Les leaders de la coordination régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia, mis aux arrêts lors de la marche du jeudi dernier. Pour s’enquérir de la suite de la procédure judiciaire, maitre Thierno Souleymane Barry, membre du pool des avocats de la défense du FNDC, a rencontré ce lundi 18 novembre 2019, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lors de la marche du FNDC de Kindia, contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, cinq de ses membres ont été mis aux arrêts avant le début des « hostilités ». Le dossier n’a pas connu une évolution pouvant ouvrir la voie à un procès. C’est ce qu’a laissé entendre maitre Thierno Souleymane Barry à l’issue de sa rencontre avec le substitut du procureur, Alsény Bah. « Je suis venu ce matin pour déposer notre lettre de constitution et en même temps la demande d’une lettre de mise en liberté. Je me suis entretenu avec le procureur pour voir l’état du dossier, puisque c’est un flagrant délit, pour voir quand est-ce qu’ils seront jugés. Mais, le substitut du procureur nous a fait savoir qu’il y a un blocage technique à ce niveau ici, par ce que de longue date il était prévu de tenir une audience foraine à Forécariah. Donc, ils sont là-bas aujourd’hui et vendredi, techniquement il ne peut pas y avoir un procès », a-t-il expliqué.

Me Thierno Souleymane Barry

Par ailleurs, maitre Thierno Souleymane Barry a fondé l’espoir que ses clients seront vite jugés et libérés. « Nous avons insisté et le substitut quand même nous a rassurés. Nous avons vu en lui que l’urgence sera faite pour que nos clients soient jugés et libérés le plus vite que possible. Idéalement, nous espérerons peut être d’ici la semaine prochaine, ils seront jugés. Parce que vous savez en matière pénale, l’incarcération fait l’exception et c’est la liberté qui est le principe », a-t-il laissé entendre.

En outre, l’avocat a dénoncé la politique du deux poids deux mesures des autorités face aux manifestations pour ou contre le 3ème mandat. « Nous allons démontrer devant le tribunal que nos clients n’ont commis ni délit ni crime. Ils n’ont fait qu’exprimer leur opinion par rapport au 3ème mandat. D’ailleurs, certains citoyens disent NON alors que d’autres disent OUI. Donc, si on permet aux uns de marcher mais pas aux autres, il n’y a pas de démocratie. La démocratie, c’est la liberté dans l’espace public. Et c’est ce que nous voulons construire après 40 ans de dictature », a expliqué maitre Thierno Souleymane Barry.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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