Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : notre constat à N’zérékoré

14 octobre 2019 à 16 04 43 104310

C’est un lundi assez particulier que vivent aujourd’hui les habitants de N’zérékoré. Même s’il n’y a eu de manifestations comme le souhaitait le FNDC, la ville est fortement paralysée et les citoyens inquiets, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Très tôt ce lundi, 14 octobre 2019, les forces de l’ordre ont pris d’assaut tous les grands carrefours de la ville. Du rond-point gouvernorat jusqu’au rond-point Dorota, en passant par le grand marché, le carrefour scierie dans le quartier Mohomou, des camions et pick-up de la police et de la gendarmerie sont visibles partout. Un important dispositif sécuritaire est également déployé à la rentrée du siège local de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays. Des policiers en motos circulent également dans la ville, provoquant une psychose chez de nombreux citoyens.

Au marché central de la ville tout comme au niveau de celui de Dorota et celui de la Forêt sacrée, les boutiques et cafés sont fermés. Les commerçants qui se rendent dans les marchés hebdomadaires ont, pour la plupart, décidé de rester à la maison à la maison. Dans les quartiers, certaines boutiques partiellement ouvertes et d’autres sont fermées. Leurs propriétaires sont assis devant leurs portes en train d’observer la situation. La circulation est également paralysée.

Mais, aucune manifestation n’est signalée dans la ville. Selon certains, cela s’explique par le fait qu’il existe un protocole d’accord signé entre les autorités et les responsables locaux du FNDC, interdisant toute manifestation sur place jusqu’à nouvel ordre.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Manifestation du FNDC en Guinée : la ville de Kindia paralysée, de nombreux agents déployés

14 octobre 2019 à 16 04 31 103110

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) appelle à une forte mobilisation en Guinée ce lundi, 14 octobre 2019. A l’image de Conakry, la ville de Kindia est égelement paralysée même si aucun acte de violence n’est à signaler pour le moment, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les activités tournent au ralenti ce lundi matin dans la ville de Kindia. Du carrefour Dadia au grand carrefour de Wondima, en passant par le centre-ville, le constat montre une grande fluidité dans la circulation routière.

Au centre-ville, tout comme dans les marchés de Khaliakhory, dans la commune rurale de Damakania, jusqu’à Tafori, les boutiques, magasins et quelques stations-services, restent quasiment fermés. Les marchés sont complètement paralysés.

Un impressionnant dispositif sécuritaire, composé essentiellement de gendarmes, est visible au rond point de Yéwolé, vers la gare routière. Quant aux policiers, ils roulent dans des pick-up sur les différents axes.

Le secteur éducatif aussi est resté paralysé. Toutes les écoles publiques et privée sont désertes.

Au moment où on mettait en ligne cette dépêche (11h), aucun membre du FNDC n’est visible sur le terrain.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Manifs à Conakry : deux autres jeunes tués par balles à Wanindara

14 octobre 2019 à 15 03 44 104410

Deux nouveaux jeunes sont tombés sous les balles des forces de l’ordre à ce lundi, 14 octobre 2019, premier jour des manifestations de rue appelées par le FNDC dans tout le pays pour protester contre le projet de 3ème mandat du président Alpha Condé. Selon les informations confiées à un journaliste de Guineematin.com, ces deux jeunes ont été tués au quartier Wanindara, sur la transversale T5 qui mène à Kissosso.

Il s’agit de Mamadou Karfa Diallo, 18 ans, et Thierno Sadou Bah, également âgé de 18 ans, tous les deux originaires de Bhouria (Porédaka), dans la préfecture de Mamou. Les deux jeunes seraient des cousins. Le premier a reçu une balle au niveau du cœur, il a rendu l’âme sur place. Le second a été touché par la balle au niveau des hanches, il est décédé sur la route de l’hôpital.

Ces deux nouvelles pertes en vie humaine portent à trois le nombre de jeunes tués à l’occasion de cette journée du lundi. Lamarana Bah, 16 ans, a été le premier à être tué par balle à Sonfonia Gare.

