Guinée : environ mille individus « suspects » arrêtés à travers le pays

29 octobre 2019 à 20 08 15 101510

Comme annoncé précédemment, une vague d’arrestations de personnes jugées suspectes par les autorités est en cours depuis quelques en Guinée. Et, selon un responsable sécuritaire qui s’est confié sous anonymat à un journaliste de Guineematin.com, il y a en tout environ mille personnes (des guinéens et des étrangers) mises aux arrêts dans plusieurs villes du pays.

« Les premières auditions menées par des Officiers de Police Judiciaire révèlent une présence insolite et suspecte. Autrement dit, c’est un confinement de centaines de personnes dans une cour fermée de manière suspecte et inhabituelle. Cette opération prouve à suffisance la récurrence d’infiltrations de corps étrangers tant à Conakry que dans des grandes villes de l’intérieur du pays. A ce jour, il y a environ un millier de personnes interpellées. Elles ont été interpellées dans des villes différentes du pays. Il y a Conakry, Kankan, Kamsar, Coyah, Dubreka, Siguiri, N’Zérékoré », expliqué notre source.

Selon lui, les personnes interpellées ne sont pour l’heure que des suspects. Les services compétents sont sur l’enquête préliminaire pour essayer d’en savoir un peu plus sur les activités de ces gens, qui sont en majorité des étrangers. « C’est la Direction Centrale de la Police Judiciaire qui a le dossier en main. Elle est en rapport avec le procureur général à qui elle remonte les informations au cas par cas. Cette affaire est purement judiciaire, les gens interpellés sont actuellement en enquête préliminaire, donc ils sont en train d’être auditionnés dans les différents commissariats centraux. Comme vous le savez, la police a trois missions principales : premièrement c’est de constater, ensuite rassembler les éléments d’information et rendre compte. C’est au procureur que la dernière décision revient », rappelle notre interlocuteur.

Cette vague d’arrestations suscite beaucoup de commentaires dans le pays. Alors que certains qualifient déjà les personnes interpellées de rebelles, d’autres pensent que ces opérations visent tout simplement à créer une diversion pour saper le combat engagé par le FNDC contre le projet de changement de la Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : Horizon FM fête ses 10 sous le signe de la responsabilité sociale du journaliste

29 octobre 2019 à 19 07 54 105410

La radio privée Horizon FM de Kankan a 10 ans d’existence. Et les responsables de la station ont tenu à célébrer ce dixième anniversaire à travers une série d’activités organisées en fin de semaine dernière dans la ville. C’est notamment l’organisation d’une conférence-débat sur le thème : « Quel type de communication pour éviter le pire à la nation ? ». La rencontre a mobilisé dans l’enceinte de l’Université de Kankan, des professionnels de médias, des universitaires, des autorités sécuritaires et des acteurs politiques, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Fabou Koulibaly, journaliste et enseignant-chercheur à l’Université de Kankan

Pendant plus d’une heure, le conférencier, Fabou Koulibaly, journaliste et enseignant-chercheur à l’Université de Kankan, a échangé avec les participants sur la responsabilité sociale du journaliste. « Il s’agissait pour nous de parler du type de communication qu’il faut pour éviter le pire à la nation. Nous avons estimé que cela demande de rappeler au journaliste la responsabilité sociale qui lui incombe dans sa société et dans sa localité.

Donc, nous avons axé notre communication sur sa responsabilité sociale, en insistant sur quelques points à savoir : le journaliste doit être compétent pour faire son travail, il doit également connaitre les dispositifs juridiques de son pays, le journaliste doit également maîtriser les lois spécifiques qui régissent le fonctionnement de sa profession qu’est le journalisme, donc nous avons parlé des lois. Nous avons également parlé de la connaissance de l’environnement social, culturel et politique. Cela lui permettra de savoir quel type de thèmes il faut aborder à la radio », a expliqué le conférencier.

Elhadj Mansa Sarbou Keïta, correspondant régional de l’AGP

Présent à la rencontre, Elhadj Mansa Sarbou Keïta, correspondant régional de l’AGP (Agence Guinéenne de Presse) et premier directeur de la radio Horizon FM de Kankan a prodigué quelques conseils à ses jeunes confrères. « Les jeunes doivent comprendre que le journaliste est avant tout un citoyen, un citoyen qui a ses droits et ses devoirs. Ce qui m’amène de dire que les jeunes journalistes doivent être responsables. La responsabilité sociale du journaliste doit être de mise dans tout ce qu’il fait.

Un journaliste n’est pas un gendarme, il n’est pas juge ni un magistrat, un journaliste n’est pas un donneur de leçon. Un journaliste c’est celui qui collecte l’information, la traite et la diffuse dans les règles de l’art. Alors, quand on veut véhiculer un message, il faut que ça soit un message de vérité. Quand un journaliste dit la vérité, il est invincible », a-t-il souligné.

A noter qu’en plus de cette conférence-débat, d’autres activités ont marqué la célébration du dixième anniversaire de la radio Horizon FM de Kankan. Il s’agit d’une conférence islamique organisée dans la salle polyvalente d’Ho-Chi-Minh le samedi dernier, 26 octobre 2019, un match de gala opposant les comédiens et les journalistes locaux et d’une soirée récréative organisée à la maison des jeunes à l’occasion de laquelle il a été procédé au découpage du gâteau.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Transporter des bagages pour manger : la dure vie de plusieurs jeunes à Conakry

29 octobre 2019 à 18 06 42 104210

Ils sont nombreux à Conakry, les jeunes qui bataillent dur pour survivre. Parmi eux, on retrouve les portefaix : des personnes qui ont pour travail de transporter des bagages pour d’autres en contrepartie d’une rémunération. Leur vie est loin, très loin même d’être rose, mais ils font avec en attendant de trouver mieux. Un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de quelques-uns d’entre eux au marché de Matoto.

Ils sont toujours sales et pressés. Et même pour ceux qui ne sont pas physiquement très grands, ils sont quand même assez solides. Car de la force, ils en ont vraiment besoin. Les portefaix sont toujours à la recherche du moindre bagage à transporter pour avoir une somme d’argent.

Moussa Camara est l’un d’eux. Il reconnait qu’il fait ce travail parce qu’il n’a pas le choix. « Ce qui m’a poussé vraiment à faire ça, c’est parce que je n’ai pas trouvé un autre travail. Je n’ai pas étudié et il faut que je fasse ça pour éviter de voler ou quémander », explique-t-il.

Mais, ce concitoyen ne veut pas passer sa vie à faire ce travail. Il attend juste la première occasion pour la saisir. « Si j’ai la chance d’avoir des moyens ou une bonne relation qui pourrait m’aider, je vais abandonner ce travail pour faire autre chose. Je suis là actuellement parce que je n’ai pas trouvé mieux. Sinon ce n’est pas par plaisir que je fais ce travail », soutient Moussa.

Lancinè Fofana fait le même travail au marché de Matoto. Contrairement à son prédécesseur, lui a un métier. Il est chauffeur de profession. Mais, n’ayant pas de voiture pour travailler, il s’est reconverti temporairement en portefaix pour trouver de quoi vivre. « On fixe les prix en fonction des bagages à transporter et de la distance à parcourir. Par exemple, pour débarquer un conteneur rempli, le prix c’est 400 000 francs. On fait le travail en groupe et on se partage l’argent », souligne notre interlocuteur.

Boubacar Diallo aussi fait la même activité pendant plusieurs années. Aujourd’hui, il est fier d’avoir fondé une famille grâce à son travail. « Je suis un père de famille, je suis marié à une femme et nous avons trois enfants. Il n’y a personne qui m’aide, c’est grâce à ce métier que je paye mon loyer et m’occupe de toutes les dépenses de ma famille », raconte-t-il avec fierté.

Monsieur Diallo s’empresse de préciser cependant que son travail est tout sauf facile. En plus de la lourdeur de certains bagages, la fatigue que cela engendre…, il rencontre des situations bien plus préoccupantes pour lui. « Je rencontre beaucoup de difficultés. Il y a certains qui m’insultent, d’autres m’accusent et parfois même il arrive que je me batte avec des gens. Parce qu’il y a des méchants qui vont chercher à te créer des problèmes des problèmes et t’emmener à la police. L’argent qu’on gagne là, certains sont jaloux de nous voir gagner ça. C’est difficile pour nous », a laissé entendre Boubacar Diallo.

A noter que parmi les jeunes qui s’adonnent à cette activité, beaucoup sont des SDF (Sans Domicile Fixe). Ces derniers passent la nuit le plus souvent dans les marchés et devant certaines boutiques.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Guinée : un étudiant conçoit une application qui facilite l’apprentissage du français

29 octobre 2019 à 17 05 50 105010

Mamadou Oury Bah, étudiant en 3ème année à l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, a réussi une prouesse en mettant en place une application mobile permettant de faciliter l’apprentissage de la langue française, notamment la maîtrise de l’orthographe. Il a lancé cette application à l’occasion d’une cérémonie organisée à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia et qui a connu la présence de nombreux étudiants, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mamadou Oury Bah, étudiant à l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké

Sur l’idée de créer une telle application, Mamadou Oury Bah explique que tout est parti d’un cours de leadership et de développement personnel qu’il a suivi à l’Institut. « Ce jour, j’ai demandé à mon professeur comment créer une entreprise, et tout le monde s’est mis à rire. Puisque le cours d’ailleurs reposait sur l’entreprenariat. Il me dit que l’idée de créer toute entreprise vient toujours d’un constat autour de soi et dans son entourage. Après le constat, vient l’envie d’apporter une solution au problème. La volonté de résoudre un problème aboutit à la création d’entreprise, a dit le professeur. Donc, un jour, je suis allé accompagner un de mes professeurs de français dans sa classe de terminale qui faisait une évaluation.

Il me présenta un élève qu’il qualifie comme étant le plus brillant de la classe. Mais, à mon fort étonnement, celui-ci faisait trop de fautes. Son cahier était truffé de fautes. Je lui ai demandé comment se fait-il que tu sois le plus brillant et que tu fasses autant de fautes. Il me dit : c’est ma préoccupation mon ami. Donc, je me suis dit tiens, l’idée est là. Les élèves et étudiants guinéens ont presque le même le problème en français, celui de maîtriser l’orthographe. J’ai décidé donc de mettre en place une application mobile qui va faciliter l’apprentissage du français par la maîtrise de l’orthographe », a-t-il expliqué.

Le jeune homme définit son application comme un outil éducatif et non un jeu. « Mon application s’appelle EPELE WORD. Elle permet à l’utilisateur de trouver le mot désiré en son et en orthographe. Mais également sa définition et son analyse grammaticale. Je ne le considère pas comme un jeu. Je pense que l’application qui a plus de 1500 mots les plus usuels, permettra aux apprenants francophones de mieux apprendre et maîtriser le français », a dit Mamadou Oury Bah, précisant que la différence entre cette application et le dictionnaire français numérique réside dans la spécification de l’application qui offre plusieurs options à l’utilisateur.

Mamadou Saliou Diallo, développeur fullstack

Pour matérialiser son idée, le jeune étudiant a bénéficié du soutien de Mamadou Saliou Diallo, le directeur général du groupe Satina technologies, développeur fullstack. C’est lui qui a conçu l’application. « L’idée est venue de lui. Et nous, nous l’avons matérialisée. Faire la conception et passer à la digitalisation, c’est ce qu’on a fait. Notre mission ici, c’est de transformer une petite idée en une grande idée. Mamadou Oury est venu avec son produit et des papiers chiffonnés.

Il m’a posé la question si je peux créer l’application. J’ai dit oui. Nous lui avons demandé s’il a les moyens, il dit non. Mais comme c’est un jeune, ici la vocation, c’est d’accompagner au maximum ces derniers à sortir de la dépendance, à disposer de leurs entreprises et à créer la richesse dans ce pays. Donc, nous avons mis en place le système qui certes, n’était pas facile, puisqu’il faut faire parler la machine, il faut éviter la répétition et noter en même temps l’usager. Et ça a marché », a-t-il expliqué.

Après le lancement, les yeux sont tournés vers l’APIP pour breveter l’invention. En attendant, les utilisateurs peuvent télécharger ce nouvel outil d’apprentissage de la langue française dans leurs Smartphones.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Décès du jeune Wahid Diallo : sa famille réclame justice

29 octobre 2019 à 17 05 33 103310

Comme annoncé précédemment, un jeune avait été atteint d’une balle à la tête, dans la journée du 15 octobre à Wanindara, un quartier de la haute banlieue de Conakry. C’était en marge des manifestations appelées la semaine dernière par le front national pour la défense de la constitution.

La victime, Abdoul Wahid Diallo, a finalement succombé à ses blessures dans la soirée du mercredi 23 octobre 2019, au centre hospitalo-universitaire de Donka. Aujourd’hui, sa famille pleure un enfant courageux, dynamique, respectueux et obéissant, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est allé à la trace de ce jeune de 17 ans.

Né d’un couple guinéen en 2002 à Korhogo (la quatrième ville de la Côte d’Ivoire en termes de population et d’économie), Abdoul Wahid Diallo fera ses premiers pas dans cette partie Nord du pays de Felix Houphouët Boigny (le père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire), située à plus de 600 kilomètres d’Abidjan. Il est le deuxième enfant, mais le premier fils (son ainée étant une fille) de ce couple Diallo, originaire de la préfecture de Dalaba, dans la région administrative de Mamou, dans le contrefort montagneux du Foutah Djallon.

Six (6) ans après sa naissance (en 2008), ses parents reviennent définitivement en Guinée. Et, dans leurs bagages, ce jeune garçon qui foule le pied, pour sa première fois, sur la terre de ses ancêtres. Ils s’établiront à Wanindara, dans la haute banlieue de Conakry. Et, Abdoul Wahid Diallo, du haut de ses 6 ans, aura la chance d’être scolarisé. Au fil des ans, avec courage et détermination, ce petit garçon ira d’une classe à une autre. Il décrochera le ticket pour le collège (après son admission à l’examen d’entrée en 7ème année). Cette année scolaire 2019-2020 en Guinée, il devait faire la 8ème année au collège ‘’Nouroul d’Afrique’’. Mais, par la faute d’un agent des forces de l’ordre, ce jeune n’est plus de ce monde. A la faveur d’une manifestation violemment réprimée le 15 octobre dernier, un agent de sécurité lui a tiré une balle dans la tête.

« Une balle dans la tête » peut facilement conduire les passionnés de cinéma au film hongkongais de John Woo, sorti en 1990. Mais, la violence dont Abdoul Wahid Diallo a été victime s’est déroulée dans la haute banlieue de Conakry, après une « reforme » des forces de défense et de sécurité.
Rencontré ce vendredi, 25 octobre 2019, Amadou Diallo, un des oncles paternels de Wahid, nous plonge dans l’effroyable scène qui a coûté la vie à son neveu.

« Abdoul Wahid ne se portait pas bien depuis quelques. Il passait toute la journée à la maison. Et, le mardi 25 octobre, un de ses amis est venu lui rendre visite. Quand son ami a voulu rentrer, Abdoul Wahid s’est levé pour le raccompagner. Ensemble, ils ont parcouru quelques mètres. Et, d’un coup, Abdoul Wahid a commencé à vomir. Inquiet de le voir dans cet état, son ami a rebroussé chemin pour le ramener à la maison. C’est pendant ce retour qu’un agent qui avait monté une embuscade a ouvert le feu sur lui. Cet agent de sécurité était caché quelque part. Et, il y avait un vieux entre les deux jeunes (Abdoul Wahid et son ami) et l’agent qui détenait l’arme. L’agent a dit au vieux de quitter. Ce dernier a obéit. Et, dès que les jeunes se sont présentés, il a ouvert le feu. Abdoul Wahid a été atteint à la tête. Il est tombé sur le sol », a expliqué monsieur Amadou Diallo, citant comme témoin le vieux qui a été épargné par l’assassin du jeune Abdoul Wahid.

Transporté au Centre de Santé qui se trouve non loin de son domicile familial, Abdoul Wahid sera finalement évacué par la Croix Rouge à l’hôpital Donka où il a été admis au centre de réanimation. Et, c’est dans ce centre hospitalo-universitaire de Conakry que Wahid Diallo, après plus d’une semaine de lutte contre la mort, rendra l’âme sous le regard impuissant de sa famille.

« Il est resté huit jours en réanimation. Il est décédé le neuvième jour (Mercredi 23 octobre) aux environs de 20 heures. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, à côté des autres victimes qui ont été tuées la semaine dernière lors de la manifestation du FNDC », a précisé monsieur Amadou Diallo.

