Mariama Baldé : ce que le projet peut apporter, le résultat notamment, à savoir l’élaboration du schéma directeur du Grand Conakry, il va être intégré un grand aspect lié aux changements climatiques, aux catastrophes. Coyah n’a jamais eu un plan de développement urbain. Coyah est exposé à tous les facteurs que j’ai cités précédemment, à savoir sur le plan naturel, mais aussi à cause du fait que l’urbanisation de Conakry qui est en train d’envahir la zone. Il y a aussi toutes les industries qui se développement dans la zone. Donc, le projet SANITA Villes Durables va renforcer les capacités des autorités locales, sensibiliser sur l’occupation du sol et aussi permettre à cette ville d’avoir un document de planification qui devrait guider le développement de la ville. Mais, au-delà de cela, il y a les outils de gestion qui existent, les outils légaux et réglementaires, c’est le Code Foncier Domanial, c’est le Code de l’Urbanisme, c’est le code de l’Environnement. Il faut une bonne sensibilisation pour vulgariser ces codes au niveau d’abord des acteurs et aussi des communautés. Beaucoup de ces codes n’ont pas assez de textes d’application. Donc, le projet SANITA Villes Durables va appuyer les autorités à la production de ces textes d’application. Pour le moment, nous sommes à la phase d’études préliminaires et nous espérons avoir un bon impact sur ce type de phénomènes. En tout cas, le projet intègre un volet très important sur les aires protégées et sur le changement climatique. Il y aura de la formation, de la sensibilisation, des outils seront développés et mis à la disposition des autorités dans ce cadre.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Néné Mariama Baldé : le dernier mot, c’est de dire qu’une ville ne peut pas se développer sans plan de développement, sans textes réglementaires pour guider la mise en œuvre de ce plan. Quelques soient les études, quelque soit aussi la pertinence de ces textes de lois, s’ils ne sont pas appliqués, on n’aura pas le résultat escompté. C’est pourquoi, il faut que les autorités à tous les niveaux, qu’il y ait une volonté politique et les autorités à tous les niveaux doivent appuyer l’application de ces textes et de ces outils. Les populations ont besoin d’être sensibilisées, informées, pour le respect de ces différents outils de travail.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineemtin.com

Tél : 628 17 99 17

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N’zérékoré : deux enfants abandonnés par leurs parents survivent miraculeusement

26 août 2019 à 15 03 25 08258

Deux enfants de même mère et de même père ont été retrouvés la nuit dernière et à l’aube de ce lundi, 26 août 2019, dans la ville de N’zérékoré. Abandonnés dans des conditions encore floues par leurs deux parents biologiques, les enfants âgé de 1 an et de 5 ans ont eu beaucoup de chances pour pouvoir survivre, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tôt ce lundi, des habitants du quartier Nakouyakpala ont été surpris de retrouver un bébé d’un an dans un caniveau. La dame Kpoguia Zogbélémou a récupéré le bébé, vivant, pour le conduire chez le chef de quartier.

Kpoguia Zogbélémou

« C’est à 6 heures du matin, quand je suis venu balayer là où je vends, que j’ai vu les taxis motards, regroupés au niveau du caniveau où se trouvait le bébé. Un d’entre eux disait à son ami que ce n’est pas un être humain, c’est une poupée. Un autre a dit que c’est un démon. Quand je suis venue, j’ai trouvé le bébé en train de trembler, c’est ainsi que je l’ai pris. Je voulais l’envoyer à la maison pour le laver avant de l’amener chez le chef de quartier. Mais, les gens m’ont dit d’aller d’abord le montrer au chef de quartier. Donc, je suis allée le montrer à la présidente du conseil de quartier, et celle-ci elle m’a dit d’aller le laver, l’habiller et puis le ramener. Ce qui fut fait », a-t-elle expliqué.

Philipe Théa, le chef du secteur Pilimou

Quelques minutes après cette dame, c’est le chef de secteur de Pilimou qui arrive avec la sœur aînée du bébé. Une fillette de 5 ans recueillie tard dimanche par une dame à 2 kilomètres de la ville. « Ce matin, il y a une dame du nom de Dourou Yamon qui est venue me trouver chez moi pour m’informer qu’elle a retrouvé une fillette aux environs de 23 heures en train de venir vers la ville. Entretemps, j’ai eu des informations qu’un bébé a été retrouvé dans un caniveau à Nakouyakpala, donc j’ai pris la fillette pour l’envoyer directement chez la présidente du quartier », a expliqué Philipe Théa, le chef de secteur de Pilimou.

Retrouvée et conduite chez le chef de quartier, la mère des enfants a expliqué qu’elle les a laissés dimanche dans les mains de leur père, qui a abandonné la famille depuis un moment. Elle l’a dit à la présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala, Sény Doris Théa.

Sény Doris Théa, présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala
Sény Doris Théa, présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala

« Ce matin, j’ai été réveillée par des gens en me disant qu’ils ont retrouvé un enfant dans un caniveau de Nakouyakpala. Quand j’ai vu l’enfant avec la dame sans habits ni couverture, je l’ai instruit d’aller le laver et chercher à l’habiller et après on l’envoie à la mairie. Mais, quand elle a fini de laver l’enfant, la mère biologique du bébé est venue chez elle avec un couteau en menaçant de poignarder celui qui parlera de cette affaire. Mais, les gens ont réussi à retirer le couteau et ils ont envoyé l’enfant et sa mère ici. Quand on lui a demandé qu’est-ce qu’il s’est passé, elle nous a dit que depuis plusieurs jours son mari ne rentre pas à la maison, elle ne vit que par des travaux qu’elle fait pour les gens. Elle et son mari avaient fait une tontine et ils ont décidé d’acheter une moto pour en faire un taxi afin de pouvoir nourrir la famille. Mais, depuis qu’ils ont acheté la moto que son mari est en train de conduire, ce dernier ne vit plus à la maison. Hier, elle cherchait son mari dans le quartier Mohomou où ils habitent, un taxi motard lui a dit qu’il sait où se trouve son mari, et l’a accompagnée sur les lieux. Selon elle, quand elle est arrivée, elle a trouvé une fille assise sur les pieds de son mari et les deux en train de prendre de la bière. C’est ainsi qu’elle a abandonné ses enfants là-bas et est sortie », a dit l’autorité locale.

Pour en savoir plus sur cette affaire, les autorités du quartier ont décidé de rechercher le père des enfants. Et, selon la présidente du conseil de quartier de Nakouyakpala, l’affaire sera transférée au niveau de la mairie.

A suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Condamnation d’un journaliste au Bénin : craintes pour la liberté

26 août 2019 à 14 02 58 08588

Lu pour vous : Un journaliste qui a révélé des comptes à l’étranger et des sociétés écran d’un titan et d’un représentant du commerce français a été condamné à une peine de prison avec sursis et à une amende par un tribunal du Bénin, en Afrique de l’Ouest.

Le 12 août, le tribunal pénal de Cotonou, la capitale du Bénin, a reconnu le journaliste Ignace Sossou coupable d’avoir publié de « fausses nouvelles » dans le cadre de la loi draconienne sur la presse en ligne concernant l’homme d’affaires français, Jean-Luc Tchifteyan. Le tribunal a condamné Sossou à verser 846 dollars, soit dix fois le salaire mensuel moyen d’un journaliste au Bénin. L’avocat de Sossou a nié les accusations devant le tribunal et fera appel de la décision. « Ces articles ont été publiés avec notre soutien total et nous soutenons notre journaliste », a déclaré Paul Arnaud, directeur de la publication de Sossou, BeninWebTV.

Sossou a été membre de l’enquête primée menée par le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) et de reporters de West Africa Leaks en 2018, dans 11 pays de la région. Il s’agit de la plus grande collaboration de journalistes d’investigation de la région. Sossou a révélé que Tchifteyan, qui exploite l’un des plus grands supermarchés du Bénin, était propriétaire d’une société écran panaméenne dotée d’un compte en banque suisse et recevait 150 000 dollars par an en commissions de fournisseurs.

L’ICIJ, qui a également publié une enquête sur la société de Tchifteyan au Panama, a parlé à un agent des impôts du Bénin en 2018, qui avait déclaré: «Bien sûr, une telle situation nous intéressera.» Tchifteyan n’a pas répondu aux demandes répétées de commentaires de l’ICIJ par courrier électronique, téléphone ou WhatsApp. Le magnat des supermarchés, qui possède d’autres entreprises au Bénin et qui est un conseiller commercial non rémunéré, nommé par le gouvernement français, n’a également pas répondu à BeninWebTV avant sa publication.

Dans une enquête distincte non liée aux fuites de l’ICIJ en Afrique de l’Ouest, Sossou a rapporté qu’une société de produits de peinture appartenant à la famille Tchifteyan avait reçu des paiements de fournisseurs sur un compte bancaire en Europe. Les avocats de Tchifteyan ont refusé de répondre aux questions, selon BeninWebTV.

Tchifteyan est un entrepreneur bien connu de la petite nation d’Afrique de l’Ouest. L’ancien président du pays, Thomas Boni Yayi, a ouvert le vaste supermarché Erevan de la famille en 2009.

En avril 2019, l’agence béninoise de lutte contre la cybercriminalité a interrogé Sossou sur l’exactitude des informations contenues dans deux articles publiés par BeninWebTV. Edgar Zola, responsable de l’agence béninoise de lutte contre la cybercriminalité, a déclaré lors d’un bref entretien téléphonique à l’ICIJ: « Le Bénin est un pays de lois ».

En 2017, le Parlement béninois a adopté une nouvelle loi sur les médias numériques qui, selon Amnesty International, permet aux journalistes d’être poursuivis en justice et emprisonnés pour avoir publié des informations factuelles en ligne, même s’ils peuvent démontrer l’exactitude de la publication. En avril, le Bénin a fermé le principal fournisseur d’accès Internet du pays avant les élections législatives, amenant Amnesty International à mettre en garde contre une détérioration de la liberté de la presse.

« Cette décision montre clairement le désir des autorités béninoises de museler, ou du moins d’intimider, tous les médias avec une voix critique », a déclaré Fidèle Kikan, directeur d’Amnesty International au Bénin.
Le climat actuel au Bénin est « très hostile et très défavorable au journalisme », a déclaré Kikan. « C’est la démocratie béninoise qui risque de souffrir. »

Source : Will Fitzgibbon, Consortium international de journalistes d’investigation

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Boké-Coopération : le consortium SMB-WINNING accorde une bourse à 35 meilleurs de ses employés

26 août 2019 à 14 02 42 08428

Communiqué : Le Consortium SMB-Winning vient d’octroyer une bourse de formation à trente-cinq (35) de ses meilleurs employés pour l’apprentissage de la culture et de la langue chinoise à Conakry.

Cette autre formation fait suite à celle accordée il y a juste un mois, à certains cadres de l’Administration publique et à trente (30) autres employés du Consortium, pour la Chine, ayant fait preuve de dynamisme et de compétence à leurs postes respectifs.

Il s’agit entre autres, de quelques élites de différents départements de la société qui recevront deux (02) semaines de formation et d’échanges en langue et culture chinoises.

La nouvelle a été rendue publique ce vendredi, 23 Août 2019, dans la salle de conférence de la Base vie de Kaboyé (sous-préfecture de Tanènè) par le Directeur des Mines M. Wang.

C’était en présence des autorités de la Direction Générale (DG) de la SMB, des agents, délégués ainsi que des agents bénéficiaires choisis pour aller apprendre la culturelle et la Langue chinoises.

Une manière de raffermir davantage, les liens de collaboration entre employés et employeurs de la SMB qui, dit-on, innove à sa façon.
Ayant 3 ans d’expérience sur le terrain sans incident, ces élites du Consortium bénéficieront des cours sur les concepts : «Communication de solidarité et du développement ».

Se disant soucieuse de la bonne qualité de travail des employés , la directrice de formation, Mme Oumou Camara a rassuré que : «Cette initiative vise à former les employés guinéens évoluant au sein du consortium afin qu’ils puissent assurer la relève des expatriés chinois.»
C’est pourquoi, elle a invité les bénéficiaires à saisir cette opportunité pour le bien-être du consortium.

Visiblement joyeux, Thierno Sidy Bah, assistant aux Ressources Humaines et l’un des bénéficiaires s’est confié : «Cette formation vient à point nommé car, elle nous permettra de nous perfectionner d’avantage, pour mieux servir notre pays, la Guinée, considérée comme scandale géologique en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, nous rassurons que la SMB ne sera jamais trahie par ses fidèles employés que nous sommes…».

Les 30 jeunes dynamiques de la SMB demandent à la DG du Consortium de pérenniser cet acquis afin que d’autres employés puissent en bénéficier.

