Bah Ousmane Bah sur la mort de son garde de corps : « il est tombé sur le champ de bataille »

Bah Ousmane et la famille du défunt

L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), dirigé par le ministre d’Etat, Bah Ousmane, a perdu récemment un des membres de sa garde rapprochée. Amadou Benté Kanté est décédé le mardi, 22 octobre 2019, créant une vive émotion tant dans sa famille politique que biologique. Un vibrant hommage lui a été rendu ce samedi, à l’occasion de l’assemblée générale tenue au siège du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une grosse perte pour l’UPR. Amadou Benté Diallo a toujours été attaché au parti et l’a servi depuis de très longues années. L’essentiel de l’assemblée générale de ce samedi, 26 octobre 2019, a été consacré aux témoignages et salutations d’usage entre les membres du bureau politique de l’UPR et les parents biologiques du défunt.

Après ces salutations, le président de l’UPR, Elhadj Bah Ousmane, a évoqué les souvenirs qu’il garde de feu Amadou Benté Kanté.

Décryptage !

« C’est avec beaucoup d’émotion que je pourrais parler pour évoquer quelque souvenirs de Amadou Benté Kanté. C’était l’un des jeunes chargé du maintien d’ordre au sein du parti. Je ne vais pas dire de mon époque. Mais, ils ont été avec Bah Mamadou, ensuite ce fut avec feu Siradiou Diallo, avant d’être avec moi. Ils étaient nombreux. Certains sont allé ailleurs, mais Amadou Benté Kanté, Aliou Diamant, et d’autres, sont restés avec moi. Ils ont été loyaux et fidèles.

Amadou Benté Kanté est décédé sur le champ de bataille, parce qu’il assurait la surveillance du siège. C’était son tour ce jour. Après s’être acquitté de cette obligation, comme il le fait de tradition, il faisait le jogging entre les deux carrefours ici. Il avait fait plusieurs tours. Il était sur le dernier tour pour venir faire sa toilette et aller vaquer à ses occupations. C’est en revenant ici qu’il est tombé à quelques mètres du siège. Donc, je peux affirmer qu’il est tombé sur le champ de bataille parce qu’il s’est consacré au maintien d’ordre au sein du parti, il s’est consacrer à la protection de ma personne.

Je me souviens encore qu’en 2010, en dépit du fait que l’Etat avait délégué des agents de la sécurité, des militaires, pour nous accompagner, les Amadou Benté, les Aliou Diamant et d’autres m’ont accompagné pendant cette campagne en 2010 à travers toute la Guinée. Depuis, il est resté attaché à ma personne et je dois dire qu’il figurait parmi les fidèles des fidèles.

Donc, c’est avec beaucoup d’émotion, beaucoup de regret que je parle de lui. Le dernier souvenir que je peux évoquer de lui, c’est qu’à la veille, j’ai fais l’autoroute, je suis repassé sur le carrefour Kénien, je suis passé à Belle Vue. Son atelier de ferronnerie était là, il s’est levé, il m’a salué, je ne l’ai pas vu. Il m’a appelé un peu plus tard, vers 19 heures 4 minutes. Il m’a appelé pour me dire monsieur le président, vous êtes passé devant mon atelier, je me suis levé, j’ai levé la main pour vous saluer, mais vous ne m’avez pas vu. Je lui dis, ah ! Je suis au regret, c’est dommage ! Mais comme l’habitude, je lui ai posé la question il n’y a aucun problème ? Il me dit non, il n’y a aucun problème. Je voulais simplement vous saluer.

Donc, c’était le dernier acte qu’il a accompli à ma direction. De mémoire, c’est celui là que je vais garder sans oublier que toute la semaine d’avant, avec les manifestations qui avaient eu lieu ici, il se souciait de ma protection à tel enseigne, avec sa moto, il allait jusqu’au pond 8 novembre voir s’il n’ y a pas d’incidents sur la route. Il allait à mon domicile à Kipé Dadia. De là, il me disait, j’ai fait tel trajet, tel tronçon est libre, allons-y, je vais t’accompagner. Il se mettait devant avec sa moto en éclaireur et jusqu’au pond 8 novembre, il s’arrêtait là. Et l’après midi, il m’appelait pour me dire, voilà, la situation est tranquille, vous pouvez venir. Ça s’est passé comme ça, lundi, mardi, mercredi….

Une bonne partie de sa vie, il a consacré à ma propre protection. Il a travaillé comme on dit communément pour moi, reste que moi aussi j’ai l’obligation de le servir. Comment le servir ? Il a une famille, il a des parents, je porterais toute mon attention sur ses enfants, sur ses épouses… »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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