Depuis quelques temps, certains grands axes routiers de Conakry sont envahis par des tricycles de la catégorie transport en commun. En général, ils empruntent la corniche de Kipé, sur le tronçon Lambanyi-Taouyah-Belle Vue-Madina. Circulant au milieu de la chaussée, ils sont impliqués dans les nombreux embouteillages que connait la capitale guinéenne, au grand dam notamment des taxi-motards et de la sécurité routière, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’arrivée des tricycles dans la circulation routière à Conakry a permis de soulager certains usagers de la route. Mais, la conduite de ces engins sur la chaussée ne se passe pas sans difficultés. Motards et agents de la police routière s’en plaignent régulièrement, d’autant plus qu’ils circulent au milieu de la chaussée.

Bah Abdourahmane, un taxi-motard posté à Kipé, dans la commune de Ratoma, se plaint des difficultés rencontrées depuis l’arrivée des tricycles sur ce tronçon. « Ces tricycles dérangent beaucoup les taxi-motards en pleine circulation, parce qu’ils viennent occuper notre droit de conduite qui est au beau milieu de la route. Ce qui provoque fréquemment les accidents dans la circulation. Vraiment, nous demandons aux autorités de la police routière de trouver une solution le plus rapidement possible parce qu’avec cette conduite incertaine de ces tricycles, nous sommes toujours exposés aux accidents. Je pense qu’ils sont considérés comme les taxis donc, par conséquent, ils doivent rouler aux mêmes endroits que ces taxis. Sans oublier que depuis leur arrivée dans la circulation à Conakry, notre clientèle a complètement baissé », a expliqué le jeune taxi-motard.

Aboubacar Camara

Interrogé sur la question par le reporter de Guineematin.com, le capitaine Mamady Camara de la sécurité routière, rencontré au centre Emetteur de Kipé, a fait savoir que personne n’a le droit de circuler au milieu de la chaussée. « Ces tricycles demeurent et restent dans la catégorie des taxis. Même les engins à deux roues, évidemment les motos, ne sont habilités à rouler au beau milieu de la route. Tout le monde doit serrer à droite. Mais malheureusement, ils ont pris l’habitude de s’aventurer dans leur conduite au milieu de la route. C’est pourquoi, lorsqu’il y a un accident, il n’y a même pas de constat dans ça, parce que ce milieu de la route est considéré comme un mur infranchissable. On peut dévier et dépasser mais, il est formellement interdit de rouler au beau milieu de la route », a précisé le capitaine Camara.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél : 661 74 99 64

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