Le maire de Dalaba, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com, en séjour dans la ville. L’autorité locale est revenue sur les activités réalisées par le conseil communal qu’il dirige depuis son installation, les difficultés rencontrées dans la gestion des ordures et les perspectives de la mairie pour l’année à venir.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait un an depuis que vous êtes à la tête de la mairie de Dalaba. Comment se fait la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : la commune de Dalaba se porte très bien à l’heure où nous parlons. Ce conseil communal a 15 postes. Nous sommes là avec la mouvance, le PGRP et la liste indépendante. Depuis donc la composition de ce conseil communal, le 18 octobre 2018, nous travaillons de concert, en communion d’idées avec tous les conseillers ici présents. Depuis, nous travaillons la main dans la main pour le développement de la commune de Dalaba. A chaque fois qu’on se retrouve, nous voyons l’intérêt prioritaire, majoritaire, du développement de la commune. On se focalise sur les aspects positifs de développer la commune de Dalaba. Aujourd’hui, avec cet élan et l’esprit patriotique de chacun de nous, nous œuvrons dans l’entente et dans la transparente pour développer la commune en passant par les priorités au niveau des districts et quartiers.

Guineematin.com : après une année de gestion, que peut-on retenir de votre travail en termes de bilan ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à notre arrivée, nous avons trouvé que le bréviaire le plus important qui est le PDL (Plan de Développement Local) n’y était pas. Nous avons donc cherché sous peu de temps un PDL qui pourrait nous diriger pour que nous prenions en compte toutes les activités des districts et quartiers en passant par les priorités. Heureusement, ce PDL a été conçu. Mais tout récemment, nous avons eu effectivement des opportunités avec l’ANAFIC (Agence National de Financement des Collectivités). On a trouvé donc nécessité de revoir encore ce problème de PDL et avoir un PDL pour avoir un document plus consistant et positif, afin de pouvoir embrasser toutes les activités des quartiers et des districts. Nous avons donc, avec les critères de l’ANAFIC, repris le PDL. Nous avons fait le premier pas, actuellement on est sur l’écrit de ce PDL et nous pensons avoir fait un travail excellent parce que les équipes sont descendues dans les districts et secteurs pour recueillir les idées de la population sur tous les domaines qu’il faut effectivement revoir pour le développement de la commune.

Il y a eu le diagnostic, actuellement le comité qui est en train de préparer ce nouveau PDL est en train de faire la rédaction. Une fois que la rédaction finie, il y aura le forum que nous allons tenir pour convoquer toutes les parties prenantes afin de débattre et de faire ressortir maintenant les activités issues des rencontres au niveau des districts et les communes. Vers la fin du mois de décembre, on aura un PDL capable de donner la situation exacte de toutes les activités que nous pouvons mettre en œuvre pour le développement de la commune. En ce moment, on aura un PDL fiable, bancable, vendable. Un PDL qui aura pris les besoins de toute la population de la commune. Et nous serons mieux sités dans le cadre de l’orientation des activités qui se feront au niveau de la commune.

Guineematin.com : est-ce que la commune a un budget conséquent pour réaliser ses projets ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à l’allure des choses, on s’est rendu compte que le budget ne pouvait pas prendre en compte toutes les activités à réaliser. Mais, avec l’ANAFIC, nous avons bénéficié cette année d’un financement d’un milliard 200 millions et quelques francs. Avec ce montant, nous avons ciblé trois grandes priorités. Nous avons essayé de planifier la construction d’une école primaire dans le district de Dalaba Misidé, où les travaux sont à 80% d’avancement. Ensuite nous avons ciblé la villa Syli qui est une ancienne infrastructure rénovée par l’Etat mais qui n’a aucun équipement. Donc nous avons prévu l’achat d’un équipement très important pour pouvoir meubler la case et la grande maison.

En plus de ça, l’eau aussi faisait défaut dans certains secteurs. Là aussi, on a ciblé quatre secteurs prioritaires qui avaient des difficultés dans ce domaine. On a foré quatre forages, il y a eu de l’eau, les populations sont satisfaites. Ce sont ces activités là que nous avons prises et nous avons dit à l’Etat de nous assister. Et l’Agence Nationale de Financement des Collectivités nous a assistés à hauteur de 1 milliard 200 millions de francs guinéens. C’est ce qui a été réparti entre les trois secteurs. J’avoue que ça a été une bonne situation. Donc les forages sont au niveau de Hollandé, de Pellel, et Guillarou.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez généralement dans la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : vous savez, Dalaba est une belle cité et nous avons toujours œuvré pour que la ville soit propre. Les difficultés que nous avons, d’abord on n’a pas eu une ONG d’assainissement. C’est un ressortissant de Dalaba résidant en Allemagne qui nous a mis en contact avec une ONG basée à Kankan qui promettait de venir. Mais avec les moyens de bord, les ONG que nous avons là, promettent de prendre le problème d’assainissement en main. Nous avons une seule rivière qui traverse la ville, toutes ces ordures produites par les citoyens sont drainées dans cette rivière. Nous voulons donc chercher une institution qui va nous aider à curer cette rivière pour que les ordures issues des dépotoirs d’ordures soient drainées afin de faciliter la circulation de l’eau au niveau des caniveaux et au niveau de cette rivière.

J’avoue que ce problème d’ordures nous donne beaucoup à penser. Mais depuis que Guicopres est venu ici, tous les caniveaux ont été débouchés. Lorsqu’on aura les moyens de curer cette rivière, la situation des ordures sera beaucoup assainie. On a le dépotoir, on a un petit camion qui transporte les ordures. Comme le budget n’est pas consistant, il faut penser au carburant, il faut penser à l’entretien du véhicule et au payement des ramasseurs des ordures. Ce n’est pas facile. C’est pourquoi, dans la semaine, on passe deux fois pour ramasser les ordures dans la ville. Mais nous prévoyons maintenant une plus grande organisation au niveau même des familles. C’est-à-dire chercher à trouver des sacs pour chaque famille, fixer un petit quota mensuel avec les familles volontaires. Après on va ramasser même si c’est une fois ou deux fois dans la semaine…

Guineematin.com : quelles sont vos perspectives à court terme ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : puisque la commune à ses propres recettes même si elles ne sont pas très consistantes, nous voulons en 2020, cibler certaines actions qui sont en dehors des actions de l’ANAFIC. Nous pensons que les ressortissants aussi pourront nous assister. Voilà pourquoi nous prévoyons de convoquer un forum préfectoral au niveau de Dalaba pour que tous les ressortissants de Dalaba essayent de se donner les mains et faire le diagnostic de la vraie situation pour le développement de Dalaba et aider effectivement la commune à aller de l’avant. Une fois que cela est fait, on aura à vendre notre PDL un peu partout dans le monde pour que le budget soit un grand budget permettant de cibler certaines actions propres en dehors des actions de l’ANAFIC.

Entretien réalisé à Dalaba par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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