Les manifestations anti-troisième mandat entamées la nuit dernière se poursuivent ce lundi, 14 octobre 2019, à Mamou. Des heurts sont signalés un peu partout dans la ville. Et, les forces de l’ordre, acculées par des jeunes hargneux, cèdent la place aux manifestants qui progressent petit à petit vers le centre des affaires de la commune urbaine, a appris un reporter de Guineematin.com auprès de certains habitants de Mamou.

Des barricades, des pneus brûlés, de l’huile de moteur déversée sur la chaussée, la circulation coupée, les commerces fermés, des affrontements (gaz lacrymogènes contre jets de pierres) entre les agents des forces de l’ordre et les manifestants contre le projet de nouvelle constitution en Guinée, la commune urbaine de Mamou est en ébullition.

A l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution, plusieurs jeunes sont dans les rues de la ville carrefour pour exprimer de vive voix leur opposition à toute réforme de la constitution qui pourrait permettre à l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat. Et, les heurts constatés çà et là dans la ville ont fait plusieurs blessés dont un agent de la gendarmerie.

Dans la matinée, plusieurs manifestants ont été interpellés. Mais, face à la détermination et à la ténacité des « défenseurs de la constitution de mai 2010 », les forces de l’ordre sont en train de perdre du terrain.

Selon plusieurs sources jointes au téléphone par Guineematin.com, les groupes de jeunes qui manifestaient dans les quartiers progressent petit à petit vers le centre des affaires jalousement défendu, jusque-là, par les forces de l’ordre.

« Les jeunes qui manifestaient à Petel sont maintenant au niveau de Kissiyah (à quelques pas du groupement de la gendarmerie) et ceux qui étaient à Horé-Fello sont au niveau de la maison des jeunes. Les manifestants ont vraiment aculé les forces de l’ordre. On a vu des gendarmes descendre de leur pick-up pour s’enfuir. On a entendu aussi des tirs à balles réelles à Petel », a confié une source locale cet après-midi.

A noter que la tension est toujours vive dans la commune urbaine de Mamou.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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