Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les anciens présidents du Bénin (Nicéphore Soglo) et du Nigéria (Goodluck Jonathan) sont à Conakry où ils ont entamé leur mission hier, lundi 09 décembre 2019. A la tête d’une importante délégation du National Democratic Institute (NDI) et de la Fondation Kofi Annan (KAF), ces anciens dirigeants Ouest-africains sont venus dans la capitale guinéenne rencontrer les différents acteurs de la crise politique actuelle pour éviter le pire à notre cher pays.

Même si le débat actuel est polarisé par les manifestations contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour s’offrir la possibilité de rester à la tête de la Guinée après son dernier mandat, les opposants qui ont rencontré cette mission dans la matinée de ce mardi ont également évoqué les autres préoccupations majeures. C’est le cas du refus du pouvoir d’installer les élus locaux (chefs des quartiers et présidents des districts) depuis les élections locales du 04 février 2018, les tueries des manifestants, le refus de prendre les plaintes des familles des victimes, etc.

Au sortir de leur rencontre avec cette mission du NDI et de la Fondation Kofi Annan, le chef de file de l’opposition guinéenne est revenu sur le message délivré par les partis politiques membres du FNDC.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’essentiel des propos de Cellou Dalein Diallo :

Nous avons parlé de la situation qui prévaut en Guinée parce que vous savez que le pays est en crise depuis bientôt 10 ans ; mais, surtout, depuis la tenue des élections locales. Une crise sérieuse avec la promotion du 3ème mandat, vous assistez à des manifestations réprimées dans le sang, tout ça a préoccupé la communauté internationale.

Donc, elle a cru devoir envoyer ici des sages- deux anciens présidents- pour essayer de savoir ce qui se passe et peut-être ils vont envisager des démarches et des initiatives visant à sortir de la Guinée de la crise. Parce que quand même nous sommes membres de la CEDEAO. Et, ensuite, par leur présence, ils prouvent qu’après la présidence, il y a une vie, il y a des honneurs, de la considération, des responsabilités qui sont très exaltantes. Ils sont venus et nous ont écoutés.

Naturellement, on n’a pas manqué de leur faire part de nos préoccupations, des divergences qui existent entre le pouvoir et nous. D’abord, le non achèvement des élections locales, la mauvaise organisation des élections locales, et bien entendu par rapport au 3ème mandat. On a bien expliqué et ils semblent être au courant. Ce sont des africains patriotes, qui, visiblement, souhaitent contribuer à l’encrage de la démocratie et de l’État de droit.

Ils sont venus faire une série de consultations. On leur a donné toutes les informations dont on dispose. On va voir. Je suis convaincu qu’ils vont rencontrer les autorités. Après ça, ils décideront de ce qu’il y a lieu de faire… Je ne pense pas qu’ils sont là seulement en leur nom. Ils sont là au nom d’une bonne partie de la communauté internationale. Je pense qu’après avoir pris connaissance de la lecture que chacun fait de la situation, puisqu’ils ont écouté la société civile, les membres du FNDC aujourd’hui, ils ont écouté les partis politiques membres du FNDC, ils vont écouter le pouvoir, ils ne manqueront pas de faire des propositions.

Transmis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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