Comme nous l’annoncions précédemment, le journaliste et blogueur Abdoulaye Oumou Sow, chargé de communication du FNDC, a recouvré sa liberté ce mardi, 22 octobre 2019, après avoir passé 10 jours en détention. Le tribunal de première instance de Dixinn qui a condamné 5 autres leaders du Front National pour la Défense de la Constitution avec lesquels il a été arrêté le 12 octobre dernier, l’a relaxé pour délit non constitué. Juste après sa remise en liberté, notre confrère s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal. Il a encouragé les Guinéens à poursuivre le combat entamé par le FNDC au nom de la liberté et de la démocratie.

Décryptage !

« Je vais d’abord remercier le collectif d’avocats qui défend à travers la République tous les défenseurs de la Constitution. Et, je vois qu’ils ont fait du bon boulot à travers la République notamment au tribunal de Dixinn. Vous avez tous suivi le procès, vous avez vu comment ils ont déculotté le procureur, comment ils ont montré que les accusations étaient mensongères. Je sors de prison, mais je sors avec des pincements de cœur parce que je laisse des camarades de lutte derrière. Je pense que le combat doit continuer au nom de la liberté, au nom de la démocratie pour que ces camarades recouvrent leur liberté et pour exiger que justice soit rendue pour toutes ces personnes qui sont tombées sous les balles des forces de l’ordre depuis le début de ces manifestations. Ces personnes-là doivent répondre devant un juge.

Et si ce n’est pas au niveau de la justice guinéenne, ça sera ailleurs. Déjà, nous entamons dès ma sortie d’ici des plaintes au niveau de la CEDEAO. Le combat va continuer. Nous saluons déjà le combat des camarades qui sont dehors, nous allons nous joindre à ces camarades pour continuer ce combat, pour libérer la République des imposteurs. Le combat va continuer au prix de ces personnes qui sont mortes, au prix de ces camardes qui sont en prison, le combat doit continuer. Ces imposteurs ne doivent pas gagner sur nous les républicains, nous les démocrates. Et, je lance aujourd’hui un appel aux journalistes.

Vous savez que pendant la révolution française, pendant la deuxième guerre mondiale, en France, les journalistes ont pris carrément position. A vous de prendre aujourd’hui position pour défendre cette démocratie. Sinon, si ce coup d’Etat constitutionnel marche, c’est la liberté de la presse qui va être brimée. Et je vous assure, tout ce que j’ai vu depuis mon emprisonnement jusqu’à maintenant, je trouve que la presse guinéenne ne fait pas suffisamment pour défendre la démocratie. Elle est garante de la démocratie, si elle ne la défend pas, elle va périr », a dit Abdoulaye Oumou Sow.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin