Embouteillages à Conakry : le calvaire des usagers du tronçon Kaporo-Kipé-Taouyah

13 octobre 2019 à 23 11 02 100210

Se déplacer à Conakry est devenu un véritable casse-tête chinois. Tous les principaux axes routiers de la capitale guinéenne connaissent des embouteillages monstres. Les citoyens, pris au dépourvu par ce calvaire quotidien, ne savent plus à quel saint se vouer. C’est le cas des usagers du tronçon Kaporo-Kipé-Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Emprunter les axes routiers de Conakry est devenu un parcours du combattant pour les citoyens. Que ce soit l’autoroute Fidel Castro, la route Le Prince ou la corniche de Kipé, c’est au même calvaire que les usagers sont confrontés.

Pour Labillé Kolié, rencontré à Kipé Centre-Émetteur, le problème d’embouteillage à Conakry est fatiguant qu’on soit véhiculé ou pas. « Je trouve que c’est un facteur qui est récurent. Je me demande qu’est-ce qui ne va pas. Qu’on ait une voiture ou pas, on souffre. Quand tu n’as pas de voiture, c’est difficile. Et quand tu en as une, c’est pire parce que l’embouteillage te fatigue. Ça fait qu’on est obligé de s’arrêter et attendre. On ne peut pas laisser sa voiture ici pour partir. La circulation à Conakry est devenue vraiment déplorable. Je vais au marché de Madina comme ça. Cela fait au moins 30 minutes que je suis arrêté ici, entrain d’attendre. J’ai quitté Lambanyi et le chauffeur nous débarqués jusqu’ici à Kipé avant de rebrousser chemin à cause de l’embouteillage. Désormais, pour se déplacer à Conakry, il faut sortir avec 100 mille FG au moins, puisqu’avec les mototaxis, ils te font payer très cher même s’ils sont plus rapides ».

Monsieur Kolié demande au gouvernement d’agir pour essayer de soulager les citoyens devant les embouteillages monstres de Conakry. « Je demande au gouvernement de mettre en place les routes secondaires et des transversales pour faciliter la circulation, de ne pas continuer à importer des voitures, parce que même si on amène 1000 véhicules, s’il n’y a pas de routes, l’embouteillage va continuer à fatiguer la population », estime-t-il.

Sento Camara, rencontrée au quartier Kipé, se plaint des embouteillages et dénonce l’attitude de certains chauffeurs de taxi qui coupent les tronçons. « Les embouteillages nous fatiguent beaucoup. Je vais à la Minière, mais ça fait plus de 30 minutes que j’attends un taxi qui ne vient jamais. Je me demande qu’est-ce qui ne va pas. Les chauffeurs coupent les tronçons. Le taximan qui m’a pris à Kaporo m’avait dit qu’il allait jusqu’à Kipé. Quand nous sommes descendus à Kipé, il a pris d’autres pour Madina. Et même si tu arrives à avoir un véhicule, avec les embouteillages-là, tu ne vas jamais arriver à destination au moment voulu. Quant aux taxi-motards, ils ont des prix décourageants… Je dirais que c’est le manque de routes qui occasionne ce problème. Il y a beaucoup de voitures, mais il n’y a pas de routes. Je lance un appel au gouvernement de nous aider à avoir des routes parce qu’actuellement, les guinéens soufrent beaucoup ».

Charles Kamano, étudiant à l’Université Koffi Annan

De son côté, Charles Kamano, étudiant à l’Université Koffi Annan, pointe du doigt le manque de civisme, le non respect des normes de la circulation comme causes des embouteillages. « Depuis 30 minutes, je suis là. Mais pratiquement, je n’arrive pas à me trouver un taxi. Je pense que l’Etat doit prendre des mesures par rapport à cette situation, puisque s’il n’y a pas de véhicules, nous qui sommes étudiants, ça nous cause vraiment des problèmes pou arriver à l’université à l’heure. A mon avis, le fait s’explique par l’incivisme des chauffeurs qui ne respectent pas les normes de la circulation. Pour remédier au problème d’embouteillage, c’est la police qui doit prendre ses dispositions en essayant de régulariser le code de la circulation… »

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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Manifestations du FNDC à Labé : forte mobilisation de l’UFDG pour les derniers réglages (avec vidéo)