À noter cette formation se découlera à l’institut Confucius de l’université Gamal Abdel Nasser, et son coût total est estimé à cinq cent millions de franc guinéens (500.000.000 GNF).

Transmis par le Consortium SMB-Winning

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Liberté de la presse en danger : Baba Fofana rappelle à Alpha Condé qu’il doit beaucoup aux journalistes

26 août 2019 à 13 01 05 08058

La presse guinéenne traverse des périodes difficiles en ce moment avec des inculpations tous azimuts et l’usage de la loi sur la cyber-sécurité pour les présumés délits de presse, en lieu et place de la loi sur la liberté de la presse. Cette restriction de la liberté de la presse indigne de nombreuses structures. C’est le cas de la fédération UFR (Union des Forces Républicaines) de Siguiri qui a dénoncé cette tentative de musellement de la presse à l’occasion de son assemblée générale d’hier dimanche, 25 août 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le siège du parti situé au quartier Pontbada, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à cette rencontre. Le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a mis l’occasion à profit pour déplorer la situation que les médias traversent en ce moment dans notre pays. « Notre pays va mal, très mal. Le pouvoir est entrain de tuer la démocratie et le développement de ce pays. On ne peut pas parler de démocratie ni développement sans faire appel aux médias. Les journalistes constituent le quatrième pouvoir, on leur doit du respect et de la considération », a dit monsieur Fofana.

En outre, le coordinateur de la fédération UFR de Siguiri a rappelé que le président Alpha Condé doit beaucoup aux journalistes. « Pour gagner son pari destructif, le pouvoir d’Alpha Condé est entrain de séquestrer les journalistes… Si Alpha Condé est président, il le doit aux journalistes qu’il séquestre aujourd’hui. Sans ces journalistes, Alpha Condé à lui seul ne pouvait rien. Nous demandons aux journalistes de tenir bon, car Dieu est vérité », a laissé entendre Baba Fofana.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Volet recettes de la LFR 2019 : pourquoi les députés de l’UFDG ont voté contre le texte ?

26 août 2019 à 10 10 34 08348
Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l'UFDG
Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée nationale guinéenne a adopté le samedi, 24 août dernier, le volet recettes du projet de loi de finances rectificatives 2019. Mais, seuls les députés des groupes parlementaires du RPG Arc-en-ciel et de l’UFR (Alliance républicaine) ont approuvé le texte. Le groupe parlementaire de l’UFDG (Libéral Démocrate) a voté contre ce volet recettes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à l’hémicycle. Et, l’honorable Jamesdine Baldé, vice-président de ce groupe parlementaire, a expliqué les raisons de ce vote négatif.

Décryptage !

La session extraordinaire convoquée par le président de la République pour examen par les députés, du projet de loi de finances rectificative 2019, le projet de loi portant statut général des militaires, a examiné dans un premier temps le volet recettes du budget révisé qui se chiffre à un montant total de 19 816,672 milliards de francs guinéens. Les députés du groupe parlementaire libéral démocrate ont participé activement aux travaux en commissions, inter commissions et en plénière, à l’examen du projet de la LFR.

Les commentaires et observations de notre groupe parlementaire de résument comme suit :

A priori, il faut noter une augmentation des recettes à hauteur de 484,596 milliards de francs guinéens imputable dans une large mesure à l’encaissement d’une recette accidentelle, c’est-à-dire non prévue dans les prévisions initiales du budget 2019, au titre de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société de téléphonie mobile Orange Guinée. Nous reviendrons dans notre intervention sur cette recette exceptionnelle.

L’exécution du budget dans son volet recettes ; entendez les recettes administratives.

A ce titre, les redevances de téléphonie GSM ont été mobilisées à hauteur de 32 milliards, sur une supervision initiale de 182 milliards de francs guinéens. De même, les recettes consulaires ne sont presque pas mobilisées ou alors mobilisées non versées au trésor. En outre, il n’y a aucune précision au titre des frais de visas d’entrée en Guinée dans la LFI et dans la LFR 2019.

Est-ce que c’est un abandon délibéré de ces ressources par le budget ? Il revient au gouvernement de donner la réponse à cette question. Une autre déperdition se situe au niveau des recettes du patrimoine bâti public. Le cas le plus illustratif porte sur la gestion des recettes locatives de la cité des nations, dont l’utilisation reste très opaque.

Cette rétention de ces recettes budgétaires au niveau des ministères et services publics générateurs de recettes trouverait certainement son explication par les difficultés que ceux-ci ont dans l’exécution de leur budget de fonctionnement. Également, la non application des dispositions de la loi sur la gouvernance financière des sociétés et établissements publics permet aujourd’hui à certaines structures de l’État, comme c’est le cas de l’ARPT de disposer de ressources publiques importantes dont la gestion mérite d’être auditée.

Est-il besoin de rappeler les multiples recommandations faites au gouvernement à l’occasion de l’examen des précédentes lois de finances pour endiguer les déperditions de ces ressources publiques ?

Tout cela traduit clairement le manque de volonté politique et la mal gouvernance économique dont souffre notre pays. Cela est dû au non-respect par le gouvernement des lois de la République, notamment les dispositions de l’article 71 de la loi organique relative aux lois de finances.

Citation : « Les ressources publiques sont toutes, quelle qu’en soit la nature et l’attributaire, encaissées et gérées par des comptables publics nommés par le ministre chargé des finances et placés sous son autorité. Elles sont versées et conservées dans le compte unique du Trésor ouvert au nom de l’Etat à la Banque centrale de la République de Guinée. Aucun compte ne peut être ouvert ni par l’Etat, ni par un autre organisme public dans une Banque commerciale, sauf dans les cas et les conditions déterminées en loi de finances », fin de citation.

L’autre préoccupation réside sur la faible mobilisation des recettes, au titre de l’impôt sur les sociétés minières, la TVA, la constitution foncière unique (CFU), la TUV sur la téléphonie mobile (TARTEL et TCT).

En ce qui concerne les recettes minières, les moins-values s’expliqueraient par la baisse de bauxite, notamment au niveau de la SMB qui, malgré tout, a des a des stocks importants à son quai. A cela s’ajoute le démarrage tardif de certaines sociétés minières. Il va s’en dire que l’Etat doit améliorer ses prévisions économiques, à travers des outils modernes et un suivi et un contrôle rapprochés des sociétés minières.

