Lancée officiellement le 21 novembre 2019, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales ne se passe bien dans la commune rurale de Kounsitel, relevant de la préfecture de Gaoual. Selon un agent sur le terrain qui a contacté a rédaction de Guineematin.com, les travaux sont compliqués par plusieurs problèmes auxquels sont confrontés non seulement les agents recenseurs mais aussi les citoyens.

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel, VP de la CAERLE n°0275

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel est le vice-président de la Commission Administrative d’Etablissement et de révision des Listes Électorales n°0275. Une CAERLE qui couvre les districts des Himaya et de Dinguetery pour un total de 8 bureaux de recensement. Selon lui, depuis le début de cette opération, son équipe est confrontée à beaucoup de problèmes sur le terrain.

« D’abord, les bureaux où se font le recensement sont très éloignés l’un des de l’autre. Quand on quitte un bureau, on va parcourir une dizaine de kilomètres pour arriver à un autre. Et les routes sont impraticables. Certains villages se trouvent des montagnes, on est obligés de laisser les motos en bas pour monter dans le village et enrôler les habitants de ces localités. Nous avons commencé les travaux le 21 novembre, et jusqu’à présent nous n’avons pu faire que 3 bureaux.

Nous sommes arrivés au quatrième bureau hier soir. Et, je précise que nous n’avons rien reçu de la CENI jusqu’à présent. C’est grâce au maire de Kounsitel que nous avons pu commencer le travail. C’est lui qui a pris son propre argent pour donner aux responsables de toutes les CAERLE de sous-préfecture pour qu’on puisse acheter le carburant et aller travailler sur le terrain », explique notre interlocuteur.

Cet élu à la mairie de Kounsitel déplore aussi l’organisation que son équipe a trouvée sur le terrain, et qui empêche beaucoup d’électeurs à se faire enrôler. « Il n’y a pas beaucoup de bureaux de recensement, certains citoyens sont obligés de parcourir 5 kilomètres s’ils veulent se faire enrôler. Ce qui fait que beaucoup de personnes n’arrivent pas à se faire enrôler. Le premier bureau où nous sommes passés se trouvait dans le secteur de Madina Dian.

Mais, le président du district a jugé nécessaire qu’on le déplace pour aller s’installer à Kourèwel parce que c’est là-bas où se trouverait la majorité de la population. Et puisqu’il est recommandé quand on arrive dans une localité, de rencontrer toujours l’autorité locale, échanger avec elle avant de commencer le travail, nous sommes partis nous installer là où le président du district nous a demandé de rester. Donc, les habitants de Madina Dian aussi ont dit qu’ils n’iront pas là-bas parce que c’est distant », a-t-il regretté.

Sur le plan logistique également, la situation n’est pas bonne. Boun Malick Bah souligne qu’il n’y a pas de certificats de résidence, « on n’a pas non plus de récépissés. On a appelé à Gaoual pour demander à ce qu’on nous aide à avoir des récépissés, mais on nous a fait comprendre que ça manque là-bas aussi. Le nombre de récépissés qui était venu est déjà fini. Donc nous travaillons ici dans des conditions extrêmement difficiles », alerte monsieur Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin