A quelques jours de 31 décembre et du 1er janvier, marquant respectivement la fin de l’année 2019 et le début de 2020, l’heure est aux préparatifs de ces événements, considérés comme très importants pour de nombreux habitants de Conakry. Pour en parler, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de certains habitants de la capitale guinéenne, ce vendredi, 27 décembre.

Sao Haba Monémou, frigoriste, ne prend pas les fêtes de fin d’année à la légère. Pour lui, c’est un moment aussi spécial qu’important, qu’il faut célébrer avec joie et faste. Et pour cela, il n’a pas lésiné sur les moyens. « Je me prépare à très bien fêter le 31 décembre et le 1er janvier. Mes amis et moi, voulons cotiser pour acheter un bœuf et inviter nos amis qui sont ici à Conakry et d’autres qui sont à l’extérieur à venir fêter avec nous. On n’a pas acheté le bœuf d’abord mais l’argent est déjà disponible. J’ai déjà acheté les habits de fête, j’ai acheté des cadeaux pour les petits frères et pour certains amis. Tout est déjà prêt pour la fête, même la nourriture. C’est seulement l’affaire du bœuf qui reste », explique le jeune homme.

De son côté, Isaac Facély Tinkiano estime que le 31 décembre est bien plus qu’une fête. Pour lui, c’est plutôt une occasion pour les Hommes de remercier Dieu pour les bienfaits qu’il leur a accordé durant l’année qui s’achève. « J’ai acheté des habits pour ma famille et moi, tout va bien à ce niveau-là. Nous sommes en train de préparer maintenant ce qu’on va manger le jour de la fête, planifier les visites qu’on va effectuer et ce qu’il faut envisager pour l’année à venir. Donc, de mon côté, ça se prépare dans des bonnes conditions. La conjoncture n’est pas facile, mais si tu dis que tu ne vas pas faire quelque chose parce que c’est dur, ce n’est pas bon ; je pense que c’est ne pas reconnaître les bienfaits de Dieu », soutient-il.

A la veille des fêtes de fin d’année, Abel Kalo, vendeur d’objets prisés à des occasions pareilles, a fait le plein de marchandises. Mais aujourd’hui, il est déçu de l’engouement qui prévaut. « J’ai tout ici pour la fête. Que ça soit les cadeaux, les lumières, les crèches et tout, mais il n’y a pas d’engouement. Peut-être que c’est dans le cœur des gens mais pas dans les actes. On ne sent même pas qu’il y a une fête qui arrive », regrette ce vendeur.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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