13 octobre 2019 à 22 10 16 101610

La fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a organisé, hier, samedi 12 octobre 2019, à son siège à Kouroula, dans la commune urbaine de Labé, une assemblée générale extraordinaire de ses responsables, militants et sympathisants pour galvaniser la population en faveur des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui sont prévues à compter de ce lundi, 14 octobre 2019, dans tout le pays, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

La mobilisation était de taille. Elle était aussi à la dimension de l’enjeu politique du moment. Celui de la lutte contre un autre mandat de plus à la tête de l’Etat pour le président Alpha Condé. En plus des responsables, militants et sympathisants du parti venus de tous les quartiers de la commune urbaine de Labé, on notait la présence effective des élus de l’UFDG dont les maires, à quelques exceptions près, qui administrent actuellement les collectivités décentralisées de la préfecture.
La rencontre avait pour objectif d’inviter les participants à se mobiliser massivement en faveur des manifestations programmées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dans la ville de Labé à compter de ce lundi, 14 octobre 2019.

« Nous avons délivré des messages pour susciter la mobilisation, donner les raisons légales qui ont prévalu à ce mot d’ordre qui a été lancé par le FNDC. A savoir, la volonté affichée par monsieur Alpha Condé de s’octroyer coûte que coûte un troisième mandat, contrairement aux dispositions de la constitution, en violation des dispositions constitutionnelle. C’est aussi des messages, si vous voulez, de responsabilité, lors des manifestations. Pour leur dire que nous n’avons pas un adversaire d’une région, nous n’avons pas un adversaire d’une ethnie. Notre seul adversaire, c’est monsieur Alpha Condé et son clan qui veulent prendre en otage le peuple de Guinée pour s’octroyer un mandat à vie et de continuer à piller les ressources du pays. Mais aussi, un message pour galvaniser les populations pour leur dire qu’un autre peuple ne viendra pas libérer la Guinée à notre place. Un autre peuple ne viendra pas nous restituer notre souveraineté, aujourd’hui confisqué par le président Alpha Condé et un clan au pouvoir », a expliqué l’actuel député uninominal de Labé, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, qui a présidé la rencontre.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Arrestation des leaders du FNDC : l’USTG exige et menace

13 octobre 2019 à 21 09 45 104510

Après l’arrestation des six leaders du FNDC (Abdourahmane Sano, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo (Destin en Main) et Bill de Sam), hier, samedi 12 octobre 2019, l’USTG a publié une déclaration ce dimanche pour exiger leur libération et menacer de réagir au cas ou leur détention se prolongerait…

DÉCLARATION USTG 13 Oct 2019

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Arrestation des leaders du FNDC : voici la communication du Procureur de Dixinn

13 octobre 2019 à 21 09 07 100710

Conakry, le 13 Octobre 2019 – Il me revient de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le 10 octobre 2019, une dénonciation a été faite à mon parquet, sis au tribunal de première instance de Dixinn, relatant des propos tenus, la veille, par le Front National de Défense de la Constitution, en abrégé FNDC.

A l’analyse, la déclaration de cette plateforme d’associations comporte des propos d’une gravité certaine contre la sécurité publique. J’ai, en ma qualité de Procureur de la République, décidé de donner suite à ladite dénonciation en application de l’article 47 du Code de procédure pénale.

Aussi, ai-je, sans attendre, instruit au Directeur central de la Police Judiciaire de mener toutes les investigations requises en vue de procéder à l’interpellation de toutes les personnes ayant entrepris des manœuvres ou des actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles graves à l’ordre public.

Cette procédure d’enquête de police judiciaire a déjà permis l’interpellation de plusieurs personnes qui seront, prochainement, déférées à mon parquet.

Sidy Souleymane Ndiaye

Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn

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Kankan : des jeunes filles dans la peau des autorités

13 octobre 2019 à 20 08 56 105610

La journée internationale de la jeune fille a été célébrée de façon particulière hier, samedi 12 octobre 2019, à Kankan. Plusieurs jeunes filles ont été mobilisées dans le bloc administratif préfectoral pour jouer le rôle des autorités locales, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

La journée est célébrée le 11 octobre de chaque année à travers le monde. A Kankan, elle a été célébrée en différé ce samedi, 12 octobre. La cérémonie a eu lieu dans les locaux de la préfecture en présence des autorités préfectorales, de représentants du ministère en charge de l’action sociale et des partenaires techniques et financiers comme l’UNICEF, Child Fund, Plan International, l’UNFPA et le PAM ainsi que de nombreuses jeunes filles.

Pendant plus de 30 minutes, des jeunes filles se sont mises dans la peau des autorités locales : préfet, gouverneur et maire de Kankan. Marie Sia Yaradounou a joué le rôle du préfet. « Cette année, le thème porte sur les filles, une force libre et inarrêtable. Depuis l’instauration de cette fête, en l’espace de 25 ans, de plus en plus de jeunes filles ont réussi à réaliser leurs rêves : elles sont nombreuses à aller à l’école, à terminer les études et à acquérir les compétences dont elles ont besoin pour exceller dans le monde du travail. Mais parallèlement, moins de filles se marient alors qu’elles ne sont que des enfants, les filles brisent les frontières et les barrières dues aux stéréotypes et à l’exclusion », a déclaré Marie Sia Yaradounou.

Après avoir suivi la simulation des jeunes filles, le préfet de Kankan a exprimé sa satisfaction. « Franchement, madame le préfet a joué le rôle d’une autorité qui s’engage à soutenir et à répondre aux objectifs d’amélioration, protection et d’acquisition des compétences. C’est très beau, ça décomplexe les jeunes filles, ça les rassure qu’elles peuvent être des préfets, des ministres pourquoi pas des présidentes de la République », a dit Aziz Diop.

Au nom de tous les partenaires techniques et financiers, Eric MPITABAKANA a remercié les organiseurs de la journée et encouragé les filles à aller de l’avant. « On vous remercie de nous avoir invité à cet événement, on est venu c’est parce qu’on croit en vous. J’encourage les jeunes filles de continuer à se battre et à inviter d’autres filles aussi à faire comme elles. Parce qu’ici les filles se sentent un peu inférieures aux hommes, alors qu’il y a des talents parmi vous », a-t-il dit.

De son côté, Mohamed Keïta, le représentant du ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, a précisé que cette journée est célébrée dans le souci de rappeler au gouvernement les différents engagements qu’il a signé dans le cadre de la promotion et la protection de la jeune fille. « C’est une manière d’amener le gouvernement à assumer sa responsabilité et lui rappeler les engagements signés lors de certaines rencontres internationales. Nous allons aussi fait des plaidoyers pour l’abandon de certaines pratiques qui empêchent les jeunes filles d’aller de l’avant », a-t-il laissé entendre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Eboulement à Kintinia (Siguiri) : un mort et plusieurs disparus

13 octobre 2019 à 18 06 59 105910

Un nouvel éboulement est survenu hier, samedi 12 octobre 2019, dans une mine d’or à Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. Une personne a été tuée et au moins cinq autres mineurs sont portés disparus, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

« L’éboulement est survenu à 14 heures dans une nouvelle mine d’or située entre les villages de Boukaria et de Kourouda. Il y avait près de 30 trous creusés dans la mine, et les gens ont creusé de l’intérieur pour relier les trous. C’est ce qui a provoqué cet éboulement. Un corps sans vie a été retrouvé et au moins 5 autres personnes sont portées disparues. Les recherches se poursuivent pour tenter de les retrouver », a expliqué Sanassy Camara, joint au téléphone dans la journée de ce dimanche, 13 octobre 2019.

Les éboulements sont assez récurrents dans les nombreuses mines d’or de la préfecture de Siguiri. Dans la plupart des cas, ils provoquent des pertes en vie humaine.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Matam : Badra Koné, L’Homme Touré, Moria Kaba… arrêtés

13 octobre 2019 à 18 06 55 105510

Très déterminés dans la lutte contre un troisième mandat du président Alpha Condé, les responsables de l’UFR enregistrent plusieurs arrestations. Dans l’après-midi de ce dimanche, 13 octobre 2019, une dizaine de cadres et militants du parti de Sidya Touré ont été arrêtés aux environs de 15 heures, a appris Guineematin.com de l’UFR.

Selon un responsable du parti, parmi les personnes interpellées, il y a notamment le désormais très populaire Badra Koné (vice-maire de la commune de Matam), « L’homme Touré », (président du mouvement « Ton pied mon pied » et coordinateur du FNDC à Matam), Ousmane Moriah Kaba (membre de la cellule de communication de l’UFR) et plusieurs autres militants du parti républicain.

