Le ministère du Plan et du Développement Economique et la représentation de la Banque Africaine de Développement en Guinée ont organisé ce mercredi, 09 octobre 2019, dans un réceptif hôtelier de la capitale, la revue de la performance du portefeuille pays de la BAD en Guinée. Cette deuxième revue du portefeuille de la Banque au titre de l’année 2019, s’inscrit dans un cadre continu de suivi et d’amélioration de l’exécution des opérations instaurées par le Bureau national de la Banque.

L’objectif principal de cette revue est d’analyser en profondeur le portefeuille afin d’une part de s’accorder sur les actions pour plus de célérité dans la mise en œuvre des projets et programmes, et d’autre part d’assurer l’atteinte des objectifs de développement des dits-projets contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie des populations guinéennes a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Leandre Bassolé, représentant Pays du Groupe de la BAD en Guinée

Selon Leandre Bassolé, représentant pays du groupe de la BAD en Guinée, cette deuxième revue pour l’année 2019 est une revue statutaire qui permet d’échanger sur les différents projets et programmes que son institution met en œuvre en Guinée. Des activités qui n’ont cessé de croitre au cours des quatre dernières années. « On a un niveau d’engagement qui a été multiplié par trois depuis 2015 à 2019. Il s’agit d’un niveau d’engagement qui est autour de 568 millions de dollars qui est concentré principalement au niveau du secteur de l’énergie, le secteur des transports, c’est-à-dire la construction des routes. En termes de niveau de mise en œuvre, le portefeuille dans sa forme actuelle est un portefeuille très jeune.

Donc, la plupart des grands projets sont en phase de démarrage et le niveau de mise en œuvre est moyennement satisfaisant. Parce qu’il y a encore des éléments de blocage qui doivent être identifiés et résolus. Et, je pense que l’atelier nous permettra de mettre l’accent et de discuter sur ces différents points de blocage et d’apporter des solutions durables à ces différents points de blocage. Cela, pour qu’ils soient résolus de façon durable et que la mise en œuvre des différents projets et programmes puisse se réaliser en respectant non seulement le délai, mais aussi que ces projets soient dans le budget défini », a-t-il souhaité.

Le représentant de la BAD en Guinée se dit par ailleurs optimiste quant à la capacité du pays à absorber les fonds que son institution mettra à sa disposition. « Le gouvernement guinéen est prêt à consommer plus que le montant actuel du portefeuille. Je sais qu’actuellement, il y a un besoin en termes de financement plus important. Mais, pour ce qui est de la mise en œuvre du portefeuille au niveau de la Guinée, je reste confiant que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour s’assurer que les différents projets et programmes et les engagements avec le groupe de la Banque Africaine de Développement puissent s’exécuter dans les délais et surtout pour le bien des populations », a-t-il dit.

Hadja Mariama Sylla, représentant la ministre du Plan et de la Coopération

De son côté, Hadja Mariama Sylla, ministre de l’action sociale et représentante de son homologue du Plan et du Développement Economique à la cérémonie, a salué la tenue de cette deuxième revue de la BAD en Guinée. Selon elle, la Banque Africaine de Développement a aligné son document de stratégie pays pour la période 2019-2022 sur le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 à travers 5 piliers. « Ce document pays repose sur deux axes essentiels : l’amélioration de l’accès à l’énergie, le développement des chaines de valeur agricoles et industrielles qui constituent le pilier 2 du PNDES.

(…) L’examen de la revue de ce portefeuille devra permettre la mise en place d’un dispositif d’évaluation à travers un contrat de performance entre l’administration et les coordinations des projets et programmes menés par la Banque, le dialogue entre les parties prenantes dans la mise en œuvre des projets à savoir l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes, l’agence de régulation des marchés publics, la commission nationale des indemnisations, et toutes les structures techniques afférentes de l’administration, bien-sûr le ministère de l’Action sociale qui vient de bénéficier d’un appui de la Banque pour mettre en œuvre le projet concernant la résilience des communautés affectées et victimes de la maladie à virus Ebola.

C’est pourquoi je voudrais vous exhorter à des réflexions profondes pour identifier l’ensemble des problèmes qui affectent la mise en œuvre des projets et programmes en vue de formuler des recommandations pertinentes, soutenues par un plan d’action opérationnel », a lancé la ministre Hadja Mariama Sylla.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin