Les manifestations contre le projet de 3ème mandat se poursuivent en Guinée. A l’image de Conakry et Boké, la ville de Dalaba n’est pas restée en marge de cette protestation dans la journée de ce jeudi, 07 novembre 2019. De nombreux membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Dalaba y ont exprimé leur opposition au projet de nouvelle constitution tout en dénonçant les assassinats ciblés dans notre pays, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La ville de Dalaba a été paralysée ce jeudi à l’occasion de la manifestation du FNDC. Boutiques et magasins sont restés fermés. Les manifestants, massivement mobilisés, ont fait le tour de la ville avant de terminer leur parcours à la tribune de la mairie où ils ont tenu des discours dénonçant certains maux qui minent la Guinée en ce moment.

Au cours de ce trajet, les manifestants détenaient des banderoles où on pouvait lire : « Non au 3ème mandat ! Non à la nouvelle Constitution ». Ils ont scandé des slogans hostiles au président Alpha Condé et aux promoteurs du 3ème mandat.

Hadja Hawa Diallo, députée de l’UFDG et membre du FNDC, a donné des détails sur les raisons de cette marche. « Nous sommes sortis pour dire non seulement non aux tueries arbitraires et ciblées dans une seule zone, mais aussi demander la libération de nos camarades kidnappés à leurs domiciles et condamnés de façon arbitraire. Donc, nous sommes sortis pour ça et Dalaba dit non au 3ème mandat, non à la modification de la constitution », a-t-elle lancé.

Plus loin, la députée a dénoncé l’attaque du cortège funèbre du 04 novembre dernier à Conakry qui a coûté la vie à d’autres civils innocents. « Ce jour, nous, on était dans la mosquée de Bambéto où les agents de forces de l’ordre sont venus pulvériser l’intérieur de la mosquée. Ils ont pulvérisé le cimetière, ils ont tué des gens lorsqu’on organisait une marche funèbre pour enterrer 11 de nos enfants. Monsieur Alpha Condé a dit qu’ailleurs, il a vu qu’on a tué, mais ils ont modifié la constitution. Mais, la Guinée dit non, non et non pour la modification de la constitution. Nous on est pour une alternance en 2020 ».

Pour sa part, Docteur Saada Sow, coordinateur du FNDC de Dalaba, a demandé la libération des responsables du mouvement détenus en prison. « Nous demandons la libération de monsieur Abdourahmane Sanoh, de Sékou Koundouno, de Elie Kamano, de Ibrahima Diallo et de tous les détenus. Nous nous inclinons aussi devant la mémoire des morts, injustement tués par les forces de sécurité ».

Quant à Ahmed Tidiane Bah, il a exprimé sa vive préoccupation devant les violations récurrentes des droits de l’Homme dans notre pays. « J’ai une très grande inquiétude pour ce pays parce que les droits de l’Homme et la démocratie ne sont pas du tout respectés. On est loin d’être un pays de droit. On tue les hommes comme des singes. Cela ne nous fait pas plaisir. On tue nos enfants, nos frères. Alors, ce régime d’Alpha Condé, on en a marre. C’est un régime impitoyable, un régime sanguinaire dont nous ne sommes pas du tout satisfaits », a-t-il martelé.

Depuis Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél : 620 589 527/654 416 922

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