Si, après leur audition à la DPJ, on ignore toujours la destination des six responsables du FNDC qui avaient été interpellés hier avec Abdourahmane Sano, on apprend que ceux (majoritairement de l’UFR) qui ont été arrêtés aujourd’hui avec Badra Koné auraient été conduits au PM3 de Matam.

Il n’est pas besoin de préciser que l’atmosphère est très tendue actuellement en République de Guinée, à quelques heures du début des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

A suivre !

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Manifs contre un 3ème mandat : voici l’appel du FNDC de Yomou

13 octobre 2019 à 18 06 27 102710

Malgré les multiples arrestations de ses membres, le FNDC ne recule pas dans son combat contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays, les appels à la mobilisation des citoyens pour participer aux manifestations de rue prévues pour démarrer demain, lundi 14 octobre 2019, se multiplient. Guineematin.com vous propose ci-dessus l’appel du FNDC de Yomou adressé aux habitants de la préfecture.

Déclaration du FNDC-YOMOU

Le Front National pour la Défense de la Constitution de Yomou, soucieux du développement et du renforcement de la démocratie en Guinée, se dit très préoccupé de la situation politique et sociale du pays.

C’est Pourquoi, le FNDC de Yomou organise ce lundi, 14 octobre 2019, des séances de manifestations dans les différents quartiers de la commune urbaine et les sous-préfectures conformément à l’appel lancé par coordination nationale du FNDC. Nous disons NON à un 3ème mandat.

La préfecture de Yomou est malade à cause de ce régime. Nous n’avons pas de routes, pas de lieux de loisir pour les jeunes, la jeunesse est dévoyée, les femmes en tristesse, la MUFFA et le MC2 confisqués par un clan mafieux. Les planteurs méprisés parce qu’ils ne profitent pas du fruit de leurs productions.

À l’issue de ce diagnostic amère, le FNDC de Yomou juge fondé le NON à la nouvelle constitution pour des raisons patriotiques, afin d’éviter à la Guinée une situation chaotique jamais connue dans l’histoire de notre pays.

Nous prenons également l’engagement de sauvegarder les biens des personnes dans la sérénité conformément aux normes de la démocratie. Nous disons NON à la confiscation du pouvoir qui est un acte purement anti-démocratique ett anticonstitutionnel.

Vive le FNDC

Vive la démocratie

Yomou, le 13 octobre 2019

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Guinée : le Directeur central de la Police Judiciaire « suspendu pour faute lourde »

13 octobre 2019 à 18 06 17 101710
Le commissaire Abdoul Malick Koné, directeur central de la police judiciaire suspendu

La décision est tombée ce dimanche, 13 octobre 2019. Abdoul Malick Koné est suspendu de ses fonctions de directeur central de la police judiciaire (DPJ). Il est accusé de s’être coupable de « faute lourde », a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Les raisons de la suspension de monsieur Koné n’ont pas été révélées. Mais, certains pensent que cette décision est consécutive à l’échec de l’arrestation de Badra Koné, vice-maire de la commune de Matam et responsable de la jeunesse de l’UFR. Des pick-up de gendarmes ont fait irruption au domicile de ce dernier ce dimanche.

Les agents ont procédé à plusieurs interpellations de jeunes membres du FNDC. Mais, Badra Koné qui était le principal visé n’a pas été arrêté. Il a réussi à s’échapper des lieux et se sauver. Le responsable de la DPJ serait accusé d’avoir ménagé Badra Koné qui est son jeune frère. C’est la raison qui lui aurait coûté son poste.

Les autorités guinéennes ont engagé depuis hier une véritable chasse aux sorcières contre les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution. Le coordinateur national de ce front et 5 autres de ses collaborateurs sont en détention depuis samedi matin. Des manœuvres visant à étouffer les manifestations de rue appelées à partir de ce lundi, 14 octobre 2019, contre le projet de 3ème mandat du président Alpha Condé.

Ces arrestations et autres communiqués sortis çà et là depuis quelques jours par le pouvoir de Conakry réussiront-ils à intimider les opposants au changement de constitution ayant pour but d’octroyer un 3ème mandat à l’actuel chef de l’Etat guinéen ? Réponse demain, lundi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Déclaration de la famille de Abdourahamane SANO

13 octobre 2019 à 18 06 02 100210

Peuple de Guinée !

Autorités du pays !

Suite à l’arrestation de mon époux Abdourahamane SANO, le samedi 12 octobre 2019, dans notre domicile par des forces de sécurité.

Préoccupée par la situation, je voudrais informer l’opinion que pour des raisons de santé, depuis deux ans, mon mari est soumis à un régime alimentaire particulier.

N’ayant pas eu de ses nouvelles depuis 48 heures, ses enfants et moi, sommes préoccupés de sa situation actuelle.

J’interpelle l’opinion nationale et internationale que s’il n’est pas libéré immédiatement, son état de santé risque de se dégrader et la famille tiendra pour responsable les commanditaires de son arrestation arbitraire.

Nos pensées vont également à l’endroit des familles des autres personnes injustement arrêtées avec lui et se trouvant dans le même état d’esprit.

Pour la famille SANO !

Madame SANO, AÏssatou BAH

Conakry, le 13/10/2019

Ampliations

Ambassade de France
Ambassade de Grande Bretagne,
Ambassade des USA
Ambassade de l’Allemagne
Délégation de l’Union Européenne
Délégation de l’Union Africaine
Représentant du PNUD, Coordinateur du Système des Nations Unies
LIGUIDHO

Mêmes Droits pour Tous

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Matam : plusieurs leaders du FNDC arrêtés, le vice maire sauvé de justesse

13 octobre 2019 à 17 05 41 104110

Le pouvoir de Conakry poursuit ses manœuvres visant à empêcher les manifestations de rue appelées par le FNDC à partir de demain, lundi 14 octobre 2019. Après l’interpellation de 6 leaders nationaux du FNDC dont son coordinateur, Abdourahmane Sanoh, hier, plusieurs autres opposants à un troisième mandat ont été arrêtés ce dimanche, 13 octobre à Matam.

Selon Ahmed Tidiane Sylla, le directeur de la cellule de communication de l’UFR, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, ce sont 11 personnes qui ont été arrêtées. Il s’agit du coordinateur du Front National pour la Défense de la Constitution dans la commune de Matam et 10 autres membres du mouvement opposé au projet de nouvelle constitution visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

L’opposant explique que ces personnes étaient rassemblées au domicile privé du vice-maire de Matam, Badra Koné, membre du parti UFR de Sidya Touré. C’est là que « quatre pick-up de gendarmes non immatriculés sont venus les trouver ». Les agents ont jeté du gaz lacrymogène dans la cour et même procédé à des tirs à balles réelles sans faire de victimes, selon notre interlocuteur. Ils ont ensuite procédé aux interpellations.

Grâce à l’intervention de plusieurs jeunes du quartier qui ont opposé une résistance aux agents de sécurité, le vice maire de Matam Badra Koné n’a pas été arrêté, alors qu’il était le principal visé. Ce dernier a réussi à sauver sa peau en prenant la fuite. Mais, les 11 membres du FNDC interpellés ont été conduits vers une destination qui reste pour l’instant inconnue.

De leur côté, Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Bill de Sam, Mamadou Baïlo Barry et Abdoulaye Oumou Sow, tous des leaders nationaux de ce front, sont détenus depuis matin. Ils ont passé la journée du samedi dans les locaux de la DPJ, à Kaloum, avant d’être transférés dans un endroit jusque-là tenu secret.

Malgré les multiples arrestations visant ses membres, le FNDC maintient son appel à des manifestations de rue dans tout le pays et à l’étranger à partir de demain, lundi 14 octobre 2019. Des mouvements qui visent à barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Manif contre un 3ème mandat : l’appel d’un imam de Kipé au FNDC et aux forces de l’ordre

13 octobre 2019 à 15 03 40 104010
Elhadj Mandiaye Magassouba, 3ème imam de la grande mosquée de Kipé

La Guinée s’achemine vers une semaine d’incertitude. Cela, en raison de l’appel à des manifestations de rue à partir de demain, lundi 14 octobre 2019, lancé par le Front National pour la Défense Constitution. La situation préoccupe certains acteurs de la vie nationale, dont le troisième imam de la grande mosquée de Kipé. Elhadj Mandiaye Magassouba s’est exprimé sur la question au micro d’un reporter de Guineematin.

Pour lui, le principe de la manifestation n’est pas un problème à partir du moment où c’est un droit constitution. Il souhaite seulement que les manifestations annoncées se passent sans violences. « Je pense qu’il n’y a pas de problème à ce que les gens manifestent. J’ai appris que l’article 10 de notre constitution autorise tous ceux qui sont contre une situation donnée de sortir exprimer leur position dans la rue. Donc, ceux qui veulent manifester pour dire leur opposition au changement de la constitution, ils peuvent le faire », a-t-il déclaré.

Toutefois, ajoute le leader religieux, « les organisateurs de ces manifestations doivent à l’avance éduquer leurs militants en leur expliquant comment manifester pacifiquement. Parce qu’il faut éviter des violences et il faut éviter de s’en prendre à ceux qui ne veulent pas manifester. Même dans l’islam les gens ne sont pas d’accord sur tout. Certains croisent les bras pour prier et d’autres ne le font pas. Donc, tout le monde ne peut pas être d’accord sur le changement de la constitution. Chacun peut exprimer sa position et faire sa campagne mais sans faire de la violence ».

Elhadj Mandiaye Magassouba a aussi un message à l’endroit des forces de l’ordre. « Aux forces de l’ordre, je leur demande de laisser la population jouir de leurs droits de manifester. Vous savez, le plus souvent, les manifestants n’ont pas de problèmes. Si c’est la marche, ils vont faire la marche sans problème et rentrer tranquillement. Mais, il y a certains qui profitent des manifestations pour faire autre chose. C’est ce qui n’est pas bon. Donc, les forces de l’ordre doivent laisser les gens manifester librement et veiller à ce qu’il n’y ait pas de débordement », lance le troisième imam de Kipé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Fédération guinéenne d’Athlétisme : Ansoumane Soumah élu président

13 octobre 2019 à 14 02 42 104210

La Fédération guinéenne d’Athlétisme a tenu hier, samedi 12 octobre 2019, sa 14ème assemblée générale élective à Conakry. La rencontre a permis d’élire un nouveau bureau exécutif de 8 membres dirigé par Ansoumane Soumah, membre de la ligue régionale d’Athlétisme de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Des membres statutaires de sept (7) ligues régionales (Kindia, Boké, Mamou, Labé, Kankan, N’zérékoré et Conakry) et de 7 clubs d’athlétisme (ASM de Sangarédi, CI Kamsar, Fria, Aclim de Conakry, Gendarmerie Nationale, ASFAG, KF Allemand) ont pris part à cette assemblée générale, organisée dans la salle de conférence du ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique.

Après plusieurs heures de discussions sur le rapport d’activités et celui financier du bureau sortant, des échanges assez tendus de part et d’autre des deux tendances qui se dégageaient dans la salle qui abritait cette rencontre. Un premier camp qui soutenait le président sortant Amiral Lansana Touré, optant pour le consensus, et le second camp du candidat Ansoumane Soumah, optant pour des élections.

Il a fallu donc procéder à un vote pour choisir l’option. Et, la majorité a opté pour des élections afin de départager les candidats. Des élections remportées par Ansoumane Soumah devant le président sortant Amiral Lansana Touré. Ce membre de la ligue régionale d’Athlétisme de Conakry et ancien président de la commission compétition de la dite fédération, a obtenu 8 voix sur 14.

Ci-dessous la composition du nouveau bureau exécutif de la Fédération guinéenne d’Athlétisme

Président : Ansoumane Soumah

Premier vice-président : Ousmane Camara

Deuxième vice-président : Pépé Béavogui

Secrétaire général : Attephe Chaloub

Secrétaire chargé du développement durable : Sanou Barry

Secrétaire chargé à la formation : Thierno Ousmane Baldé

Secrétaire chargé des compétitions, règlements et pénalités : Moussa Condé

Secrétaire chargée à l’information : Mariame Keita.

