Faranah : des opérateurs de saisie réclament à Hermès le payement de leurs primes

Les couacs qui entourent le processus électoral n’ont pas fini de dévoiler tous leurs secrets. Des opérateurs de saisie de Faranah, mécontents de la gestion des fonds qui leur étaient destinés, ont pris d’assaut le commissariat central de Faranah ce jeudi, 26 décembre 2019. La démarche visait à s’enquérir de l’évolution de la plainte contre le coordinateur du fichier électoral au compte du processus d’enrôlement, Aboubacar Oularé, qu’ils traitent de tous les noms d’oiseaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils étaient très nombreux devant le commissariat central de Faranah ce jeudi aux environs de 11 heures pour protester contre Aboubacar Oularé. Constitué en collectif, ils ont exprimé leur déception devant les agissements de leur coordinateur dans la gestion du carburant.

Ségnai Kéita, porte-parole dudit collectif

C’est le porte-parole dudit collectif, Ségnai Kéita, qui est revenu sur ce qui s’est passé. « Nous sommes venus devant la police puisque nous avons porté plainte contre le coordinateur qui était venu gérer la situation à Faranah, qui s’est mal comporté dans la gestion de notre frais de carburant. Quand nous avons porté plainte, les autorités nous ont dit que c’est une procédure à suivre et la commissaire dit qu’elle respecte l’engagement des jeunes, elle nous a dit d’attendre. On a attendu, mais jusqu’à présent, il n’y a rien, ça fait plus d’une semaine. Ce matin, nous nous sommes réunis pour venir voir nous sommes à quel niveau. Notre droit, c’est de percevoir notre argent qui a été payés sur toute l’étendue du territoire, donc Faranah ne fait pas l’exception. Vous voyez les jeunes qui sont réunis, tout ce qui tend vers la situation d’argent, il faut les gérer de façon honnête. Dans le cas contraire, c’est une équipe de 102 personnes, nous n’avons pas suivi la même éducation, ni les mêmes études. Donc, chacun va agir comme il veut et nous ne souhaitons pas qu’il y ait de violence au tour de ça. Et si nous n’avons pas notre argent, forcément les gens vont se lever », a dit monsieur Kéita.

Mohamed Saran Kourouma, opérateur de Saisie au compte Hermès

Même son de cloche chez Mohamed Saran Kourouma, opérateur de Saisie au compte Hermès, qui est revenu en détail sur les montants qu’on leur doit. « Nous sommes à la police ce matin pour réclamer notre argent par rapport au travail qu’on a fait. C’est non seulement le prix du carburant que nous devrions avoir, nous n’avons pas reçu toutes les sommes, on était chanceux avoir 3 litres par jour, mais on a reçu qu’un litre. D’autres mêmes n’ont pas reçu encore les 1 litre là. En plus, par rapport au paiement la première tranche, ils ont envoyé 1 million 200 mille GNF pour chacun comme départ, c’est à dire les frais de transport et le manger. D’autres n’ont pas reçu cette première tranche, comme moi par exemple. Et ils ont envoyé 700 mille francs guinéens comme deuxième tranche. D’autres aussi n’ont pas reçu ça. La 3ème tranche, 700 mille GNF, d’autres encore ne les ont pas reçus comme moi ».

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Aboubacar Oularé, le coordinateur du fichier électoral, principal concerné dans ces accusations, pointe le doigt sur Hermès. « Ils n’ont pas été payés, Hermès n’a pas payé. Il y en a qui n’ont pas reçu de 2ème tranche. Donc, on a remonté le cas. On va régler tous ceux qui ont des problèmes. Ce n’est pas seulement à Faranah. Mais, Faranah est une zone spéciale de toute la République de Guinée, là-bas tout le monde est intelligent et dirigeant, tout le monde connait tout. Voilà pourquoi ils empêchent tout le monde de continuer le processus », a-t-il ironisé.

Pour finir, Aboubacar Oularé a dit qu’il ne peut pas garantir le virement des montants dus aux protestataires. « Moi je suis un agent de la société, chacun a son domaine. Moi, c’est la coordination du fichier électoral. Celui qui est destiné à ce virement est là et c’est lui seul qui connait le programme et lui aussi on doit lui donner quelque chose pour pouvoir désintéresser les gens », a-t-il fait savoir

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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