Comme les deux précédentes, l’année scolaire en cours risque également de connaître des perturbations. A l’occasion d’une assemblée générale tenue ce samedi, 23 novembre 2019, à son siège national (Conakry), le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah a réitéré sa menace de partir en grève le mois prochain. C’est le secrétaire général du syndicat qui l’a annoncé devant les enseignants massivement mobilisés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A l’origine de cette nouvelle menace de grève, les résultats insatisfaisants aux yeux du SLECG, de l’opération d’assainissement du fichier des enseignants. Cette opération devait permettre de rayer tous les fictifs et autres décédés figurant sur le fichier des enseignants afin que leurs salaires soient reversés sur ceux des enseignants en service. Mais, le camp Aboubacar Soumah estime que le travail n’a pas été sérieux et que le rapport présenté par la commission d’assainissement ne reflète pas la réalité sur le terrain.

« La semaine dernière, nous avons été conviés à une rencontre de la commission chargée des opérations d’assainissement. Mais bien avant cela, j’ai été invité personnellement par le président de la commission nationale d’assainissement à un tête-à-tête. Au cours de cette rencontre, il m’a remis un tableau statistique des résultats du recensement. Pour cela, nous avons été tous conviés, le mercredi dernier, à la présentation du rapport final. Au cours de cette rencontre, la statistique concernant le recensement du fichier de l’assainissement qui nous avait été présentée ce jour-là, est différente à celle qui m’avait été remise précédemment.

Deuxième constat, lorsqu’ils m’ont remis cette statistique, je l’ai fait examiner par notre commission technique qui s’est amusée à faire une étude comparative. Il s’est avéré que cette fiche de statistiques était truffée de faux cas. Ils ont majoré les cas d’enseignants valides, pourtant ils ne sont pas en situation de classe… Je m’en vais vous dire donc qu’il y a plusieurs cas erronés dans cette statistique que le gouvernement nous a présentée », a annoncé le secrétaire général du SLECG devant ses camarades enseignants.

Choqué par cette situation, le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée annonce que son organisation ne veut d’ailleurs plus de négociations. « Nous exigeons nos 8 millions que le gouvernement doit faire sortir obligatoirement dans le budget, pas dans le cadre des enseignants fictifs. Sinon, nous irons en grève le mois à venir », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, Aboubacar Soumah indique que dans les « dans les jours à venir, nous allons faire une correspondance que nous allons adresser au gouvernement. Dans cette correspondance, il sera question d’annoncer le retrait de notre commission de recensement et notre exigence au gouvernement de nous payer nos 8 millions dans un délai de rigueur. Faute de quoi, nous sommes prêts à déclencher une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Au deuxième point, on demandera sans condition l’intégration de tous les enseignants contractuels à la fonction publique. Cette correspondance sera déposée sur la table du gouvernement dès la semaine prochaine ».

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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