Une bagarre survenue récemment entre deux jeunes gens, Abdoulaye Kéita et Mohamed Kéita, et un vieil homme, du nom de Moussa Baldé, a failli tourner au drame au quartier Sangoyah, dans la commune de Matoto. Venus installer un container sur un terrain du quartier, les jeunes ont fait face à une opposition farouche du vieil homme. Poursuivis pour coups et blessures volontaires, les deux compagnons d’infortune ont commencé à répondre aux questions du tribunal de Mafanco ce jeudi, 26 décembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abdoulaye Keita et de Mohamed Keita, deux jeunes commerçants, sont poursuivis pour, dit-on, s’être battus avec Moussa Baldé, âgé en ce moment de 76 ans.

Un des prévenus, appelé à la barre, a nié les faits avant d’expliquer ce qui s’est passé. « Nous voulions placer un container sur ce terrain pour des fins de commerce. Alors, après avoir demandé autorisation auprès du chef de secteur qui a donné son accord, nous avons fait venir le container. Lorsque le conducteur de la grue faisait débarquer le container, quelqu’un le lui a interdit. C’est ainsi que nous avons été informés qu’il y a un vieux qui s’oppose à la pose du container sur la place que nous avons indiquée. Pendant ce temps, nous nous étions assis dans un garage de motos à proximité. Le temps pour nous de venir voir ce qui se passait, nous avons aussi été informés qu’il y un vieux qui est tombé et qui s’est blessé ».

Poursuivant, le prévenu a laissé entendre que c’est après cette dispute que les agents de la police sont venus leur mettre la main dessus. « C’est dans ces circonstances que nous avons vu les policiers débarquer et ils nous ont conduits au poste. Au poste, nous avons été entendus et ils nous ont remis à nos parents. Il y a même un inspecteur qui est allé sur le terrain et qui a rapporté à son commissaire que le vieux est tombé de lui-même. Mais, c’est à notre grande surprise que nous avons appris que c’est nous qui avons blessé le vieux, alors qu’on ne le connait ni de près ni de loin. Même s’il était présent, nous ne saurions même pas le désigner ».

Le procès s’est ouvert malgré l’absence de la partie civile et de son avocat. Le ministère public a plaidé pour le renvoi à une date ultérieure en raison de cette absence.

Pour sa part, l’avocat de la défense a dénoncé cette procédure contre ses clients. « C’est un simple acharnement contre de braves jeunes qui se battent pour gagner leur vie dignement. Monsieur le président, ces jeunes sont des gens honnêtes et responsables. Ils ont une famille et des parents. Ils ont consulté un cabinet d’avocats pour les représenter. Ils présentent donc toutes les garanties pour leur accorder cette liberté car, nous le savons tous, la liberté est le principe », a-t-il conclu.

Le président du tribunal a estimé que cette garantie était insuffisante pour accorder la liberté aux deux prévenus avant de renvoyer l’affaire pour le 02 Janvier 2020.

A suivre !

Alsény KABA pour Guineematin.com

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