Les cinq (5) membres de la coordination régionale du Front National pour la défense de la Constitution (FNDC) de Kindia passent des moments difficiles en ce moment à la prison civile de Kindia. Mis aux arrêts la semaine dernière lors de la marche de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, Alsény Farinta Camara et ses compagnons seraient logés dans des cellules avec des criminels, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC de Kindia ont repris le flambeau après l’incarcération d’Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du mouvement, et de quatre de ses camarades. A travers un point de presse animé ce mercredi, 20 novembre 2019, quelques membres du Font ont dénoncé les conditions de détention de leurs camarades.

C’est le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia, Kémo Mali Fofana, qui a lu la déclaration dans laquelle ils dénoncé les difficiles conditions de détention de leurs amis. « Sur la question des conditions de détention de nos camarades, il nous a été donné encore une fois de constater que M. Alsény Farinta Camara et Moussa Sanoh sont les seuls qui sont dans la grande salle. Les trois autres : Boubacar Diallo, Thierno Seydi Ly et Thierno Oumar Barry sont encore gardés dans la cellule des criminels, la cellule où on doit plutôt garder les criminels, des bandits, en un not ceux qui sont condamnés à des peines de réclusion élevées », a fait savoir Kémo Mali Fofana.

Par ailleurs, le coordinateur par intérim du FNDC a dénoncé le manque de volonté des autorités judiciaires à organiser le procès des membres du FNDC de Kindia. « Depuis cette arrestation injuste et arbitraire jusqu’à date, le FNDC Kindia constate avec amertume et regret que les autorités à tous les niveaux affichent un manque de volonté à organiser le plus rapidement possible un procès digne de nom, pour enfin libérer nos camarades qui doivent nous rejoindre pour continuer le combat » a laissé entende monsieur Fofana.

En outre, le coordinateur par intérim du FNDC redoute un risque d’empoisonnement des membres de la structure. « Pour éviter des risques d’empoisonnement, puisque cette volonté des autorités est de passer par tous les moyens pour faire du mal aux opposants de cette fameuse constitution, le coordinateur régional refuse de déguster son plat… Puisque ces plats passent dans les mains des gardes pénitentiaires, qui sont pourtant gérés depuis le sommet. Ce qui rend aujourd’hui l’état de santé du coordinateur très fragile », s’inquiète-il.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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