Enfin, des citoyens de Wanindra ont parlé d’un autre cas de jeune qui aurait reçu, lui aussi une balle et qui aurait succombé à son arrivée à l’hôpital. Mais, Guineematin.com n’a pas pu identifier ce quatre cas de mort…

A suivre !

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Yomou : la manifestation du FNDC empêchée, 7 personnes arrêtées

14 octobre 2019 à 15 03 40 104010

L’appel à manifester lancé par le FNDC n’aura finalement pas fait d’effets à Yomou. Les écoles et la plupart des activités ont fonctionné à la normale dans la commune urbaine ce lundi, 14 octobre 2019. Plusieurs leaders locaux du FNDC qui avaient tenté de manifester dans la matinée ont été arrêtés par les forces de l’ordre, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Contrairement à la plupart des villes du pays, la vie suit son cours normal ce lundi dans la ville de Yomou. Les élèves et les enseignants ont été en classes et les autres activités économiques ont fonctionné normalement. Selon Demba Bangoura, le Directeur Préfectoral de l’Education de Yomou, le taux de présence dans les écoles est de 98% chez les élèves et 95% chez les enseignants.

« J’ai visité à tour de rôle les écoles de la commune urbaine de Yomou. Et, j’ai constaté que tout va bien ce matin dans tous les établissements que mon groupe et moi avons visités. Yomou a toujours préservé la paix et la quiétude sociale. Les élèves se sont mis en grand nombre en route pour l’école et les professeurs aussi. Donc ça veut dire qu’à Yomou, même si le SLECG avait demandé aux enseignants et aux élèves de rester à la maison, cet appel n’a pas été entendu », s’est félicité le DPE.

Selon un responsable local du FNDC que nous avons joint au téléphone, son camp avait tenté effectivement de mobiliser les citoyens pour manifester. Mais, les forces de l’ordre sont intervenues pour interpeller plusieurs des leurs. « On avait choisi un espace public situé dans le secteur Samory, on s’est retrouvés à cet endroit le matin. C’est à partir de là qu’on devait entamer notre manifestation.

Mais, au moment où on affichait nos banderoles et donnait des consignes à certains membres, la gendarmerie et la police ont débarqué sur les lieux. Quand ils sont arrivés, les agents nous ont dit de quitter. Mais, lorsque les gens ont commencé à quitter, leur chef a dit : il faut les prendre, ramassez-les ! C’est ainsi que 7 d’entre nous ont été arrêtés et les autres se sont sauvés », a-t-il indiqué.

Notre interlocuteur précise que parmi les 7 personnes arrêtées, figurent Bernard Kpoghomou, le chargé de la sécurité de l’antenne locale du FNDC, Charles Kpoghomou, Massa Guilavogui, Namo Balamou et Antoine Haomou, tous des responsables de la structure opposée à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Nous comptons mobiliser les gens pour manifester afin d’exiger leur libération », a-t-il annoncé.

Avec Michel Anas Koné depuis Yomou pour Guineematin.com

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Manifs anti-3ème mandat en Guinée : la ville de Boké complètement paralysée

14 octobre 2019 à 15 03 23 102310

A l’image de Conakry et de la plupart des villes de l’intérieur, la commune urbaine de Boké est sérieusement affectée par l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Toutes les activités sont paralysées même si aucun mouvement n’est constaté encore dans les rues dans cette ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ecoles fermées, banques, administration et commerce perturbés et circulation coupée, c’est le constat qui prévaut ce lundi, 14 octobre 2019, dans la ville de Boké. Mais, aucune manifestation de rue n’est encore signalée sur place. « On a commencé à se mobiliser à la place des martyrs ce matin pour descendre manifester dans les rues, mais les forces de l’ordre sont venues nous disperser. Actuellement, on est en train de nous réorganiser pour faire la remobilisation », explique Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké.

Dans les rues de la ville, les agents des forces de l’ordre sont visibles à plusieurs endroits. Ils sont en alerte pour parer à toute éventuelle manifestation.

A suivre !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Manifs contre un 3ème mandat : plusieurs personnes arrêtées à Mamou

14 octobre 2019 à 14 02 46 104610

Comme annoncé précédemment, la ville de Mamou est sous haute tension ce lundi, 14 octobre 2019. Entamées la nuit dernière, les manifestations appelées par le FNDC contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé se poursuivent dans plusieurs quartiers de la ville carrefour. Et, elles ont conduit à plusieurs interpellations, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

La paralysie est totale ce lundi dans la ville de Mamou. Les écoles, les banques, le marché central de ville et de nombreux autres lieux de travail sont fermés et la circulation coupée. Dans les quartiers Petèl et Horé Fello, des échauffourées ont éclaté entre des jeunes manifestants qui brûlaient des pneus dans la rue et les forces de l’ordre. Elles ont débouché sur plusieurs arrestations.

Mamadou Madjou Diallo, coordinateur régional adjoint du FNDC à Mamou

« On ne peut donner exactement le nombre de personnes arrêtées ce matin. Mais il y aurait plus de 20 personnes arrêtées, la plupart dans leurs domiciles, dans les quartiers Petèl, Horé Fello, Theigol, Loppet et Bareyah. Des arrestations illégales, arbitraires », a annoncé Mamadou Madjou Diallo, coordinateur régional adjoint du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Manifestation contre un 3ème mandat en Guinée : le bilan à la mi-journée par Cellou Dalein (en direct)

14 octobre 2019 à 14 02 33 103310

« Les manifestations vont se poursuivre demain, après-demain… jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a notamment annoncé Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. C’est au domicile de sa deuxième femme à la Minière que l’opposant guinéen a reçu un groupe de journalistes dont un de Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi, 14 octobre 2019.

En attendant le décryptage, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la vidéo de notre reporter publiée en direct sur notre page Facebook officielle :

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

A suivre !

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Sidya Touré confiné à son domicile : la Guinée est « dans l’illégalité absolue »

14 octobre 2019 à 14 02 06 100610

Comme annoncé précédemment, le président de l’UFR Sidya Touré est confiné à son domicile ce lundi, 14 octobre 2019, tout comme son homologue de l’UFDG Cellou Dalein Diallo. Des agents des forces de l’ordre ont été déployés très tôt devant les domiciles des deux leaders de l’opposition politique guinéenne pour les empêcher de sortir manifester dans la rue contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Un reporter de Guineematin.com déployé au domicile de Sidya Touré a recueilli la réaction de l’opposant face à cette situation.

« Ça ne nous réconforte pas. Je pense que nous sommes dans l’illégalité absolue dans ce pays et que ce gouvernement qui devrait être là pour subvenir aux besoins de nos compatriotes a décidé de la faire de la loi un instrument d’oppression, de domination, d’autocratie. C’est de ça qu’il s’agit. Et ça, on ne pourra pas l’accepter… On veut se servir de notre loi pour pouvoir la violer. Nous sommes absolument contre un troisième mandat et nous nous battrons pour cela jusqu’au bout », a réagi le président de l’UFR.

Sidya Touré se félicite cependant du fait que l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution a été entendu par les citoyens. « Ce n’est pas parce que je suis confiné que les militants ne peuvent pas sortir. Eux, ils sont sortis massivement. Aujourd’hui, de Boké jusqu’à Mamou, vous avez des militants dans tous les quartiers », a-t-il dit.

L’opposant dénonce par ailleurs les arrestations enregistrées hier, dimanche, dans les rangs de l’UFR. « Hier soir, vous avez été témoins des arrestations au sein de mon parti notamment dans le quartier de Matam. Rien qu’à Matam, 5 personnes ont été arrêtées dont le secrétaire général de la jeunesse du parti qui est en même temps vice maire de Matam. On l’a agressé à son domicile, on a détruit des véhicules, tout ceci pour venir l’arrêter. Je lui demande de prendre courage et de continuer cela », a lancé Sidya Touré.

A suivre !

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Manifs anti-3ème mandat : plusieurs blessés à Mamou dont un agent des forces de l’ordre

14 octobre 2019 à 13 01 50 105010

Comme annoncé précédemment, la commune urbaine de Mamou est sous haute tension ce lundi, 14 octobre 2019. Les manifestations anti-troisième mandat qui étaient jusque-là concentrées dans quelques quartiers prennent forme dans d’autres endroits de la ville. Et, selon des habitants de Mamou, joints au téléphone par Guineematin.com, les forces de l’ordre et les jeunes s’affrontent actuellement à coups de gaz lacrymogènes contre jets de pierres dans les quartiers.

« Le matin, les manifestations étaient concentrées dans les quartiers de Petel, Loppet, Tambassa et Madina Scierie. Mais, actuellement, c’est tout le centre-ville qui chamboule. Les jeunes ont commencé de mettre le feu un peu partout dans la ville », a confié une source locale.

De sources concordantes, ces violences (qui ont commencé dans la nuit d’hier à aujourd’hui lundi aux environs de 3 heures), ont fait plusieurs blessés.

« Au moins sept blessés ont été admis aux urgences de l’hôpital régional. Certains ont été blessés par des pierres et d’autres ont été sérieusement bastonnés par les forces de l’ordre. Mais, la majorité des blessés viennent du quartier Petel », a indiqué à Guineematin.com une source médicale, jointe au téléphone.

Une autre source rapporte qu’un agent des forces de l’ordre vient d’être admis aux urgences dudit hôpital. « On vient de faire entrer un agent des forces de l’ordre dans la salle des urgences. Je ne sais pas au quel corps il appartient, mais il est grièvement blessé. On nous a dit qu’il a même une mâchoire déplacée », a confié une femme qui se trouve actuellement à l’hôpital régional de Mamou pour une visite de santé.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le PA de Koloma incendié, les agents en fuite

14 octobre 2019 à 13 01 43 104310

La manifestation du FNDC de ce lundi 14 octobre 2019, contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, a pris une tournure violente à Conakry. Après le calme de la matinée, la situation a dégénéré au niveau de Koloma marché, dans la commune de Ratoma, où le PA a été saccagé et incendié par des jeunes manifestants, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jusqu’à 11 heures le calme régnait au niveau de Koloma marché. Il a fallu que les jeunes de Bomboly donnent le ton, pour que la situation dégénère à Koloma marché. Malgré les tirs de sommation des forces de l’ordre, les jeunes ont réussi à les chasser des lieux. Les agents ont poussés vers Bambéto et dans les profondeurs du quartier SOLOPRIMO.

Ce qui a ouvert la voie aux jeunes pour saccager le PA installé sur les lieux. Après avoir brûlé tables, chaises et autres objets se trouvant aux bords de la route, les manifestants ont démonté la tente qui servait d’abri aux agents du PA avant d’y lettre le feu. Dans la foulée, les jeunes en véritables maitres de la route Le Prince, ont érigé des barrages un peu partout.

Des jeunes garçons, dont le nombre n’est pas déterminé, ont été arrêtés par les forces de l’ordre dans les ruelles de Soloprimo après une longue course poursuite.

En ce moment, 12 heures 40 minutes, les tirs continuent au niveau de Koloma marché.

A suivre !

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Manif du FNDC en Guinée : le siège de l’UFR saccagé à Kankan, une dizaine d’arrestations

14 octobre 2019 à 13 01 36 103610

La manifestation appelée par le FNDC sur l’ensemble du territoire national a été empêchée à Kankan par les militants du RPG et les forces de sécurité sur instruction du préfet, Aziz Diop. Ils ont fait une descente musclée au siège de l’UFR (Union des Forces Républicaines) pour saccager les lieux avant d’embarquer les membres du FNDC qui se préparaient à prendre d’assaut les rues de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Alors que les membres de la coordination régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) faisaient les derniers réglages pour sortir manifester, les forces de sécurité et certains militants du RPG, le parti au pouvoir, sont descendus à l’improviste au siège de l’UFR de Kankan. Une dizaine de personnes ont été embarquées. Selon des témoignages recueillis sur place, d’autres membres du FNDC trouvés sur les lieux ont réussi à prendre la poudre d’escampette. Nos sources ajoutent qu’ils sont recherchés.

