Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont manifesté, ce mardi 19 novembre 2019. La démarche visait à dénoncer les multiples tueries enregistrées lors des différentes manifestations en République de Guinée. De nombreuses femmes habillées en blanc, détenant des balais, ont menacé de balayer le régime du professeur Alpha Condé s’il n’arrête pas de tuer leurs enfants. Des femmes députées ont mis l’occasion à profit pour demander que lumière soit faite sur les cas d’assassinats de jeunes.

Plusieurs femmes ont pris part à cette manifestation contre les tueries de leurs enfants pendant les manifestations politiques. Des députées ayant pris part à cette marche ont exprimé leur colère devant l’impunité qui gangrène notre pays. Elles ont saisi l’occasion pour demander au gouvernement de faire la lumière sur ses tueries enregistrées en Guinée.

Honorable Hadja Fatoumata Binta Diallo

C’est le cas de l’honorable Hadja Fatoumata Binta Diallo, députée à l’Assemblée nationale : « nous sommes là pour montrer notre mécontentement à travers cette marche. C’est une marche blanche qui va prouver à l’opinion nationale et internationale que nous sommes mécontentes des tueries qui sont organisées et orchestrées en République de Guinée. Depuis l’avènement du professeur Alpha Condé en 2010, nous avons perdu plus de 120 personnes. Aujourd’hui, nous sommes fatiguées. Nous, nous sommes mères, nous sommes sorties aujourd’hui pour marcher et montrer notre tristesse, nous sommes femmes, nous sommes donatrice de vie. Nous sommes meurtries à plus d’un titre », a-t-elle laissé entendre.

Plus loin, la députée Fatoumata Binta Diallo a lancé un appel à l’opinion publique et a demandé à Alpha Condé de retrouver les assassins des guinéens. « C’est pour appeler l’opinion nationale et internationale encore, pour leur faire comprendre vraiment que ce qui se passe en République de Guinée n’est pas comme dans les autres pays. Je lance un appel au professeur Alpha Condé et à son gouvernement, de tout mettre en œuvre pour identifier ces assassins pour que nous soyons à l’aise et pour que nos enfants se reposent en paix. Nous pouvons faire une enquête sûre et fiable. Pourquoi ? Nous savons que les armes qui sont en train de tuer ces enfants, toutes ses armes là sont immatriculées. Donc, quand on se rend dans les camps, on regarde l’immatriculation, après l’autopsie et les services balistiques, on peut connaitre qui détenait cette arme là, qui a tiré et qui n’a pas tiré. Nous demandons humblement au gouvernement de se lever pour que nos enfants reposent en paix et que nous femmes nous soyons tranquilles », a-t-elle lancé.

Honorable Hadja Aïssatou Barry

Même son de cloche de la part de l’honorable Hadja Aissatou Barry, qui a fait ressortir la douleur que les femmes ressentent devant la perte de ces vies innocentes à la fleur de l’âge. « Nous avons marché pour demander au président Alpha Condé de faire face à ses tueries. Parce que tous les enfants qui ont été tués ont été tués par balles. Quelles sont ceux qui détiennent les balles? C’est des militaires, des gendarmes et des policiers. Donc, nous leur demandons de rendre justice, de tout faire pour identifier les assassins et les mettre hors d’état de nuire. Parce que nous sommes fatigués, nous avons 120 et quelques morts. Actuellement, là où nous sommes, nous avons 8 morts qui ne sont pas encore enterrés. C’est douloureux pour tout Guinéen, à plus forte raison pour les femmes qui mettent les enfants au monde », a-t-elle martelé.

Fatoumata Diouldé Diallo et Mohamed Doré pour Guineematin.com

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