Urgent : plusieurs responsables du FNDC arrêtés à Kindia

14 novembre 2019 à 12 12 27 112711
Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia

Plusieurs leaders du FNDC ont été arrêtés ce jeudi, 14 novembre 2019, à Kindia. Ils ont été interpellés dans la rue alors qu’ils s’apprêtaient à entamer une manifestation contre un troisième mandat interdite par les autorités locales, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution à Kindia, et plusieurs autres membres de la structure ont été mis aux arrêts. Ils étaient rassemblés à la Gare routière de la ville et s’apprêtaient à entamer leur marche contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé et pour exiger la libération de leurs leaders nationaux détenus à Conakry.

C’est là que des agents de la gendarmerie sont venus les interpeller et les embarquer à bord de leur pick-up pour une destination que nous ignorons pour l’instant. Cette manifestation, la deuxième du genre organisée par le FNDC-Kindia, a été interdite par la mairie de la ville. Mais, les organisateurs avaient décidé malgré tout de la maintenir.

A suivre !

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Manif du FNDC à Conakry : plusieurs jeunes prêts « à se sacrifier » contre le 3ème mandat

14 novembre 2019 à 12 12 23 112311

A l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), plusieurs jeunes sont sortis ce jeudi, 14 novembre 2019, pour encore une fois dire non au projet de nouvelle constitution qui ouvrirait la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. Le carrefour de l’aéroport, point de ralliement des protestataires, est envahi par de nombreux acteurs qui ne cachent pas leur aversion pour le contesté projet de 3ème mandat.

Déjà, Foniké Mengué, le coordinateur par intérim du Front national pour la défense de la Constitution et Me Abdou Kébélé Camara, ancien ministre qui est devenu opposant au régime Alpha Condé sont arrivés sur les lieux. Ils seront rejoints dans les minutes qui suivent par les autres leaders…

Interrogés par un des reporters de Guineematin.com, nombre d’entre eux ont réaffirmé leur motivation dans cet engagement citoyen.

Décryptage !

Younoussa Tounkara, activiste : « je suis sorti parce que j’ai envie que mon pays prenne un nouvel élan. Je voudrais que désormais, lorsqu’on élit un président de la République, qu’il fasse deux mandats. Après ses deux mandats, qu’il cède la place à un autre guinéen. Nous sommes douze millions de guinéens… Je voudrais que le président de la République accepte d’oublier son projet de troisième mandat. Parce que, lui même il a dit à la presse sénégalaise que s’il y a nouvelle constitution, il y aura troisième mandat. Quand il y a révision constitutionnelle, il n’y aura pas de troisième mandat. S’il dit que son dernier mandat est dédié à la jeunesse, cette jeunesse lui demande de ne pas toucher à la constitution. C’est aussi simple que ça ».

Ibrahima Binta Barry : « depuis le 14 octobre 2019 jusqu’au 24 du même mois, je ne suis pas sorti pour manifester. C’est aujourd’hui que je signale mon arrivée à la manifestation du FNDC. Connaissant un peu la souffrance des guinéens, si je croise les bras à la maison en restant indifférent face à cette situation, je pense que ce serait de l’hypocrisie. Voilà pourquoi je me suis dit qu’il faut participer à la marche du FNDC parce que c’est une lutte commune et c’est pour la liberté de tout le monde ».

Haoulatou Bah : « nous sommes là pour barrer la route à Alpha Condé et à son clan qui veulent modifier la constitution guinéenne. Nous sommes déterminés à les combattre jusqu’à ce qu’ils arrivent à renoncer à ce projet de changement de la constitution. Il est temps de combattre ces gens là jusqu’à la victoire finale ».

Elhadj Aliou Diallo, membre du FNDC : « je suis là d’abord en tant que citoyen qui veut lutter contre l’injustice, contre l’impunité mais aussi contre un projet suicidaire de nouvelle constitution. Nous sommes là pour demander la libération de nos détenus, Abdourahmane Sanoh et ses compagnons, demander à Alpha Condé de dire à la justice d’arrêter ceux qui ont assassiné nos frères. La chemise rouge que je porte signifie le sang de nos amis tués et qui coule dans nos veines. Nous disons à Alpha Condé de renoncer à son projet de nouvelle constitution. Il n’est pas le seul guinéen. En 2020, un autre peut venir continuer. Il a lutté pendant 40 ans pour l’instauration de la démocratie et aujourd’hui c’est lui qui se trouve au pouvoir et il doit comprendre qu’il peut partir. Je ne suis pas là aujourd’hui seulement, je serai là demain encore si je suis en vie. Je suis prêt à mourir pour la vérité, mes amis ont été assassinés. Il y a eu 120 guinéens qui ont été assassinés depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir. On ne peut pas nous intimider pour dire qu’on va vous tuer. Nous sommes déjà habitués à ça. J’ai des amis qui ont été tués, qui sont morts dans mes mains. Donc, si aujourd’hui je meurs, d’autres amis pourront continuer le combat. Voilà pourquoi nous sommes là et nous invitons tous les jeunes guinéens à venir accompagner cette lutte qui est un combat noble. Nous sommes des guinéens et nous ne pouvons pas attendre des sénégalais pour venir nous aider ».

Siradiou Sounkine : « c’est l’acte 4 du FNDC. Nous sommes sortis pour manifester contre l’idée d’une nouvelle constitution. Nous sommes sortis pour dire au président Alpha Condé que nous ne sommes pas d’accord avec lui en ce qui concerne l’idée d’un troisième mandat. Cette nouvelle constitution vise à pérenniser Alpha Condé au pouvoir au delà de son mandat qui doit finir le 21 décembre 2020. Nous ne sommes pas contre Alpha Condé. Nous le critiquons, c’est pour qu’il se perfectionne et qu’il respecte les lois de la République. Il doit nous aimer de la même manière que nous l’aimons. Nous sommes contre le fait qu’il veut se pérenniser à la magistrature suprême et ça, c’est au prix de notre vie ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manif du FNDC Kindia : l’axe Pavillon Bleu-Sans Loiyah déserté par les citoyens

14 novembre 2019 à 12 12 14 111411

La marche prévue par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ce jeudi, 14 novembre 2019, a provoqué une paralysie des activités commerciales au centre-ville. Les boutiques et magasins du carrefour Pavillon Bleu via Sans Loiyah, qui reçoivent chaque jour des centaines de personnes, sont affectés ce jeudi pour cette manifestation qui n’a pas reçu l’aval des autorités locales de Kindia, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce jeudi, 2ème acte des séries de manifestation des membres du FNDC de Kindia contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, l’on constate une paralysie des activités sur certains axes de la cité des agrumes. Toutes les boutiques et magasins sont fermés dans le plus grand centre de la ville à Sans Loiyah, ainsi que sur l’axe du 3 avril jusqu’au carrefour Wambélé en passant par le Pavillon Bleu.

Selon le constat fait sur le terrain par notre reporter, la plupart des commerçants sont devant leurs boutiques pour veiller aux grains et s’assurer que tout se passera normalement.

Après avoir mobilisé une marée humaine lors de la précédente manifestation, le FNDC Kindia ne compte pas lâcher prise. Il compte, selon son coordinateur régional, Alsény Farinta Camara, descendre dans la rue dans les minutes qui suivent malgré l’interdiction faite par la mairie.

Les responsables du mouvement se regroupent actuellement au carrefour Condetayah, dans Tafori, pour la gare routière, le point de départ de la marche.

Cette fois ci à Kindia, la manifestation pourrait se dérouler sous une haute tension car les forces de l’ordre, à bord de leurs pickups, sont entrain de sillonner le centre ville.

Nous y reviendrons !

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Sidya Touré droit dans ses bottes : « nous allons marcher sur notre itinéraire »

14 novembre 2019 à 12 12 08 110811

Le FNDC est bien décidé à marcher ce jeudi, 14 novembre 2019, sur l’autoroute Fidel Castro jusqu’au palais du peuple. Hier soir, le gouvernorat de Conakry a demandé aux organisateurs de cette marche contre un troisième mandat d’emprunter leur itinéraire habituel. Mais, le Front National pour la Défense de la Constitution n’entend pas cette fois se plier à cette injonction.

Sidya Touré, président de l’UFR et membre du comité du comité de pilotage du FNDC, a confirmé cette position aux micros des journalistes dont un de Guineematin.com présents à son domicile ce jeudi matin. L’opposant qui s’apprêtait à sortir pour rejoindre le point de ralliement, a laissé entendre que cette marche partira du rond-point de l’aéroport de Conakry pour s’achever sur l’esplanade du palais du peuple.

« Nous allons marcher sur notre itinéraire. Ils (les partisans du pouvoir, ndlr) étaient là-bas la fois passée, donc nous aussi nous allons partir là-bas. Ça serait illégal de la part des forces de l’ordre de nous attaquer », a dit Sidya Touré, avant d’appeler les Guinéens « à se mobiliser pour aller marcher, c’est la seule solution pour s’opposer au troisième mandat. Je ne vois vraiment pas pourquoi il faut qu’il y ait de la violence. Nous avons prouvé lors de nos précédentes manifestations qu’on peut manifester sans qu’il n’y ait violence. Donc s’ils ne nous provoquent pas, il n’y aura pas violence. Les jeunes veulent marcher jusqu’au palais du peuple et rentrer », indique le président de l’UFR.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Marche contre un 3ème mandat à Conakry : l’axe Condébounyi-Bonfi perturbé

14 novembre 2019 à 12 12 03 110311

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les défenseurs de la Constitution guinéenne ont appelé leurs partisans à sortir massivement ce jeudi, 14 novembre 2019, pour leur quatrième marche contre une nouvelle constitution qui offrirait un 3ème mandat au président Alpha Condé. A 11 heures, l’axe Condébondji-Bonfi récent les impacts de cet appel avec la fermeture des écoles, stations, marchés et autres, malgré une forte mobilisation des forces de l’ordre.