Au siège de l’UFR, fer de lance du FNDC, situé au quartier M’Balia, le constat est amer. Les forces de l’ordre ont saccagé les lieux, défoncé les portes. Des piles de documents sont éparpillées par terre. Les indésirables visiteurs ont mis le feu sur les débris.

Au siège de l’UFDG, principal parti de l’opposition, situé au quartier Missira, des témoins ont raconté à notre reporter que des militants du RPG y ont jeté de cailloux.

Selon nos informations, une dizaine de personnes aurait été arrêtée, conduits au commissariat de police urbaine de Kankan. Interrogé, le commissaire Abdoulaye Sanoh n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Joint au téléphone le préfet Aziz Diop a confirmé l’arrestation des membres du front sous ses ordres. « Oui, c’est moi-même qui les ai arrêtés, et après ? Il faut arrêter, on a dit que la manifestation est interdite. J’ai ordonné à ce qu’ils soient arrêtés. Où est le problème ? Je n’en connais pas le nombre », a-t-il laissé entendre.

Pendant ce temps, la vie suit on cour normal dans la cité. La circulation est fluide et les citoyens vaquent à leurs occupations comme si de rien n’était. Il faut signaler que plusieurs magasins restent fermés depuis le matin.

Depuis Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Guinée : les leaders du FNDC déférés

14 octobre 2019 à 13 01 01 100110

Les 6 leaders du Front National pour la Défense de la Constitution, détenus depuis trois jours, ont été déférés ce lundi, 14 octobre 2019, au parquet du tribunal de première instance de Dixinn. L’information vient donnée à un journaliste de Guineematin.com par leur avocat, maître Salifou Béavogui.

Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, et ses proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Barry seront entendus par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn.

Les 6 leaders de la lutte en cours contre le projet de nouvelle constitution ont été interpellés samedi matin au domicile de monsieur Sanoh et conduits à la DPJ. Ils ont passé la journée dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire avant d’être transférés dans un endroit tenu secret où ils étaient détenus jusqu’aujourd’hui.

Dans un communiqué publié dimanche soir à la télévision nationale, le procureur de Dixinn Sidy Souleymane N’diaye a annoncé que ces activistes anti-3ème mandat ont été arrêtés suite à leur déclaration appelant les Guinéens à des manifestations de rue dans tout le pays et à l’étranger à partir de ce lundi.

« A l’analyse, la déclaration de cette plateforme d’associations comporte des propos d’une gravité certaine contre la sécurité publique. J’ai, en ma qualité de Procureur de la République, décidé de donner suite à ladite dénonciation en application de l’article 47 du Code de procédure pénale », a indiqué Sidy Souleymane N’diaye.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

A suivre !

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Guinée : affrontement entre jeunes et forces de l’ordre à Bomboly

14 octobre 2019 à 12 12 55 105510

Alors que la route le Prince est complètement paralysée ce lundi, 14 octobre 2019, des accrochages ont eu lieu aux environs de 10 heures entre des jeunes manifestants et des agents des forces de l’ordre au niveau de Bomboly dans le quartier Koloma. Les deux camps ont échangé des jets de pierres et des gaz lacrymogènes pendant une vingtaine de minutes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis la nuit dernière, les forces de l’ordre sillonnent la route le Prince, particulièrement entre les ronds-points de Hamdallaye et de Cosa. Mais, leurs allers et retours ont fini par agacer des jeunes regroupés au bord de la route au niveau de Bomboly. Ces derniers ont finalement jeté des cailloux contre les véhicules des agents de sécurité. Les agents ont réagi à travers des jets de pierres et des gaz lacrymogènes. Les accrochages ont duré une vingtaine de minutes avant que la situation ne se calme.

Depuis 11h, les forces de l’ordre ont quitté la zone. Un ouf de soulagement pour les manifestants qui ont envahi la route en grand nombre, certains faisant entendre des coups de sifflets. Ils ont ramassé toutes les tables et autres objets se trouvant aux alentours pour les jeter sur la chaussée. Le PA installé sur place a déjà été déguerpis par les manifestants qui ont massivement répondu à l’appel des défenseurs de la constitution.

A suivre !

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Manifestation du FNDC en Guinée : la circulation est normale à Siguiri

14 octobre 2019 à 12 12 44 104410

L’appel à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé sur toute l’étendue du territoire national est largement suivi à Conakry ce lundi, 14 octobre 2019. A Siguiri, en Haute Guinée, l’appel tarde encore à être suivi, alors que les organisateurs disent avoir changé de stratégie, rapporte le correspondant Guineemtin.com basé dans la préfecture.

Dans la ville de Siguiri, un des fiefs du parti au pouvoir, la situation est calme ce lundi. Les opposants au 3ème mandat ont-ils cédé aux menaces proférées par le préfet ? C’est la question que bon nombre d’observateurs se posent.

En effet, dans une déclaration diffusée sur les ondes de la radio rurale de Siguiri hier nuit, le préfet a proféré des menaces contre les commerçants qui vont fermer leurs boutiques et magasins. Selon le Colonel Moussa Condé, « il parait qu’à Siguiri aussi, les gens se préparent à manifester. Je sais qu’à Siguiri il y a d’autres partis politiques, mais je m’adresse aux commerçants. N’écoutez pas les ennemis de la nation. Demain, vous partez au travail comme d’habitude. Enseignants et élèves, partez à l’école. Mais le commerçant qui restera à la maison pour fermer son magasin, me verra. Les magasins que vous occupez appartiennent à l’État, nous allons vous exproprier. Les autres, sortez pour une quelconque manifestation, vous regretterez durant le reste de votre vie », a martelé le préfet.

Interrogé ce lundi matin, Lanciné Kéita, membre influent du FNDC, déclare qu’ils n’ont pas cédé à la menace du préfet. « Je ne réponds pas au préfet. Ces menaces ne nous font ni froid, ni chaud. Tu sais, les membres du FNDC sont des grands commerçants à Siguiri. Le pouvoir a des jeunes loubards, leur stratégie était, pendant notre manifestation, qu’ils descendent pour saccager les magasins et les boutiques de nos membres. C’est pourquoi nous avons changé notre stratégie », a-t-il fait savoir, sans pour autant révéler cette stratégie.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Urgent : l’artiste Elie Kamano arrêté à Conakry

14 octobre 2019 à 12 12 28 102810

Après Abdourahmane Sano, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo Diallo, Bill de Sam (samedi), Badra Koné et plusieurs autres responsables du FNDC (dimanche), c’est l’artiste Elie Kamano qui a été arrêté dans la journée de ce lundi, 14 octobre 2019.

Selon un reporter de Guineematin.com posté dans la zone de la Tannerie (commune de Matoto), l’artiste quittait la Tannerie pour remonter vers Cosa lorsqu’il a été interpellé par des agents de la CMIS (compagnie mobile d’intervention et de sécurité). Ces agents qui étaient dans un pic-up de couleur blanche ont embarqué Elie Kamano et démarré en trombe pour s’engager sur l’autoroute Fidel Castro.

A rappeler que l’artiste guinéen, très engagé et populaire, avait commencé à attirer des fans et des journalistes qui ont ainsi suivi cette arrestation aux environs de 12 heures.

Les Guinéens ont entamé ce lundi des manifestations pacifiques contre la volonté du président Alpha Condé de garder le pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat.

A suivre !

