Le gouverneur de la région de Kankan s’est rendu à Siguiri pour tenter de dénouer la crise qui a conduit à l’arrêt des activités de la SAG. Le général Mohamed Gharé a réuni hier, lundi 18 novembre 2019, les différentes parties concernées par cette crise pour essayer de les ramener à de meilleurs sentiments, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le vendredi, 15 novembre 2019, la direction générale de la Société Aurifère de Guinée (SAG), filiale de la compagnie Ango Gold Ashanti, a surpris plus d’un en annonçant l’arrêt de toutes ses activités dans la préfecture de Siguiri. Une décision qui fait suite à une crise l’opposant aux habitants du district de Fatoya, dans la sous-préfecture de Kintinian.

Pour tenter de trouver solution à cette crise, le gouverneur de la région, le général Mohamed Gharé, a réuni autour de lui, tous les présidents de districts de la commune rurale de Kintinian, les conseillers communaux, les autorités préfectorales de Siguiri et la direction générale de la SAG. Il est revenu sur l’origine de la crise qui n’est autre que le bitumage de la route Siguiri-Fatoya.

Les habitants de ce district avaient trouvé un accord avec la société qui exploite de l’or dans la localité pour qu’elle finance les travaux de bitumage. Mais, ayant constaté le retard du démarrage des travaux, la population locale est allée dans les mines d’or détenues par la société pour arrêter les travaux, en guise de protestation contre « le refus » de la SAG de mettre en œuvre l’accord signé.

Mais, le gouverneur a expliqué aux citoyens que la SAG n’a nullement refusé de financer les travaux en question. « Citoyens de Fatoya, vous avez raison. Mais, la SAG aussi ne s’est pas trompée en signant ce document. Dans le protocole, vous aviez demandé à la SAG de vous aider à avoir le goudron, la société a dit qu’elle est prête à préfinancer les travaux, mais à condition que le gouvernement guinéen donne son accord.

Vous devez comprendre que le bitumage des routes ne relève pas de la compétence de la SAG, mais plutôt du gouvernement. La SAG ne peut rien faire sans l’accord du gouvernement, car elle doit prélever les financements dans les taxes qu’elle paye au gouvernement. Donc je vous invite à la patience, le gouvernement a évalué le document qui est parti en Afrique du Sud. Donc, la SAG n’a pas refusé d’honorer ses engagements », a précisé Mohamed Gharé.

Pour l’heure, la SAG n’a pas encore pas annoncé la date de la reprise de ses activités. Elle a en revanche, rétabli le courant qui était coupé à Siguiri suite à l’arrêt de ses activités.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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