Dans le cadre de l’exécution de son chronogramme en prélude aux élections législatives du 16 février de l’année prochaine, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé hier, jeudi 21 novembre 2019, les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. Sur le terrain, les travaux ont mal démarré à cause de la colère de certains membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) qui réclament le payement des arriérées liées aux opérations de distribution des fiches d’identification, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Malgré la présence effective du matériel, l’enrôlement des électeurs au quartier Mafanco, dans la commune de Matam, n’a pu démarrer ce jeudi. Selon des informations recueillies sur le terrain, les membres des CAERLE ont décidé de ne pas travailler à cause du non payement du reste des primes. Un montant qui s’élève à deux cent mille (200 000) francs guinéens, apprend-on.

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre, a expliqué les raisons de la colère des jeunes. « Ils ne nous ont pas dit le montant qu’on devait percevoir après la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Dans un premier temps, nous avons reçu deux cent mille (200 000) francs guinéens, et ils sont venus nous remettre pour la deuxième fois trois cent mille (300 000) francs guinéens. Mais un jour, j’ai suivi un ami dire qu’on devait percevoir 700 cent mille francs guinéens à la fin de l’opération. Nous avons reçu 500 cent mille francs et il nous reste 200 deux cent mille francs guinéens. On pensait que comme c’est une affaire nationale qu’ils allaient payer le reste de notre argent à la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu. Quand le superviseur était venu, nous lui avions dit qu’on ne peut pas travailler sans connaitre ce que nous devons gagner à la fin de l’opération. Mais, il nous a dit de continuer notre travail et qu’il allait remonter l’information au niveau de la CENI. Le lendemain, il est venu nous dire qu’ils ont conclu ensemble avec l’appui de la CENI de nous remettre 700 cent mille francs guinéens », a-t-il fait savoir.

Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre

Abondant dans le même sens, Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre, soutient que les promesses pour le payement de leurs primes n’ont jamais été réalisées. « Lorsqu’ils sont venus ramasser les fiches d’identification des électeurs, ils nous ont promis de payer le reste de notre argent avant le début des opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. C’est ce qui fait nous ne sommes pas contents. Nous sommes énervés et s’ils veulent que le travail soit bien fait, ils n’ont qu’à tout faire pour nous donner nos 200 mille francs guinéens. Il faut ça d’abord. Si nous acceptons ça, ils vont continuer à ne pas payer nos primes cette fois pour les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs », lance-t-il.

Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II

Contrairement à ses prédécesseurs, Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II, garde espoir et promet de continuer le travail. « Ils doivent nous payer un montant de 200 cent mille francs guinéens mais cela n’a pas été fait. Je garde espoir et je suis en train de m’installer pour commencer le travail. Comme ils nous ont promis de payer notre arriérée, je garde espoir et nous avons remonté toutes les difficultés rencontrées lors de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Les travaux vont normalement commencer demain », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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