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SOS pour les blessés à Conakry : « un autre jeune a reçu une balle à Wanindra »

14 octobre 2019 à 12 12 01 100110

Les manifestations contre un changement de la constitution guinéenne en vue d’offrir un troisième mandat au président Alpha Condé continuent de faire des victimes à Conakry.

Après deux blessés par balles à Wanindra et un cas de mort à Sonfonia Gare, ce sont encore des citoyens de Wanindra qui annoncent à Guineematin.com le besoin d’aide d’urgence pour l’évacuation d’un autre blessé par balle.

Ce sont des agents des forces de sécurité (qui affrontent depuis la matinée de ce lundi, 14 octobre 2019, les manifestants) qui auraient tiré à balle réelle sur Mamadou Sow à la transversale numéro 5, à Wanindra.

Après des soins d’urgence dans une clinique locale, la victime traîne toujours la balle qui a percé son bras droit. Mais, aucun agent de la croix rouge n’a été vu sur place pour lui porter secours et l’aider à atteindre un centre hospitalier approprié.

A suivre !

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Manifs du FNDC en Guinée : Mamou sous haute tension

14 octobre 2019 à 11 11 44 104410

Située à près de 300 kilomètres de la capitale, Conakry, la ville de Mamou est en ébullition ce lundi, 14 octobre 2019. À l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), des jeunes manifestent actuellement dans certains quartiers de cette commune urbaine. Plusieurs sources locales jointes au téléphone par Guineematin.com, affirment que ces « jeunes défenseurs de la constitution » érigent des barricades, versent de l’huile de moteur et brûlent des pneus sur la chaussée.

Selon les informations, c’est aux environs de 3 heures du matin que les barricades ont commencé dans la ville. « Les restes de pneus brûlés sont encore visibles ce matin derrière la maison des jeunes (dans le quartier Poudrière) », a confié sous anonymat un habitant de la localité.

Ce lundi matin, les barricades se sont poursuivies dans les quartiers de Loppet, Petel et Madina Scierie. Les forces de l’ordre (policiers et gendarmes) peinent à arriver à bout des manifestants qui ont choisi de rester, pour l’instant, dans leurs quartiers. Sûrement pour éviter de se faire prendre en tenaille dans le centre-ville.

« Les jeunes manifestants utilisent des morceaux de bois et des grosses pierres pour barricader la route. Ils brûlent aussi des pneus et versent de l’huile de moteur sur la chaussée. Moi-même, je suis tombé à Petel, après avoir glissé sur l’huile… À chaque intervention des forces de l’ordre (qui tirent des gaz lacrymogènes), les manifestants ripostent par des jets de pierres avant de se disperser dans le quartier. Les agents enlèvent les barricades avant de partir, mais les jeunes reviennent à chaque fois pour les remettre », a expliqué à Guineematin.com un habitant de Petel, joint au téléphone.

De sources concordantes, plusieurs personnes ont déjà été interpellées un peu partout dans les quartiers où des manifestations ont été constatées ce lundi matin.

À suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifestation du FNDC en Guinée : paralysie et affrontements sur l’autoroute

14 octobre 2019 à 11 11 35 103510

L’appel lancé par du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé a créé une paralysie de la capitale guinéenne. Des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre sont signalés à divers endroits de Conakry, avec au moins deux blessés par balle en haute banlieue. L’autoroute Fidel Castro n’est pas épargné par cette paralysie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’autoroute Fidel Castro, il n’y a pas de circulation. Les écoles et le commerce sont également paralysés. Sur la Transversale numéro 1, qui relie la route Le Prince à l’Autoroute, manifestants et agents des forces de l’ordre jouent à cache-cache.

Les uns jeunes, munis de sifflet, font du bruit alors que d’autres viennent jeter des pneus ou de morceaux de bois avant de mettre le feu.

Sous l’échangeur de Gbessia, de l’huile est versée sur le sol, des pneus sont allumés à quelques mètres de là.