S’agissant des recettes de la téléphonie mobile au titre de la fiscalité intérieure, il faut dire que celles-ci restent très faibles par rapport au potentiel et comparativement aux autres pays de la sous-région. Le contrôle des déclarations des sociétés de téléphonie devait être confié à une structure indépendante recrutée à cet effet et sous la coupe de la DNI. L’ARPT, comme son nom l’indique, devrait se limiter aux aspects techniques et à la régularisation. A notre avis, il est illusoire de faire contrôler un contribuable par un autre.

Parlant de la TUV, malgré toutes les explications et commentaires des autorités, la mise à disposition de la part des collectivités reste floue dans la mesure où certaines communes affirment n’avoir pas encore reçu leur quote-part. Il y a lieu alors d’évaluer l’impact du nouveau mécanisme vanté à tambour par le gouvernement.

Monsieur le président, il est important de faire remarquer une faible volonté politique d’augmenter les recettes du secteur minier, notamment au niveau des autres recettes fiscales, dont l’augmentation reste marginale en ne prenant pas en compte la recette accidentelle relative au produit de la licence 4G Orange Guinée dont le circuit d’encaissement au trésor public fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Ainsi, nous restons convaincus qu’il y a des recettes publiques non mobilisées et qu’il y en a d’autres qui sont versées aux mauvais guichets.

Quant aux dons et emprunts, nous constatons avec regret la baisse des prévisions au titre des dons projetés à hauteur de 21 milliards de francs guinéens. Ce qui indique la faible capacité d’absorption de ressources extérieures.

Cette faible capacité d’absorption est imputable en grande partie au problème de renforcement des capacités des cadres et à la mal gouvernance économique qui gangrènent notre appareil administratif, que nous avons du reste toujours dénoncés.

A notre avis, le gouvernement doit s’intéresser à l’utilisation de ses ressources. Il s’agit donc de veiller non seulement à la qualité de la dépense, mais aussi à la traçabilité de celle-ci.

Au regard de tout ce qui précède, je demande à l’ensemble des députés et particulièrement à ceux du groupe parlementaire Libéral Démocrate de réserver un vote négatif au volet recettes du projet de Loi de Finances Rectificative 2019.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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N’zérékoré : un artiste tué dans un accident de la circulation

26 août 2019 à 10 10 23 08238
Sidiki Kolomou alias Choco la merveille

Une semaine après le décès de la chanteuse Agnès Délamou à N’zérékoré, un autre artiste vient de rendre l’âme dans la capitale de la Guinée forestière. Sidiki Kolomou, chanteur en herbe, a trouvé la mort dans un accident de la circulation dont il a été victime, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

L’accident s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche, 25 août 2019, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Sidiki Kolomou, plus connu sous le nom de « Choco la merveille », circulait en moto lorsqu’il a heurté violemment un véhicule qui était stationné au niveau du pont reliant les quartiers Dorata 1 et Dorota 2.

« Choco la merveille quittait le quartier Belle vue et venait à vive allure sur sa moto. Arrivé au pont où était stationné le camion rempli de bois, il a heurté le véhicule. Son cou s’est cogné violemment contre un bois. Il est tombé et n’a plus bougé. Il a été transporté rapidement à l’hôpital, mais il a rendu l’âme en cours de route », explique un proche du jeune artiste en herbe.

« Choco la merveille » sera inhumé le mercredi, 28 août 2019, à Galakpaye, son village natal, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de N’zérékoré. Il laisse derrière lui une veuve en état de famille.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Julien Dramou de La Nouvelle République : « notre mission, c’est de porter un candidat indépendant en 2020 »

26 août 2019 à 10 10 15 08158

Le débat sur le projet de nouvelle constitution et sur ce que cela pourrait apporter comme innovation se poursuit à travers la Guinée. C’est dans cette dynamique que le mouvement La Nouvelle République a organisé une table ronde dans un réceptif hôtelier de Conakry dans la soirée d’hier dimanche, 25 août 2019. La démarche vise à échanger sur l’actualité sociopolitique, notamment l’adoption d’une nouvelle constitution, la candidature indépendante et la place de la jeunesse dans le débat politique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a connu la participation de jeunes issus d’ONG de la place et des milieux socio-économiques et professionnels. Les échanges entre Julien Dramou, président fondateur du mouvement La Nouvelle République, et ces jeunes ont été fructueux et cordiaux. Ces derniers ont posé toutes les questions qui leur tenaient à cœur, notamment sur les projets et missions de ce mouvement.

Selon Julien Dramou, « l’objectif de cette rencontre était de répondre à l’invitation des jeunes leaders, parce qu’ils ont entendu parler du mouvement, ils ont entendu parler du président fondateur, ils ont voulu savoir davantage sur le mouvement. Donc, je me suis trouvé dans l’obligation et avec plaisir d’organiser cette rencontre pour leur parler du mouvement, de notre objectif, de notre mission. J’ai bien apprécié le niveau des débats. J’étais en face d’une jeunesse curieuse.

Aujourd’hui, j’ai compris qu’il y a une masse critique de jeunes qui sont tapis dans l’ombre, qui ont envie de s’exprimer, qui ont envie de donner leur opinion sur la vie politique mais qui n’ont pas cette opportunité, parce que tout simplement ils ne se retrouvent pas dans les structures classiques des partis politiques qui existent. Donc, ils trouvent aujourd’hui que cette opportunité de mouvement est une bonne opportunité ».

En outre, Julien Dramou dit avoir créé le mouvement La Nouvelle République suite à un constat sur le terrain. « Ce mouvement a été créé partant du fait que la jeunesse guinéenne est habituée à suivre les leaders politiques et non à exprimer leurs propres opinions. Je me suis dit qu’avec cette plateforme de Nouvelle République, les jeunes pourront librement exprimer leurs opinions. L’objectif premier de la Nouvelle République, c’est de participer à l’enracinement de la démocratie dans notre pays.

Et l’enracinement de la démocratie dans notre pays passe nécessairement par la suppression de toutes les mesures d’exclusion qui sont dans notre constitution. Notre mission essentiellement, c’est de porter un candidat indépendant en 2020. Et avant que la candidature indépendante en 2020 ne voit le jour, nous allons œuvrer à ce que cette candidature indépendante soit autorisée par une constitution, en l’occurrence celle qui doit être proposée par le président Alpha Condé », a-t-il laissé entendre.

