Me Faya Gabriel Kamano

Le verdict du procès tant attendu de l’artiste Elie Kamano et du secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, Ali Badra Koné, est tombé ce mardi, 22 octobre 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco. Le tribunal, par la voix de la juge Djénabou Donghol Diallo, a eu la main lourde en condamnant Elie Kamano à un an de prison, dont six mois assortis de sursis, pour des faits de participation délictueuse à un attroupement.

Ali Badra Koné, 2ème vice-maire de Matam, a été condamné à 3 ans d’emprisonnement, dont 2 ans assortis de sursis, pour des faits de participation délictueuse à un attroupement, usurpation de tire et fonction, entrave à la libre circulation sur la voie publique, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Deux autres compagnons d’infortune de Badra Koné, à savoir Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura, ont été condamnés à 4 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens. Cette décision n’a pas été du goût des avocats de la défense qui ont interjeté appel.

Dès après l’annonce de cette décision par le tribunal correctionnel de Mafanco, les avocats des prévenus n’ont pas manqué d’exprimer leur désolation et comptent interjeter appel. Selon, maitre Faya Gabriel Kamano « dans cette affaire nous sommes entrain de vivre une injustice d’Etat. Le gouvernement guinéen a créé deux catégories de citoyens, alors que l’article premier de la constitution oblige l’Etat à traiter tous les citoyens sur le même pied d’égalité. Il y a des citoyens qui peuvent faire la promotion de la nouvelle constitution sans être inquiétés et un autre groupe de citoyens qui est contre la nouvelle constitution. Ce groupe de citoyens est traqué, emprisonné, humilié et condamnés de façon injuste. Et c’est qui est déplorable dans cette affaire. C’est que le pouvoir public veut se servir de la justice pour faire taire toutes les voix dissidentes. C’est pourquoi vous allez constater que par synchronisation, les décisions de condamnation sont distribuées par le tribunal de Dixinn et celui de Mafanco. Nos clients Elie Kamano, Ali Badra Koné pour le fait d’exprimer leur droit constitutionnel reconnu à l’article 10 de notre constitution, ont été condamnés à des peines lourdes. Mais, que le pouvoir public soit rassuré, malgré le concours de la justice pour faire taire les opposants pour le troisième mandat, ce projet ne marchera pas et la lutte continuera jusqu’au bout. Nous avons séance tenante relevé appel contre ces décisions arbitraires, injustes et infondées », a dit Me Faya Gabriel Kamano.

Propos recueillis par Siba Guilavogui et Mamadou Baïlo Keita pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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