Depuis son décès, les gens se succèdent dans sa famille pour présenter les condoléances à ses parents, visiblement très attristés par cette perte tragique d’un enfant courageux, respectueux, dynamique et obéissant.

« Mon jeune frère (Abdoul Wahid) était intelligent, courageux et respectueux. Malgré son âge et sa taille, il ne m’a jamais manqué de respect. On s’aimait beaucoup. Et, j’avais de l’estime pour lui », nous dit sa sœur aînée, dont nous nous réservons de publier la photo dans ce texte.
Assis sous une tente érigée dans sa cour, le père de Wahid accueille les visiteurs. Pas un mot à notre micro, les gens ne cessent de lui serrer la main et le consoler de son chagrin. « C’est affreux ce qui s’est passé. Mais, nous sommes des croyants. Et, les croyants se remettent toujours à la volonté de Dieu », ne cesse-t-on de dire au père qui a le cœur meurtri.

Abdoul Wahid Diallo n’était pas simplement un élève. Ce jeune apprenait aussi la vitrerie et se dévouait à la lecture du Saint Coran. Sa mère est encore inconsolable. Elle a du mal à contenir ses larmes et à ce résoudre à cette mort tragique de son enfant. La gorge nouée, sa voix est à peine audible…

Parti à jamais dans le royaume du silence, Abdoul Wahid Diallo (comme une centaine de jeunes tombés sous les balles des agents de sécurité, sous la gouvernance du Pr Alpha Condé) laisse derrière lui des êtres chers qui souhaitaient partager beaucoup de choses avec lui. Des êtres qui réclament aujourd’hui justice, sans trop d’espoir, malheureusement…

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Université de N’Zérékoré : Dr Wora passe le témoin à Oumar Keita

29 octobre 2019 à 16 04 35 103510

Récemment nommé recteur de l’Université de N’Zérékoré, Dr Oumar Keita a pris les rênes de cette institution d’enseignement supérieur. La cérémonie de passation de service entre lui et son prédécesseur Dr Ousmane Wora Diallo a eu lieu hier, lundi 28 octobre 2019. Il entend notamment favoriser des partenariats bénéfiques entre l’Université qu’il dirige et d’autres institutions d’enseignement supérieur à travers le monde, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

C’est l’amphithéâtre Karamoko Kourouma de l’Université de N’Zérékoré qui a servi de cadre à cette cérémonie. Elle a été présidée par Dr Binko Mamady Touré, secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et a connu la présence des autorités administratives, des cadres des différents services de l’Université, des enseignants-chercheurs et des étudiants.

Dans son discours, Dr Ousmane Wora Diallo, le recteur sortant, a souhaité la bienvenue à son successeur tout en invitant les uns et les autres à la bonne collaboration.

Dr. Ousmane Wora Diallo, recteur sortant

« Chers enseignants, chers étudiants, si nous avons passé 3 ans ensemble sans problème majeur, et d’ailleurs avec succès, c’est grâce à votre engagement, votre compréhension et surtout votre détermination à œuvrer pour le bonheur de cette Université. Donc mes résultats sont les vôtres. Je vous souhaite et je vous recommande le même soutien à Dr Oumar Keita, le recteur entrant. Et je reste et demeure un membre à part entière de l’Université de N’Zérékoré. Je suis donc à votre disposition pour tout ce que je pourrai apporter pour développement de cette institution », a-t-il dit.

Dr. Oumar Kéita, recteur sortant

De son côté, Dr Oumar Keita, le nouveau recteur de l’Université de N’Zérékoré, a exprimé sa satisfaction pour la confiance placée en lui, tout en se disant conscient des défis qui l’attendent. « En ma qualité de recteur conscient, je mesure l’ampleur des défis qui pèsent désormais sur nos épaules. Pour relever les différents défis, ensemble nous mettrons toutes nos énergies et nous rassemblerons toutes nos forces afin que l’Université de N’Zérékoré puisse rayonner parmi les meilleures institutions d’enseignement supérieur dans l’intérêt supérieur de tous », a-t- promis.

Pour y arriver, ajoute Dr Oumar Keita, « chaque enseignant-chercheur, chaque étudiant et les autorités à tous les niveaux, nous avons l’obligation de devenir des acteurs de développement. Nous entreprendrons une vaste politique d’ouverture de l’Université aux meilleurs établissements d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique nationaux et internationaux, créerons des partenariats et collaborations pour mettre en place des programmes et d’échanges et de mobilité de nos enseignants-chercheurs afin d’assurer leur perfectionnement. Ceci pour mieux assurer la formation des étudiants. Nous mettrons en place aussi des partenariats, des collaborations avec les entreprises évoluant dans les domaines respectifs », a assuré le nouveau recteur.

Cette cérémonie de passation de service entre les recteurs sortant et entrant est intervenue quelques jours seulement après l’inauguration d’un laboratoire de Chimie à l’Université de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Arrestations d’étrangers en Guinée : Bantama Sow parle d’un problème « de sécurité nationale »

29 octobre 2019 à 15 03 22 102210
Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique

Le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a réagi à la vague d’arrestations d’individus jugés suspects dont de nombreux étrangers en cours à travers le pays. Sanoussy Bantama Sow qui s’est confié à un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 29 octobre 2019, assure qu’il ne s’agit nullement d’une chasse aux étrangers mais plutôt une question de sécurité nationale.

« Alpha Condé est un panafricaniste convaincu et avéré. Mais, compte tenu de la situation que nous traversons maintenant, il n’est pas normal que des jeunes âgés de 18 à 30 ans se retrouvent en groupe dans des maisons. Là, les services de sécurité sont obligés de réagir pour en savoir plus sur les mobiles de ce regroupement. Pourquoi est-ce que tous ceux-ci se sont retrouvés ici au même moment ?

Ces nombreux arrestations prouvent la récurrence des infiltrations tant à Conakry que dans les villes de l’intérieur. Sinon comment comprendre que toutes ces personnes, ces étrangers se retrouvent ici en nombre en cette période ? C’est un problème de sécurité nationale et il ne saurait avoir aucun autre lien que celui-ci », a-t-il dit avec insistance.

Des centaines de personnes dont des guinéens, des sénégalais, des ivoiriens, des maliens et des burkinabés ont été arrêtés ces derniers jours dans plusieurs villes de la Guinée. Même si la plupart d’entre eux assurent qu’ils sont en Guinée dans le cadre des activités de la société de vente en ligne Qnet, les autorités du pays ne croient pas en cette version. Certains administrateurs territoriaux n’ont pas hésité même à les qualifier de rebelles.

Dans un arrêté conjoint rendu public hier, lundi 28 octobre 2019, les ministres de la Justice, de l’Administration du territoire et de l’Economie ont ordonné la fermeture de Qnet en Guinée et annoncé qu’après leur audition par les officiers de police judiciaire, ces personnes « suspectes » seront déférées devant les procureurs territorialement compétents pour des fins d’enquête.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dépôt d’ordures de Yattaya : « ce qui se passe ici est vraiment dommage »

29 octobre 2019 à 15 03 10 101010

Depuis quelques semaines, les gérants du dépotoir d’ordures de Yattaya Fossidet font face à de sérieuses difficultés dans la gestion des déchets. Ils sont confrontés à un problème de place. Au micro d’un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place ce mardi, 29 octobre 2019, ils ont interpellé le ministre en charge de l’assainissement, Papa Koly Kourouma, sur cette situation devenue une véritable préoccupation pour eux.

Selon Pascal Kamano, un gérant de ce dépotoir, lorsqu’ils déversaient les ordures par terre, ils n’étaient pas confrontés à des problèmes comme celui qui les préoccupe aujourd’hui. Mais, dit-il, à l’arrivée de Papa Koly Kourouma à la tête du ministère en charge de l’assainissement, ce dernier a pris une décision interdisant le dépôt des ordures par terre. « Après, nous avons demandé à monsieur le ministre où va alors mettre les ordures. Il nous a fait comprendre qu’il va mettre quatre (4) conteneurs à notre disposition pour regrouper les ordures. Et, il a envoyé les quatre (4) qui sont restés là jusqu’au mois d’août dernier. Depuis, on n’a plus que deux (2) conteneurs ici, et les véhicules ne viennent pas souvent pour prendre les ordures et les envoyer au niveau de la décharge. Maintenant, les ordures peuvent rester ici pendant deux semaines, ça trouve que tout est rempli mais on ne peut pas les évacuer, a-t-il expliqué.

Une situation préoccupante pour ces travailleurs, impuissants face au problème auquel ils sont confrontés. Et, selon Ousmane Camara, chef de service assainissement, la situation va de mal en pis. « Le manque de place nous oblige parfois à aller jusqu’au niveau de Concasseur pour déposer les ordures. On a vraiment des difficultés ici, il y a plus de 20 à 30 motos charrettes remplies d’ordures qui sont garées là. Mais hélas, où mettre ces ordures parce que depuis avant-hier les deux(2) conteneurs sont remplis et les motos ne font que venir, remplies d’ordures », regrette-t-il, sollicitant l’intervention du ministère en charge de l’assainissement pour résoudre ce problème.

De leur côté, les riverains de ce dépotoir d’ordures ne cachent pas leur amertume. Daouda Kourouma, un fleuriste qui habite tout près des lieux, se plaint des désagréments que leur cause ces ordures.

« Quand ils ont commencé à laisser les ordures passer beaucoup de temps, je suis venu me plaindre à leur niveau. Parce que les gens qui travaillent ici rentrent chez eux, mais nous qui vivons à côté nous respirons toujours les mauvaises odeurs dégagées par les ordures. On ramasse les ordures de partout et on vient les abandonner ici sans aucune précaution. Ce qui se passe ici est vraiment dommage », regrette cet habitant de Yattaya Fossidet.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Boké : le Consortium SMB-Winning et ses partenaires offrent 3 667 sacs de riz aux communautés de 31 villages

29 octobre 2019 à 15 03 06 100610

Communiqué : En plus du don des bœufs, moutons, de l’aménagement des plaines agricoles, des infrastructures routières, des lampes solaires, le Consortium SMB-Winning et ses partenaires, notamment Alliance minière Responsable (AMR) et Top-Mining, ont procédé lundi 28 octobre 2019 à Kaboyé, à la distribution de trois mille six cent soixante-sept (3.667) sacs de riz de 50kg aux populations de 31 villages relevant des sous-préfectures de Malapouya, Tanéné, ainsi qu’aux riverains des villages situés le long du chenal, en bordure du Rio Nuñez.

Le consortium SMB-Winning poursuit donc son appui aux populations de Boké. Quelques jours après avoir sauvé deux pêcheurs artisanaux victimes de noyade le long du chenal, le consortium vient de procéder à la distribution de plus de trois mille sacs de riz aux communautés riveraines de son projet.

C’est une initiative du PDG du Consortium SMB-Winning, M. SUN qui tient au respect des responsabilités sociétales de son entreprise et à la consolidation des liens de coopération avec les communautés riveraines des activités de la Société Minière de Boké (SMB). Pour les donateurs, ce geste est aussi une autre manière de lutter efficacement contre la pauvreté et la faim dans les collectivités locales de la préfecture de Boké. M. ZHANG WEIGANG du département des relations communautaires de la SMB, visiblement soucieux du développement de cette localité a rappelé que « Ce don vise le développement des Communautés riveraines ceci, dans la paix, l’entente, l’harmonie et la cohabitation pacifique. »

C’est pourquoi dans un bref délai, a-t-il rassuré : «Le Consortium SMB-Winning va offrir aux communautés de ses sites d’opération, un important lot de machines à coudre et construire des hangars pour les plateformes, un levier sûr pour développement communautaire.»
Un geste salué par Aboubacar Conté, Chef secteur de Kamagnampou (Kaboyé) : « Cette distribution trimestrielle du riz repose sur une confiance de longue date. La SMB qui a illuminé nos villages et donné de l’emploi à nos jeunes est à notre écoute depuis des années.
Les riverains du projet de la SMB bénéficient des impacts positifs du consortium. Et cela semble être bien compris par les communautés. A la cérémonie de remise de ce don, la joie se lisait sur le visage des bénéficiaires. A en croire M. Conte, rien ne peut ici perturber les activités de la société. « Nous avons interdit des barrages et grèves dans nos localités respectives. Et j’invite les jeunes à la discipline, au dialogue, à la concertation pour le rayonnement de nos villages respectifs. »

Pour de nombreux observateurs, les communautés locales riveraines de la SMB adhèrent à ce projet qui favorise depuis son installation le développement harmonieux de Boké et de la Guinée.

Transmis par le service de communication du consortium SMB-Winning

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Procès des opposants au 3ème mandat en Guinée : 11 jeunes relâchés par le TPI de Dixinn

29 octobre 2019 à 13 01 43 104310

Les opposants au projet de nouvelle constitution visant à permettre au président Alpha Condé de s’octroyer un mandat supplémentaire à la tête de la Guinée continuent devant les différents tribunaux du pays.

Dans la journée d’hier, lundi 28 octobre 2019, onze jeunes qui ont été arrêtés lors de la manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été relâchés pour délit non constitué par le tribunal de première instance de Dixinn, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Tous poursuivis pour participation délictueuse à un attroupement, les onze prévenus ont nié les faits mis à leur charge, disant avoir été interpellés individuellement dans leurs domiciles ou lieux publics.

Après les débats, le ministère public, par la voix de monsieur Boubacar I Bah, a requis la relâche pure et simple des prévenus. « Suite à l’appel lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution, des Guinéens sont sortis répondre à cet appel les 14, 15 et 16 octobre 2019. Ces prévenus qui comparaissent devant votre tribunal ont été arrêtés dans les différents quartiers, puis déposés au commissariat central de Sonfonia. Ils sont poursuivis pour participation délictueuse à un attroupement. Devant vous, monsieur le président, les prévenus ont nié en bloc les faits mis à leur charge. À l’analyse de l’article 627 du Code Pénal, on ne peut pas poursuivre ces jeunes pour attroupement sur la voie publique. Ils ont été arrêtés seuls et dans des endroits différents. C’est pourquoi, monsieur le président, je vous prie de les relâcher purement et simplement pour délit non constitué, en faisant application de l’article 544 du Code Pénal », a demandé le procureur, Boubacar I Bah.

Pour sa part, le collectif des avocats constitués pour la défense des opposants au troisième mandat n’a pas fait d’objection sur la réquisition du ministère public. Me Salifou Béavogui, un des avocats des prévenus a plaidé non coupable, tout en demandant au président du tribunal de faire application de l’article 544 du code pénal.

Après avoir statué sur siège, le juge, Aboubacar Kourouma, a déclaré les prévenus non coupables de participation délictueuse à un attroupement et les a relâchés des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pépé Balamou du SNE s’indigne : « l’éducation n’est pas la priorité de notre gouvernement »

29 octobre 2019 à 13 01 08 100810
Michel Pépé Balamou, Secrétaire général du SNE

Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 28 octobre 2019, le secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE) s’est exprimé longuement sur l’actualité du secteur éducatif guinéen. Michel Pépé Balamou est revenu notamment sur le faible niveau des élèves et de certains enseignants, la nécessité d’améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants, mais aussi les infrastructures scolaires publiques et les programmes d’enseignement. Il a regretté et déploré le peu d’intérêt que les dirigeants du pays accordent au secteur éducatif, appelant à de mesures urgentes pour rectifier le tir.

Décryptage !

Guineematin.com : on a appris que le Syndicat National de l’Education (SNE), le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) version Kadiatou Bah, et la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education (FSPE) ont été reçus par l’inspecteur général du travail, Dr Alya Camara, pour échanger sur une éventuelle revalorisation des primes liées à la profession enseignante. Qu’en est-il réellement ?

Michel Pépé Balamou : effectivement, nous sommes en intersyndical avec la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education qui existe depuis 1945, bien avant l’indépendance de la Guinée, et le SLECG de dame Kadiatou qui existe depuis 1992 et également le SNE qui n’a qu’un an. C’est par rapport à la situation des enseignants. Puisqu’une revendication était sur table par rapport aux 8 millions (réclamés par le SLECG d’Aboubacar Soumah comme salaire mensuel par enseignant, ndlr). Et plus de deux ans ou trois ans de grève, on n’est pas parvenu à obtenir même un centime pour les enseignants. Donc aujourd’hui, les enseignants vont en classe démoralisés, démotivés et ils n’enseignent presque pas.

