Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les funérailles des huit victimes de la répression contre le 3ème mandat vont se dérouler ce vendredi, 6 décembre 2019, à Conakry. Les parents des victimes et certains membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont déjà présents à la morgue de l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé. Interrogé par notre reporter, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, a dit son indignation face au drame provoqué par ces tueries.

Aux côtés des parents des huit victimes, on aperçoit des acteurs politiques membres du FNDC, venus rendre un dernier hommage aux jeunes tués par balles en marge des manifestations du FNDC contre le 3ème mandat pour Alpha Condé.

Pour Sidya Touré, les responsables de ces crimes sont entrain de prendre une lourde responsabilité. « Nous sommes attristés face à la mort de tous ces jeunes gens. Et, je crois que ceux qui se rendent responsables de cela prennent réellement de lourdes responsabilités dans l’histoire de ce pays. Nous sommes là encore une fois pour assister à cette levée de corps macabre qui concerne des jeunes guinéens dont certains, tués dans leurs concessions. Nous pensons que justice doit être rendue à tous ces gens là ».

Parlant de l’impact que pourrait avoir la reprise du dialogue politique inter-guinéen, le président de l’UFR se montre sceptique et dénonce. « Il n’y a pas eu de dialogue hier, il y a eu une rencontre informelle, qui est en réalité une opération d’enfumage. En réalité, vous savez qu’hier toute la journée, ni à Matoto, ni à Matam, ni à Kaloum, aucune CAERLE n’a fonctionné. Pendant ce temps, dans d’autres régions de la Guinée, nous savons que les opérations continuent même la nuit. Donc, cette rencontre informelle qui a été opérée hier à la demande des gens de la communauté internationale, je crois que c’était juste pour la forme. Mais la réalité sur le terrain est que les CAERLES ne fonctionnent pas dans les fiefs de l’Opposition, notamment dans la capitale. La réalité est que les machines sont en panne, les groupes électrogènes sont en panne, les opérateurs de saisie, toute la journée hier, ont débrayé parce qu’ils n’ont pas été payé. Des fois, vous avez un opérateur sur deux ; vous n’avez pas de récépissés dans pratiquement toute la Basse Guinée. Non, soyons sérieux ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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