La Guinée a célébré ce mercredi, 2 octobre 2019, le soixante-unième (61ème) anniversaire de son accession à l’indépendance. A Conakry, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a déposé une gerbe de fleur à la place des martyrs à Kaloum sous une pluie battante a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses personnalités ont pris part à cette cérémonie solennelle organisée au centre ville de la capitale guinéenne. Après avoir déposé la gerbe de fleurs à l’honneur des martyrs qui se sont sacrifiés pour notre pays, Alpha Condé est reparti sans avoir prononcé un seul mot, contrairement à la tradition.

Par contre, des présidents de certaines institutions républicaines, présents à la cérémonie, ont exprimé leurs sentiments face à cette célébration. Ils ont tous véhiculé des messages de paix, d’unité et de cohésion sociale entre guinéens.

Le président de l’Assemblée Nationale, Claude Kory Kondiano, a invité tous les guinéens à l’unité nationale. « J’invite tous mes compatriotes à comprendre que si nous sommes devenus indépendants, c’est pour nous prendre en charge à tout point de vue, sur le plan politique, sur le plan économique pour pouvoir travailler, afin de se prendre en charge. Pour cela, il faut qu’il y ait l’entente, la cohésion, l’unité. Et j’ai toujours invité mes compatriotes dans cette unité qui n’est pas possible si les guinéens ne se comprennent pas, ne cessent pas ces rapports de conflit qu’ils ont entre eux. Donc, encore une fois, bonne et heureuse fête, au travail pour la création des richesses afin d’être effectivement indépendants », a conseillé le président du parlement.

Pour Hadja Rabiatou Sérah Diallo, présidente du Conseil Economique et Social (CES), chaque guinéen doit œuvrer pour préserver la paix. « Le 02 octobre est un grand jour. Chacun doit le fêter partout en famille. Il faut reconnaître que tout le peuple de Guinée est fier. Chacun va le fêter à sa manière. Pour le dépôt de la gerbe de fleurs, oui. Mais, il faut aussi continuer la fête à tous les niveaux. Parce qu’aujourd’hui, nous devons aussi préserver la paix. Les acquis sont très grands. Tout n’est pas rose, mais il y a eu des avancées, il y a eu des acquis qu’il faut préserver. C’est pourquoi nous souhaitons aujourd’hui qu’il y ait la paix dans notre pays. Sans la paix on ne peut pas faire le développement. Le guinéen a besoin d’accéder aux soins de santé, à l’éducation, se nourrir, se vêtir. C’est de ça que le guinéen a besoin. Que le guinéen accepte d’avoir l’amour de son prochain au quotidien, s’entre-aider pour que le pays puisse avancer », a laissé entendre l’ancienne syndicaliste.

Pour sa part, Dr Alya Diaby, président de l’Institut National Indépendante de Droit de l’Homme (INIDH), a rendu un vibrant hommage à ceux qui se sont battus pour l’indépendance de la Guinée. « Nous sommes jeunes, mais nous rendons hommage à tous nos devanciers qui se sont battus, qui se sont tous réunis comme un seul homme pour donner à la Guinée son indépendance. A travers tout ce qui se passe aujourd’hui, nous ressentons l’espoir de vivre ensemble et de nous entendre pour l’avenir de la Guinée. Je souhaite la paix du cœur à tout le monde et que la Guinée aille en avant. Vous allez remarquer que si au début, il y a eu beaucoup de violation des Droits de l’Homme, au fur et à mesure que l’Etat s’est libéralisé, les Droits de l’Homme se sont mieux sentis. Et aujourd’hui, depuis l’avènement de la 3ème République, il faut reconnaitre que d’abord les droits économiques, socioculturels connaissent un progrès notable. Il y a certes des difficultés en matière de droit civil et politique, mais il faut reconnaitre qu’il y a des avancées notoires. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes, mais il faut aller avec », estime-t-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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