Et, c’est pourquoi nous, nous nous sommes dit, soucieux de la qualification, de la bonne marche du système éducatif, qu’il fallait interpeller le gouvernement pour dire attention, les enseignants doivent bénéficier de quelque chose. Et bénéficier de ce quelque chose, ce sont les primes liées à la profession enseignante. Vous avez la prime de craie, la prime de documentation, la dotation en denrées de première nécessité en tant d’autres éléments que nous sommes en train de défendre. Mais aujourd’hui, ça doit être acté, mais il faut attendre le budget de 2020 pour pouvoir intégrer ces éléments-là dedans. Et, nous sommes toujours sur la même longueur d’onde et je crois que les négociations continuent jusqu’à date.

Guineematin.com : parlant toujours du système éducatif guinéen, on constate que le niveau des élèves devient de plus en plus bas dans notre pays. Quelle lecture faites-vous de cette situation ?

Michel Pépé Balamou : c’est vraiment une grande déception parce que « tant vaut une école, tant vaut la nation » pour paraphraser Victor Hugo. Une économiste aussi disait qu’il n’y a de ressources que d’hommes. La Guinée est un scandale géologique dans lequel tous les métaux précieux qui existent à l’inventaire scientifique se trouvent. Mais, le Guinéen est un mendiant, assis sur un sac d’or aujourd’hui. La Guinée est le château d’eau de l’Afrique occidentale mais il est très difficile d’avoir de l’eau en Guinée. Donc, la meilleure ressource, quand l’homme est mieux qualifié c’est cet homme-là qui peut exploiter cette ressource là en produit fini. Mais, nous comprenons aujourd’hui que l’éducation n’est pas la priorité de notre gouvernement, malheureusement. On le chante pour dire oui, l’éducation, on a construit 6000 classes etc.

Quand vous prenez le domaine des infrastructures, la Guinée est l’un des rares pays aujourd’hui dans le monde où on continue encore d’enseigner certains élèves sous des hangars, où des parents d’élèves continuent de payer des enseignants communautaires, de construire des écoles communautaires pour eux-mêmes. La Guinée est l’un des rares pays aujourd’hui où le standard minimum de budget alloué à l’éducation qui devrait être entre 40 à 50% est aujourd’hui entre 12 et 13%. La Guinée est le seul pays au monde aujourd’hui où l’enseignement privé secondaire a pris le dessus sur l’enseignement secondaire primaire public. Parce que quand vous partez dans les pays de la sous-région, les écoles publiques sont les plus valorisées que les écoles privées.

Mais chez nous ici, c’est le contraire. Et pourquoi ? Parce que nos gouvernants sont les premiers saboteurs de notre système éducatif. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas leurs enfants dans les écoles publiques. Ceux dont les enfants sont ici, sont tous dans les écoles franco-guinéennes ou dans les écoles françaises. Sinon tout le reste étudie dans les écoles occidentales. Mais, regardez pendant le premier régime, le premier président de la République, Sékou Touré, son fils Mohamed Touré, sa fille Aminata Touré qui est maire de Kaloum aujourd’hui, ils ont tous étudié en Guinée. Ceux-ci ont côtoyé les enfants des pauvres en Guinée. Pour valoriser notre école, c’est d’abord nos dirigeants qui doivent la valoriser en faisant quoi ? En acceptant que leurs enfants étudient ici.

Si leurs enfants étudient ici, je crois qu’ils vont créer les meilleures conditions optimales. Aujourd’hui, les meilleures conditions d’études sont dans le privé. C’est le privé qui fait preuve de rigueur, qui sélectionne des enseignants qui ont le niveau. Si tu n’as pas le niveau, les élèves disent que tu n’as pas le niveau, on te chasse. Mais au public, on ne peut pas le faire. Donc ça, c’est du point de vue infrastructures. Quand vous prenez le programme d’enseignement, il y a eu un effort d’harmonisation des programmes en 2009, mais ça n’a été limité qu’aux programmes de Maths, Physique et Chimie. Mais aujourd’hui, quand vous prenez les sciences sociales, un élève guinéen quitte ici il part à l’extérieur, ça serait comme s’il commençait à étudier aujourd’hui.

Parce que les programmes d’enseignement sont complètement vétustes chez nous, on continue d’enseigner ce qui est archaïque aux enfants alors que le monde évolue. Il faut adapter les programmes aux contextes d’aujourd’hui, aux réalités actuelles, à ce que les élèves eux-mêmes vivent. Parce que l’action pédagogique ne doit pas tourner autour du maître mais plutôt autour de l’élève et de ses aspirations. On a aujourd’hui les réseaux sociaux, on a internet, dont les enfants s’approprient la paternité pour jouir de leur vie. Mais, s’ils vont à l’école on ne leur parle rien de tout cela, on leur parle de l’archéologie, de l’art africain, des choses qui n’ont rien à avoir avec leur réalité. Vous aller voir que le système va s’affaisser progressivement.

Et, les enseignants qui sont recrutés, certains sont recrutés sur la base politique, certains sont recrutés sur la base du copinage, du népotisme alors que la politique ne doit pas s’inviter à l’école. Il faut dépolitiser l’école. Si on doit accompagner son parent à accéder à la fonction publique, il faut l’envoyer dans un autre secteur mais pas dans l’éducation. Donc voici tant de questions qui minent l’éducation et le SNE va organiser une commission de réflexion autour du système éducatif guinéen pour faire le diagnostic mais aussi proposer des solutions.

Guineemation.com : lors des récentes manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et interdites par les autorités du pays, le SLECG d’Aboubacar Soumah a appelé les enseignants à rester à la maison pendant la période des troubles. Vous au SNE, on ne vous a pas entendu sur la question. Quelles en sont les raisons ?

Michel Pépé Balamou, Secrétaire général du SNE

Michel Pépé Balamou : oui, c’est une très belle remarque et c’est une très belle observation. Vous savez, le syndicat est apolitique, le syndicat travaille sur la base d’une loi fondamentalement dans le pays. Vous avez le code du travail qui régit les rapports entre les travailleurs du privé et leurs patrons et la loi L28 qui régit le statut de la fonction publique. Donc, le politicien va à la conquête du pouvoir en vue de l’exercer, et pour cela, il a besoin du soutien populaire. Le syndicaliste cherche à manger et à faire manger ses syndiqués. Donc nous, notre devoir régalien consiste à défendre les intérêts matériels et moraux de nos mandants. Mais, vouloir appeler les enseignants à rester à la maison et les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison pour des raisons sécuritaires, relève du pouvoir régalien de l’Etat.

Vous avez vu par rapport au terrorisme au Burkina par exemple, on égorge des enseignants dans le nord du Burkina avec le terrorisme, on prend en otage des élèves. Mais, jamais un syndicat du Burkina n’a demandé à un enseignant de rester à la maison. Mais au contraire, si nous voulons travailler, on peut demander au gouvernement qu’eu égard à l’instabilité politique qui a cours actuellement au pays et pour permettre aux enseignants et aux élèves d’étudier, le syndicat demande au gouvernement de prendre des mesures sécuritaires idoines pour pouvoir sécuriser les concessions scolaires. Voilà le langage qu’un syndicaliste doit tenir.

Nous, nous ne condamnons pas ceux qui ont tenu ce langage. Mais nous, nous pensons que le syndicalisme ne consiste pas à inciter les gens à aller vers la violence, mais à défendre les intérêts moraux et matériels des enseignants. Peut-être on peut jouer à l’arbitrage, à l’apaisement, le compromis entre les acteurs politiques mais on n’a pas le droit de s’immiscer. On ne peut s’immiscer que lorsque l’instabilité politique atteindra une croissance exponentielle et que cela serait de nature à empêcher les travailleurs à aller travailler, à générer des ressources à pouvoir bénéficier de leurs salaires. En ce moment, le combat deviendra un combat citoyen et on ne tardera pas à s’y mettre.

Guineematin.com : vous rappeliez tantôt que le Syndicat National de l’Education (SNE) a une année d’existence, comment se porte aujourd’hui cette organisation ?

Michel Pépé Balamou : le Syndicat National de l’Education (SNE) se porte à merveille, nonobstant les préjugés et les stéréotypes qui étaient de nature à salir sa réputation. Aujourd’hui, j’ai effectué une tournée à l’intérieur du pays notamment en Haut Guinée et en Guinée Forestière, j’ai visité nos camarades de Yomou, de N’Zérékoré, de Kissidougou, de Kankan et de Mandiana. Et, laissez-moi vous dire que le SNE est en train de mobiliser les enseignants. Et au jour d’aujourd’hui, nous constituons la deuxième force syndicale de l’éducation après le SLECG d’Aboubacar Soumah. Et cela, on a qu’un an d’existence, alors que les autres ont plus de 60 ans d’existence. Ce qui veut dire qu’avec le programme et la plateforme que nous revendiquons aujourd’hui, si on parvient à faire aboutir ça aux enseignants, le SNE deviendra la force syndicale la plus représentative dans notre pays.

