Dans le cadre des reformes engagées par le ministère de la Justice, une attention particulière est aujourd’hui portée sur la protection et la promotion des droits des enfants en milieu carcéral, des enfants en conflit avec la loi. C’est dans cette dynamique que trente (30) éducateurs, gardes pénitentiaires et régisseurs de prison prennent part à un atelier de formation dans ce sens à Kindia. L’atelier de deux jours, qui s’est ouvert hier mardi, 10 septembre 2019, est organisé en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de formation est organisé en partenariat avec l’UNICEF à travers le projet d’appui pour la prise en compte du traitement des enfants en contact avec le système judiciaire en tant qu’auteurs, victimes et témoins. Il s’est ouvert en présence des autorités administratives et communales de Kindia.

Dans son intervention, Solo Condé, directeur national adjoint de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse, a dégagé les objectifs de ce présent atelier. « L’objectif de cet atelier est de contribuer à la protection et à la promotion des droits des enfants en milieu carcéral, des enfants en conflit avec la loi, avec le système judiciaire en tant qu’auteurs, victimes et témoins. C’ est pourquoi nous sommes là aujourd’hui, à travers la vulgarisation du nouveau code de l’enfant en projet, la sensibilisation, la publication des décisions judiciaires.

C’est aussi pour améliorer la communication entre les acteurs de la chaîne pénale pour s’assurer du traitement et de l’orientation des décisions judiciaires en faveur des enfants en conflit avec la loi. Ces enfants détenus, c’est des prévenus, des condamnés. Il y a des condamnés criminels, des condamnés correctionnels qui sont dans différents milieux carcéraux en République de Guinée ».

Pour sa part, Karamoko Sangaré, le formateur, a fait savoir que trois thèmes sont à l’ordre du jour de cet atelier. « Nous aurons trois thèmes à développer. Aujourd’hui (mardi 10 septembre, ndlr) nous avons le premier qui concerne la généralité sur les enfants, les dispositions concernant la protection des enfants en danger moral. A travers l’évaluation que j’ai eu à faire, je me suis rendu compte que les participants ont bien assimilé.

Je leur demande de résister. Ce n’est pas un atelier proprement-dit, mais plutôt un atelier d’échange d’expériences puisque ce sont les habitudes qu’ils avaient quotidiennement dans leurs fonctions. Ce sont elles qu’ils ont besoin de partager avec leur pairs afin d’améliorer les conditions du milieu carcéral », a expliqué le formateur.

De son côté, Ibrahima Sory Keita, éducateur près de la maison centrale de Kankan, a expliqué quelles sont ses attentes. « En tant que participants, nous avons plusieurs attentes. Nos sentiments sont énormes. Nous sollicitons d’abord après ce qui a été reçu en terme de formation soit appliqué et pérennisé pour soutenir la cause de l’enfance dans sa protection et sa promotion. Nous avons reçu avec le facilitateur une formation que nous apprécions beaucoup, parce qu’en tant qu’éducateurs, nous avons reçu un complément de ce que nous avions pour la cause de l’enfance.

Nous sommes des spécialistes de l’éducation au niveau des établissements pénitentiaires. Donc, nous avons besoin de ces formations pour que nous puissions mener très bien notre travail, pour défendre ces enfants qui sont en danger, en conflit avec la loi. Je demande aux autres acteurs intervenant au sein des établissements pénitentiaires, au delà même de la cause de l’enfance, qui signifie innocence, de les protéger en termes de santé, de prise en charge alimentaire, en terme d’habillement pour ne pas qu’ils se sentent abandonner par la nation », a dit Ibrahima Sory Keita.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

Facebook Comments

Commentaires

Alpha Guineematin.com