Un jeune guinéen a trouvé la mort dans un accident de la circulation le dimanche, 06 octobre 2019, en France. Sa famille qui accuse la police française d’être à l’origine de sa mort, a déposé plainte pour homicide involontaire. Une information judiciaire a été ouverte hier, jeudi 10 octobre sur cette affaire, a appris Guineematin.com de médias français.

Ibrahima Bah, 23 ans, originaire de la préfecture de Pita (en moyenne Guinée), circulait en moto à proximité d’une opération de police dans le quartier de la Ceriseraie, à Villers-le-Bel, dans le Val-d’Oise. Selon un communiqué du parquet de Pontoise, des témoins ont expliqué que le jeune serait passé au moment où des policiers avaient fait arrêter une voiture à un carrefour après des « infractions routières ».

« Un des fonctionnaires de police, par geste et par la voix, lui aurait fait signe de ralentir. Dans des circonstances qui restent encore floues, Ibrahima est allé percuter le poteau métallique d’un lampadaire. Il a trouvé la mort sur place. De son côté, la famille de la victime estime la police a joué un rôle dans la chute du jeune. Elle a déposé plainte contre X pour homicide involontaire.

Selon l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou, des « témoins qui ont assisté à toute la scène ont indiqué qu’un véhicule de police a pu être responsable de la chute mortelle ». L’enquête, désormais diligentée par un juge d’instruction, doit permettre de faire la lumière sur « les circonstances entourant la chute », précise le procureur de Pontoise Éric Corbaux.

Lundi dernier, un millier de personnes se sont rassemblées à Villiers-le-Bel pour réclamer « la vérité » sur les circonstances de la mort d’Ibrahima Bah. Une mort qui intervient près de 3 mois après celle de Mamoudou Barry, un enseignant-chercheur guinéen, agressé mortellement le 19 juillet 2019 près de Rouen, dans l’ouest de la France.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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