Egalement, la circulation est sérieusement perturbée sur cet axe. Le Front national pour la défense de la constitution avait annoncé qu’il marchera aujourd’hui entre le rond-point de l’aéroport et l’esplanade du palais du peuple, en passant par Gbéssia, Condébounyji, Bonfi et Madina. Mais, dans la soirée d’hier, les autorités ont demandé la modification de l’itinéraire en autorisant la marche entre le rond-point de l’aéroport et l’esplanade du stade du 28 septembre, via Condébounyji, Hamdallaye et Belle Vue.

C’est la quatrième fois que ces grandioses manifestations sont organisées à Conakry par les défenseurs de la Constitution. Ils réclament la libération des prisonniers et le renoncement du président Alpha Condé à son projet de nouvelle constitution qui lui permettrait de faire un troisième mandat en Guinée.

A suivre !

De Kondébondji, Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Itinéraire de la marche du FNDC : « l’autoroute n’est pas une propriété privée »

14 novembre 2019 à 11 11 20 112011

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution appelle à une nouvelle manifestation de rue ce jeudi, 14 novembre 2019, à Conakry. Comme les deux précédentes, cette autre manifestation a été autorisée par les autorités. Mais, une polémique persiste cependant sur l’itinéraire, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dès 9 heures, la mobilisation a commencé au rond-point de l’aéroport de Conakry, le point de départ de cette marche. Parmi les citoyens mobilisés à cet endroit en attendant l’arrivée des leaders du FNDC, une dame très engagée. « Ce combat est un combat pour tout le peuple de Guinée. Nous défendons notre constitution, l’avenir de la Guinée parce que monsieur Alpha Condé veut changer cette constitution pour s’octroyer un mandat à vie. Nous, le peuple de Guinée, nous disons NON à ce projet diabolique.

Nous ne demandons pas beaucoup de choses à monsieur Alpha Condé. Nous lui demandons tout simplement de renoncer à ce projet diabolique, de libérer les détenus, d’arrêter les tueries des Guinéens et de faire la justice pour les personnes tuées lors des manifestations. Depuis le début des manifestations du FNDC, on est presqu’à une à une vingtaine de personnes tuées par balles », dénonce Bah Mo Pita.

En ce qui concerne la polémique autour de l’itinéraire, cette militante du FNDC indique que les autorités n’ont pas raison. Mercredi soir, le gouverneur de Conakry a passé un communiqué à la télévision nationale demandant au FNDC de suivre l’itinéraire habituel. Mais, le FNDC a décidé malgré tout, de maintenir l’itinéraire initialement annoncé et qui consiste à aller du rond-point de l’aéroport jusqu’à l’esplanade du palais du peuple.

« Nous sommes de simples citoyens, nous sommes autorisés à marcher, nous marchons. L’autoroute n’est pas une propriété privée, nous marchons sur l’autoroute Fidel Castro, de l’aéroport à l’esplanade du palais du peuple. La constitution nous autorise à marcher sur toutes les voies que nous voulons. On ne fait pas de violence, nous faisons une marche pacifique », a laissé entendre la jeune dame.

A noter que cet appel à manifester paralyse déjà plusieurs activités dans une partie de la capitale guinéenne. La circulation est assez fluide sur la route le Prince et sur la tranversale Bambéto-Aéroport. Les commerces aussi sont pour la plupart fermés.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

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Marche du FNDC contre le 3ème mandat : la mobilisation a déjà commencé à l’aéroport

14 novembre 2019 à 10 10 29 112911

Après ses trois dernières manifestations réussies, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) va investir les rues ce jeudi, 14 novembre 2019, pour s’opposer au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. La mobilisation a déjà commencé à l’aéroport international Conakry, point de ralliement de cette marche pacifique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Vêtus de chemises et T-shirts rouges, couleur du FNDC, munis de pancartes et du tricolore guinéen, les opposants au projet de nouvelle constitution commencent à se mobiliser à l’aéroport de Conakry Gbessia pour l’acte 4 des manifestations anti-troisième mandat. La marche est prévue de l’aéroport au palais du peuple par les organisateurs, sur l’autoroute Fidel Castro, même si les autorités ont proposé un autre itinéraire.

A 09 heures passé de quelques minutes, le grand rond-point de l’aéroport commence à recevoir du monde à l’occasion de cette marche pacifique du FNDC. Pour l’heure, les manifestants esquissent des pas de danse au rythme des chansons anti nouvelle constitution.

La présence des agents de maintien d’ordre est effective sur le terrain et aucun incident n’est pour le moment signalé.

Il faut rappeler que les membres du FNDC sont à couteaux tirés avec les autorités de Conakry sur le choix de l’itinéraire. Par la voix du gouverneur de Conakry, les autorités ont proposé l’itinéraire Aéroport-Kondébounyi-Hamdallaye-Belle Vue-Dixinn. Le FNDC ne l’entend pas de cette oreille.

À suivre !

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Acte 4 de la marche contre un 3ème mandat : Sidya et Cellou à Conakry

14 novembre 2019 à 9 09 41 114111

C’est rare pour être souligné ! La marche du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a été annoncée à la télévision nationale et dans les autres médias officiels. C’est le gouverneur de la ville de Conakry qui a signé ce communiqué qui bénéficie d’une surmédiatisation…

Communiqué :

Le Front National pour la Défense de la Constitution a adressé aux communes de Matoto, Matam et Kaloum une déclaration de manifestation pour l’organisation d’une marche le jeudi 14 novembre 2019 dans la ville de Conakry.

Les autorités locales concernées ont répondu favorablement en autorisant ladite marche pour ce jeudi 14 novembre 2019 de 8 heures à 15 heures sur l’itinéraire suivant : Rond-point Aéroport, point de départ – Gbessia Kondébounyi – Hamdallaye en passant par la transversale N°1 – Rond-point Belle – vue – Terrasse du stade du 28 septembre, point de dislocation.

Les courriers réponses ont été signifiés aux organisateurs. Les maires des cinq communes de Conakry, les Chefs services régionaux de sécurité, sont invités à prendre, chacun en ce qui le concerne, toutes les dispositions nécessaires au bon déroulement de cette manifestation.

a écrit le Général de Brigade Mathurin Bangoura, Gouverneur de la Ville de Conakry

Le FNDC maintient son itinéraire qui part du rond point aéroport pour le palais du peuple, via Bonfi et Madina, sur l’autoroute Fidel castro

Abdoulaye Oumou Sow, responsable de la communication du FNDC

Joint au téléphone par Guineematin.com, le responsable de la communication du FNDC a indiqué que la marche suivra l’itinéraire initialement prévu. « Le gouverneur ne peut pas attendre la veille de notre marche, à 20 heures 30, à seulement quelques petites heures de la marche, pour annoncer un changement de notre itinéraire. A plusieurs reprises, les autorités ont changé notre itinéraire par le passé ; mais, on a l’habitude de nous appeler à temps, on discute des conditions de sécurité et autres avec eux avant le début de la marche », a-t-il dit.

Abdoulaye Oumou Sow précise que la marche aura bel et bien lieu sur l’axe aéroport-palais du peuple, via Bonfi et Madina. « Lors de la dernière marche, il n’y a eu que trois discours (de Sidya Touré, de Cellou Dalein et de Foniké Mengué). Et, tous ont été obligés de résumer puisque les gens risquaient d’étouffer, de faire des crises. Il y avait énormément de monde. Nous avons frôlé la catastrophe ce jour ! Or, à l’esplanade du palais du peuple, ceux qui ne pourront pas entrer pourront s’arrêter sur l’autoroute et ils s’aligneront jusqu’au pont 8 novembre… », a-t-il indiqué.

Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo à Conakry pour la marche

Alors qu’ils étaient respectivement à Abidjan et Paris, les leaders de l’UFR et de l’UFDG sont rentrés d’urgence pour participer à la marche de ce jeudi, 14 novembre 2019. Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo comptent ainsi mobiliser massivement leurs militants en faveur de cette marche du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) dont ils sont membres.

Que cherchent les manifestants ?

Depuis le 14 octobre dernier, les manifestants réclament la libération des leaders et militants du FNDC et le renoncement du président Alpha Condé à changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir après la fin de son dernier mandat constitutionnel.

Appels à la paix et au dialogue

Plusieurs appels ont été entendus depuis le début de ces manifestations. Mais, les leaders du Front national pour la défense de la Constitution sont en prison et ne peuvent donc pas négocier, puisque détenus. C’est pourquoi, les manifestants conditionnent toute négociation à d’abord la libération des prisonniers et ensuite au renoncement du chef de l’Etat de sa volonté et son acceptation de respecter la Constitution guinéenne.

Risques de débordements lors de la marche de ce jeudi ?

Très souvent, la volonté des autorités d’empêcher les marches entraîne des débordements et quelques fois la paralysie de la ville. Ce qui peut satisfaire aux attentes des organisateurs des manifestations qui ne cherchent en réalité qu’à paralyser le pays pour contraindre le régime à libérer les prisonniers et renoncer au changement de la Constitution…

Déjà, des reporters de Guineematin.com sont sur les principaux axes routiers de la capitale guinéenne, ainsi que chez les principaux leaders pour mieux vous informer.

A suivre !

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Sécurisation des élections : voici le discours du ministre de la défense

14 novembre 2019 à 9 09 22 112211

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la défense nationale a présidé hier, mercredi 13 novembre 2019, la cérémonie de fin de formation de 350 officiers et sous-officiers de la gendarmerie et de la police en technique d’intervention et de sécurisation des consultations électorales. Une formation réalisée avec l’appui et l’expertise d’officiers égyptiens.

Ci-dessous, l’intégralité du discours du ministre Mohamed Diané :

Mesdames et Messieurs,

L’honneur m’échoit de présider la cérémonie qui nous rassemble ici cette matinée. Il s’agit, comme vous le savez déjà, de la clôture de la formation des formateurs axée sur la sécurisation des élections.

Cette formation, initiée par mon Département, ainsi que toutes nos initiatives, bénéficient toujours de l’accompagnement des pays amis et des différents partenaires au développement. C’est ce qui justifie encore aujourd’hui la présence de nombreuses personnalités qui ont bien voulu nous témoigner leur amitié en prenant part à cette cérémonie. Qu’ils trouvent ici l’assurance de notre profonde reconnaissance.

Le sursaut démocratique que la troisième République a ambitionné sous la conduite du Pr Alpha CONDE, exige à chaque instant, la qualification du processus électoral en vue d’organiser des élections transparentes, crédibles et acceptables par tous.

La formation que nous clôturons ce matin par cette cérémonie de remise d’attestations, procède de la détermination de mon département à assumer sa part de responsabilité gouvernementale dans l’œuvre d’amélioration progressive des processus électoraux conformément à la volonté de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et Chef des Armées le Pr Alpha CONDE.

Cette initiative de renforcement des capacités en matière de sécurisation des élections, a bénéficié de l’appui technique de la République Arabe d’Egypte, à travers un collectif de onze formateurs dont trois officiers généraux, qui ont donné le maximum d’eux pour faire acquérir à nos hommes leurs expériences.

Ces nouvelles connaissances permettront à termes toutes nos unités chargées de sécuriser les échéances électorales, d’accomplir leurs missions avec beaucoup plus de professionnalisme.

Comme on le sait, la République Arabe d’Egypte est l’un des pays amis de première heure de la Guinée qui continuent à nous gratifier de leurs appuis.

L’occasion est donc opportune pour moi de remercier, au nom du Président de la République, le Gouvernement de ce pays ami et frère tant pour son accompagnement dans la réalisation de la présente formation, que pour son appui qui n’a jamais fait défaut à notre pays.

Je remercie ensuite la dynamique équipe de formateurs qui a su dérouler cette formation avec une approche pédagogique liant la théorie à la pratique.

Leur engagement d’officiers compétents traduit l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui lient nos deux pays.

C’est pourquoi, j’ose espérer que la volonté de raffermissement de cette coopération fructueuse, telle qu’elle vient d’être réaffirmée par nos deux Présidents, au cours de la dernière visite en Guinée de son Excellence le Maréchal Abdel Fatah Al-SISSI, Président de la République Arabe d’Egypte, ne souffrira d’aucune entrave.

Ceci dit, il ne me reste plus qu’à féliciter tous les hommes qui ont bénéficié de cette laborieuse formation dont la fin sera sanctionnée tout à l’heure par la remise d’attestations de participation.

Ces futurs formateurs ont fait preuve d’assiduité et de discipline tout au long des différentes phases de la formation. Ils devront à leur tour transmettre les connaissances acquises à leurs frères d’armes, avec lesquels ils seront chargés de sécuriser les prochaines échéances électorales dans le respect des textes en vigueur.

Pour ce faire, le Gouvernement à travers nos départements ministériels concernés, mettra tout en œuvre pour permettre à temps réel, cette démultiplication en collaboration avec l’institution chargée de l’organisation des élections.

En terminant, je renouvelle aux uns et aux autres mes sincères remerciements et mon engagement à demeurer disponible pour la dynamisation de notre coopération.

Vive la coopération internationale ;

Vive la coopération entre la Guinée et la République Arabe d’Egypte ;

Vive la démocratie pour la paix et le développement.

Je vous remercie.

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Activités réalisées, gestion des ordures, perspectives : le maire de Dalaba à Guineematin

14 novembre 2019 à 6 06 57 115711

Le maire de Dalaba, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com, en séjour dans la ville. L’autorité locale est revenue sur les activités réalisées par le conseil communal qu’il dirige depuis son installation, les difficultés rencontrées dans la gestion des ordures et les perspectives de la mairie pour l’année à venir.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait un an depuis que vous êtes à la tête de la mairie de Dalaba. Comment se fait la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : la commune de Dalaba se porte très bien à l’heure où nous parlons. Ce conseil communal a 15 postes. Nous sommes là avec la mouvance, le PGRP et la liste indépendante. Depuis donc la composition de ce conseil communal, le 18 octobre 2018, nous travaillons de concert, en communion d’idées avec tous les conseillers ici présents. Depuis, nous travaillons la main dans la main pour le développement de la commune de Dalaba. A chaque fois qu’on se retrouve, nous voyons l’intérêt prioritaire, majoritaire, du développement de la commune. On se focalise sur les aspects positifs de développer la commune de Dalaba. Aujourd’hui, avec cet élan et l’esprit patriotique de chacun de nous, nous œuvrons dans l’entente et dans la transparente pour développer la commune en passant par les priorités au niveau des districts et quartiers.

Guineematin.com : après une année de gestion, que peut-on retenir de votre travail en termes de bilan ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à notre arrivée, nous avons trouvé que le bréviaire le plus important qui est le PDL (Plan de Développement Local) n’y était pas. Nous avons donc cherché sous peu de temps un PDL qui pourrait nous diriger pour que nous prenions en compte toutes les activités des districts et quartiers en passant par les priorités. Heureusement, ce PDL a été conçu. Mais tout récemment, nous avons eu effectivement des opportunités avec l’ANAFIC (Agence National de Financement des Collectivités). On a trouvé donc nécessité de revoir encore ce problème de PDL et avoir un PDL pour avoir un document plus consistant et positif, afin de pouvoir embrasser toutes les activités des quartiers et des districts. Nous avons donc, avec les critères de l’ANAFIC, repris le PDL. Nous avons fait le premier pas, actuellement on est sur l’écrit de ce PDL et nous pensons avoir fait un travail excellent parce que les équipes sont descendues dans les districts et secteurs pour recueillir les idées de la population sur tous les domaines qu’il faut effectivement revoir pour le développement de la commune.

Il y a eu le diagnostic, actuellement le comité qui est en train de préparer ce nouveau PDL est en train de faire la rédaction. Une fois que la rédaction finie, il y aura le forum que nous allons tenir pour convoquer toutes les parties prenantes afin de débattre et de faire ressortir maintenant les activités issues des rencontres au niveau des districts et les communes. Vers la fin du mois de décembre, on aura un PDL capable de donner la situation exacte de toutes les activités que nous pouvons mettre en œuvre pour le développement de la commune. En ce moment, on aura un PDL fiable, bancable, vendable. Un PDL qui aura pris les besoins de toute la population de la commune. Et nous serons mieux sités dans le cadre de l’orientation des activités qui se feront au niveau de la commune.

Guineematin.com : est-ce que la commune a un budget conséquent pour réaliser ses projets ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de Dalaba

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : à l’allure des choses, on s’est rendu compte que le budget ne pouvait pas prendre en compte toutes les activités à réaliser. Mais, avec l’ANAFIC, nous avons bénéficié cette année d’un financement d’un milliard 200 millions et quelques francs. Avec ce montant, nous avons ciblé trois grandes priorités. Nous avons essayé de planifier la construction d’une école primaire dans le district de Dalaba Misidé, où les travaux sont à 80% d’avancement. Ensuite nous avons ciblé la villa Syli qui est une ancienne infrastructure rénovée par l’Etat mais qui n’a aucun équipement. Donc nous avons prévu l’achat d’un équipement très important pour pouvoir meubler la case et la grande maison.

En plus de ça, l’eau aussi faisait défaut dans certains secteurs. Là aussi, on a ciblé quatre secteurs prioritaires qui avaient des difficultés dans ce domaine. On a foré quatre forages, il y a eu de l’eau, les populations sont satisfaites. Ce sont ces activités là que nous avons prises et nous avons dit à l’Etat de nous assister. Et l’Agence Nationale de Financement des Collectivités nous a assistés à hauteur de 1 milliard 200 millions de francs guinéens. C’est ce qui a été réparti entre les trois secteurs. J’avoue que ça a été une bonne situation. Donc les forages sont au niveau de Hollandé, de Pellel, et Guillarou.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez généralement dans la gestion de cette commune urbaine ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : vous savez, Dalaba est une belle cité et nous avons toujours œuvré pour que la ville soit propre. Les difficultés que nous avons, d’abord on n’a pas eu une ONG d’assainissement. C’est un ressortissant de Dalaba résidant en Allemagne qui nous a mis en contact avec une ONG basée à Kankan qui promettait de venir. Mais avec les moyens de bord, les ONG que nous avons là, promettent de prendre le problème d’assainissement en main. Nous avons une seule rivière qui traverse la ville, toutes ces ordures produites par les citoyens sont drainées dans cette rivière. Nous voulons donc chercher une institution qui va nous aider à curer cette rivière pour que les ordures issues des dépotoirs d’ordures soient drainées afin de faciliter la circulation de l’eau au niveau des caniveaux et au niveau de cette rivière.

J’avoue que ce problème d’ordures nous donne beaucoup à penser. Mais depuis que Guicopres est venu ici, tous les caniveaux ont été débouchés. Lorsqu’on aura les moyens de curer cette rivière, la situation des ordures sera beaucoup assainie. On a le dépotoir, on a un petit camion qui transporte les ordures. Comme le budget n’est pas consistant, il faut penser au carburant, il faut penser à l’entretien du véhicule et au payement des ramasseurs des ordures. Ce n’est pas facile. C’est pourquoi, dans la semaine, on passe deux fois pour ramasser les ordures dans la ville. Mais nous prévoyons maintenant une plus grande organisation au niveau même des familles. C’est-à-dire chercher à trouver des sacs pour chaque famille, fixer un petit quota mensuel avec les familles volontaires. Après on va ramasser même si c’est une fois ou deux fois dans la semaine…

Guineematin.com : quelles sont vos perspectives à court terme ?

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo : puisque la commune à ses propres recettes même si elles ne sont pas très consistantes, nous voulons en 2020, cibler certaines actions qui sont en dehors des actions de l’ANAFIC. Nous pensons que les ressortissants aussi pourront nous assister. Voilà pourquoi nous prévoyons de convoquer un forum préfectoral au niveau de Dalaba pour que tous les ressortissants de Dalaba essayent de se donner les mains et faire le diagnostic de la vraie situation pour le développement de Dalaba et aider effectivement la commune à aller de l’avant. Une fois que cela est fait, on aura à vendre notre PDL un peu partout dans le monde pour que le budget soit un grand budget permettant de cibler certaines actions propres en dehors des actions de l’ANAFIC.

Entretien réalisé à Dalaba par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Détention illégale d’arme et de munitions : un « militaire sans matricule » jugé à Kaloum

14 novembre 2019 à 6 06 55 115511
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Le jeune Cécé Loua a fait une formation militaire ; mais, il n’a jamais obtenu de matricule dans l’armée guinéenne. Il a été récemment mis aux arrêts et conduit à la maison centrale de Coronthie. Poursuivi pour détention illégale d’arme de guerre et de munition, port illégal d’uniforme militaire, Cécé Loua a comparu à la barre du tribunal correctionnel de Kaloum, le lundi dernier, 11 novembre 2019, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Agé de 26 ans, le jeune soldat sans matricule est marié et père d’un enfant. Interrogé par le juge Abdoul Ghadiri Baldé, le prévenu a reconnu les faits mis à sa charge. Mais, avant de reconnaître les faits, Cécé Loua a expliqué au tribunal les circonstances dans lesquelles il a été arrêté. « En 2009, j’ai été recruté dans l’armée à N’Zérékoré puis on m’a envoyé à Forécariah. Nous avons fait le test et j’ai été admis. Mais par la suite, moi je n’ai pas eu de numéro matricule. Comme je n’ai pas eu de numéro matricule, mon oncle maternel m’a pris comme garde de domicile chez lui. Là, j’étais avec d’autres gardes. Pendant qu’on est de garde, on porte les tenues. C’est ainsi qu’un jour, les enfants de mon école qui étaient venus du Canada se sont apprêtés à sortir. Je les ai accompagnés dans la voiture à la boite de nuit MLS. Quand on est arrivé là-bas, nous étions arrêtés à côté de la voiture quand j’ai vu deux bérets rouges venir vers nous. Quand ils sont arrivés, ils m’ont automatiquement arrêté. J’étais en tenue militaire. Après, ils ont fouillé l’intérieur de la voiture où se trouvaient un fusil PMAK et des munitions. Ils ont pris ça aussi », a expliqué Cécé Loua.

A la question de savoir qui lui a donné l’arme, les munitions et la tenue militaire, le prévenu s’est montré flou. Selon lui, les armes se trouvaient dans ce véhicule il y a longtemps et qu’il les aurait trouvées au domicile de son oncle, qu’il dit être ancien ministre de la pêche.