Il a été décidé à l’unanimité des membres du nouveau bureau élu de rattacher la trésorerie au secrétariat général de l’instance jusqu’à ce qu’une autre décision ne soit prise. A noter que cette assemblée générale a été organisée après 8 mois de retard. Elle devait avoir lieu 19 février 2019.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Electricité : Bangaly Konaté remplace Abdenbi Attou à la tête d’EDG

13 octobre 2019 à 14 02 40 104010

Désigné par le conseil d’administration d’EDG comme directeur général par intérim de la société, l’ingénieur Bangaly Konaté a pris officiellement service hier, samedi 12 octobre 2019. Il remplace le Français Abdendi Attou qui était jusque-là directeur général de l’Electricité de Guinée. Juste après la cérémonie de passation de service qui s’est déroulée dans les locaux de l’entreprise, le nouveau patron d’EDG a réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« J’ai un sentiment de satisfaction. Mais, le grand mérite revient à
monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé qui a eu l’initiative de me porter confiance à la tête d’une entreprise aussi stratégique pour la Guinée. Donc, c’est à ce titre que nous avons la lourde responsabilité de mener à bien la barque d’EDG. Vous savez, l’électricité, c’est une contrainte au développement, c’est un secteur transversale. Ça touche toute la population au même moment. Donc l’enjeu est important. Et avec l’appui de tous les travailleurs de EDG, nous essayerons de mériter cette confiance », a-t-il déclaré.

Présent à la rencontre, Elhadj Bah Ousmane, ministre conseiller du président de la République et président du conseil d’administration d’EDG, est revenu sur le contexte dans lequel se trouve aujourd’hui la société de la gestion du courant électrique en Guinée. « Il y avait un contrat de gestion qui avait été conclu avec le groupe Véolia pour une période de 4 ans pour mettre certains outils de gestion en place ; procéder à la formation et au renforcement des capacités du personnel d’exploitation ; et également sur la base des investissements déployés par le gouvernement de la Guinée, améliorer la désserte pour la population guinéenne. Au jour d’aujourd’hui donc, le contrat de gestion est arrivé à expiration, l’ancienne gouvernance s’est arrêtée et laisse place à la gouvernance qui se caractérise par la mise en place d’un conseil d’administration et la nomination d’un directeur général. Etant donné qu’il y a un certain nombre de formalités à mener, nous avons au niveau du conseil d’administration, jugé utile pour qu’il puisse expédier très rapidement les affaires l’entreprise, désigné ce directeur général par intérim en attendant qu’un titulaire soit nommé au poste », a-t-il expliqué.

Le président de l’UPR en a profité aussi pour évoquer quelques défis du secteur. « Les défis sont nombreux en ce qui concerne ce secteur. C’est un secteur de service public. L’économie, le développement du pays, reposent essentiellement sur la fourniture en qualité et en quantité de l’énergie électrique. C’est ce à quoi le gouvernement s’est attelé, c’est ce à quoi il continuera à s’atteler dans la mesure où il y a également de gros investissements qui sont prévus dans le secteur », a laissé entendre le président du CA d’EDG.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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EP Franco-arabe Nouria de Kankan : les cours perturbés par une inondation

13 octobre 2019 à 9 09 53 105310

L’année scolaire démarre mal pour l’école primaire Franco-arabe Nouria située au quartier Dalako dans la commune urbaine de Kankan. A peine entamés, les cours sont perturbés par une inondation de la cour de l’établissement, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces derniers jours, de fortes pluies s’abattent sur la ville de Kankan. Elles provoquent l’inondation des rues et autres endroits publics de plusieurs quartiers situés en périphérie du centre-ville. C’est ainsi que la cour de l’école primaire Franco-arabe Nouria a été envahie par une quantité importante d’eaux stagnantes. Ce qui rend difficile l’accès des salles de classe.

A cause de cette inondation, les élèves de la première année n’ont toujours pas pu reprendre les cours. Les responsables de l’école disent ne pas vouloir prendre le risque d’envoyer les tout-petits traverser ces eaux pour aller en classe. Le jeudi dernier d’ailleurs, il n’y a pas du tout eu cours dans cette école.

Elhadj Sékou Kaba, le directeur de l’établissement scolaire avait dû libérer tous les élèves ce jour-là. « Les élèves et les enseignants étaient là. Mais, à cause de l’inondation qui frappe notre établissement, j’ai été obligé de les libérer. Vu la quantité de l’eau, je ne peux pas prendre le risque de garder les élèves », a dit le directeur.

