Poursuivi pour des faits de menace de mort contre son oncle, Mohamed Morton Sylla a été jugé hier, lundi 11 novembre 2019, au tribunal de Première Instance de Mafanco. Bien qu’il ait nié les faits à la barre, Morton Sylla a été reconnu coupable et condamné à deux mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Mohamed Morton Sylla, vigile de profession, en service dans une entreprise de surveillance de la place, a été mis aux arrêts et placés sous mandat de dépôt le 05 septembre 2019 à la maison centrale de Conakry. Il était poursuivi pour menace de mort contre son oncle Koutoubou Kéita, décédé il y a de cela quelques semaines.

Au cours des débats, le jeune vigile a nié les faits articulés à son encontre. Il va s’en suivre les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

Le ministère public a, dans ses réquisitions, demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité en le condamnant à six (06) mois de prison assortis de sursis. « Mohamed Morton Sylla qui comparait devant votre tribunal n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais, il y a un récépissé qui précise que le prévenu était muni de ciseaux et d’autres objets. Un tel comportement mérite d’être sanctionné avec rigueur. Comme c’est un délinquant primaire, le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la culpabilité ; pour la répression, vous ferez application des dispositions des articles 282 et 135 du Code Pénal en le condamnant à six mois de prison assortis de sursis », a requis le procureur.

Suite à la mort du plaignant, Sékou Koutoubou Keita, c’est sa sœur, Nèné Keita, la mère du prévenu, qui a témoigné à la barre au nom de son défunt frère. « Mohamed Morton Sylla est mon enfant, mais il ne m’écoute pas. Dès qu’il commence à se battre, je ne peux pas l’arrêter. Mon frère qui a porté plainte contre son neveu est décédé il y a trois semaines. Je ne suis pas informée de ces menaces de mort à l’endroit de son oncle. Avant qu’il ne rende l’âme, mon frère m’avait dit de chercher à libérer mon fils », a laissé entendre la mère du prévenu.

Statuant sur siège, le juge Amadou Kindy Baldé a d’abord requalifié les faits en violences volontaires avant de retenir Morton Sylla dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, il a été condamné à deux (02) mois de prison et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens, conformément aux dispositions des articles 240 du Code Pénal, 548 et 533 du Code de Procédure Pénale.

Après avoir passé deux mois et une semaine de détention, Morton Sylla recouvre la liberté alors que son oncle est passé de vie à trépas.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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