Les citoyens de la commune urbaine de Télimélé ont répondu à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce jeudi, 24 octobre 2019. C’est une marche qui a été organisée à travers la ville pour exiger du président Alpha Condé le respect de la constitution en vigueur. De nombreux slogans hostiles au 3ème mandat et au projet de nouvelle constitution ont été scandés par les marcheurs, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les activités ont tourné au ralenti ce jeudi à Télimélé. Boutiques et magasins sont restés fermés, les écoles aussi n’ont pas été épargnées, excepté le collège de Dâra et le lycée Ley-Wendou où les cours ont effectivement lieu.

Même si l’engouement et la mobilisation n’ont pas été semblables à ce qu’on a connu le 14 octobre dernier, les manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir en place : « On en a marre ! Pas de nouvelle constitution ! Pas de troisième mandat ! Libérez les leaders du FNDC ! »

Boubacar Bah, coordinateur préfectoral de l’antenne locale du FNDC

Les manifestants sont partis de la maison des jeunes pour arriver au carrefour de la station, en passant par le carrefour Nonkohi. C’est d’abord le coordinateur préfectoral de l’antenne locale du FNDC, Boubacar Bah, qui a pris la parole pour expliquer qu’ils iront jusqu’au bout dans ce combat. « Nous demandons au président de la République de renoncer à son projet de nouvelle constitution, nous exigeons la libération des leaders du FNDC condamnés à tort et nous réclamons justice pour toutes les personnes fauchées par les balles des services de sécurité. Nous ne reculerons jamais tant que nous n’obtenons pas gain de cause, car la liberté n’a pas de prix », a martelé monsieur Bah.

Djibril Baldé, chargé de la communication du FNDC à Télimélé

Pour sa part, le chargé de la communication du FNDC n’a pas été tendre avec le système qui gère la Guinée en ce moment. Djibril Baldé a mis l’occasion à profit pour inviter le chef de l’État à prendre courageusement ses responsabilités. « Le combat que nous menons n’est pas seulement l’affaire d’un parti politique, encore moins celle des religieux. C’est le combat de tout citoyen épris de paix et de justice. Nous ne sommes pas contre le pouvoir mais, nous sommes contre son système et sa façon d’agir. Vous avez été un opposant historique, Monsieur le président, rendez le tablier pour que vous soyez un président historique », a laissé entendre Djibril Baldé.

Madame Aissatou Bah, présidente des femmes de l’UFDG

Quant à Madame Aissatou Bah, présidente des femmes de l’UFDG, elle dit que c’est inconcevable que les services de sécurité tirent à bout portant sur des paisibles citoyens sans être inquiété. Elle a aussi demandé au président de la République de céder le fauteuil pour éviter à notre pays une nouvelle effusion de sang. « Imaginez les difficultés qu’une femme éprouve pour donner naissance ! Imaginez les nombreuses difficultés liées au soutien et à l’entretien d’un enfant ! Malgré tout, un beau matin, on abat cet enfant comme un enfant sauvage. Qu’est-ce qui nous reste encore avec ce pouvoir ? », interroge-t-elle.

A noter que la manifestation de ce jeudi s’est terminée dans la sérénité, sans aucun incident.

Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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