Mory Kaba, chargé de communication de Guiter SA

Comme annoncé précédemment, plusieurs jeunes du quartier Fodéba Keïta, dans la commune urbaine de Siguiri, ont manifesté hier, samedi 30 novembre 2019. Ils ont érigé des barricades à la rentrée de la ville pour protester contre le retard des travaux de bitumage de la route qui traverse leur quartier.

Au lendemain de ce mouvement de colère, la société Guiter SA, en charge des travaux de bitumage de la voirie urbaine de Siguiri, a réagi à cette situation. Mory Kaba, responsable de la communication de la société, a contacté un journaliste de Guineematin.com pour apporter des explications sur les raisons du retard de la finition des travaux.

Il explique que si il y’a retard,l’ entreprise Guiter SA n’est pas consterné . Il s’agit d’un problème de financement de la part de l’Etat guinéen et de la saison pluvieuse. « Nous, nous avons un contrat avec l’Etat, ces projets de bitumages des routes dégradées de siguiri et Kankan depuis leurs démarrage, nous avons été sollicité d’executer les travaux par pré financement. Nous avons fait beaucoup de sacrifices parce que nous prenons de l’argent avec les banques pour préfinancer les travaux. Nous exécutons les travaux, nous déposons nos décomptons et puis après nous courrons derrière nos factures, qui peuvent faire parfois 6 -8 mois sans être payées.

Donc nous évoluions non seulement en fonction de notre trésorerie , mais à un moment donné en fonction de la saison . Certes la population de siguiri est bénéficiaire, mais elle doit savoir quand vous ne payé pas un prestataire,que vous perdez le droit d’exiger le délai à cette entreprise.

Mory Kaba se dit d’ailleurs étonné de cette réaction des jeunes. Car, rappelle-t-il, sur les 17 kilomètres de bitume prévus à Siguiri, 14 ont déjà été réalisés. « Il reste seulement 3 kilomètres à faire. Pourquoi alors les gens sortent pour barrer la route, s’il n’y a pas de manipulation ou autre chose derrière ? Nous, nous avons un programme, nous sommes en train de finaliser la voirie de Kankan dans les mêmes conditions de préfinancement , ça c’est presque fini. Après, nous devons aller terminer les trois kilomètres qui restent à faire à Siguiri. Les autorités et les responsables de la jeunesse de siguiri sont informés par notre directeur des projets .Mais je précise que même ces trois kilomètres, nous devons pré financer les travaux ,les autorités locales doivent sensibiliser la population afin de faciliter l’achèvement des travaux .

Donc en clair GUITER n’accepte la pression de la part de personnes qui ne savent même pas c’est quoi un marché. Il faut à un moment qu’on arrête et qu’on laisse chacun faire son travail. Pour cela, il faut qu’on adopte un comportement citoyen et qu’on ne veuille pas toujours faire les choses par la force. Si les gens veulent faire des revendications relatives à l’état des routes, il y a les représentants du ministère des Travaux Publics sur le terrain, ils peuvent s’adresser à ces derniers. Avec ces cadres, ils auront toutes les informations qu’ils veulent », préconise-t-il.

La manifestation d’hier, samedi, est la quatrième du genre depuis le début de l’année. Mais, ce responsable de Guiter SA prévient que si ces mouvements de colère se poursuivent, la société Guitersa ne travaillera jamais sous pression avec son crédit et ne prendra pas le risque d’aller sur le terrain pour terminer les travaux. « S’ils ne font pas attention, on n’aura pas le courage d’aller terminer les trois kilomètres restants . Parce que nous prenons les engins et les agrégats depuis Kankan pour aller travailler à Siguiri. Donc si ce genre de mouvement continue sur le terrain, on ne pourra pas y aller », a laissé entendre Mory Kaba.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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