Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a présenté ce lundi, 18 novembre 2019, le projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale. A cette même occasion, la ministre du plan et du développement économique, Mama Kanny Diallo, a présenté aux députés le budget d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 et les perspectives de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique Social (PNDES), a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters sur place.

Selon la ministre Kanny Diallo, ce projet d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 s’élève 10 mille 019,4 milliards de francs dont 3 mille 177,4 milliards (31,7%) en ressources intérieures et 6 mille 842 milliards (68,3%) sur financement extérieur. Ce budget a ainsi connu une augmentation de 10,9% par rapport à la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2019, qui était de 9 mille 032,2 milliards de francs guinéens.

Aux dires de madame le ministre, l’augmentation de ce budget est consécutive à une mobilisation plus accrue du financement extérieur en lien avec la concrétisation d’une partie des promesses du groupe consultatif de Paris de novembre 2017, sur le financement du PNDES.

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du plan et du développement économique

Face aux besoins grandissants exprimés par les différents départements ministériels, Mama Kanny précise que « l’enveloppe budgétaire réservée aux investissements publics sur ressources propres de l’État reste insuffisante ».

C’est pour cette raison, ajoute-t-elle, que « nos efforts de recherche de financements pour combler le faible niveau de ressources domestiques ont permis, sur la période 2016-2019, de mobiliser dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, 4,1 milliards de dollars des États-Unis, au profit des projets publics ».

S’agissant de la répartition sectorielle de ce budget, le secteur de l’énergie et des mines continue à occuper une place importante. Avec une dotation budgétaire globale de 3 mille 138 milliards, le secteur absorbe à lui seul 87,1% des crédits prévisionnels, à travers l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans le villes de l’intérieur.

Les prévisions budgétaires du secteur du développement rural s’élèvent quant à elles, à 907,4 milliards GNF, dont 718 milliards (79,1%) sont destinés à l’agriculture. Les enveloppes destinées à l’élevage et la pêche restent très limitées en l’absence de grands projets porteurs dans ces secteurs et de l’appui des bailleurs de fonds.

Les sous-secteurs de de l’eau urbaine et de l’hydraulique, des mines et du tourisme ainsi que de l’industrie-PME-commerce-artisanat se partagent 12,9% des investissements.

L’enveloppe réservée au secteur des infrastructures est de 2 mille 567,7 milliards GNF et représente 25,6% du budget d’investissement. Et à ce niveau, ce sont les travaux publics qui absorbent l’essentiel des crédits, avec une part de 90,2%.

Pour le secteur social, l’allocation se stabilise aux alentours de 936,7 milliards de francs, soit 9,3% de l’enveloppe globale.

L’enveloppe prévisionnelle du secteur « administration décentralisation » s’élève à 1.772,7 milliards GNF et représente 17,7% du budget d’investissements.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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