Face à cette situation, ce responsable de l’école primaire Franco-arabe Nouria de Kankan appelle à l’aide pour libérer la cour de l’établissement des eaux stagnantes. « Je sollicite de l’aide auprès de tout le monde : les parents d’élèves, les autorités, les personnes de bonne volonté. Tout ce que les gens peuvent faire, qu’ils le fassent pour nous car c’est impossible d’étudier dans l’inondation », a lancé Elhadj Sékou Kaba.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Ousmane Gaoual furieux : « Nul ne reculera face à la dictature »

13 octobre 2019 à 9 09 41 104110

C’est sous un tonnerre d’applaudissements que le député Ousmane Gaoual Diallo a fait son entrée au siège de l’UFDG ce samedi, 12 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti. A moins de 48 heures de la manifestation du FNDC, Ousmane Gaoual a tenu un discours musclé pour battre le rappel des troupes, devant des militants très enthousiastes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’était la foule des grands jours ce samedi au siège du principal parti de l’opposition. A son arrivée, Ousmane Gaoual Diallo, coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, a été longuement ovationné.

A l’entame de son discours, Ousmane Gaoual Diallo a laissé entendre que nul ne reculera face à la « dictature » et que toutes les dispositions ont été prises pour que la communauté internationale soit témoin de ce qui se passera en Guinée le lundi 14 octobre. « Nul ne reculera face à la dictature du pouvoir en place… Soyez sans crainte. Quatre vingt (80) drones vont êtres lancés à partir de cinq heure (5) heures du matin pour surveiller tout ce qui aura lieu, pour faire en sorte que rien ne nous échappe, pour que les visages de la tyrannie soient connus, pour que les assassins puissent être démasqués et pour que cela serve à la communauté internationale », a t- il indiqué.

Droit dans ses bottes, le député de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a expliqué que cette fois-ci, ils sortiront vainqueurs de cette lutte destinée à empêcher Alpha Condé à s’octroyer un 3ème mandat. « Nous n’allons pas échouer le lundi parce que vous savez, les dictateurs pour les vaincre, il y a trois choses : le premier, c’est lorsque le peuple a décidé qu’il n’a pas peur de ceux qui tirent sur lui et s’il décide d’envahir l’espace public, la dictature s’effondre ; la deuxième chose, c’est lorsque ceux qui tirent ont décidé de ne plus tirer. C’est ce qui est arrivé au Soudan, en Égypte et au Burkina Faso. Parce que les militaires guinéens, les gendarmes, les policiers se sont engagés solennellement à ne pas ouvrir le feu sur leurs frères guinéens, personne ne reculera ; et la troisième chose ; pour arriver au bout de la dictature, c’est le soutien de la communauté internationale. Et, partout en Afrique, les gens disent à Alpha Condé que nous n’accepterons pas la modification et l’introduction d’une nouvelle constitution », a t- il expliqué.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Siguiri : plusieurs présumés faussaires arrêtés par les services de sécurité

13 octobre 2019 à 7 07 26 102610

Neuf (9) personnes accusées d’être des faussaires ont été interpellées hier, samedi 12 octobre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. Leur arrestation a été menée par une brigade mixte composée d’agents du commissariat central de Siguiri et de la police communale, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon le lieutenant-colonel Bakary Diawara, commissaire central de Siguiri, les 9 individus mis aux arrêts sont spécialisés dans la fabrication de faux billets, du faux or et dans le vol. « Avant-hier, j’ai reçu un groupe de la brigade communale avec deux présumés voleurs par effraction. Suite aux informations révélées par ces deux présumés voleurs, nous avons formé une équipe qui est descendue sur les lieux et qui a réussi à mettre main sur les trois personnes.

Ces présumés bandits sont repartis en plusieurs groupes : un groupe spécialisé dans la fabrication des faux billets, un deuxième groupe spécialisé dans le mélange de l’or avec d’autres métaux, et une dernière équipe spécialisée dans le vol. Tous ces trois groupes sont ensemble, mais avec des spécialités différentes », a-t-il expliqué.

L’officier de police a présenté aux médias des machines qui serviraient à ce groupe de fabriquer des faux billets, des produits chimiques, et des valises remplies d’habits et chaussures volés. Ces objets auraient été saisis aux domiciles des personnes arrêtées.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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