Guineematin.com : on apprend cependant que certains membres du collectif des enseignants contractuels issus de l’ISEEG et des ENI qui étaient avec le SNE, se sont affiliés au SLECG de dame Kadiatou Bah alors que d’autres sont courtisés par le camp d’Aboubacar Soumah. Comment réagissez-vous face à cette situation ?

Michel Pépé Balamou : oui, le SNE a été la première structure syndicale à engager les enseignants contractuels dans un combat pour leur engagement à la fonction publique parce que ces jeunes-là ce sont battus pour sauver l’école de la République. Mais aujourd’hui, toutes les structures syndicales veulent les avoir à leurs côtés, et c’est de bonne guerre. Nous, on ne va pas faire la guerre à une structure syndicale d’autant plus que toutes structures syndicales œuvrent à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, donc à défendre les intérêts matériels et moraux des enseignants. Peut-être, la démarche n’a pas été bonne, mais nous allons nous retrouver dans l’intersyndicale de l’éducation pour pouvoir mettre les points sur les i.

En ce qui concerne le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISEEG et de l’ENI, ils auraient reproché au secrétaire général du SNE d’avoir dit qu’ils n’ont pas de niveau étant donné que nous, nous avons fait un diagnostic du système éducatif, en commençant par nous-mêmes enseignants pour dire qu’aujourd’hui, il y a un besoin de formation des enseignants. Et cela est établi non seulement par le ministère, par les populations et tous les acteurs sociaux pour la bonne marche de notre système éducatif. Mais, vouloir nous qualifier de ceux-là qui sont opposés aux intérêts des enseignants issus de l’ISEEG et de l’ENI, c’est mal comprendre. Et, en ce qui concerne le fait qu’ils soient courtisés par le SLECG d’Aboubacar Soumah, nous nous considérons comme étant le comble de l’ironie et de la démagogie.

Parce que ce sont eux-mêmes qui ont dit que ces enseignants contractuels étaient des mécaniciens, des maçons, des menuisiers qu’on a ramassés pour venir enseigner nos enfants et que c’est vraiment un crime intellectuel puisque ces enfants-là ne connaissent rien. Et, après la grève, ce sont les mêmes enseignants du SLECG d’Aboubacar Soumah qui sont venus frapper les enseignants contractuels dans les classes, déchirer les cahiers et autres-là. Si aujourd’hui c’est eux qui courtisent, le SNE reste serein, vigilant et nous savons que la victoire est de notre côté et que les plus conscients de ces contractuels comprendront que Dieu n’aime pas l’ingratitude et ne fera pas cet acte d’ingratitude au niveau du SNE.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Problème de logement : une comptable réclame 59 millions à une enseignante

29 octobre 2019 à 13 01 03 100310

Un procès opposant mademoiselle M.K, comptable, à la dame Hadja H. K, enseignante, s’est ouvert hier, lundi 28 octobre 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco. La première poursuit la seconde pour escroquerie et abus de confiance portant sur un montant de 59 millions de francs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le 26 avril 2016 que l’enseignante Hadja H.K a signé un contrat de construction d’une maisonnette avec la comptable M.K. Contrat dans lequel, il est mentionné qu’après les travaux, la demoiselle peut habiter dans cette maison durant tout le temps qu’elle voudra ; la durée n’a pas été déterminée par les deux parties. Après avoir financé la construction de la maisonnette, M.K s’est installée sur lieux. Mais trois ans plus tard, elle est sommée de quitter les lieux. C’est ainsi qu’elle a porté plainte contre Hadja H.K, réclamant le remboursement des 59 millions qu’elle a dépensés pour construire le bâtiment.

A la barre, la prévenue a expliqué qu’elle est logée à la cité des enseignants construite par l’Etat à Coléah. C’est par pitié, soutient-elle, qu’elle a demandé à la plaignante de venir achever une maisonnette dont la construction avait été entamée sur les lieux. « C’est ainsi qu’elle est venue achever la maisonnette de deux chambres, une toilette et une terrasse. Je n’ai rien reçu d’elle sauf le montant de 1 500 000 francs guinéens qu’elle avait remboursé à celle qui avait commencé de construire la maisonnette. Et, je lui avais dit que le domaine appartient à l’Etat. Donc, elle peut y rester jusqu’au jour où elle voudra quitter. Tant que l’Etat ne réclame pas les lieux elle peut y rester. Maintenant les autorités éducatives sont venues réclamer les lieux », a-t-elle expliqué.

De son côté, la plaignante a laissé entendre qu’elle n’avait jamais été mise au courant que le domaine appartenait à l’Etat. « Elle ne m’a jamais dit que la parcelle est pour l’Etat. C’est elle-même qui m’a trouvé là où je logeais, dans une grande cour. Elle m’a dit de venir construire chez elle et rester là-bas tant qu’elle est là. J’ai accepté d’investir sur les lieux parce qu’elle ne m’a jamais dit que le domaine appartient à l’Etat. Et aujourd’hui, ce n’est pas l’Etat qui me demande de sortir, mais c’est elle-même. Donc je réclame mes 59 millions de francs guinéens que j’ai dépensés, parce que je n’ai fait que 3 ans sur les lieux après avoir effectué les travaux », a-t-elle lancé.

Après avoir écouté les deux dames, le tribunal a décidé de renvoyer l’audience au 25 novembre 2019 pour la suite des débats.

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527 /654 416 922

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Appel à candidature : TDR Assistante de Programme

29 octobre 2019 à 12 12 46 104610

Sous la supervision des Responsables des Programmes, l’Assistante apporte un appui administratif et logistique aux Programmes et une aide à la recherche. Il ou elle est responsable des tâches ci-dessous :

Appui administratif et logistique :

  • apporter un appui administratif et logistique à l’organisation de réunions, régionales et nationales. Cette tâche inclut le travail de liaison avec les organisateurs locaux et les participants, un appui logistique aux invités, la préparation des documents nécessaires et l’accompagnement de personnels en mission ;
  • organiser les déplacements des personnels des Programmes et des collaborateurs externes, préparer les formulaires d’autorisation de déplacement, enregistrer les factures et assurer le suivi des règlements ;
  • organiser des réunions et des réceptions officielles, se charger de tous les préparatifs nécessaires (liste des invités et des participants, invitations, restauration, documentation de travail, équipements spéciaux) 
  • préparer les convocations et d’autres courriers administratifs ; préparer les   documents et les dossiers de réunion pour le personnel et les participants ; répondre aux demandes de ces derniers en matière d’organisation et aider au suivi des activités ;
  •  Pour les ateliers, identification des participants, le dispatching des courriers (lettres d’invitations,TDRs et autres agenda) pour les atelier qui se tiennent à Conakry notamment, ou l’envoi de mails d’invitation en prélude aux ateliers. La vérification des éléments logistiques (kit de formation, matériels,) et didactiques (la revues des modules élaborés par les formateurs et consultants, la mise en forme-reliure d la documentation pour les participants, faire les photocopies, etc)
  • Pour les réunions : organiser les RDV de réunions concernant les programmes et veiller à établir un plan d’occupation de la salle de réunion.
  • organiser et gérer des dossiers et des archives ;
  • rédiger des notes et des rapports de réunion ;
  • assurer la coordination avec les autres programmes de l’ONG en vue d’un partage d’informations ;
  • aider au suivi du budget.
  • Assurer le secrétariat​
  • assurer l’accueil, et la gestion des courriers A/D​

Aide à la recherche :

  • compiler, résumer et saisir des données sur les sujets des programmes 
  • tenir à jour un corpus électronique d’études, de rapports et de recherches sur les  sujet des projets(produits notamment par des universités, des centres de recherche et des organisations internationales) ;
  • contribuer à l’actualisation du site web de l’Ong.​

Elaboration et mise en œuvre d’outils de gestion et de communication :

