Depuis plusieurs mois, parcourir la voirie urbaine de Boké relève d’un véritable parcours du combattant. Partout, des nids de poules empêchent la circulation normale des engins roulants et des piétons. Les populations de cette ville minière, Zone Economique Spéciale, vivent un calvaire indescriptible en ce mois de décembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens de la commune urbaine de Boké ne savent plus à quel saint se vouer. Les routes de la ville sont plus que jamais défoncées, véritable casse-tête chinois pour les usagers, réduits à constater les dégâts.

Benjamin Théa

Assis sur sa moto à l’attente d’un client, Benjamin Théa dénonce cette situation. «L’état de la route de Boké nous dérange. La voirie urbaine est complètement dégradée. La conduite est très difficile. Non seulement la route n’est pas vaste, mais aussi elle est complètement dégradée. Partout, c’est des trous, il n’y a même plus de goudron. Ça joue sur nous, parce que le soir, on rentre à la maison complètement épuisé. Ça joue aussi sur la moto parce qu’à chaque fois, il faut rétrograder ou embrayer. Ça gâte l’embrayage, le moteur, les amortisseurs et bien d’autres pièces. Il faut que le gouvernement nous aide. Même si ce n’est pas une rénovation totale, mais quelques entretiens au moins pour amoindrir nos peines », a lancé ce citoyen.

La même situation se présente partout sur les routes de la ville minière de Boké, avec un constat amer. C’est le cas à Soleya, au carrefour 110ème Rue, à Somparéya ou encore sur les corniches.

Mais, la particularité de la dégradation se trouve devant les bâtiments administratifs de la localité. En face de la préfecture, de la mairie ou du gouvernorat, la route est particulièrement dégradée. Devant la mairie par exemple, un tuyau de la SEG (Société des Eaux de Guinée) a cédé. L’eau coule et détruit le goudron en y creusant des trous, comme si on était en saison pluvieuse.

Ousmane Conté, un autre citoyen de Boké, dénonce l’abandon de la ville de Boké par le pourvoir. « Depuis Kolaboui jusqu’à Hamdallaye, à la sortie vers Sangarédi, la route présente les mêmes réalités. On dirait que l’Etat n’existe pas ici. Le gouvernement se fait sentir seulement dans les mines. Regardez devant les bureaux au gouvernorat, à la mairie, à la préfecture même devant la justice. Les routes représentent une honte pour ces administrateurs. Ils passent par là tous les jours, ils sont incapables même de colmater ou au moins faire semblant », s’est lamenté notre interlocuteur.

Depuis Boké, N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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