Présents presque partout, les agents de maintien d’ordre roulent à bord de leurs pick-up, démantèlent les barrages les uns après les autres. Ils éteignent le feu et rouvrent la circulation, non sans pulvériser du gaz lacrymogène sur les manifestants.

Depuis le rond point Gbessia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : l’appel du FNDC bien suivi à Labé

14 octobre 2019 à 11 11 25 102510

La ville de Labé a répondu favorablement à l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. Ce lundi matin, toutes les activités sont paralysées dans la ville et des jeunes ont envahi les rues pour se faire entendre, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Tous les secteurs d’activités sont affectés par l’appel des opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé qui ont invité les Guinéens à cesser le travail et à sortir manifester dans les rues à partir de ce lundi, 14 octobre 2019. Les écoles, les commerces et même le marché central de la ville sont fermés. Quelques vendeuses de condiments ont étalé leurs marchandises au niveau marché appelé « Yenguéma », mais elles ont été chassées de là par des jeunes manifestants.

Des groupes de jeunes ont brûlé des pneus dans la rue pour empêcher toute circulation d’engins roulants. La ville est complètement paralysée et aucun agent des services de sécurité n’est pour l’instant visible dans les rues.

A suivre !

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Tirs à balles réelles sur les manifestants en Guinée : 1 mort à Sonfonia (Conakry)

14 octobre 2019 à 11 11 15 101510

Les manifestations contre un 3ème mandat du président Alpha Condé ont déjà engendré plusieurs blessés dans la capitale guinéenne. Très tôt, dans la matinée de ce lundi, 14 octobre 2019, les échauffourées ont commencé sur l’axe Sonfonia-Wanindra.

Plusieurs foyers d’affrontements ont été enregistrés ici et là entre des manifestants et des agents des forces de l’ordre déployés sur le terrain. Peu après 08 heures, deux jeunes (Saïdou Diallo et Mamadou Lamarana Barry) ont été blessés par balles.

Mais, la nouvelles la plus dramatique nous vient de Sonfonia Gare où des habitants qui ont contacté Guineematin.com parlent d’un mort sur place et d’un blessé grave, suite à des tirs à balles réelles des forces de l’ordre sur des manifestants. « Ils ont tiré sur la foule de manifestants et les deux jeunes sont tombés. On a pris les deux pour morts. Mais, à la clinique, on nous informe qu’un d’entre eux s’est réveillé », nous a-t-on indiqué au téléphone.

Le défunt, Lamarana Bah, âgé de 16 ans, qui fait la 9ème année et qui est originaire de la préfecture de Télimélé. Et, Alpha Oumar Diallo, 29 ans, qui s’est réveillé, est originaire de la préfecture de Koubia, a indiqué une source contactée par Guineematin.com peu après cette annonce.

Appelées par le Front national pour la défense de la constitution, les manifestations sont très suivies dans la matinée de ce lundi. La circulation est bloquée un peu partout, le commerce, les écoles, l’administration et les services sont paralysés.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. Même si le chef de l’Etat n’a pas officiellement annoncé sa candidature, elle est exprimée par son entourage, son parti politique et ceux membres de la mouvance présidentielle. Plusieurs meetings ont été organisés dans ce sens par les ministres et hauts cadres de l’Etat.

En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

Le coordinateur du FNDC et cinq de ses proches (tous de la société civile) ont déjà été arrêtés et sont détenus depuis le samedi. Et, hier, dimanche, plusieurs autres personnes ont été arrêtées à Matam dont le vice-maire de cette commune et responsable de la jeunesse de l’UFR, Badra Koné. Mais, le FNDC a maintenu sa manifestation qui a effectivement commencé ce matin.

A rappeler que les leaders de l’opposition (Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré) sont actuellement confinés chez eux. Selon les reporters de Guineematin.com qui sont déployés à la Minière et à Dixinn, les patrons de l’UFDG et de l’UFR ont tous les domiciles encerclés par des agents des forces de l’ordre qui refusent tout accès y compris aux journalistes. Mais, les manifestations paralysent toute la ville de Conakry.

A suivre !

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