Les participants ont salué la qualité des échanges, à l’image de Fatoumata Sylla, économiste de profession. D’ailleurs, cette jeune dame promet de s’investir dans la promotion de ce projet de nouvelle constitution afin que son leader puisse se présenter aux élections présidentielles de 2020 en qualité de candidat indépendant. « Le mouvement La Nouvelle République, je pense que c’est une bonne initiative. Ce sont des jeunes cadres qui sont venus pour aider la Guinée.

J’ai suivi l’intervention de tout un chacun. Je sais que c’est un combat hargneux qui les attend. Donc, ils doivent motiver les jeunes à les accompagner dans leur dynamique. J’interpelle tout un chacun à les accompagner. Moi en tout cas, je suis partante à 100% pour ce projet de nouvelle constitution parce que c’est un combat pour les jeunes. Je vais mobiliser mes amis, mes connaissances à adhérer à ce mouvement », a dit la jeune dame.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél : (00224) 621 09 08 18

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Protection de l’environnement : l’antenne de la CIDT à Télimélé s’active sur le terrain

26 août 2019 à 9 09 57 08578

L’antenne locale de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT) a initié un vaste programme de restauration du couvert végétal, en vue de lutter contre le déboisement, le réchauffement climatique et la disparition de certaines espèces animalières et forestières. C’est dans cette optique qu’elle a lancé le samedi, 24 août 2019, une campagne de reboisement de certains lieux publics de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs jeunes de toutes professions confondues, issus des différentes associations locales, ont pris part à cette première étape de la campagne de reboisement des différentes artères et autres lieux publics de la ville de Télimélé.

Cette première étape sera suivie de plusieurs activités, annonce Elhadj Mamadou Bobo Diallo, président de l’antenne de la CIDT à Télimélé. « Cette activité que nous sommes en train de mener aujourd’hui ne sera pas la dernière, elle sera élargie à d’autres lieux, et plusieurs autres activités sont en perspective. Comme par exemple l’organisation d’un tournoi de football interclubs.

Je suis très satisfait de cette mobilisation et de votre esprit civique pour la réussite parfaite de l’activité. Je me souviens, pendant la première République, il y avait beaucoup de plantes fruitières et autres sur ces lieux, mais qui ont toutes disparu suite à l’effet de l’homme. Je vous invite donc chers jeunes, à poursuivre cet élan amorcé et à entretenir ces jeunes plants contre les bœufs en divagation », a lancé monsieur Diallo.

De son coté, Maimouna Barry, femme leader et membre du bureau local de la CIDT, a appelé à une synergie d’actions entre les hommes et les femmes pour lutter sans merci contre la déforestation. « Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis contente du fait de la présence massive des femmes dans la mise en œuvre de cette activité. J’invite tout le monde à mener une lutte à outrance contre la déforestation, devenue aujourd’hui une véritable gangrène au sein de nos communautés. C’est en cela que nous pourrons sauver l’environnement », a-t-elle martelé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Développement local, ANAFIC, lourdeur administrative : le maire de Koumbia à Guineematin

25 août 2019 à 9 09 31 08318
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

A l’occasion d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, a évoqué la gestion de cette collectivité par son équipe. Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a fait le point des actions réalisées par la mairie dans le cadre du développement des différents secteurs d’activité de la localité. Il a regretté dans le même temps, la « lourdeur administrative » dans le cadre du décaissement des fonds de l’ANAFIC, qui empêche la réalisation de certains projets de sa commune.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait 8 mois depuis que vous êtes à la tête de la mairie de Koumbia. Où en êtes-vous aujourd’hui avec l’exécution du budget de la commune qui s’établit à hauteur d’environ 1 milliard de francs cette année ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : en recettes, nous sommes à peu près entre 30 et 40%. Pour les dépenses, actuellement ça va puisque nous n’avons pas d’arriérés de salaire avec le personnel contractuel. A notre arrivée, nous avons réglé les arriérés de salaire, et mieux, nous avons revalorisé les salaires dont certains étaient au-dessous du SMIC (salaire minimum interprofessionnel garanti, fixé à 440 mille francs guinéens). Et l’année prochaine, nous entendons revoir cette situation de nos contractuels pour qu’ils vivent plus dignement.

Guineematin.com : quels sont vos rapports avec le département de l’administration du territoire, notamment dans le cadre de transfert des compétences ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : celui-ci est en partie respecté. En réalité si vous prenez le code des collectivités révisé, il est mentionné que tout conseiller communal doit savoir lire et écrire à plus forte raison un maire. Mais cela n’a pas été appliqué. C’est ce qui crée d’ailleurs tous ces problèmes de gestion, puisque n’a peur des comptes qu’un comptable. Là, ça pose problème. Entre nous et l’administration, c’est comme si tu donnes l’argent à ton fils et tu le contrôles. Nous sommes dans l’apprentissage. L’Etat nous assiste à travers l’ANAFIC dans les projets de développement. Mais cet argent est viré dans le compte de la Banque centrale après l’autorisation du responsable régional de l’ANAFIC et toute la procédure de passation de marché.

Il y a un problème de paperasse qui embête les entrepreneurs locaux. C’est par exemple l’assurance, le quitus fiscal, le RCCM, ainsi de suite. Nos artisans ruraux ne connaissent pas cela. Pourtant, ils sont bien et c’est eux qui font le travail en sous-traitant avec les entreprises venues d’ailleurs. Ce qui n’est pas mal en soit forcément, mais le handicap c’est la lourdeur administrative. Moi par exemple, à cause de cette lourdeur, deux des trois projets élus n’ont pas encore connu un début d’exécution à 4 mois de la fin de l’année.

Guineematin.com : mais, est-ce que ce n’est pas à cause des problèmes de détournement des deniers publics que toute cette procédure est mise en place ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : si on veut régler ces problèmes, l’Etat doit entièrement responsabiliser les communes. Celui qui se comporte mal, on le débarque. Toute commune, tout maire ou conseiller impliqué dans ce genre de malversation doit être débarqué purement et simplement. C’est vrai qu’il y a eu des maires, des vices maires ailleurs qui se sont attribué des marchés, en violation de la loi. Mais qu’a fait l’Etat ? La loi est là pour être appliquée. Je rappelle que le Président de la République a dit haut et fort que ces marchés doivent revenir à nos artisans locaux pour leur permettre d’avoir un plus dans leur quotidien. C’est pour cette raison que nous demandons à l’Etat d’être un peu souple dans la procédure de passation.

Guineematin.com : souvent, le problème, c’est l’exécution des chantiers au point de vue qualité et respect des délais de réalisation.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je préside toutes ces commissions de suivi et d’évaluation. Le hangar du marché par exemple, j’ai assisté à la pose de la première pierre et j’ai assisté à la couverture de la dernière tôle. Pour le crépi, je viens de me voir avec l’entrepreneur à qui j’ai donné une semaine pour finir le travail.

Guineematin.com : depuis fin juillet 2019, c’est la campagne de reboisement qui domine l’actualité. Comment est-ce qu’elle se passe ici ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : cette campagne se passe très bien à Koumbia et je dirai même dans tout Gaoual. Puisque dans le cadre de l’initiative présidentielle, trois ONG ont été sélectionnées pour faire le reboisement. Il s’agit de l’APEPTG (Association pour la protection de l’environnement et la promotion du terrorisme), l’AJEK (l’Association des jeunes de Koumbia) et l’AGV (Association Guinée verte). Par coïncidence, toutes ces ONG sont de Koumbia.

L’argument utilisé est simple, la plupart des calamités naturelles dont est victime Gaoual, ont été enregistrées à Koumbia. C’est le cas des inondations, des incendies, des tornades dévastatrices, … Qu’à cela ne tienne, nous encourageons toutes les ONG de notre préfecture, tous les jeunes, toutes les femmes à s’intéresser au reboisement. C’est la seule chose qui peut nous sauver des conséquences graves des changements climatiques.

Guineematin.com : puisqu’on parle de développement local, dites-nous, comment se porte aujourd’hui le secteur éducatif à Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est l’une de nos principales priorités. Celle de relever le niveau de notre système éducatif. C’est pourquoi, en début d’année, j’ai visité le collège et le lycée de Koumbia pour voir ce qui se passe. J’ai constaté que quasiment toutes les classes étaient vides. J’ai posé la question au proviseur qui m’a parlé d’un manque d’enseignants, et qu’il fallait recruter une dizaine de contractuels. Ceux qui étaient là avaient arrêté les cours à cause du non-paiement de leur argent. J’ai demandé à qu’ils soient rappelés et j’ai décidé de régler tous les arriérés à hauteur de 14 millions. Certains ont été recrutés pour combler le vide et nous avons pris entièrement en charge leur situation.

Et c’est pourquoi, nous avons obtenu le succès aux examens de fin d’année. Au brevet, nous avons présenté 109 candidats pour 108 admis. Au baccalauréat sur les 25 candidats, 8 sont admis sur un total de 16 admis pour l’ensemble de la préfecture de Gaoual. J’ai demandé à l’association de jeunes de Koumbia, composée pour la plupart de jeunes diplômés sans emploi, de venir aider leurs frères en attendant la réaction de l’Etat pour nous pourvoir en enseignant. Et je profite de ce micro pour demander aux parents d’élèves de donner une priorité à l’éducation de nos enfants.

Je demande aux présidents de districts, de me déposer la liste partout où il n’y a pas d’enseignants. Je vais proposer qu’un budget soit alloué à l’éducation pour ce genre de choses. Parce que l’éducation en Guinée, nous sommes les derniers sur le continent avec un budget de moins de 20%. Moi je vais faire le contraire. Nous allons allouer un budget de 20 à 25% de la commune pour l’éducation.

Guineematin.com : que dire de la couverture sanitaire dans la commune rurale ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : vous avez un centre de santé et près de 15 postes de santé à Koumbia. Mais, ce n’est pas suffisant. Nous ne voulons plus qu’une femme qui donne la vie souffre ou meurt de douleur pour manque d’assistance. Nous voulons que chaque secteur dispose de son poste de santé équipé et opérationnel. Mieux, parlant de l’autonomisation des femmes et des jeunes, nous demandons à chacun d’aller vers les groupements.

Aujourd’hui, nous avons réussi à mettre en place une banque, la LC2, le siège est obtenu et équipé et le personnel recruté et formé. Cette banque est là pour les assister. Ils peuvent obtenir des crédits agricoles et devenir indépendants. C’est ce que nous voulons pour les femmes et pour les jeunes. Nous voulons qu’ils développent des activités capables de leur apporter de revenus conséquents.

Guineematin.com : un autre problème auquel est confrontée la sous-préfecture de Koumbia, c’est l’état des routes. Il y a eu un projet de réhabilitation de la route Koumbia-Kembéra qui avait été annoncé et qui devait être financé par l’ANAFIC. Mais jusque-là, ce projet n’a pas démarré sur le terrain. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : nous l’avons largement développé ci-haut. Mais ce que je peux vous dire, dans notre Plan Annuel d’Investissement (PAI), nous voulons rendre accessibles tous les secteurs des 20 districts de notre commune. Nous allons nous battre dans ce sens. Nous ne voulons pas entendre qu’on n’a pas accès à un secteur à cause du mauvais état de la route. Nous souhaitons la réalisation de tous les ponts.

Guineematin.com : sur le plan religieux, il y a eu des problèmes de cohabitation entre les sectes islamiques ici à Koumbia. Avez-vous fait quelque chose pour régler ce problème ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je précise d’abord qu’avant il n’y avait pas ce problème, les gens cohabitaient sans problème. Tous ont le même Dieu et le même prophète. A Koumbia, ce qui a créé le problème, c’est lorsque les Wahhabites ont voulu transférer la prière des deux grandes fêtes musulmanes : la Korité et la Tabaski, dans l’enceinte de leur école et mosquée. Pendant la Korité, ils ont prié à part. Cela a failli créer des problèmes. Moi, j’étais absent. Les Wahhabites ont reconnu leur erreur et ont demandé pardon. Cette fois encore, ils ont voulu récidiver, j’ai été interpellé par la ligue. Et, vu l’ampleur du problème, je l’ai remonté à l’autorité préfectorale.

Le préfet a pris toutes les dispositions pour traiter le problème avec la ligue préfectorale et une décision a été prise. Cette décision dit quoi ? Seuls les lieux identifiés par la ligue doivent abriter les prières publiques. Finalement tout est rentré dans l’ordre. Et la prière s’est bien passée. Il faut le souligner, en tant qu’autorité, nous apprenons beaucoup de choses d’eux. Certains parlent de terroristes, d’autres de Djihadistes. Mais pour nous, c’est la cohésion sociale, la paix et la stabilité de notre localité qui focalisent notre attention. Et Dieu merci, tout se passe bien sur le terrain.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de vos collaborateurs et des populations de Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : mon message, est celui de la cohésion sociale, la paix et l’unité des fils et filles de Koumbia. Je veux qu’on se donne la main. Je l’ai dit lors de la dernière session. J’ai dit que les élections sont finies. Mais certains conseillers se croient toujours en campagne. Nous sommes élus pour servir la population et non pour nous servir. L’agent que je reçois est destiné à développer la commune. Même le maire n’est pas rémunéré à plus forte raison un conseiller. L’argent de la commune n’est pas à partager. Certains croient que les 5% destinés au fonctionnement doivent être répartis entre les conseillers. Non, ce n’est pas ça. Cet argent c’est pour effectivement le fonctionnement de nos services. Des services qui ont besoin d’être équipés et bien entretenus. Voilà à quoi cet argent doit servir.

Interview réalisée à Koumbia par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Vacances scolaires : pas de répit pour plusieurs élèves et enseignants de Conakry

25 août 2019 à 9 09 28 08288
Mamadou Saliou 2 Diallo, professeur de Philosophie au lycée Kipé

Si bon nombre d’élèves, enseignants et encadreurs profitent des vacances pour se reposer, d’autres mettent l’occasion à profit pour préparer la prochaine année scolaire. C’est dans ce cadre que des cours de vacances sont organisés actuellement dans plusieurs établissements scolaires publics et privés de Conakry. Pour en parler, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre des acteurs concernés.

Kadiatou Barry

Même si on est en période de vacances, Kadiatou Barry, élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé, vient 5 jours par semaine à l’école. « Je suis là pour suivre des cours de vacances. Comme cette année il y a eu beaucoup d’échecs, je me suis dit que je n’ai qu’à venir participer à ces cours de vacances pour bien me préparer et avoir mon bac. Celui qui veut participer, il paye 60 mille francs guinéens comme avance. Les autres conditions, c’est de se débarrasser des téléphones et suivre les explications du professeur. Les cours de déroulent du lundi au vendredi de 9 heures à 14 heures », a expliqué la jeune élève.

Tout comme elle, beaucoup d’autres élèves, candidats aux examens nationaux de l’année prochaine, participent à ces cours de vacances organisés dans la plupart des écoles publiques et privées de la capitale guinéenne. Tous, ont été motivés par les échecs massifs enregistrés aux examens nationaux de cette année. Ils veulent se préparer dès maintenant pour éviter ce genre de situation.

Jean Christophe Koyba

« Les résultats de cette année sont catastrophiques. Pour éviter qu’on se retrouve dans la même situation, il faut se lever tôt. On m’a dit que les examens sont des gros problèmes de la vie parce c’est un chemin beaucoup ambigu. Pour le faire, il faut affronter beaucoup de circonstances. Donc pour éviter tout cela, il faut se lever tôt et venir assister aux cours de vacances, ensuite réviser durant toute l’année scolaire pour espérer avoir un bon résultat. Moi, ma priorité cette année, c’est d’avoir mon examen. Pour cela donc, je vais me sacrifier et ne négliger aucune matière », a dit Richard Joseph, également élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé et qui participent aux cours de vacances organisés dans cette école.

De son côté, Aliou Kaba est élève en classe de 10ème année au groupe scolaire Kofi Annan de Kipé. Lui aussi assiste aux cours de vacances qui se tiennent dans son école, pour préparer déjà le BEPC de l’an prochain. « J’ai appris que le BEPC est dur, donc si je prends les bases à partir de maintenant, j’espère que je pourrai bien affronter cet examen. On a 4 professeurs qui nous donnent ces cours de vacances : un pour les Mathématiques, un pour la Chimie, un pour le Français et un autre pour la Physique. Nous payons 160 mille par mois et pour toutes les matières. Nos professeurs donnent très les cours, je suis vraiment très content de de la manière dont se déroulent les cours », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Saliou 2 Diallo, communément appelé 2 Diallo, professeur de philosophie au lycée de Kipé et dans d’autres établissements de la capitale, est l’un des enseignants qui donnent ces cours de vacances. Selon lui, l’objectif n’est pas que pécunier. Mais, c’est surtout pour améliorer le niveau des élèves.

« Nous sommes là, pas pour avoir de l’argent mais pour la perfection, parce que le niveau des élèves chaque année ne fait baisser. Donc élever ce niveau-là, il nous demande d’être là pour faire des cours de vacances aux élèves. Ces cours de vacances, ne sont pas des cours de révision puisque ce ne sont pas les cours qu’ils ont déjà vus qu’on est en train de revoir, mais ce sont les cours de la classe pour laquelle ils sont admis (la terminale).

Donc les cours que nous faisons ici sont des cours préparatoires. Et comme disaient certains, il faut travailler pendant que tous les autres travaillent, il faut travailler aussi pendant que les autres sont en train de se reposer, de dormir. Et ici, on a enregistré 80 élèves en deux semaines. C’est pour dire que ça intéresse non seulement les élèves du lycée Kipé mais encore les élèves d’autres établissements publics et privés qui viennent participer à ces cours ici. On constate cependant que les redoublants manquent de courage pour venir suivre les cours de vacances », a fait remarquer Mamadou Saliou 2 Diallo.

Souleymane Camara

Souleymane Camara, professeur de Français dans plusieurs établissements scolaires privés, travaille aussi chaque jour avec plusieurs élèves de la 10ème année au lycée Kofi Annan de Kipé. L’enseignant estime que ces élèves pourront bien affronter le BEPC l’année prochaine. « Au terme de ces séances, il faut dire que les élèves auront un bon niveau et pourront bien affronter leur examen. Ils seront aptes à bien comprendre les cours à l’ouverture prochaine des classes. Pour ce qui est des cours, j’ai commencé ici par leur rappeler les rubriques de la langue française. Après cela, ils sont en train de voir les transformations parce que le plus souvent, c’est les transformations qui viennent, à savoir la transformation active et la transformation passive. C’est ce que nous sommes en train de voir maintenant. Et ensuite, nous allons toucher tous les chapitres », a promis l’enseignant.

A noter que les frais de participation à ces cours de vacances varient en fonction des écoles et du nombre de matières enseignées.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Stratégie de lutte contre la criminalité : les textes clés de la police et de la protection civile au centre d’un échange à Labé

25 août 2019 à 9 09 24 08248

Des experts du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), spécialiste des questions de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), accompagné de cadres du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile ainsi d’autres personnes ressources animent depuis vendredi, 23 août 2019, un atelier de vulgarisation des textes clés de la police et de la protection civile, de l’appropriation des documents de politique et de stratégies de lutte contre la criminalité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance des services de police » planifié sur 18 mois, financé par le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF) et exécuté par le PNUD, en collaboration avec le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile.

