Procès de 11 manifestants contre un 3ème mandat : ce que réclament leurs avocats au TPI de Mafanco

Onze jeunes interpellés en marge de la manifestation anti-troisième mandat du lundi, 14 octobre dernier dans le quartier Dabompa ont comparu hier, lundi 21 octobre 2019, devant le tribunal de première instance de Mafanco. Poursuivis pour « participation délictueuse à un attroupement », les prévenus ont tous plaidé non coupables, assurant avoir été arrêtés individuellement alors qu’ils ne participaient pas à la manifestation.

A l’issue des débats, le procureur, Ibrahima Sory Touré a requis la relaxe de 6 d’entre eux pour délit non constitué et la condamnation des 5 autres à 3 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende de 200 000 francs.

De leur côté, les avocats de la défense, dans leurs plaidoiries, ont demandé la relaxe de l’ensemble de leurs clients. Car, selon maître Mohamed Traoré, l’un des conseils des prévenus, ces derniers n’ont commis aucune infraction. « Ce qu’on peut retenir de cette deuxième audience, c’est que le ministère public qui avait engagé les poursuites contre ces personnes pour « participation délictueuse à un attroupement » a requis la relaxe. Autrement dit, dans une certaine mesure, il abandonne les charges contre ces personnes-là. Parce qu’à la lumière des débats qui ont eu lieu, on a constaté que rien ne pouvait être reproché à ces personnes-là. Il n’y avait aucune preuve qu’ils aient pris part à un attroupement illégal. Donc, le ministère public ne pouvait que demander la relaxe pure et simple pour une partie des prévenus. Et pour une seconde partie, il a demandé leur condamnation à 3 mois de prison assorti de sursis.

A notre tour, au niveau de la défense, nous avons non seulement demandé au tribunal de suivre les réquisitions du ministère public en ce qui concerne sa demande de relaxe, mais pour ce qui est des personnes pour lesquelles il a demandé 3 mois d’emprisonnement avec sursis, nous nous sommes opposés à cela en disant que nous ne sommes pas dans une sorte de marchandage qui consiste à accepter la relaxe pour les uns et l’emprisonnement avec sursis pour d’autres, dès lors que ces personnes non absolument rien fait. Il n’y a pas eu d’attroupement parce que la plupart de ces personnes ont été arrêtées isolément, individuellement, et on ne peut pas s’attrouper seul. Donc on a demandé à ce que le tribunal ordonne leur relaxe pure et simple », a dit l’avocat.

La décision du tribunal est attendue ce mardi, 22 octobre 2019, dans cet autre dossier.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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