  • proposer et élaborer des outils de gestion de projet visant à faciliter les travaux des Programmes, son organisation et la mise en œuvre de ses activités ;
  • élaborer et tenir à jour un fichier de contacts pour les Programmes ;
  • élaborer des outils pour faciliter la collecte de données pour les rapports d’activité des Programmes ;
  • préparer des présentations PowerPoint et d’autres supports de communication sur les activités des Programmes ;
  • contribuer à développer la communication et la couverture dans les médias sociaux ;
  • appuyer les efforts d’analyse comparative et de contrôle des performances menés par les Programmes.
  • Assurer les autres tâches qui lui sont confiées.​​

Compétences :

  • Professionnalisme : faire preuve de conscience professionnelle et d’efficacité dans la réalisation des engagements, le respect des dates butoir et l’obtention de résultats ; faire preuve de ténacité face aux problèmes difficiles et aux défis ;  ;  
  • Communication : s’exprimer clairement et efficacement à l’oral comme à l’écrit ; savoir écouter les autres, faire preuve d’ouverture en diffusant les informations et en tenant chacun informé.
  • Connaissance de l’Organisation : savoir faire état de ses connaissances sur l’Organisation et intégrer ses objectifs.
  • Connaissances technologiques : se tenir au courant de l’évolution des technologies ; comprendre les possibilités et les limites d’application des technologies au travail administratif ; chercher activement à faire usage des technologies dans les tâches qui s’y prêtent ; avoir la volonté d’apprendre de nouvelles technologies.
  • Travail d’équipe : travailler en collaboration avec les collègues à la réalisation des objectifs de l’Organisation ; avoir envie d’apprendre des idées et de l’expertise d’autrui ; appuyer les décisions finales du groupe et agir en conséquence, y compris quand ces décisions ne reflètent pas totalement son opinion propre ; mettre en avant les réussites de l’équipe et partager la responsabilité des imperfections.
  • Orientation partenaire : établir et maintenir de bonnes relations avec les partenaires, les collaborateurs externes et les collègues.
  • Volonté d’apprendre en permanence : chercher activement à s’informer des dernières évolutions du domaine pertinent et à développer ses propres compétences.

Exigences de qualification et d’expérience : 

  • Au moins trois années d’expérience dans un poste d’assistante de programmes ;
  • solide expérience du travail dans les ONG. 
  • expérience avérée de l’organisation de réunions et d’événements ;
  • connaissance pratique avérée du traitement de texte, des applications de base de données et de l’utilisation d’Internet pour le recueil et la diffusion d’informations ;
  • connaissance pratique avérée de l’utilisation des outils de gestion de projet ;
  • parfaite maîtrise et excellentes compétences de lecture et d’écriture en français, des connaissances en anglais sont souhaitées.

 Dépôt de candidature

Dossier : lettre de motivation, diplômes, attestations de travail ou tout autre document justifiant l’expérience. Le tout dans une enveloppe fermée avec la mention du poste et adressée au Directeur exécutif.

Date limite de dépôt : 15 novembre 2019

Lieu : Cecide   Kipé Dadya (Route de la Maison de la Presse à 300m)

Tél. : 629006505/629006503

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Kankan : des professionnels de santé à l’école du financement basé sur le résultat

29 octobre 2019 à 12 12 20 102010
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Lancé le samedi dernier, l’atelier de formation des formateurs sur le financement basé sur les résultats dans le secteur de la santé en Guinée se poursuivra jusqu’au jeudi prochain, 31 octobre 2019, à Kankan, capitale de la Haute Guinée. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, les 19 professionnels de santé qui bénéficient de ce renforcement de capacité sont issus des ONG et structures de santé des cinq préfectures de la région.

Le financement basé sur les résultats a été adopté comme stratégie de réforme du système de santé en Guinée depuis 2016, en lien avec le plan national du développement sanitaire 2015-2024 du ministère de la santé. « L’objectif de ce présent atelier est de former un pool de formateurs préfectoraux et régionaux afin qu’ils puissent former les prestataires de la région de Kankan sur le financement basé sur le résultat », a indiqué Dr. Daman Keïta, coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé.

Dr. Daman Keïta, coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé

Parlant des thèmes qui seront abordés pendant les six jours de formation, le coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé a d’abord cité le contenu du manuel national du financement basé sur le résultat de la Guinée dans le secteur de la santé. « Les participants auront l’occasion de parcourir et comprendre le document pour une appropriation. Le deuxième thème que nous allons aborder, ce sont les différents outils que les prestataires à tous les niveaux vont utiliser pour développer les activités sur le terrain », a-t-il dit. 

Ainsi, les organisateurs veulent constituer, après cette formation, un pool de professionnels de la santé de la région de Kankan, « des cadres qui sont compétents et qui peuvent vraiment dupliquer la formation dans les cinq préfectures de la région de Kankan sur le financement basé sur les résultats », espère Dr. Daman Keïta.

A rappeler qu’avant la région de Kankan, cette mission avait déjà sillonné plusieurs autres préfectures pour la même formation. Et, à l’état actuel de ces séminaires, le coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé est plutôt satisfait du résultat.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Pêche artisanale : un partenariat à plusieurs milliards pour booster le secteur

29 octobre 2019 à 10 10 31 103110

Une convention de partenariat lie désormais le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à la Banque Nationale d’Investissement de Guinée (BNIG), Afriland First Bank Guinée, la société Djoliba Pêche SARL et des Groupes d’Intérêt Commun (GIC) évoluant dans le domaine de la pêche artisanale. Elle a été signée par les parties concernées hier, lundi 28 octobre 2019, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Selon le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, qui a présidé la cérémonie, « la signature de ce projet de convention de partenariat entre le ministère de Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et les trois autres parties qui est une initiative du président de la République, est extrêmement importante. Elle est importante dans la mesure où elle permettra de moderniser le secteur de la pêche, d’offrir de l’emploi à beaucoup de citoyens guinéens en particulier les jeunes et surtout que ce projet offre des activités génératrices de revenus non seulement aux bénéficiaires directs mais aussi à plusieurs d’autres citoyens de la Guinée. C’est un projet qui permet aussi de lutter contre le chômage et la migration clandestine et son cortège de maux à laquelle beaucoup de jeunes se livrent aujourd’hui », a indiqué le ministre.

Sory Doumbouya, PDG de la société Djoliba Pêche SARL

Ce projet prévoit la fabrication, dans un premier temps, de 500 barques équipées de matériels modernes dont des GPS qui seront mises à la disposition des pêcheurs artisanaux sous forme de prêt remboursable. Cette tâche revient à la société Djoliba Pêche, dirigée par Sory Doumbouya. « Ces barques auront des avantages que les autres n’ont pas. D’abord, ces barques durent plus que celles qui sont en bois. Ensuite, elles vont être motorisées, équipées de GPS, elles sont légères et flottent mieux sur l’eau que les autres. Pour cette première partie, il y a une commande de 500 barques que nous allons faire. Mais, l’objectif c’est de changer toutes barques en bois qui existent maintenant », a-t-il fait savoir.

Pour cette première phase, 7 milliards de francs guinées seront déboursés pour réaliser les activités prévues. Mais, le directeur de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée souligne que ce montant pourrait être largement revu à la hausse dans les prochains mois.

Alpha Mohamed Kallo, DG de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée

« La Banque Nationale d’Investissement de Guinée a consacré 7 milliards de francs guinéens pour le financement de la première partie de ce projet. Je pense que le montant global pour le financement va aller jusqu’à 24 milliards de francs guinéens, mais pour le moment ce n’est que la première partie qui est financée. On verra bien avec la première mise en place comment les choses vont se développer. Nous ne nous limitons pas seulement au financement mais nous allons aussi accompagner les groupements parce qu’il y a des pêcheurs qui savent pêcher mais qui ne savent pas gérer. Avec la société Djoliba Pêche et Afriland First Bank Guinée, nous allons les accompagner pour faire en sorte que ce projet soit une réussite », a promis Alpha Mohamed Kallo.

