Sanoh prévient : « à partir du 21 décembre 2020, c’est un autre qui dirigera la Guinée, pas Alpha Condé »

Comme d’habitude, c’est une foule immense qui a marché ce mardi, 10 décembre 2019, entre la Tennerie (Matoto) et l’Esplanade du stade du 28 septembre, à Dixinn, de 13 heures 15 à 17 heures 06’, à l’appel du Front national pour la défense de la Constitution. La nouveauté d’aujourd’hui a évidemment été la présence effective des leaders du FNDC (Abdourahmane Sanoh, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno…) qui avaient été emprisonnés pendant les six premières semaines de manifestations contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne dans le but de se maintenir au pouvoir après son second mandat, en 2020.

A leur arrivée à l’Esplanade du stade du 28 septembre, les leaders de l’opposition et de la société civile ont tour à tour pris la parole pour réitérer leur détermination à tout mettre en œuvre pour empêcher le président Alpha Condé de violer la Loi suprême de la Guinée.

Dr. Ousmane Kaba a d’ailleurs révélé que les membres de la Communauté internationale (et notamment de la sous-région Ouest-africaine) comptent sur la mobilisation du peuple de Guinée pour éviter un changement constitutionnel qui pourrait être dupliqué dans les autres pays du Continent. Si ça passe en Guinée, ça pourrait être essayé ailleurs, aurait indiqué un missionnaire, tout de même rassuré par la détermination des Guinéens à résister contre les velléités du chef de l’Etat actuel à se maintenir à la tête du pays au-delà de son dernier mandat constitutionnel.

Après les acteurs politiques, c’est le coordinateur du Front national pour la défense de la constitution qui a prononcé le dernier message. Abdourahmane Sanoh a été on ne peut plus clair : il n’y aura ni un troisième mandat, ni une prolongation d’un seul jour du mandat présidentiel… « Monsieur Alpha Condé n’a plus la légitimité. Il n’a que la légalité que nous respectons jusqu’au 20 décembre 2020 », a-t-il martelé.

Selon l’ancien prisonnier, le chef de l’Etat a une alternative : sortir par la grande porte (en organisant dans les délais légaux une élection présidentielle à laquelle il n’est pas candidat) ou se faire sortir de Sékhoutouréya par la petite porte. Le numéro Un du FNDC a été ferme : à partir du 21 décembre 2020, c’est un autre qui dirigera la République de Guinée, pas Alpha Condé !

De Dixinn, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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