Le Parti des Démocrates pour l’Espoir croit savoir pourquoi les routes guinéennes ne durent pas longtemps. En effet, notre pays est confronté perpétuellement à une dégradation très poussée des routes, dont certaines sont impraticables en saison des pluies. Selon le PADES, cette situation est due au non-respect des normes, causé par la corruption et les détournements des fonds pendant la mise en œuvre des projets routiers.

C’est Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti, qui l’a expliqué au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de la formation politique du samedi, 21 septembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti

« Une route qu’on doit faire pour 10 ans avec des moyens à l’appui, si chacun essaye de prendre sa caution dedans, le travail sans doute sera bâclé. Et, c’est ce qui explique que nos routes ne durent que 6 mois, 7 mois, voire même 3 mois. C’est ce qui explique même la situation de la cherté de la vie dans notre pays. Parce que les marchandises qui quittent l’intérieur du pays pour Conakry, les produits pourrissent dans les camions parce qu’il n’y a pas de routes, avant d’arrivée à destination. Et, ceux-là qui arrivent à destination, les propriétaires sont obligés de doubler les prix. Et après, on crie que c’est cher, mais il faut voir la source », a-t-il souligné, dénonçant « la mauvaise gouvernance » qui caractérise le régime actuel.

Abordant la question du changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir, l’opposant a rappelé que le président de la République n’a aucun pouvoir légal qui lui permet de réaliser ce projet. Il indique que le chef de l’Etat ne peut que réviser certaines dispositions de la constitution, et non la changer carrément. « On est d’accord avec la révision constitutionnelle, mais il y a des articles intangibles qui ne doivent pas être touchés. A savoir les articles 27 et 157 de la constitution. On dit que l’article 152 de la constitution donne le plein pouvoir au président de la République de proposer une modification, une révision de la constitution, mais pas de changer la constitution.

Et, nous nous sommes battus pour les démonter par A plus B qu’il n’y a aucune base juridique qui puisse donner le plein pouvoir au président de changer la constitution. Alors, on nous dit que la constitution du 7 mai 2010 à des problèmes et qu’il faut la ramasser carrément et la mettre de côté pour mettre en place une nouvelle constitution pour maintenir une seule personne au pouvoir, ce n’est pas possible », a dit Mohamed Diakité, qui salue la mobilisation des Guinéens pour barrer la route au projet de nouvelle constitution. Un projet qui, selon lui, est voué à l’échec.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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