De leur côté, les pêcheurs artisanaux bénéficiaires de ce projet ont exprimé leur satisfaction et ont promis d’honorer leur part du contrat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

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N’Zérékoré : 50 jeunes « suspects » dont plusieurs burkinabés mis aux arrêts

29 octobre 2019 à 9 09 30 103010
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

A l’image de ceux de plusieurs autres villes du pays, les services de sécurité de N’Zérékoré se mettent en branle pour interpeller des personnes présentées comme suspectes. 50 jeunes arrêtés dimanche dans la commune urbaine de N’Zérékoré et dans la préfecture de Beyla ont été présentés à la presse hier, lundi 28 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Le premier groupe est composé de 32 jeunes guinéens se présentant comme étant des travailleurs de la société de vente en ligne Qnet. Ils ont été interpellés le dimanche, 27 octobre dernier, et conduits au commissariat central de N’Zérékoré. « Ces jeunes qui se réclament de Qnet ont été interpellés dans une concession située au quartier Horoya, dans la commune urbaine. C’est le chef de ce quartier qui a alerté les autorités et celles-ci ont délégué les services de sécurité qui ont pu mettre main sur eux. Nous pensons qu’il y a un doute sur leur présence ici à N’Zérékoré. Ce qui fait mal, c’est qu’ils ne sont pas seuls en Guinée aujourd’hui. Combien ont été interpellés dans le pays ? C’est maintenant des centaines et dans différentes régions et dans différentes préfectures. Alors, nous invitons les citoyens à la vigilance et à collaborer avec les services de sécurité afin de débarrasser la ville de ces personnes », a lancé le préfet de N’Zérékoré, Elhadj Sory Sanoh.

Le second groupe est composé de 18 jeunes de nationalité burkinabè. Ils ont été arrêtés par les agents du PA de Sondou, dans la préfecture de Beyla, et conduits à la gendarmerie mobile N°10 de N’Zérékoré. « Ces jeunes-là étaient dans le district de Sondou, à 15 km de la préfecture de Beyla. Ils se font passer pour des orpailleurs, mais au fond ce n’est pas ça. Il y a certains même qui avaient des anti-balles. Donc, je leur ai dit qu’ils ne peuvent pas venir chercher de l’or avec des anti-balles. C’est ainsi que j’ai informé ma hiérarchie (le commandant de la 4ème région militaire), il m’a dit de les envoyer ici », a expliqué le commandant Ibrahima Keïta, responsable du PA de Sondou.

Mohamed Ismaël Traoré, gouverneur de la région de N’zérékoré

De son côté, le gouverneur de la région de N’Zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, pense aussi que ces personnes n’ont pas dit leurs véritables motivations. « Ils sont venus soi-disant pour chercher de l’or. Le maire de la localité ne les connait pas, la sous-préfecture ne les connait pas, le préfet de Beyla n’ont plus. Ils sont confinés dans une maison soi-disant qu’ils viennent chercher de l’or. Nous, ça nous prête à confusion. On ne peut pas laisser cet état de fait, il faut qu’on vérifie. Pire, ils ont des amulettes, des ceintures anti-balles. Ça, ça veut dire qu’ils ont une mission. Une mission qu’ils veulent peut-être mettre en exergue à une période précise. Donc, on va contacter qui de droit », a dit l’autorité régionale.

A suivre !

De N’Zérékoré, de Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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CENI : les membres des CAERLE seront payés à partir du 04 novembre

29 octobre 2019 à 9 09 11 101110
Me Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Communiqué : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) adresse ses vives félicitations à l’ensemble des Démembrements de la CENI et les Commissions administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) pour le sérieux et le professionnalisme avec lesquels ils sont entrain de conduire l’opération des fiches d’identification individuelle des électeurs sur le terrain.

Après environ un mois de distribution et pour des fins d’évaluation, le Président de la CENI invite les démembrements et les CAERLE de bien vouloir lui remonter sans délais, les statistiques disponibles à leur niveau sur la distribution des fiches d’identification.

Il informe les démembrements de la CENI et les CAERLE que le département logistique et sécurité va prendre toutes les dispositions idoines pour le ramassage et la remontée rapide des fiches et certificats de décès des personnes déclarées comme telles.

Par la même occasion, il voudrait porter à l’attention des démembrements que le processus de paiement des primes dues aux Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales est programmé à partir de lundi 04 novembre 2019.

Le Président de la CENI sait compter sur l’esprit de diligence des responsables des démembrements de la CENI et des CAERLE en vue d’une remontée dans les plus brefs délais desdites statistiques sur les fiches d’identification individuelle.

Il en appelle au même sens de responsabilité pour une large diffusion de la date de paiement des primes dues aux CAERLE à partir de la semaine prochaine.

Le Président de la CENI sait compter sur l’engagement de tous en faveur du bon déroulement et de la réussite du processus électoral en cours.

Me Amadou Salif KEBE

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Impact des abréviations sur le niveau des élèves : ce que préconise l’enseignant Sékou Touré

29 octobre 2019 à 8 08 25 102510

L’évolution technologique, notamment de la téléphonie mobile, entraîne un changement d’habitudes. Désormais, de plus en plus de jeunes communiquent à travers des messages (SMS) écrits le plus souvent avec des abréviations. Si cette méthode permet aux intéressés de gagner en temps en communiquant plus rapidement, elle a cependant un impact sur le niveau des élèves notamment en orthographe. C’est en tout cas l’avis de Sékou Touré, professeur de Français au lycée Kipé (Conakry). Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 28 octobre 2019.

Sékou Touré, professeur de Français au lycée Kipé

L’enseignant explique que les abréviations ne sont pas mauvaises en soit, mais la façon dont les jeunes les utilisent aujourd’hui impacte sérieusement la formation des élèves. « Cela a un impact, pas seulement sur le niveau des élèves en orthographe, mais sur la formation en général. Parce que quand on dit élève, il y a deux choses : c’est l’information et la formation. La troisième chose, c’est lui-même qui se donne cela, c’est la transformation. L’information, c’est de venir en classe, suivre tout ce que l’enseignant va donner comme théorie par rapport à une discipline et par rapport à l’objectif qu’il s’est fixé. L’enfant maintenant, en écoutant, doit faire des prises de notes. Mais, dans ses prises de notes, avec le progrès scientifique, technique et technologique, nous assistons à une déperdition qui ne dit pas son nom.

Et quelle que soit la volonté de l’enseignant, si l’enfant va dans une autre réalité différente de celle du maître, il sera difficile qu’il se retrouve. Avec le développement de la téléphonie surtout, vous verrez aujourd’hui que les gens qui sont du même monde ou de la même génération ont les mêmes façons de comprendre les choses. Donc c’est l’effet de la mondialisation technologique. Les abréviations sont bonnes, mais pas dans tous les cas. Il faut savoir quand, comment et pourquoi abréger. Lorsque vous prenez note pour vous-mêmes, vous pouvez abréger.

Mais, lorsque vous êtes en train de prendre note pour d’autres ou lorsque vous écrivez dans votre cahier de leçons, vous ne devez pas abréger. Parce que vous pouvez un jour prêter votre cahier à vos petits frères, qui n’auront pas forcément la même compréhension que vous. Mais, lorsque vous vous habituez trop aux abréviations, même quand vous serez amené à faire un écrit administratif comme une demande par exemple, il vous sera difficile d’écrire correctement certains mots parce que leur orthographe vous échappe », a-t-il expliqué.

Selon lui, il arrive même parfois de trouver des abréviations sur les copies des élèves lors des évaluations. Une situation, dit-il, qu’il ne tolère guère. Pourtant, souligne l’enseignant, les élèves sont souvent sensibilisés sur cette question en classes. « Moi qui viens pour un cours de 2 heures, je sais que j’ai un programme à finir. Je suis dans une classe de terminale, moralement je me sens obligé de terminer le programme. Et quand je finis tôt, on en vient maintenant à certaines choses comme les abréviations : quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ? On l’explique aux élèves. Parce que nous apprenons aux élèves la prise des notes avec les abréviations conventionnelles, mais on leur dit que cela ne se fait qu’à certains moments. Parce que lorsque qu’on fait de cela un métier, ça devient une habitude qui ne cesse pas, là ce n’est pas bon. On n’abrège pas quand on veut, là où on veut et comment on veut ».

Face à la montée en puissance du phénomène d’abréviations favorisée par la communication par SMS, Sékou Touré pense que les autorités éducatives doivent prendre la situation à bras le corps. « La solution, c’est d’interpeller les décideurs. Il faut que l’autorité publique fasse de cela une priorité, organise vraiment des journées des SMS, fasse de cela une préoccupation nationale. Voir les avantages et inconvénients. Au secondaire, ça va un peu, mais à l’Université c’est le système des brochures. Le Professeur vient expliquer son cours, et l’étudiant est incapable de prendre note. Donc, il faut interpeller les autorités là-dessus », lance ce professeur de Français.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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