Alpha Abdoulaye Diallo

Le procès opposant Moussa Iboun Conté à Alpha Abdoulaye Diallo, se réclamant chacun comme étant le président de l’AGEPI, s’est poursuivi ce mercredi, 18 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Iboun Conté poursuit Alpha Abdoulaye et trois autres journalistes membres de son staff (Ahmed Cissé, André Gaston Morel et N’Faly Keita) pour coups et blessures volontaires et vol. Cette audience a connu la comparution du principal mis en cause dans cette affaire, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Absent à l’audience précédente, Alpha Abdoulaye Diallo a comparu devant le juge Abdoul Gadiri Baldé. Tout comme ses prédécesseurs, il a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. « Nous rejetons en bloc ces accusations. Monsieur Moussa Iboun Conté nous accuse de lui avoir administré des coups et blessures. Si cela est vrai, il y a des médecins légistes, qu’on nous montre les preuves scientifiques qui indiquent qu’on lui a administré des coups et blessures, et que du sang a coulé. Il nous accuse aussi d’avoir volé sa voiture. Comment nous l’avons volé et pourquoi ? Sa voiture est jusqu’à présent garée là-bas (derrière le siège de l’AGEPI, ndlr). Moi, je vous demande humblement d’accepter un transport judiciaire », a sollicité Alpha Abdoulaye Diallo.

Il ajoute qu’après son élection à la tête de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante, (élection non reconnue par Moussa Iboun Conté) lui et son équipe sont effectivement partis s’installer au siège de l’AGEPI. Il précise cependant, qu’ils n’ont pas occupé le bureau de Moussa Iboun Conté parce ce bureau était conflictuel. « Donc, c’est le bureau du secrétaire que nous on a occupé. C’est là-bas qu’on m’a installé et tout ce qu’on a eu faire, on l’a fait devant des témoins et un huissier de justice. Nous avons les images », a-t-il laissé entendre.

Après les questions du juge, l’avocat de la partie civile, Me Amadou Bah, a pris la parole pour annoncer que son client (Iboun Conté) souhaite que les débats soient arrêtés, afin que l’affaire soit réglée à l’amiable. Une demande à laquelle s’est opposé le procureur. Le représentant du ministère public a demandé la poursuite du procès pour la manifestation de la vérité. Le tribunal soutient cette position et décide de poursuivre les débats.

Après les questions de l’avocat de la partie civile, le tribunal a appelé le témoin de cette partie à la barre. Mais, l’intervention d’Alfoussény Magassouba a semé une véritable cohue dans la salle d’audience. Personne n’écoutait plus l’autre. Finalement, le tribunal a décidé de renvoyer l’audience à huitaine pour la comparution des témoins des prévenus.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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