«La démarche est motivée par le souci que nous avons d’ancrer la formation à la base. L’appropriation de ces textes clés vise à professionnaliser les forces de défense et de sécurité pour les rendre attentives aux problèmes des communautés, afin d’endiguer le phénomène d’insécurité. Nous avons organisé cette session pour apporter des spécificités qui se trouvent au niveau de chaque région. Nous venons de N’zérékoré. Après N’zérékoré, on a fait Kankan. Actuellement, c’est le tour de Labé et Mamou, parce que Mamou se retrouve ici. On échange sur le contenu de la politique et de la stratégie de lutte contre la criminalité, pour l’enrichir afin que ça reflète tout ce qui est particularité à la base » a indiqué Konsa Camara, expert en réforme du secteur de la sécurité du PNUD.

Officiellement, cette première phase mobilise 40 participants, mais près de 60 personnes étaient dans la salle de formation.

« Vous observez à peu près l’engouement. C’est la première phase. La deuxième phase qui va commencer le lundi, va mobiliser 50 participants composés entièrement de policiers.

« Les acteurs que vous voyez sont tous des acteurs qui contribuent d’une façon ou d’une autre à la lutte contre la criminalité. Ils ont tous un rôle à jouer. Les religieux, les organisations de la société civile, les syndicats, les gendarmes, l’administration du territoire, la mairie, … tous ces acteurs-là interviennent dans la chaine de lutte contre la criminalité. C’est pour cela, on a regroupé tout ce beau monde pour que d’une manière ou d’une autre, on essaye de cerner les particularités des uns et des autres, la vision des uns et des autres pour qu’on aligne ces éléments à notre ligne directrice. Vous verrez aussi des agriculteurs, des éleveurs qui ont souvent des problèmes. La criminalité se manifeste des fois dans la sauvegarde de ces intérêts. Un agriculteur dont le champ est attaqué par les animaux d’un éleveur réagit souvent d’une certaine façon. C’est pour cela on a regroupé tous les acteurs pour qu’ils puissent s’approprier mais aussi contribuer réellement à l’enrichissement du document », a-t-il ajouté.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Sortie de Bantama contre Cellou Dalein et Hadja Halimatou : Amadou Diouldé recadre le ministre

24 août 2019 à 21 09 39 08398
Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, le ministre des Sports et responsable du RPG arc-en-ciel s’est attaqué au chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo et à sa femme Hadja Halimatou Dalein Diallo. Cette sortie (que vous pouvez lire ici) a mis mal à l’aise le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien, qui n’a pas tardé à nous faire parvenir sa réaction.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette réaction :

Bantama Sow veut faire de Cellou Dalein son fonds de commerce pour exister. C’est un complexe qu’il vit. Car, au Fouta, chacun de nous connaît sa place. Bantama Sow, ce taximan de Brooklyn, sorti des entrailles de la lisière du Fouta vers la savane, n’a pas de leçons à donner à quelqu’un ici en Guinée.

Il ferait mieux d’attendre les conclusions du rapport d’audit de la CAN 2019, exigé par le Premier ministre pour délier sa langue à la tribune du RPG-AEC. Car, il ne serait pas blanc comme neige, ainsi que son épouse, dans la sulfureuse affaire surtout de la rubrique transports. De ma mémoire de journaliste sportif, c’est la première fois que je vois un ministre des sports voyager avec femme et bagages pendant une CAN.

Bantama Sow est le plus médiocre des ministres des Sports, de la culture et du patrimoine historique de la Guinée indépendante. Il faut un président comme Alpha Condé qui privilégie l’activisme politique au mérite pour nommer ce nain intellectuel dans un gouvernement.

Bantama Sow, tu es peul comme Cellou Dalein Diallo et son épouse Halimatou Diallo, voici le Fouta Djallon vas-y et délivre tes messages mais en prenant soin de bien connaître l’histoire de la région et ta propre histoire pour dire à tous, de Konkobala Kêbaly à Diaguissa, Bouliwel, Tountouroun, Timbi-Madina de quel versant descends-tu de cette prestigieuse descendance de Thierno Moussa Sow, l’un des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon. Après quoi, la parole sera donnée à Cellou Dalein et à Halimatou, sa femme.

Le farba sera là pour la modération et la présidence du jury pour rappeler à vous trois et à l’assistance sa place dans la verticalité et l’horizontalité sociologique et historique de notre Fouta Djallon.

Bantama Sow, encore une fois, la tribune du RPG est trop exiguë pour parler de Cellou Dalein Diallo et de Halimatou Diallo. Avant la politique politicienne dont tu te fais l’étendard, il y a la géographie, la première composante de l’histoire, la sociologie et la culture. Malheureusement, tu es un analphabète aveuglé par la position et les privilèges d’une gouvernance aux abois.

Pour faire utile, saches que Cellou Dalein Diallo et Halimatou Diallo, son épouse, se grattent au sang dont le limon de Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Samba Bhouria, Alpha Amadou Kolladhé, Thierno Sadio Fougoumba entrent dans la composition de leur chair ; soit 4 des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon au début du 17e siècle.

Bantama Sow, si d’aventure tu as de la peine à réciter ta propre histoire au cœur de notre majestueux Fouta Djallon, fais-moi signe, je suis un professeur spécialiste de la région, prêts à prendre la craie. Si d’ici là la haine et la jalousie envers Cellou Dalein Diallo n’auront pas eus raison de ton impatience à servir de fouet à d’autres pour massacrer le Seleyanké issu de la plus grande famille maraboutique du Fouta Djallon, le président de l’UFDG.

Par le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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GHI (Novotel) : Alpha Condé limoge Asmaou Bah, la DG, et le DGA

24 août 2019 à 20 08 52 08528
Madame Doukouré Asmaou Bah

Dans un décret rendu public ce samedi, 24 août 2019, le président Alpha Condé a limogé les Directrice Générale et Directeur Général Adjoint du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI), anciennement appelé Novotel, a appris Guineematin.com ce soir au JT de la télévision nationale (RTG).

Mais, le décret du chef de l’Etat ne nomme pas de remplaçant et ne précise pas pourquoi mettre fin aussi brusquement aux fonctions de madame Doukouré Asmaou Bah et de monsieur Mohamed Lamine Camara.

A suivre !

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