Enrôlement des électeurs : « la CENI a failli à son devoir »

Lancée officiellement le 21 novembre dernier, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales a pris fin ce lundi, 16 décembre 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. Peu avant la clôture des travaux, Mamadou Samba Diallo, membre de la CAERLE 0985 de Lambanyi, dans la commune de Ratoma, s’est confié à un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place. Il dénonce plusieurs manquements et accuse la Commission Electorale Nationale Indépendante d’avoir failli à son devoir.

« Au début, tout allait bien chez nous ici, on avait les matériels au complet et l’enrôlement se passait très bien. Mais après 10 jours, les problèmes ont commencé à se présenter, tels que le manque de récépissés et de formulaires d’identification. Cela nous a causé d’énormes difficultés. Finalement, c’est grâce à des personnes de bonne volonté qu’on a eu de quoi aller faire la photocopie des formulaires d’identification pour qu’on puisse continuer le travail.

Et à un moment donné, il y a eu un problème avec les citoyens qui revendiquaient leurs récépissés mais on a pu gérer ça aussi. Tout ça parce que la CENI a failli à son devoir. Elle a déployé les membres des différentes CAERLE sur le terrain sans nous doter de tous les matériels qu’il faut. Ça c’est nous exposer à des dangers inimaginables, ils (les responsables de la CENI, ndlr) ont fait une erreur impardonnable », estime cet agent de terrain.

Mamadou Samba Diallo, membre de la CAERLE 0985 de Lambanyi, commune de Ratoma

Pour cet agent recenseur, le bilan de cette opération qui s’achève est tout simplement négatif. C’est notamment en ce qui concerne le traitement qui leur a été réservée par la CENI. « C’est une semaine après le lancement des travaux que la CENI nous a informés que nous avons une prime de 200 000 francs, soit 8000 par jour, en plus du prix de carburant pour les déplacements qu’on nous a donné une seule fois. C’est-à-dire chacun 2 litres d’essence.

Le bilan qu’on peut tirer, c’est de vous dire qu’on s’est donné corps et âme pour que les citoyens soient rétablis chacun dans son droit contrairement à la CENI qui n’a jamais voulu nous mettre dans nos droits. Bien-sûr qu’il y a toujours des gens qui n’ont pas pu se faire enrôler jusqu’aujourd’hui, et même ceux qui se sont fait enrôler, certains ne sont pas en possession de leurs récépissés. Mais, on nous a chargés de sensibiliser les gens de patienter jusqu’à la période qui sera annoncée par la CENI pour récupérer les cartes d’électeurs », a dit Mamadou Samba Diallo.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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