Mais, avec l’insistance du ministère public sur la question, l’accusé a fini par lâcher le morceau. « C’est un certain adjudant chef Kourouma qui me les a données. Mais, ce dernier a fait un accident à Maférinyah, dans la préfecture de Forécariah, et il est décédé », soutient Cécé Loua.

Le procureur Ousmane Sankhon est aussitôt revenu à la charge. « Donc, tu reconnais avoir été arrêté avec une arme de guerre, des munitions et une tenue militaire alors que tu n’es pas autorisé à les détenir ? ».

Une question à laquelle Cécé Loua va répondre par l’affirmative.

Finalement, le dossier a été renvoyé au lundi, 23 novembre 2019, pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.

Le jeune Cécé Loua, détenu depuis le 08 novembre 2019, continue son séjour carcéral à la maison centrale de Coronthie.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Elections législatives : ce que la CENI a annoncé aux parties prenantes

14 novembre 2019 à 0 12 40 114011

Comme annoncé précédemment, la CENI a organisé ce mercredi, 13 novemnbre 2019, la quatrième session du comité inter-parties. La rencontre a mobilisé les différentes parties prenantes du processus électoral dans un réceptif hôtelier de Conakry. L’occasion pour l’institution électorale de tenter de rassurer les uns et les autres de la transparence et de la crédibilité du processus devant conduire à la tenue des élections législatives du 16 février prochain, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’exception de l’UFDG et de l’UFR (les deux principales formations politiques d’opposition du pays), les autres partis membres du comité inter-parties ont pris part à cette rencontre. La société civile, l’administration et les partenaires techniques et financiers ont participé aux travaux. Des travaux qui ont porté sur la présentation des résultats de la mise en place et de la formation des membres des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) ; la présentation de l’état d’avancement des opérations d’identification des électeurs sur le terrain ; la présentation de l’état d’avancement des travaux préparatoires des opérations de révision des listes électorales et du chronogramme électoral.

En ce qui concerne le premier point, Bocar Biro Barry, commissaire et directeur adjoint du département Démembrements de la CENI, est revenu sur les statistiques disponibles à l’issue des travaux déjà menés sur le terrain. « A l’heure actuelle, nous avons un total d’électeurs de 5 861 385 électeurs au niveau national pour 3 767 CAERLE et 7 534 opérateurs de saisie. Au niveau de l’extérieur, nous au total avons 25 pays. Pour ce qui concerne l’Afrique, nous avons 14 pays pour un total de 153 139 électeurs. On a prévu 105 commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales pour 210 opérateurs de saisie.

Pour l’Europe, on a 6 pays avec un nombre d’électeurs de 20 147. On a prévu 15 CAERLE et 30 opérateurs de saisie. Pour l’Amérique, on a 3 pays avec 7 963 électeurs pour 7 CAERLE et 14 opérateurs de saisie. Pour l’Asie, nous avons 2 pays (la Chine et la Malaisie). Cette région vient d’être rajoutée. Donc le nombre total d’électeurs de l’extérieur est de 181 247 pour 131 CAERLE et 262 opérateurs de saisie », a indiqué ce commissaire de la CENI, précisant que tous les membres des CAERLE « ont été formés et sont en train de travailler sur le terrain ».

Mais, c’est surtout le point concernant l’état d’avancement des travaux préparatoires des opérations de révision des listes électorales qui a le plus focalisé les attentions au cours de cette rencontre. Safa Tounkara, directeur adjoint du département Fichier électoral de la CENI, qui a présenté ce thème, s’est attardé longuement sur le premier logiciel que vient de se doter la Commission Électorale Nationale Indépendante. « Vous vous souviendrez que la CENI a toujours voulu se doter de son propre logiciel. Et au mois de septembre 2018, des experts internationaux avaient fait des recommandations à la CENI après avoir audité notre fichier électoral.

C’est dans cet esprit et c’est dans cette dynamique que nous avons aujourd’hui en face de nous une solution électorale complète, multi biométrique que nous avons pris le soin DIAMA Solution. C’est un logiciel qui permet à la CENI non seulement d’être indépendante des opérateurs, mais qui reste évolutif et sécurisé. Evolutif dans le sens que si nous avons besoin d’une mise à jour, ou si nous avons besoin de l’adapter aux réalités du terrain, nous n’avons pas besoin de dépenser de l’argent… DIAMA Solution c’est une solution informatique électorale complète, multi biométrique, qui permettra à la CENI de s’assurer que toutes les opérations sur le terrain sont informatisées, sécurisées », a-t-il laissé entendre.

Dans les différentes présentations tout comme lors des débats qui ont suivi, l’institution électorale a tenu à rassurer les parties prenantes qu’un ensemble d’activités élaborées, planifiées sont en phase d’exécution. Cela pour aller à des élections législatives transparentes, crédibles et dont les résultats seront acceptés par tous.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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