Le procès de 29 personnes interpellées dans les communes de Matam et Matoto à l’occasion des manifestations de rue appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé s’est ouvert ce vendredi, 18 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco.

Parmi ces prévenus, 12 ont comparu dans la matinée de cette première journée. Après les débats, le procureur a sollicité la condamnation de 7 d’entre eux à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende d’un million de francs chacun, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

A tour de rôle, les 12 prévenus ayant comparu ont rejeté les accusations d’attroupement illégal et trouble à l’ordre public mis à leur charge. La plupart ont dit avoir été arrêtés par les forces de l’ordre à leurs domiciles, assurant n’avoir pas participé aux manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution.

Mais, dans ses réquisitions, le procureur a laissé entendre que certains prévenus se sont réunis en groupe sur la voie publique pour troubler l’ordre public en empêchant les citoyens de vaquer à leurs occupations. C’est dans ce cadre, dit-il, que les forces de sécurité ont « agi dans les règles de l’art pour les mettre aux arrêts. Ils ont été interpellés sans violence, sans torture, sans menaces », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Touré a jouté que parmi ces 12 prévenus, « il y a des gens qui ont brulé des pneus, ils ont barricadé les routes. Ces actes tombent sous le coup des articles 658, 659 et suivant du code pénal guinéen », souligne le procureur, qui a réclamé 7 mois d’emprisonnement et une amende d’un million de francs contre 7 des 12 prévenus.

Il s’agit d’Ibrahima Sory Soumah, Abdourahmane Keita, madameYariatou Daffé, Mohamed Lamine Soumah, Alhassane Camara, Alpha Condé, et Hamidou Bah. Le représentant du ministère public a requis la relaxe pour délit non établi des 5 autres : Abdourahmane Diakhaby, madame Maciré Soumah, Mama Adama Cissé, M’mawa Diawara, et Sarah Kamissoko.

De son côté, le pool d’avocats de la défense, représenté par maîtres Sékou Sylla, Alsény Aïssata Diallo et Maky Touré, a plaidé pour la relaxe pure et simple des 12 prévenus concernés. Après ces réquisitions et plaidoiries, c’est l’artiste Elie Kamano qui a été appelé à la barre pour s’expliquer aussi sur ce qui lui est reproché.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo est au tribunal de Mafanco pour Guineematin.com

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