La campagne des 16 jours d’activisme 2019 s’est achevée le jeudi, 12 décembre 2019, à Kindia. Organisée par l’inspection régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, elle a débouché sur un engagement écrit des étudiantes en santé dans cette ville à ne pas pratiquer les mutilations génitales féminines/excision, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

C’est sous le thème « Oranger le monde », que cette campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes a été organisée à Kindia. Lancée le 25 novembre 2019, elle a connu plusieurs activités dont des tables rondes, des conférences-débats et un match de football. Des activités qui ont permis de sensibiliser les citoyens sur la lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre.

La cérémonie de clôture a eu lieu à l’institut de santé Bambo Keba Fadiga, où les étudiantes ont pris l’engagement de ne pas pratiquer les mutilations génitales féminines/excision (MGF/E). Ce qui réjouit madame Kaba Aïcha Bah, inspectrice régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance de Kindia.

Mme Kaba Aïcha Bah, inspectrice régionale de l’action sociale

« On a fait engager tous les étudiants et étudiantes de santé de Kindia à ne pas pratiquer les MGF/E. Car nous avons constaté, selon les statistiques, que le taux des professionnels de santé qui pratiquent cette mutilation génitale féminine est de 30% en République de Guinée .C’est pour cela qu’on a amené les apprenants à s’engager à ne pas se livrer à ces pratiques. Il y a eu même un engagement écrit où elles (les étudiantes en santé, ndlr) ont mis leurs noms et signé qu’elles ne vont pas pratiquer les MGF », a-t-elle souligné, ajoutant que les objectifs sont atteints.

Cette campagne a été rendue possible grâce au soutien financier du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Le représentant de l’institution onusienne à Kindia, Sâa Victor Milimono, se félicite du déroulement des activités.

Sâa Victor Milimono

« Je me réjouis de cette campagne parce que comme vous le savez, en Guinée, les violences basées sur le genre sont très répandues. Et nous, l’un de nos résultats transformateurs, est d’éliminer toute forme de violences basées sur le genre. C’est pourquoi, nous finançons chaque année cette activité qui commence le 25 de chaque mois de novembre pour terminer le 10 décembre. Mais, compte tenu des contraintes de temps, nous n’avons pas pu rester dans le délai, donc nous avons célébré le reste des jours en différé. Je suis satisfait surtout par rapport à l’implication des autorités régionales mais de tous les acteurs impliqués dans la riposte contre les violences basées sur le genre. Je vais parler de la justice, de l’OPROGEM et des ONG des autres services qui ont pris part à toutes les activités », a-t-il dit.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 628516796

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