Dans le cadre de la reforme engagée dans le secteur de la sécurité, le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) a organisé une conférence-débat hier, mercredi 25 septembre 2019, à Siguiri axé sur la protection des femmes et enfants : rôle et mission de l’OPROGEM. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la restauration du lien de collaboration entre la communauté et la police afin de renforcer le dialogue et faciliter la communication sur la prévention de la délinquance à Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la Direction Préfectorale d’Education (DPE) qui a servi de cadre à la rencontre. Elle a regroupé les seize (16) chefs de quartiers de la commune urbaine, les femmes, les jeunes, les forces de l’ordre et les responsables communaux. Elle visait à vulgariser le concept de police de proximité et informer les jeunes et les femmes sur le rôle et les missions de l’OPROGEM (Office de Protection du Genre, de l’Enfance et de Mœurs).

Selon Mamady Aminata Kéita, assistant du coordinateur du projet CECIDE, « cette conférence s’inscrit dans le projet Partenariat pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen. Avant, les policiers avaient pris la distance à la population. Maintenant, le ministère de la sécurité et de la protection civile a pris une nouvelle mesure, c’est de rapprocher la police aux citoyens. D’où la création de la police de proximité. Depuis avril 2019, nous avons lancé ce projet à Siguiri, nous avons formé les chefs de quartiers, des femmes et des jeunes. Aujourd’hui, c’est une restitution. C’est pourquoi le maire est là. Il doit parler de son bilan dans le cadre de la sécurité de sa commune, la protection des femmes et des enfants. Le commissaire central parlera également des rapports avec les citoyens ».

Pour sa part, le maire de la commune urbaine, Koumba Sékou Magassouba, a salué l’initiative qui vise à rapprocher services de sécurité et citoyens. « Avant la mise en place de ce projet, les citoyens vivaient dans la peur à Siguiri, l’insécurité était récurrente. Les citoyens avaient peur de la police, mais aujourd’hui, nous remercions Dieu, tout va mieux », a-t-il laissé entendre.

La conférence débat a pris fin par la projection d’un film sur le viol sur mineure.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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